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16/11/2008

Crash d’avion au cœur de Mexico DF.

Le 5 novembre, un petit avion privé s’est écrasé à proximité de l’avenue Paseo de la Reforma, l’une des artères principales de la capitale Mexicaine. Dans cet avion se trouvait le ministre de l’intérieur Juan Camilo Mourino.Il n’y a aucun survivant dans l’avion et plus de 5 passants ou automobilistes ont été tués lors du crash. Morino était le responsable de la politique gouvernementale dans laquelle plus de 36 000 policiers et militaires ont été déployés dans l’ensemble du pays.

Les Etats unis ont affiché leur consternation et saluer un dirigeant courageux dans la guerre commune contre les trafiquants de drogue. Felipe Calderon a annoncé la participation de nombreux enquêteurs américains pour faire la lumière sur ce drame.

Depuis le début de l’année et de la lutte officielle contre les narcotrafiquants ce sont plus de 4000 personnes qui sont mortes assassinées ou à cause d’attentats. La psychose monte au Mexique où plus personne ne se sent en sécurité. L’éventualité d’un attentat n’a pas manqué de susciter des rumeurs. Le gouvernement a annoncé aujourd’hui ne pas avoir trouvé de trace de substance explosive et a donc écarté l’idée d’un attentat à la bombe. Il reste cependant à trouver une explication sur ce crash.

13/11/2008

Forte répression contre la grève des enseignants à Morelos

Depuis près de deux mois les enseignants de la région de Morelos sont en grêve luttant contre les accords de l’ACE (Alliance pour la Qualité de l’Education). Ce traité aurait été réalisé et signé en collaboration avec la Banque Mondiale. Les professeurs demandent également l’éducation libre et gratuite. ACE vise notamment la mise en place de tests standardisés pour contrôler le personnel enseignant, la sélection sur des bases politiques en vue de leur accès à l’emploi, la réduction de la liberté académique, l’accentuation de la sélection étudiante et, à terme, l’ouverture à un contrôle plus important de l’éducation par les intérêts corporatifs des entreprises privées. Ce projet a été lancé par le gouvernement pour contrer l’héritage du poste d’enseignant.

Aujourd’hui des groupes d’enseignants représentants les différentes zones de la région campent jours et nuits sur la place centrale de la ville de Cuernavaca, demandant toujours l’ouverture du dialogue avec le gouvernement.

Le jeudi 9 octobre une manifestation se dirigeait vers la ville de Xoxocotla où le corps enseignant avait été invité par les parents d’élèves qui bloquaient la circulation d’un axe routier en signe de protestation. En effet le groupe de parents avaient été menacés d’expulsion par les autorités locales et avaient ainsi demander le soutien pacifique des enseignants de Morelos. A leur arrivé, ce sont plus de 2000 représentants de l’ordre qui les ont encerclés. Des hélicoptères survolant de près les manifestants jetaient des bombes de gaz lacrymogènes empêchant la fuite des manifestants. Les grenadiers répondaient par la violence aux manifestants.

Chose malheureusement classique lors de tout mouvement social au Mexique, (preuve en est Atenco, Oaxaca..) plusieurs parents et enseignants furent arrêtés arbitrairement et subirent différents type de mauvais traitement et tortures par la police. ( Jusque là on a dénombré : 1 acte de viol, plusieurs personnes aux pieds gravement brûlés pour avoir été forcés par la police de marcher pieds nus sur les pneus qu’avaient brûlés les manifestants et 18 détenus souffrants de blessures provoquées par les coups reçus des policiers).

Mais l’action de la police n’en est pas restée la. Après la dispersion de la majorité des manifestants les forces de l’ordre avec l’appui de chars de l’armée firent irruption au cœur de la ville et entrèrent dans les maisons faisant preuve de violences et agressions physiques sans faire de distinctions entre les manifestants et les villageois.

Les mêmes agissements ont également eue lieu dans d’autres villages comme Jonacatepec, Amayuca, Axochiapan, Cuatro caminos, et Tres Marias.

Après ces actes de répressions aveugles, une nombreuse partie de la population locale s’est empressée de rejoindre le mouvement. Tout le pays se mobilise contre le projet de loi ACE, et demande une consultation. Les professeurs de l’état de Oaxaca ont marqué une journée de grève pour soutenir le mouvement, tandis que l’APPO était sur le point de rejoindre les revendications. Les Zapatistes et las Abejas ont également montré leur soutien.

Vidéo You Tube
El Fifi

12/11/2008

Rencontre Internationale pour la vérité et la justice à Actéal Jeudi 13 novembre.

 

Ce jeudi, à Acteal, commence la rencontre pour la vérité et la justice.

L’objectif de cette réunion convoquée par Las Abejas est de rechercher l’ouverture de nouveaux chemins d’espoir pour arriver à la paix. Le programme commence à 8h du matin avec une offrende aux martyrs du massacre à travers d’une cérémonie maya et se concluera par la diffusion de vidéo durant la nuit.

Avec la participations de quelques 300 représentants de 20 pays, la Rencontre LatinoAméricaine pour la vérité et la justice commence à Actéal dans la municipalité de Chenalho.

L’objectif de cette réunion convoquée par l’organisation civile de Las Abejas est de rechercher de nouveaux chemin pour accéder à la paix et d’échanger les différentes expériences entre ceux qui souffrent des conflits armés.

Les Tzotziles ont convoqués ceux, qui dans d’autres pays, ont lutté contre la répression et le mensonge, considérant qu’en connaissant les moyens dont ils ont guéri leurs blessures, leurs chemins pour arrivés à la Vérité, et la manière d’acceder ç une justice ou une réparation de dommage l’espoir reste possible.

Le programme est le suivant :
08.00 Inscriptions
08.30 Offrende aux martyrs du massacre à travers une cérémonie Maya
09.30 Bienvenu du Président de la Mesa Directiva
10.00 Le Père Pedro Arriaga du diocèse de San Cristobal sera chargé de l’inauguration. Pendant la matinée des groupes travailleront ces thèmes avant d’arrivée à une réunion pleiniere.
10.30 La Justice Restaurée. Aucune communauté, aucun peuple, ni société qui se refuse à affronter de manière critique son passé de Violation des Droits de l’Homme, ne pourra garantir dans l’avenir, l’application correcte de la justice.
14.00 Déjeuner
15.00 Cérémonie Maya
18.00 Vidéo/débat en lien avec les 10 ans du massacre d’Actéal
20.00 Cloture et remerciements

A San Cristobal de las Casas, il y aura la présentation du livre, Santé et communauté dans « L’autre » Amérique Latine, histoire de ceux d’en bas. La présentation aura lieu au CIDECI, à 17h avec la participation de Eladio, promoteur de santé du Caracol IV, Lleni Pach du Pérou, Yeni Romero du Salvador, Ingrid Fadnes du capise et Ricardo Martinez.

Auteur: El Fifi
Invitation: pour le CIDECI

11/11/2008

Rencontres Zapatistes en décembre

 

L’EZLN appelle tous et toutes les rebelles du Mexique et du monde à célébrer le PREMIER FESTIVAL MONDIAL DE LA DIGNE COLERE : EN BAS ET A GAUCHE. Le festival se déroulera en trois lieux différents ;

Mexico D.F : Le 26,27,28 et 29 décembre 2008 dans l’enciente folklorique de l’association « los charros Reyes de Iztapalapa » (avenue Guelatao n°50, Colonia Alvaro Obregon)=> Grande exposition nationale et internatiuonale où les luttes, les expériences , les colères disposeront d'un espace où elles pourront installer un stand pour y exposer leur lutte et leur courage. Pour que tous et toutes nous puissions les voir, les écouter, les connaître.

JBG de Oventic : 31 et 1* janvier. la dignité et la colère se feront art et culture, musique et chant, parce que la rébellion, ça se danse aussi. Et qu'avec les mots la souffrance se muera en espoir

San Cristobal de las Casas : 2,3 et 4 janvier dans les locaux du CIDECI. ,la parole circulera pour faire naître d'autres mots et apporter force et raison à la colère

Les thémes abordés au cours de ce festival seront :
Une autre campagne
Une autre politique
Une autre ville
Un autre mouvement social
Une autre communication
Une autre histoire
Un autre art, et une autre culture
Une autre sexualité.

08/11/2008

Liberté de la presse: Lourd Bilan: 6 journalistes tués en 9 mois

C’est au début du mois que la PEC (Presse Emblème Campagne) a dévoilé à Genève le triste bilan sur la liberté de la presse. Cette organisation qui milite pour renforcer la protection des médias dans les zones de conflit et de violences internes a en effet dénoncé le Mexique et a recensé 6 journalistes tués en 9 mois dans le pays. Un bilan qui met le Mexique en 2* position au même niveau que le Pakistan, comme pays le plus dangereux pour les journalistes.

07/11/2008

10 ans après, le 2 octobre 1968 ne s'oubli pas:

Octobre 1968 rappellera sûrement pour beaucoup les Jeux Olympiques organisés à Mexico mais peut être pas assez le massacre de plusieurs centaines de personnes. En lutte depuis plus d’une centaine de jours, des milliers de mexicain s’étaient donné rendez vous à Mexico sur la place des trois Cultures dans le quartier de Tlatelolco. Très vite, le gouvernement excédé par des mois de lutte, envoya l’armée et la police. 500 tanks entourèrent la place. A 19h ils cherchèrent à disperser les étudiants qui répondirent en lançant des pierres. En quelques minutes ce furent des bruits de mitraille qui retentirent sur cette place qui vit en 1521 Herman Cortez mettre un terme à la résistance aztèque. Les autorités parlèrent de 27 morts. Aujourd’hui on reconnaît plus de 275 victimes mais il semblerait que ce chiffre soit beaucoup plus élevé (environ 500) On recensaient également des milliers de blessés, et d’arrestation. Le mouvement était brisé. La communauté internationale ne réagit quasiment pas, les jeux Olympiques étant proche. Pire encore, comme gage de confiance les occidentaux accordèrent des prêts au pays. La répression fut par la suite monnaie courante contre toute mobilisation estudiantine.

02/11/2008

Mort de 6 paysans à Chinkultic

6 indigènes de la communauté Miguel Hidalgo sont morts par balle et 7 autres ont été blessés grièvement lors d’un affrontement avec la police qui a eu lieu dans la communauté pour récupérer une zone archéologique maya dans la municipalité de la Trinitaria. Ce fut vendredi après midi que près de 200 policiers ont tenté d’expulser des indigènes Tojolabales qui en septembre dernier ont pris possession de la zone archéologique Maya Chinkultic, juste en face de leur communauté.

On dénombrerait également plus de 9 paysans blessés grièvement par arme à feu ou par coups. Depuis un mois les habitants de la communauté avaient pris possession des ruines de Chinkultic dénonçant la mauvaise gestion et l’abandon du site par les autorités. Ils avaient décidé de eux même s’occupé de la gestion et de l’administration de ces ruines, en faisant payer un droit d’entrée aux touristes de 20$ au lieu des 35$ imposés par l’INAH (Institut National d’Anthropologie et d’histoire).

La réponse du gouvernement a surpris. Les paysans espéraient une réponse par le dialogue et la négociation comme le faisait croire le gouvernement qui avait organisé la veille une réunion avec tous les protagonistes mais ce fut le lendemain matin, que entre 200 et 300 policiers arrivèrent. Ils lancèrent immédiatement des gaz lacrymogènes y compris à l’intérieur de l’école où les enfants sortirent paniqués. Les paysans se défendirent et encerclèrent 77 policiers, qu’ils désarmèrent et retinrent en otages durant plusieurs heures. La police revient en nombre dans l’après midi et des coups de feu retentirent dans toute la communauté.

Dans les rangs des forces de l’ordre on dénombrerait 3 policiers morts et 1 procureur tué, battu à mort, selon la croix rouge de Comitan. 9 policiers seraient également grièvement blessés.

 

26/10/08

Utilisation de Soja transgénique

" Sur onze mille hectares de soja cultivés dans le Chiapas, près de 40% sont issus de graines transgéniques" a déclaré le Président du Conseil d'Etat des Producteurs de Soja, David González Ozuna. Il ajoute qu'on utilise ces graines parce qu'elles sont génétiquement améliorées en ce qui concerne la production et la lutte contre les différents types d'épidémies.
Il précise qu'avec les onze mille hectares de soja cultivés dans la collectivité, on espère récolter un peu plus de vingt-six mille tonnes de graines, si les conditions météorologiques le permettent.
Interviewé au moment où on apportait leur recette aux producteurs, il a affirmé que les autorités et producteurs assuraient une surveillance continue à la frontière sud face à la présumée détection de rouille du soja. Le Président souligne le soutien du gouvernement de l'état qui a réussi à mettre en place un accord qui autorise l'utilisation de ces fonds en fidéicommis pour faire face à la récolte actuelle.
Il ajoute que les producteurs de soja des communes de Tapachula, Mazatán, Suchiate, Tuxtla Chico, Frontera Hidalgo et Metapa de Domínguez, on été autorisé à utiliser les ressources qui s'élèvent à quatre cent mille euros environ afin d'acheter du matériel.
González Ozuna revèle enfin que les producteurs d'une manière générale, traversent une sévère crise étant donné l'augmentation des coûts des biens de production et l'humidité excessive causée par des pluies intenses, bien que le montant des superficies sinistrées n'ait pas encore pu être évalué.

Traduction : Véronique Dupuy

 

23/10/08

Les immigrés mexicains aux Etats-Unis envoient de moins en moins d'argent au pays

Les immigrés mexicains envoient de moins en moins d'argent chez eux, ce qui entraîne le ralentissement de tout un pan de l'activité économique du Mexique, voire menace la survie de villages entiers, dont la moitié de la population vit et travaille aux Etats-Unis.
Ces transferts d'argent ont chuté de 2% cette année à 11,6 milliards de dollars, baisse la plus importante depuis dix ans, a annoncé la banque centrale du Mexique. Sur l'année complète, les transferts des immigrés devraient en tout perdre 2 à 3%, soit la première chute constante annuelle depuis 1995, lorsque l'institution financière a commencé à tenir des statistiques sur le sujet.
En outre, le pouvoir d'achat de cet argent est mis à mal par l'affaiblissement du billet vert, qui a perdu environ 8% de sa valeur face au peso mexicain depuis le début de l'année.
Ces transferts ("remesas" en espagnol) sont devenues aujourd'hui la deuxième source de revenu extérieur du Mexique, derrière les exportations de pétrole. Ils représentent environ 3% du PIB du Mexique.
Le ralentissement économique américain a donc des conséquences sur son grand voisin du sud, auquel il faut rajouter la multiplication des raids contre les immigrés clandestins, précisent les analystes.
Au Mexique, des secteurs autrefrois florissants, qui vendaient de tout, des briques pour la construction de maisons neuves au matelas pour les équiper, se retrouvent à licencier faute de clients, et les familles des migrants restées au pays reviennent vers l'agriculture.
Selon le président de la Banque centrale Guillermo Ortiz, environ 22% des Mexicains travaillant aux Etats-Unis sont employés dans la construction, un secteur en fort ralentissement. Environ 152.000 migrants ont perdu leur emploi dans le bâtiment en 2007, le chômage général des immigrés mexicains aux Etats-Unis ayant bondi de 5,5% à 8,4% au cours de l'année, selon les chiffres de juin du Pew Research Center.
L'époque est donc bien finie où les migrants rentraient au Mexique pour y dépenser force dollars avant de retourner les gagner aux Etats-Unis, comme pendant le boom des années 2002 à 2006.
Aujourd'hui, de plus en plus de clandestins sont arrêtés par la police américaine de l'immigration et renvoyés au Mexique sans un sou. D'autres ont décidé de rentrer au pays d'eux-mêmes.
Selon les estimations gouvernementales, dans les petites villes, une famille sur huit environ reçoit aujourd'hui de l'argent de ses proches travaillant à l'étranger.
Dans les premières années de la décennie, les transferts avaient augmenté considérablement, de neuf milliards de dollars en 2001 à près de 24 milliards en 2007.
Entre 2000 et 2004, le nombre de Mexicains passant la frontière atteignait une moyenne annuelle de 400.000, soit dix fois plus qu'à la génération précédente. Et environ les trois-quarts étaient clandestins, selon les chiffres du Conseil pour la population mexicain.
L'argent envoyé par ces migrants a ainsi fait doubler, entre 1992 et 2002, le nombre de foyers bénéficiant de la manne venue du nord.
Et la tendance au ralentissement des transferts se fait lourdement sentir dans des endroits comme Cheran: dans le Michoacan, cette petite ville de 22.000 habitants a vu 41% des siens partir pour les Etats-Unis. Jusqu'à il y a quelques mois, les "remesas" étaient la principale ressource de la ville, mais désormais, les "Américains" commencent à revenir.
Toujours dans le Michoacan, la petite ville de Coalcoman essaie quant à elle de faire contre mauvaise fortune bon coeur, et essaie de trouver du travail aux immigrés de retour au pays en se lançant dans les cultures maraîchères biologiques. "C'est un phénomène migratoire à l'envers", dit Ramiro Godinez, conseiller municipal. "Nous cherchons des alternatives". AP
nc/v
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article69673

L'éthanol tiré du maïs fait polémique au Mexique
NAVOLATO (nord-ouest du Mexique) ENVOYÉE SPÉCIALE
Non content de subventionner le carburant consommé par des milliers d'Américains, qui font le plein au sud de la frontière à un prix plus avantageux, le Mexique va-t-il aussi financer l'éthanol exporté vers les Etats-Unis et produit avec du maïs mexicain ? Flambant neuve, l'usine Biocyclos de Navolato, dans l'Etat de Sinaloa, suscite déjà une polémique dans un pays où le maïs n'est pas une céréale comme les autres, mais l'aliment sacré des Précolombiens.
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Edition abonnés Archive : L'Union européenne cherche à se délier de tout engagement sur les biocarburants
Aux yeux de ses promoteurs, cette usine apporte une solution rationnelle au problème des excédents régionaux de grains, alors que ses détracteurs y voient une entreprise immorale, voire illégale, la nouvelle loi sur les biocarburants, promulguée début 2008, interdisant de produire de l'éthanol avec du maïs, sauf en cas d'excédents sur le marché national. Or le Mexique a importé près de 8 millions de tonnes de maïs en 2007.
Financée par des capitaux privés mexicains, principalement ceux de la famille de la Vega, propriétaire du groupe sucrier Zucarmex, l'usine Biocyclos contraste, avec ses fûts de fermentation impeccables et son laboratoire d'analyse ultramoderne, avec les raffineries aussi vétustes que polluantes de Zucarmex, dont la filiale Destilmex a obtenu 50 millions de pesos (3.2 millions d'euros) de subventions publiques pour construire l'unité de Navolato.
"NOTRE VIE"
"Nous allons fabriquer 350 000 litres d'éthanol par an, à partir de 270 000 tonnes de maïs", annonce le directeur de Biocyclos, le Brésilien João Bortolussi. L'usine devait commencer à exporter en juillet vers la Californie et l'Arizona. "Mais en plus de biocarburant, nous produirons aussi quelque 100 000 tonnes de pâte de maïs à haute teneur en protéines, et nous espérons convaincre les industriels du secteur agroalimentaire de l'utiliser pour enrichir la nourriture des Mexicains", souligne-t-il.
Destilmex a des contacts avec Minsa, l'un des principaux fabricants de tortilla, la galette de maïs qui est la base de l'alimentation au Mexique. Une cuillerée à soupe de Maix - une farine de couleur sable, issue du processus de distillation de l'éthanol -, ajoutée à neuf cuillerées de farine de maïs ordinaire, permet de concocter des galettes contenant 14 % de protéines, contre 9 % pour la tortilla industrielle. Reste à séduire les Mexicains, pour lesquels le maïs, appelé "notre vie" dans certaines langues indiennes, ne saurait faire rouler les camions.
Pour le ministre de l'agriculture du Sinaloa, Jorge Kondo, l'équation est simple : "Le Sinaloa va produire cette année 5 millions de tonnes de maïs blanc, dont 3 millions pour la consommation humaine. Or cela coûte cher d'acheminer les 2 millions de tonnes d'excédents vers d'autres régions du Mexique. Il vaut mieux, explique-t-il, les transformer sur place et fournir ainsi des protéines aux vingt millions de Mexicains qui en manquent."
Cette logique ne convainc pas l'opposition. Le 2 juillet, la commission permanente du Congrès fédéral a exigé des comptes sur les aides financières octroyées par le gouvernement à Destilmex, ainsi qu'à deux autres projets d'usines d'éthanol à partir de maïs.
Après avoir visité, il y a un an, le chantier de Biocyclos à Navolato, le président mexicain Felipe Calderon a fait machine arrière, impressionné par les arguments de son compatriote Mario Molina, Prix Nobel de chimie et hostile aux biocarburants d'origine alimentaire.
Lors d'un récent sommet régional à Tuxtla, au Chiapas, le thème des biocarburants a provoqué un vif débat entre les chefs d'Etat présents. Daniel Ortega, du Nicaragua, s'est opposé à leur usage, qu'il a qualifié de "péché mortel", tandis que le Mexique, la Colombie et le Salvador s'y sont déclarés favorables. Mais, a précisé M. Calderon, à condition de n'employer que des plantes qui ne soient pas de consommation humaine, ce qui exclut le maïs blanc.
Le sujet est d'autant plus sensible que, avec la hausse vertigineuse du prix du pétrole, de nombreux automobilistes de Californie, d'Arizona ou du Texas franchissent la frontière pour remplir leur réservoir au Mexique, où l'essence coûte un tiers moins cher qu'aux Etats-Unis.
La facture devient doublement douloureuse pour le gouvernement mexicain, contraint d'importer, principalement de chez son voisin du nord, 43 % du carburant consommé dans le pays.
Joëlle Stolz

06/10/2008

Une dizaine de victimes lors d'un affrontement entre policiers et paysans

6 indigènes de la communauté Miguel Hidalgo sont morts par balle et 7 autres ont été blessés grièvement lors d’un affrontement avec la police qui a eu lieu dans la communauté pour récupérer une zone archéologique maya dans la municipalité de la Trinitaria. Ce fut vendredi après midi que près de 200 policiers ont tenté d’expulser des indigènes Tojolabales qui en septembre dernier ont pris possession de la zone archéologique Maya Chinkultic, juste en face de leur communauté.

On dénombrerait également plus de 9 paysans blessés grièvement par arme à feu ou par coups. Depuis un mois les habitants de la communauté avaient pris possession des ruines de Chinkultic dénonçant la mauvaise gestion et l’abandon du site par les autorités. Ils avaient décidé de eux même s’occupé de la gestion et de l’administration de ces ruines, en faisant payer un droit d’entrée aux touristes de 20$ au lieu des 35$ imposés par l’INAH (Institut National d’Anthropologie et d’histoire).

La réponse du gouvernement a surpris. Les paysans espéraient une réponse par le dialogue et la négociation comme le faisait croire le gouvernement qui avait organisé la veille une réunion avec tous les protagonistes mais ce fut le lendemain matin, que entre 200 et 300 policiers arrivèrent. Ils lancèrent immédiatement des gaz lacrymogènes y compris à l’intérieur de l’école où les enfants sortirent paniqués. Les paysans se défendirent et encerclèrent 77 policiers, qu’ils désarmèrent et retinrent en otages durant plusieurs heures. La police revient en nombre dans l’après midi et des coups de feu retentirent dans toute la communauté.

Dans les rangs des forces de l’ordre on dénombrerait 3 policiers morts et 1 procureur tué, battu à mort, selon la croix rouge de Comitan. 9 policiers seraient également grièvement blessés.

elfifi

 

30/09/2008

Méga projet touristique au Chiapas

Le projet de route et d’investissement touristique qui unira San Cristobal de Las Casas à Palenque, est d’une part discrétionnaire et formellement « inexistant », selon la Secrétaire des Communications et des Transports, et d’autre part, une source active de déclarations, réunions, études et promesses qui ressemblent plus à des compromis entre des investisseurs impatients.

Ce lundi, l’Organisation Mondial du Tourisme (OMT) a relancé une série d’étude « pour l’élaboration d’un plan de développement qui contemple la formation d’un important corridor touristique entre les municipalités de Tuxtla, Chiapa de Corzo, San Cristobal, Comitan et Palenque ». Le directeur du tourisme de Tuxtla Gutiérrez, Jorge Trujillo, a déclaré aux médias que le processus pour l’application du diagnostique a commencé en octobre 2007, quand le personnel de la fondation Themis a visité le Chiapas pour « étudier la facticité de l’étude ».

A partir de cette semaine, « trois experts internationaux et un chef de la délégation commenceront le travail de campagne dans les cinq villes ». Le plan gouvernemental Chiapas 2015 est intégré à ces recherches directes après la sollicitude formelle du gouvernement mexicain à la OMT, via la Fondation Themis.

En relation avec ces plans, la page électronique d’information Cinco Días, appartenant au groupe Prisa de España, a informé le 9 septembre dernier que quelques 240 entreprises espagnoles « ont manifesté de l’intérêt dans les quelques 50 projets d’infrastructures que le gouvernement mexicain a prévu de réaliser à la fin de cette année avec une investissement supérieure à 9 500 000 000 euros.

Entre Juillet et Septembre, l’agence ProMéxico, promouvant l’investissement mexicain, « a envoyé des missions commerciales à Madrid, Saragosse et Londres pour promouvoir ces plans ». Luis Ampudia, directeur de ProMéxico, a informé que les projets consistaient à des œuvres publiques, principalement des routes, ports et aéroport. « Les trois missions ont réussi à capter l’intérêt de plus de 300 entreprises sur ces projets, dont 80% d’entreprises espagnoles ». (cincodias.com)

Selon Ampudia, « pour quelque uns l’inverstissement sera public et pour d’autres, public et privé », soulignant entre les projets les « plus ambitieux » celui de «Punta Colonet (basse Californie), le projet de l’aéroport international de Palenque ( avec une investissement de 50 millions d’euros) et l’autoroute de San Cristobal - Palenque (avec une investissement de 532 millions d’euros).

Le directeur de ProMéxico assure que l’Espagne est le principal investisseur étranger au Mexique, et que la crise économique en Espagne est vue par les autorités mexicaines comme une opportunité de capter plus de concurrences : « c’est un moment très intéressant, parce que les secteurs les plus affectés par la contraction du marché interne espagnol sont le tourisme et l’immobilier, et dans de telles situations, l’une des options possibles est de se diversifier en investissant dans d’autres pays » conclut-il.

Le plan touristique, dont la colonne vertébral est l’autoroute mentionnée ci-dessus; est considéré par le gouvernement comme ‘le premier projet éco-arquéologique du pays », selon la Secrétaire du Tourisme et des Projets Stratégiques qui présenta le projet « Développement Touristique 2008 » en janvier dernier. Cela, après un recours « de travail » par la zone arquéologiquae de Palenque du directeur général du Fond National du Tourisme, Miguel Angel Gomez Urueta, et le secrétaire du tourisme de l’État, Roberto Albores Gleason, qui souligne l’instrumentalisation du Centre Intégral de Planification (CIP) de San Cristobal - Palenque, qui a généré le refus des communautés indigènes qui seraient affectées.

Selon les autorités, le CIP « a pour objectif de promouvoir un modèle de développement touristique suffisant ». Il cherche à « attirer des investissements productifs, générer des emplois bien rémunérés, combattre l’extrême pauvreté, instrumentaliser des processus de développement solides et impulser le développement régional ».

Article de la jornada traduit par Anthony pour Espoir Chiapas

25/09/2008

Communiqué de septembre de las Abejas

Comme tous les 22 de chaque mois, à l’occasion de la commémoration du massacre d’Actéal, Chiapas, où 45 Abejas furent tuées, les indigènes en lutte de la Société Civile de Las Abejas, lancent un communiqué. Celui ci dénonce la manière d’agir du gouvernement cherchant le tout répressif, qui n’apporte au final, que violence et victimes. La militarisation du pays ne fait qu’augmenter les violences. L’attentat de Morelia en est la preuve. L’impunité persistante, et le dénie de la justice reste aujourd’hui plus que toujours d’actualité.

Aux Organisations sociales, ouvrières, civiles, et aux peuples originaires nationaux et internationaux
Aux défenseurs des droits de l’homme
Aux peuples du monde et aux médias de communication

Frères et sœurs,

En ce mois de septembre, alors qu’il manque 3 mois pour célébrer les 11 ans d’impunité où 45 de nos frères et sœurs ont été massacré en la terre sacré d’Actéal. Ce que l’on appelle le mois de la patrie a vu une fois de plus couler le sang innocent. En réalité, nous entendons tous les jours parler d’exécution, décapitation, assassinas, mais cette fois ce qu’il c’est passé à Morelia est spécial.(Attentats) Car ce ne fut clairement pas un affrontement entre bandes, ni entre les narcotrafiquants et l’armée, ni entre l’armée et la police, ou entre différent groupe de police comme en d’autres occasion. Ce fut clairement des civils innocents, hommes femmes et enfants qui furent victimes des attentats à Morelia durant « la noche del grito » (Nuit du cri de l’indépendance, fête de l’indépendance mexicaine)

Ce fut ainsi une nuit de cri, mais pas du cri de l’indépendance que nous n’avons toujours pas car nous indépendant des transnationales et du gouvernement des Etats Unis, mais le cri de douleur des victimes et de leurs familles le cri du désespoir, du courage et de ‘l’impotence de la société devant une violence impunie.

Comment allons nous trouver une solution à cette situation ? Encore avec plus de présence militaire ? Avec des lois plus dur contre les délinquants incluant la peine de mort ? Mais nous savons que la militarisation du pays ne résout pas les problèmes mais qu’il ne fait que les augmenter, comme nous l’avons vu au Chiapas, et les lois plus dur, qui les subit ? Vont ils les appliquer à Ernesto Zedillo, au Général Renan Castillo ? (auteurs intellectuels du massacre d’Actéal),à Julio Cesar Ruiz Ferro, ou à ceux qui ont remis les richesses du pays à leurs amis ou parents comme Carlos Salinas et Vicente Fox ? Non, nous savons à qui ils vont les appliquer : aux pauvres qui luttent pour défendre leurs droits, comme ils l’ont fait il y a un mois avec les camarades de Atenco en condamnant Ignacio Del Valle au Châtiment de 100 ans de prison.

Donc, comment va t-on résoudre ? Nous ne disons pas que la solution sera facile mais nous savons par où il faudrait commencer, nous savons quel est le chemin correcte. On devrait commencer par les victimes et leur famille, car si quelqu’un a senti la douleur, si quelqu’un veut savoir la vérité et si quelqu’un exige la justice ce sont eux. C’est pour ça que nous n’arrêtons pas de nous souvenir, de dénoncer et d’exiger la justice mois après mois, alors que certains se fatiguent de notre parole qui dit toujours la même chose : « Comment allons nous changer la justice si nous continuons à l’attendre ?

Cette voix des victimes, est celle que le gouvernement devrait écouter s’il veut en finir avec la violence. Le gouvernement fait ses discours et demande l’union de toute la société, et les victimes veulent cette union mais, « comment vont ils avoir confiance au gouvernement si celui ci nie la justice, essaye d’occulter la vérité, essaye d’acheter les leaders pour qu’ils se taisent ? »

Le gouvernement vient d’annoncer que la cours Suprême de Justice va rouvrir le cas d’Actéal, mais ils ne vont pas le rouvrir pour arriver au fond du problème, les auteurs intellectuels. Nous voyons que le magistrat qui a présenté le cas à la cours a parler du sable blanc de Majomut comme cause du massacre, soit les mêmes mensonges depuis 1997. Que peut on attendre de cela ? La cours va réviser les papiers du processus et va dire qu’il y a des défauts, nous le savons déjà. Ensuite ils vont se battre entre eux comme les policiers se battent entre eux ou entre narcotrafiquants et peut être ils diront que certains prisonniers ne sont pas des paramilitaires et vont les libérer et pendant ce temps, les chefs paramilitaires et ceux qui les ont entraînés continuent à être impunis et à Chenalho on continuera a entendre des tirs d’armes à feu de jours comme de nuit. Car les paramilitaires ont été à nouveau armés d’armes à feu, car le gouvernement ne nous a jamais écouté.

Avant tout, nous n’arrêterons pas de crier, nous continuerons à nous exprimer devant le monde et pour que ainsi on prenne en compte les injustice qui se vivent dans ce monde, et nous allons a continuer à nous lier, à nous organiser pour défendre nos droits comme humains que nous sommes.

Dans cette commémoration des 10 ans et 9 mois du martyre de nos frères et sœurs à Acteal, nous voulons faire venir notre parole de solidarité ; :

*Aux familles des victimes des attentats à Morelia et à notre évêque Enrique Diaz qui sont ses connaissances et amis.
*A tous les camarade prisonniers d’Atenco et au planton permanent qui exige leur libération
*Aux victimes des ouragans à Cuba et à Haïti,
*Au peuple digne de Bolivie, spécialement les indigènes qui affronte le racisme de ce qui n’acceptent pas que le peuple décide du futur de la nation.

Liberté, Justice, Démocratie et Paix.

La Organizacion Sociedad Civil Las Abejas

Traduction : El fifi

 

18/09/2008

Attentat lors de la fête nationale

Deux engins explosifs auraient tués au moins 7 personnes et blessés une cinquantaine d’autres, dans la nuit de lundi à mardi, pendant les célébrations de la Fête nationale du pays, à Morelia, une ville à l’ouest du Mexique où vit la famille du président au pouvoir.

Le gouvernement déclare ne pas connaître les auteurs de cet acte mais leur première hypothèse reste la piste du crime organisé.

La fête nationale du Mexique commémore le début de la guerre d’indépendance contre l’Espagne.

Alors que le président Calderon présidait la célébration publique sur la place du Zocalo de la capitale, Andres Manuel Obrador, le chef de l’opposition a de son coté fété au même endroit l’indépendance avec des milliers de militants et sympathisants.

La politique de Calderon de lutte contre le crime organisé, semble réellement être un échec. Alors que le Mexique a déployé plus de 36 000 militaires et policiers dans le pays, la violence liée à la guerre entre cartels et trafiquants de drogue n’a cessé d’augmenter. Elle a fait plus de 3 000 morts depuis le début de l’année, dont de nombreux policiers et hauts fonctionnaires. L’EZLN dénonce dans cette politique une militarisation du pays qui augmente la pression contre les populations.

 

05/09/2008

La JBG de Oventic dénonce des menaces de déplacements comme conséquence du PROCEDE

Le conseil municipal autonome de Magdalena de la paz et la junta de buen gobierno de Oventic ont émit un communiqué où ils ont dénoncé les actions et les menaces du ministère agraire contre la communauté de Aldama

En effet, les autorités municipales ont annoncé vouloir expulser des 30 hectares de terrains zapatistes, les habitants de ces terres. Déjà 1 ha de champ de culture avait été envahit le 23 avril de cette même année par 25 paysans d’une communauté voisine qui s’y sont installés espérant ainsi le soutien du gouvernement contre les zapatistes pour obtenir encore plus de terre. Le gouvernement veut expulser les habitants de la communauté le 16 septembre grace à la loi du procede*. Les 30ha appartenaient « ancestralement » aux indigènes de Aldama.

Ces 30ha appartiendraient en effet à 115 personns dont 30 sont zapatistes et 85 priiste. Des accords entre les deux peuples avaient été signés en 1977 et mis à jour en 1995 accordant les terres aux zapatistes.

Lire le communiqué: (es): ici
+ d'infos sur le procede (fr): ici

 

04/09/2008

La JBG de Morelia dénonce une attaque de paramilitaires

La junta de buen gobierno de morelia a émit un communiqué dénonçant une série d’agressions paramilitaire contre la base d’appui zapatiste de K’an Akil le 29 et 30 aout 2008. Un blessé grave a été laissé pour solde, blessé par balle à l’abdomen. Le communiqué détaille le nom des paramilitaires ayant participé à ces actions.

Alors qu’un groupe d’indigène zapatiste se rendaient sur les terrains récupérés de K’an Akil, des paramilitaires de l’OPDDIC sont arrivés en groupe et ont tiré à balles réelles blessant gravement l’un d’eux. Les victimes de cette agression n’étaient pas armés et étaient juste venus sur place pour prendre des mesures. Ils n’ont évidemment pas pu riposter aux tirs. 3 embuscades ont été menées par les paramilitaires.

L’un des paramilitaires, Jorge Vilchis Lopez, a été reconnu par les zapatistes. Celui ci est fonctionnaire des œuvres publiques dans la municipalité de Chilon.

« Comme JBG nous continuons a être attentifs et unis pour lutter pour la vie et pour lutter ensemble contre la mort parce que l’attitude du mauvais gouvernement avec ces groupes paramilitaires nous délivre un message de mort. »

Lire le communiqué (es): ici

 

22/07/2008

Les MST du Brésil dénoncent la répression au Chiapas et annoncent leur soutien à l'EZLN

Le mouvement des sans Terre du Brésil ont souligné leur indignation et leur refus total des récentes incursions militaires dans les communautés zapatistes.

« Nous craigons qu’une guerre ouverte puisse commencer, que l’état mexicain tente de légitimer, mais dont le vrai but est de détruire l’EZLN. »

Le secrétaire des relations internationales du MST a rapporté que « au moyens de nombreux rapport des organismes civils, nous savons que le harcèlement contre les communautés zapatistes n’a pas cessé et que depuis l’année passée il a augmenté. »

Le mouvement dénonce aussi le gouvernement étatique et fédéral comme vilant la loi pour le Dialogue, la Conciliation et la Paix Digne au Chiapas, à la constitution Mexicaine (Art. 29), à la Convention Américaine des Droits de l’homme (Art. 21 et 29b) et à la convention Internationale sur les Droits Civils et Politiques (Art. 14 et27). De plus l’organisme dénonce fortement l’utilisation d’organisations paramilitaires et des institutions comme le Secrétariat de la Réforme Agraire (SRA).

Dans son manifeste public, le MST prévient que « si le gouvernement mexicain continue d’attaquer les communautés zapatistes nous utiliserons tous les moyens à notre portée pour engendrer des mobilisations en solidarité avec nos compagnons zapatistes, et en répudiation à la politique militaire et répressive de l’Etat Mexicain. »

Le MST s’inquiète principalement du changement de la stratégie contre zapatiste et pour l’intégrité physique et psychologique de nos frères indigènes zapatites.

Le MST souligne que "les justes demandes des peuples zapatistes sont menées de forme pacifique, et à partir de la Sixième déclaration de la Forêt Lacandone, ces pétitions sont organisées avec d’autres peuples, villes ou Etats de la République Mexicaine, dans le mouvement national, civil pacifique de l’Autre Campagne".
"Les permanentes agressions et le harcèlement contre les communautés zapatistes montrent clairement que le gouvernement mexicain n’a pas la volonté et la capacité de résoudre ces demandes, et, au contraire, qu’il cherche seulement des mesures répressives pour apaiser les voix qui exigent leurs droits les plus fondamentaux."
Le mouvement des Sans Terre exige au gouvernement fédéral, "représenté par Felipe Calderon Hinojosa, qu’il retire les forces armées postées stratégiquement dans la zone de conflit du Chiapas". Et il exige au gouvernement de l’Etat du Chiapas "la cessation immédiate des agressions et du harcèlement que la police de l’Etat réalise contre les communautés zapatistes".


Hermann Bellinghausen, La Jornada, 15 juillet 2008.
http://www.jornada.unam.mx/2008/07/...
Traduit par http://amerikenlutte.free.fr

 

 

17/07/2008

Communiqué de Las Abejas pour les ONG

La table directive de Las Abejas a envoyé un communiqué le 8 juillet à destination des ONG qui tra2008

vaillent avec elle pour donner des précisions quant à la cission de membres de leur groupe.

A la société civile Nationale et Internationale,
Aux organisations sociales, paysannes, ouvrières et indigènes,

L’organisation de la société civile de las abejas d’Actéal se dirige vers vous, les organisations fraternelles qui nous ont toujours accompagnées dans notre lutte pour vous dire notre parole face à la situation des ces derniers mois. Un groupe de frères n’a pas voulu accepter l’autorité de la Table Directive, légitimement élue par les abejas, et ont prétendu former leur propre organisation en usurpant le nom des Abejas. Pour faire ceci, ces frères ont compté sur l’appui du gouvernement estatal qui leur a offert des appuis pour tromper les gens et les faire sortir de la lutte et de la résistance. Ces frères ont préféré taire la voix de la dénonciation des Abejas, pour quelques miettes offertes par le gouvernement. Ces frères avec à leur tête Agustin Vazquez, qui fut candidat du PRD l’année passée, ont commencé à se ranger du chemin de la résistance depuis leur campagne pour la présidence municipale, ils n’ont jamais exigé une punition pour les coupables du massacre d’Actéal, en échange ils ont offert leur soutien aux familles des paramilitaires pour gagner leur vote

Beaucoup se sont diviser par les tromperies du mauvais gouvernement. Mais nous, ceux qui restent ici, de la légitime organisation Las Abejas de Actéal, nous nous promettons de surveiller la terre sacrée où sont mort 45 de nos frères. Nous nous promettons de continuer la lutte contre l’impunité comme nous l’avons fait en décembre de l’année passée lors de la rencontre nationale contre l’impunité que nous avons célébré à Actéal à 10 ans du massacre. Pour réaffirmer l’esprit que nous avons toujours eu comme Abejas, et reprendre avec fermeté notre chemin nous avons convoqué une journée de jeun et de prière.
Aujourd’hui nous sommes arrivés à la conclusion que cette journée de jeun et de prière, pour demander à dieu le père et mère, le pardon pour nos erreurs que nous avons commises dans notre petit chemin de nos 15 ans et 6 mois de lutte comme organisation et les 10 ans et 6 mois de la mort de nos 45 frère, mais aussi pour demander à Dieu qu’il nous redonne la force pour continuer le chemin de la vérité dans notre lutte pacifiste comme nous sommes venus chercher le chemin de la paix de la justice de la démocratie de la liberté de la dignité de tout le peuple marginalisé.

Mais aussi pour demander à dieu, pour le peuple des abejas, que bouge le cœur de chacun, pour ceux qui se sont divisés à cause des idées du mauvais gouvernement, qu’ils se convertissent et reprennent le chemin, pour ceux qui sont toujours dans le chemin, qu’ils ne se découragent pas et aient une nouvelle force pour continuer à lutter.

De l’autre coté, nous autre de Las Abejas, demandons à toutes les organisations non gouvernementale, amies et solidaires, pour que vous ayez connaissance, et que vous ne nous oubliez pas, que les abejas n’ont pas terminé malgré le mauvais gouvernement qui cherche à nous terminé. Premièrement il nous ont déplacé de nos terres, après ils ont massacré nos frères et sœurs à actéal, et aujourd’hui ils nous divisent. Comme toujours le mauvais gouvernement offre de l’argent aux leaders et des miettes aux gens de l’organisation. Mais malgré tout ce qu’il a voulu faire, il n’a pas pu, car notre Reine, la vierge du massacre, nous a crié dessus quand elle a vu que nous étions sur le point de nous perdre. Nous sommes comme ça et c’est pour ça qu’aujourd’hui nous faisons pour offrande à Dieu le plan de nos activité que nous allons réaliser bientôt, par les visites des communautés qui constituent notre organisation des Abejas, pour tout cela nous demandons que vous continuiez à nous appuyer avec pour objectif notre lutte

Aussi, nous demandons à dieu des forces pour continuer nos demandes avec tous les peuples originaires qui luttent et qui résistent pour qu’ainsi nous ayons des liens pour continuer le bien être du peuple opprimé.

Pour finir, nous déclarons que les divisions que nous avons vécue ne viennent pas de nos vœux mais c’est le mauvais gouvernement qui a profité des besoins du peuple, c’est pour ça que, nous, les abejas sommes claire, que l’unique chose que fait le gouvernement c’est ouvrir la brèche pour ses projets néolibéraux et ainsi ouvrir l’exploitation de toutes les ressources naturelles qu’a notre madre tierra.

Frère et sœurs, nous allons être en contact pour continuer de vous informer des avancées des activités que nous allons réaliser…

 

11/07/2008

Lettre ouverte de Espoir Chiapas aux Abejas

Suite à la trahison de quelques membres de la Société Civile qui ont négocié auprès du gouvernement du Chiapas (voir articles précédents) des accords sans l'aval des membres des communautés, ni même de la table directive, Espoir Chiapas a voulu montrer son soutien indéfectible à l'organisation. Voici ci dessous la lettre que nous leur avons adressé peu de temps après l'annonce de la trahison.

A la table directive de la Société Civile de Las Abejas,
Aux membres d’OSECAPIACH A.C, Coopérative de santé,
Aux membres de MAYA ANTSETIC, coopérative des femmes
Aux membres de MAYA VINIK, coopérative de café
Aux membres de RADIO CHANUL POHM, coopérative de diffusion
Et a tous les membres de l’organisation Las Abejas

Sœurs et frères,

Nous, de l’association Française Espoir Chiapas, plus que jamais, voulons soutenir tous les membres de la Société Civile de Las Abejas dans cette période difficile pour votre organisation.

Nous savons qu’en ces moments la situation au Chiapas, à Chenalho est particulièrement difficile. Nous avons vu que 8 membres de Las Abejas ont trompé d’une manière incorrecte, influencé par un gouvernement qui veut donner vos terres aux transnationales capitalistes, sans se préoccuper des peuples originaires dignes et orgueilleux. Nous restons également vigilant aux menaces qui s'insenfient par le biais du mauvais gouvernement ou plus particulièrement par le procureur de la République.

De tout notre cœur, nous voulons dire, que nous autre de l’association Espoir Chiapas, avons aujourd’hui, comme hier, et comme demain une grande confiance en vous mais nous savons aussi que vous avez entre vos mains le bon chemin. Le chemin de la résistance face à un état qui ne respecte pas les droits de l’homme et la justice.

Cette lutte n’est pas facile. Il est unique au monde de voir un peuple lutter ainsi, et pour cela, nous avons un grand respoect pour toutes les abeilles qui continuent à lutter pour de meilleurs jours et pour que justice soit.

La pression du mauvais gouvernement s’intensifie et chaque fois est plus perfide. Nous avons que la situation est de plus en plus compliqué et pour cela, vous devez savoir, qu’ici, en France, nous sommes nombreux à croire en votre lutte, a croir que ce que les abeilles, de notre terre mere, butine, finira par donner un resultat exemplaire pour le monde.

De tout notre cœur, nous sommes tous des abeilles !
Atentamente,

Le Président
La Co-Présidente
Le Trésorier
Les membres de l'association

 

04/07/2008

Communiqué des Abejas du mois de juin

Aux défenseurs des Droits de l’homme nationaux et internationaux,
Aux gouvernements du monde,
A la société civile nationale et internationale,
Aux organisations Sociales, Paysannes, Ouvrières et Indigènes,
A la presse Nationale et internationale,

Frêres et Sœurs,

Les pas du père Soleil et de la mère Lune, nous ont appris à marcher et à déchiffrer le temps, et c’est ce qu’il se passe dans nos vies aujourd’hui. C’est la sagesse de nos grands pères et de nos grands mères, qui reste vive chez nos peuples et dans nos consciences, pour nous défendre des puissants qui sont si peu, mais avec de grandes ambitions et de méchanceté comme les messieurs de l’inframundo. Ils ont inventé des formules vénéneuses pour laver la conscience des peuples originaires du Mexique, en arrachant la dignité et en négociant ses droits, en les substituant par les obligations des gouvernements.

Quand nous dénonçons ces injustices et critiquons les politiques néo libérales des gouvernements, ça les dérange et les rend nerveux. Leur réponse est la répression ;

Nous ne parlons pas que des gouvernements PRIiste, mais ils sont en train de continuer à pratiquer les repressions. Il y a quelques jours, nos frêres et sœurs zapatistes dans les territoires des municipalités autnomes de la Garrucha, ont dénoncé le 4 juin dernier l’armée Fédérale qui entra dans leur communauté avec pour prétexte la recherche de drogues. Ainsi le 18 juin dernier, la police Estatale préventive a réalisé une opération pour expulser de force les populations de la communauté Cruston de la municipalité de Venustiano Carranza, avec le pretexte que ces populations sont des envahisseurs de terres, alors qu’en réalité il la possède légalement depuis 1988.
Ceci sont quelques références de nombreux autres cas de répression de la part de l’Etat dont les communautés zapatistes et non zapatistes souffrent. Ceci est le traitement que reçoivent les hommes et les femmes qui résistent contre les plans néolibéraux et de ceux et celles qui ne vendent pas leur dignité.

Mais quand ces plans ne sont pas effectifs, ils utilisent d’autres stratégies plus jolies et bien déguisées comme l’achat de conscience de ceux qui restent. Alors, quand un mouvement se trouve très fort et est menacé par des plans néolibéraux comme par exemple la privatisation de la PEMEX, c’est le moment de faire rentrer en action cette stratégie.

La privatisation de PEMEX aux mains de capitalistes néolibéraux et aux transnationales, fait partie de la vente du patrimoine national, du territoire et de la souveraineté, comme la concession récente d’exploration de mines au Chiapas, où un contrat a été signé sur l’usage de milliers d’hectares en faveur de certaines personnes. Et comme nous connaissons déjà ces entreprises transnationales comme ayant une complicité avec les gouvernants, cela ne nous étonnes pas, ils ne respecteront pas nos droits de terres et de territoires qui sont plus important que le pétrole. Nous les hommes et les femmes du maïs, notre priorité est le maïs, et le maïs ne grandit à l’air mais dans la terre, et que cela reste clair à Calderon et aux législateurs.

Si nous nous mettons à penser avec notre cœur, les gouvernements sont très rusés, car quand on demande quelque chose à une institution gouvernementale qui se doit d’y répondre, elle ne le fait pas. Par contre quand une situation que le gouvernement sait bénéfique politiquement pour tromper les gens, là, ils y réponde. Nous nous référons à la dénonciation qu’a fait la communauté Tzajalch’en, dans la municipalité de Chenalho, le 17 juin dernier, quand deux personnes de cette dite communauté, furent emporter accidentellement par le courant du fleuve à cause des fortes pluies de ces derniers jours. Pour chercher les corps de ces personnes noyées par les eaux de la rivière, nous avons demandé le secours de la protection Civile de l’état du Chiapas, cependant cet organisme n’a jamais prêté ses services dans cet événement lamentable.

Nos cœurs sont préoccupés car nous voyons que nos territoires sont remis aux mains de quelques riches puissants. Là dedans, le gouvernement ne s’occupe pas des demandes de vérités des peuples, ni du respect des peuples orginaires, de la justice pour le massacre d’Actéal, ni de l’éclaircissement de la disparition de Minerva Guadalupe, indigène Chol, depuis l’année 1996 par le groupe paramilitaire Paix et Jusitce dans la zone nord du Chiapas, ni de la répression à Atenco et à Oaxaca, ils ne sont meme pas dans leur agenda politique, car ça leur donne honte d’enquêter sur lui et de se punir eux mêmes. Si nos grand pères et grand mères mayas comme les jumelles Junajpu et Ixbalanqué, ne se sont jamais dit vaincus par les messieurs de Xibalba, pourquoi nous devrions nous laisser vaincre ?

Si dans notre sang coule cette sagesse sacrée ancestrale, et si nous sommes les propriétaires originaires de ces terres, alors par droit et devoir nous exigeons :

 Peines judiciaires aux auteurs intelectuels du massacre d’Actéal, à Ernesto Zedillo, Julico Cesar Ruiz Ferro, Gral. Renan Castillo et ses complices
 Peines judicaires aux auteurs intellectuels des repressions d’Oaxaca et d’Atenco
 Halte aux répressions et affrontement contre les communautés zapatistes et non zapatistes
 Rejet total de la privatisation du pétrole, déguisée en réforme énergétique.

Liberté, Justice, Démocratie et Paix.

Attentamente
L’organisation Société Civile Las Abejas

Traduction: El Fifi pour Espoir Chiapas

 

01/07/2008

Incursion et violence policière dans une communauté

Le 18 juin dernier, les forces de police sont arrivées massivement dans la communauté Cruzton, pour exproprier les habitants qui occupent ces terres depuis plus de 3 générations. Dans le cadre du PROCEDE (voir article), l’état cherche à se réaproprier ces terres qui se trouve sur la route panamericana, route de haute importance dans le cadre du Plan Puebla Panama.

Le centre des droits de l’homme Fray Bartolomé de Las Casas, a signalé que le mardi 18 juin vers 15h30 quelques 70 élements de la police estatale préventive (PEP) appuyées de 30 personnes en civil identifiés comme des habitants de l’ejido San José Cerro Grande, accompagnés par le procureur de la république du ministère public, d’un délégué du gouvernement et de son secretaire, sont arrivés avec 4 camion de la PEP, 3 véhicules de 3 tonnes et 8 chevaux dans les terres de Cruzton.

Dans la propriété de Cruzton quelques habitants travaillaient alors la terre, ilqs ont signalé que la police et les civils ont coupé le grillage qui protège leur propriété et les ont entourés en criant. Les habitants propriétaires légitimes de ces terres se sont opposés à cette action de police, en repoussant les policiers de manière pacifique.

Les forces policières sont entrées par la suite dans la propriété détruisant les champs de maïs de la communauté, seul moyen de subsistance de ces habitants. Pointant leurs armes sur les membres de la communauté, les civiles et policiers n’ont cessé de se moquer d’eux.

Selon les fonctionnaires du gouvernement de l’état du Chiapas, cette opération de police avait pour but de restituer la terre à qui elle appartient légalement.

Le centre des droits de l’homme a dénoncé ces menaces et affrontement demandant au gouvernement de privilégier la résolution de ce conflit par le dialogue et la négociation, en évitant les actes de violence et l’usage disproportionné de la force publique.

La communauté de Cruzton se situe dans la municipalité de Venustiano Carranza (entre San Cristobal et Comitan, sur la route Panaméricaine), non zapatiste, les habitants de la communauté sont toutefois membres de la Otra Campana, adhérents de la sixième déclaration de la Selva Lacandona. La communauté défend sa terre soutenant légitimement son droit à la propriété étant donné que c’est la troisième génération à vivre dans cette communauté et à travailler ces terres. Ce sont en effet, les plus vieux de la communauté qui ont participé à la construction de cette communauté comme ouvriers agricoles aux ordres d’un grand propriétaire. Celui-ci, comme indemnisation a remis les terres à ces derniers mais dans le meme temps il l’a aussi vendu au Gouvernement du Chiapas qui a son tour l’a remis à un groupe de paysans de l’Organisation Campesina Emiliano Zapata. Ceci a évidemment provoqué des confrontations entre les deux groupes par la sutie.

En avril passé, le centre des droits de l’homme avait déjà dénoncé qu’environ 500 éléments de la police et de civils armés, étaient venus dans la communauté Cruzton pour exécuter les ordres d’appréhension contre les habitants de cette communauté accusés de spoliation.

A voir : vidéo
A lire : Communiqué de la communauté (es)
En rapport : Le Procede, Le plan Puebla panama

Auteur: Elfifi pour Espoir Chiapas

 

30/06/2008

Las Abejas nous dévoilent leur site Internet

On connaissait les talents de communication des Zapatistes, principalement par le biais d’internet. L’une de leur force majeure. Pour les 10 et 15 ans du massacre d’Actéal, les Abejas nous avaient présenté leur premier blog. Aujourd’hui c’est un site internet qui voit le jour. Un nouveau moyen d’expression qui s’ouvre à tous les continents. Encore en construction, ce site présente l’historique de l’organisation, ces différents communiqués, et une galerie photographique exceptionnelle.

Bientôt sera mis en ligne une présentation des différentes coopérative avec un bref descriptif.

N’hésitez pas à vous y rendre : www.acteal.org

 

02/06/2008

Las Abejas dénoncent les menaces du procureur spécial pour la cas d'Actéal

L’organisation Civile Las Abejas ont affirmé que le procureur pour le cas d’Actéal, Noé Maza Albores, a menacé d’enfermé les dirigeants du groupe s’ils ne suspendaient pas les dénonciations publiques qu’ils réalisent le 22 de chaque mois, à la mémoire des 45 indigènes assassinés par des paramilitaires le 22 décembre 1997.

« Il nous a dit que les travaux (les recherches sur le cas Actéal) commenceront avec lui et pas dans un autre lieu, et il nous a averti : ‘celui qui fait une dénonciation publique comme vous le faites chaque moi, je veillerait personnellement à le punir de prison conformément à la loi » déclare la société civile.

Dans un communiqué diffusé pendant la célébration religieuse qui a eu lieu ce jeudi dans Actéal, l’organisation Las Abejas, a ajouté que le précédent est arrivé le 16 mai passé dans les bureaux de Maza Albores, où se sont présentés les dirigeants par invitation du fonctionnaire étatique.

« Le motif de l’invitation de Maza Albores était pour nous dire que nous ne devions pas faire savoir devant les hautes institutions des droits de l’hommes, les ONG, qu’au Mexique, la justice ne s’applique pas » assure l’organisation.

Le procureur spécial a dit, selon les abejas, que cette année « recommençait le processus et les déclarations des familles des victimes. Celles ci peuvent avoir lieue à San Cristobal de Las Casas ou à Actéal, et que les déclarations qui sont rendues après le massacre devant la Procuratie Générale de la République, restent occultes, elles ne seront pas prises en compte.»

Cela signifie que « l’on a perdu du temps durant 10 ans à éclaircir ce qui est arrivé le 22 décembre 1997. Ils n’essaient rien de plus que de nous manipuler et de nous tromper pour rallonger le temps, mais nous ne permettrons pas que la justice s’allonge encore 10 ans, mais nous demandons qu’elle s’applique contre les auteurs intellectuels connus sous le noms de : Ernesto Zedillo, Emilio Chuayffet, Julio Cesar Ruiz Ferro et le général Mario Renan Castillo.

Traduction: El fifi pour Espoir Chiapas

28/05/2008

Dénonciation de la CCIODH

La CCIODH (commission civile d’observation pour les droits de l’homme), a récemment présenté son rapport sur la situation des garanties individuelles au Chiapas, Oaxaca et pour Salvador Atenco, dans l’état de Mexico.

Le rapport de 500 pages, a été présenté par le porte parole de l’organisation, Ignacio Garcia Garcia, au cours d’une présentation publique devant le Club de Presse du Mexique.

Le document dénonce qu’il prévaut une situation d’impunité, faute de justice et de volonté pour juger les responsables de faits lamentables, dans lesquels des personnes innocentes ont perdu la vie et se sont vues appliquées des condamnations de manière injuste.

Le porte parole a commenté qu’il attend, après avoir connu ces informations, que les gouvernements estatale et fédéral donnent une réponse positive et agissent conformément au droit pour éliminer l’impunité et que justice soit faite dans le cas des victimes d’Actéal, des professeurs d’Oaxaca et des citadins de San Salvador Atenco.

Dans une réunion antérieure, Garcia Garcia a précisé que les intégrants de la commission resteront à Mexico jusqu’au 7 juin, pour remettre le rapport aux autorités du Chiapas, d’Oaxaca, de l’état de Mexico, et au gouvernement en place au niveau fédéral.

De plus, ils remettront ce rapport à l’Organisation des Nations Unies (ONU), et à quelques parlementaires européens, Italien et Espagnol. Enfin il sera distribué auprès de toutes les personnes qui ont communiqué et appuyé son élaboration.

Il a précisé également que le document et les témoignages ont été obtenus au cours de 265 entrevues effectuées du 30 janvier au 20 février 2008.

Ignacio Garica a manifesté sa confiance pour que le gouvernement fédéral prennent en compte les recommandations et les observations du rapport, en ajoutant qu’il a de sa responsabilité d’appliquer la justice et d’éliminer l’impunité dans ces cas.

La CCIODH a souligné sa forte préoccupation d’une nouvelle escalade de la violence, non seulement au Mexique mais aussi dans d’autres nations du monde.

L’organisme avait agit pour la première fois au Mexique en 1997 après le massacre d’Actéal. 10 après les résultats et les changements sont peu probants. (cf article recommandations et actions du CCIODH ci-dessous). La CCIODH est intégrées par des citoyens de plus de 50 pays à travers le monde.

Traduction: El Fifi pour Espoir Chiapas
Lien: CCIODH

 

27/05/2008

Dénonciation de la Fray Ba: Attaque militaro policière contre une communauté zapatiste.

OPÉRATION MILITARO-POLICIÈRE A SAN JERONIMO TULIJA

San Cristobal de Las Casas, 20 mai 2008
Bulletin de presse N°9


Opération fédérale commune à San Jerónimo Tulija, Chilón.
 Des militaires et des policiers pénètrent dans la communauté indigène, et agressent des habitants.
 On craint une persécution des zapatistes.
 Les militaires sont toujours sur place au jour d'aujourd'hui.
Hier, lundi 19 mai, notre Centre a reçu une information des habitants de San Jerónimo Tulija (communauté officielle de Chilón et Communauté Autonome Zapatiste "Ricardo Flores Magón") dans laquelle ils dénonçaient une intrusion militaire, dans cette communauté indigène. C'est pourquoi des membres de notre Centre se sont rendus, le jour même, à la communauté en question, pour rendre compte des faits. Les témoignages rapportent que:
Le 19 mai, à onze heures du matin, les habitants se sont aperçus qu'un hélicoptère militaire les survolait. Vers trois heures de l'après-midi, ils ont perçu le rapprochement d'un convoi motorisé, composé de véhicules de l'Armée Mexicaine, et de l'Agence Fédérale des Enquêtes (AFI)

De ce convoi, onze véhicules de divers corps armés, sont entrés dans la communauté de San Jerónimo Tulija. Quelque temps après, les membres de ce convoi sont descendus de leurs véhicules, portant des armes de gros calibre, et, sans mandat de perquisition, ont violé trois domiciles, dont deux étaient des Bases de Soutien Zapatiste, l'autre, celui d'un militant du PRI.
Les témoignages indiquent qu'au cours de la descente militaire, le 19 mai, les effectifs militaires étaient accompagnés d'un habitant de la communauté, un dénommé Narciso Morales Gutiérrez, soi-disant membre d'un Bataillon d'Infanterie en détachement à Cancun, et qu'on l'a vu désigner les autorités du Conseil Autonome Zapatiste et leurs demeures.
Les militaires et les policiers ont menacé verbalement les personnes qui se trouvaient à l'intérieur, et dans les rues. Dans l'une des maisons des Bases de Soutien Zapatiste, un Agent Fédéral des Investigations (AFI) a attrapé par le cou une jeune fille de 21 ans (son nom n'est pas cité à la demande des dénonciateurs, afin de protéger son intégrité), qui tenait dans ses bras un bébé de deux ans, tandis que d'autres Agents fédéraux lui criaient "allez, tue-la ".
Suite à l'intrusion militaire et policière, et après avoir forcé les habitations, les membres de ce convoi ont quitté la communauté de San Jerónimo Tulija vers les six heures du soir, sans avoir arrêté personne.

Le risque demeure
Aujourd'hui, 20 mai, à 8h05, les membres de Frayba qui se sont rendus sur le lieu des faits, ont remarqué qu'à l'entrée de la communauté de San Jerónimo Tulija, des véhicules et des membres du 18e Bataillon d'Infanterie de l'Armée Mexicaine, de la Police d'Etat de Prévention (PEP) et de l'Agence Fédérale des Enquêtes (AFI) étaient à nouveau postés.

Les défenseurs, membres de Frayba, ont repéré la présence d'au moins 11 véhicules: 3 de type Torton (environ 50 individus chacun), une camionnette pickup, un véhicule de type Hummer, et une camionnette Suburban, appartenant tous à l'Armée Mexicaine, 3 camionnettes pickup de la PEP, deux camionnettes, une rouge et une blanche, apparemment de l'AFI. Le véhicule militaire de type Hummer se trouvait en travers de l'entrée de la communauté, bloquant l'accès à la population. Globalement, à bord des véhicules se trouvaient environ 300 membres des corporations mentionnées ci-dessus.
Lorsque des membres de notre centre se sont approchés pour s'informer (prendre des notes, des photos et filmer) un certain "Capitaine Loyola", qui se trouvait à bord du véhicule Hummer, immatriculé 0818141, les a rejoints pour les interroger sur la présence des défenseurs de Frayba. Ce à quoi il lui fut répondu qu'on s'occupait de la plainte déposée par des habitants de San Jerónimo Tulija quant à la descente militaire et à la violation de la communauté, survenus un jour avant; faits que le militaire n'a pas reconnus.

Alors que les membres de notre Centre tentaient de l'interviewer, le Capitaine Loyola a indiqué que la mobilisation et la présence des policiers et militaires étaient dues à une reconnaissance de routine. Toutefois, alors qu'on tentait de poursuivre l'interview, il a reçu l'ordre de ne pas faire de déclarations, mais de s'éloigner; il s'est exécuté sur le champ.

Avant que les véhicules ne se retirent de l'entrée de la communauté de San Jerónimo Tulija, des policiers et militaires ont pris des photos et ont filmé les personnes présentes dans la communauté, y compris les membres de notre Centre. Cependant ce retrait a été partiel dans la mesure où ils n'ont reculé que d'un kilomètre, et jusqu'à la publication de ce bulletin, ils demeurent aux abords de la communauté, dans un endroit appelé El Graval (la carrière de graviers)

Des habitants de San Jerónimo Tulija ont dénoncé la descente militaire et policière, disant qu'aucun motif ne justifiait la violation ni la présence des membres des forces armées. Néanmoins, il n'est pas exclu qu'on ne se serve de n'importe quel prétexte pour attaquer la Commune Autonome Rebelle Zapatiste "Ricardo Flores Magón", qui appartient à "Caracol de la Garrucha".

Notre Centre des Droits de l'Homme exprime son inquiétude devant la présence des effectifs militaires, compte tenu du risque potentiel de nouvelles agressions sur la communauté de San Jerónimo Tulija, et exige des autorités fédérales et des états:

- Que l'intégrité physique et morale des habitants et des défenseurs des droits de l'Homme soit respectée,
- Le retrait immédiat de l'Armée de cette communauté, tant à cause de la dangerosité, que du caractère illégal de sa participation dans des actions policières.
Notre Centre des Droits de l'Homme continuera à donner des informations sur les évènements à venir, jusqu'au retrait des forces armées de la communauté, et jusqu'à ce que soient rétablies la sécurité et la paix des habitants de San Jerónimo Tulija.

Sur demande expresse, et face au danger, les habitants de San Jerónimo Tulija réclament la présence des adhérents à "la Otra Campaña", et des moyens de communication alternatifs, pour rendre compte des faits ici dénoncés, et éviter ainsi une nouvelle descente militaire.


Traduction: Katerina L. pour Espoir Chiapas
Lien: Centre des Droits de l'homme FrayBa
Vidéo de témoignages et de dénonciations de zapatistes (es): ici

24/05/08

Communiqué de Las Abejas suite à la tromperie

Aux ONG nationales et internationales,
Aux défenseurs des droits de l’homme,
Aux organismes solidaires,
Aux groupes religieux,
A l’opinion publique,

L’organisation de la Société Civile, Las Abejas, vous fait prendre connaissance que dans la réunion du 16 Avril à Actéal, nous nous sommes séparés des personnes suivantes :

Domingo Santiz Santiz, représentant de la communauté de Nuevo Yi’beljoj,
Pablo Vazquez Ruiz, de la esperanza,
Alonzo Pérez Pérez et Antonio Gomez Perez de Nuevo Canolal.
Mais aussi, ceux qui étaient à la tête de la Commission Négociatrice, Jose Vasquez Guttiérrez de Xoyep, Pedro Gomez Henandez de Yaxjemel, Pedro Vazquez Gutierrez de Los Chorros, et principalement Agustin Vasquez Ruiz de Nuevo Yibeljoj qui s’était auto nommé Coordinateur Général des Organisations Sociales du Chiapas, groupement qui n’existe pas, et ils ont ainsi divisé par cela notre organisation.

Ces personnes ont fait cette séparation car ils étaient contre et ne voulaient pas marcher avec les ONG, pour obtenir la justice sociale dans nos peuples. L’objectif de leur séparation était de former une autre organisation avec leur autorités pour se consacrer à manipuler la société civile, promettant des appuis et des programmes d’accord avec le même gouvernement et ses plans néolibéraux, qui ainsi divisent les organisations des peuples indigènes. C’est une tête du gouvernement, qui s’est mis dans notre organisation.

L’organisation de la Société Civile de Las Abejas, déclare que nous n’avons jamais permis aux personnes déjà mentionnées de parler au nom de notre Organisation, ni n’avons permis qu’ils utilisent le sceau, Las Abejas. C’est un délit parce qu’il le font sans notre autorisation.

Ce qui nous fait le plus souffrir, c’est qu’ils ont oublié la cause d’Actéal, car nous, nous continuons à lutter contre l’impunité pour que justice se fasse. Ceci est la voix des survivants et celle des victimes d’Actéal. Nous continuons avec notre jeun et nos prières.

Nous continuerons à nous organiser, pour obtenir la justice, la paix, comme société civile Las Abejas, et espérons que vous continuerez à nous soutenir, vous, les groupes et les organisations solidaires.

Attentamente,

Por la Organizacion de la Sociedad Civil Las Abejas

Antonio Gutiérrez Perez
Président,

Manuel Perez Jimenez,
Vice président

Nicolas Arias Cruz
Secrétaire

Alberto Ruiz Pérez
Trésorier.

22/05/08

Tromperie chez les Abejas

L’organisation de la Société Civile de Las Abejas a désavouer 8 ex dirigeants de différents niveaux, les accusant de participer a une commission de négociation avec le gouvernement.

C’est la première division interne au sein des Abejas depuis le 22 décembre 1997, quand 45 indigènes de ce groupe furent assassinés par des paramilitaire priistas.

Dans un communiqué signé par Antonio Gutierrez Perez et Manuel Perez, respectivement président et secrétaire
Las Abejas expliquent que leur décision de « désavouer » les ancien dirigeants a été prise durant une réunion effectuée en avril dernier à Actéal.

L’organisation a responsabilisé les dorénavant anciens membres des Abejas « d’être contre eux, et de ne pas vouloir marcher avec les organisations non gouvernementales pour obtenir la justice sociale au sien de nos peuples. »

Assurant que leur objectif est « de former un autre groupement avec ses autorités pour se consacrer à manipuler la société civile, en leur promettant des appuis et des programmes conformément au le même gouvernement et ses plans néoliberaux, pour diviser les organisations des peuples indigènes. C’est une tête du gouvernment qui s’est mis dans notre organisation ».

Une nouvelle étape semble donc avoir été franchit dans la guerre de basse intensité menée de plus en plus fermement par le gouvernment.

21/05/08

Communiqué de la société civile de Las Abejas , Avril 2008

La Mesa Directiva de la Société Civile de Las Abejas a dénoncé lors de son dernier communiqué du 22 avril, lors de la cérémonie d’hommage aux 45 victimes du massacre d’Actéal, qui se déroule chaque mois depuis plus de 10 ans, la mort d’une « abeille », et la volonté du gouvernement de privatiser le pétrole.

Alors qu’un conflit de terre faisait de plus en plus l’actualité au Chiapas entre la municipalité de Chenalho et de Chalchihuitan (l’une, bastion des Abejas, l’autre à la solde du gouvernement), un drame est arrivé le 7 avril dernier aboutissant à la mort d’une abeille, Antonio Jimenez Ruiz. Pour les Abejas, nul doute que la gestion de la crise par le gouvernement ne pouvait laisser aucune autre sortie de crise que celle ci. Dans leur communiqué ils dénoncent les actions du gouvernement qui cherche à monter les indigènes entre eux par coup de corruption et de promesses vaines.

D’autre part la table directive dénonce le fait que le gouvernement veuille laisser aux multinationales capitaliste le pétrole mexicain, tout en rappelant que la PEMEX ne leur rappel pas de bon souvenir étant donné que cette dernière a participer à l’évacuation par la force de nombreuses communautés.

Aux organisations sociales, paysannes, ouvrières, civiles et aux peuples originaires nationaux et internationaux,
Aux réseaux des défenseurs des droits de l’homme
Aux Peuples du monde et aux moyens de communication,

Sœurs et frères,

A 10 ans et 4 mois du massacre de nos frères et de nos sœurs de la communauté d’Actéal, nous nous réunissons de nouveaux, pour demander et exiger une fois de plus, notre droit à la justice pour défendre notre dignité comme être humains et comme peuple, mais aussi pour réaffirmer la posture de notre lutte pour la paix, la justice et la construction d’un monde plus juste et égalitaire.

Notre principal vœu comme Peuple Originaire de cette belle terre, où notre créateur a voulu qu’on naisse, nous a laisser pour héritage notre terre où nous pouvons la travailler pour nous maintenir tant que nous sommes en vie. Lamentablement, cette terre qui nous a été donné par notre créateur pour que nous vivions, comme frères, n’est pas respectée, une fois de plus, comme nous l’avons vu, il y a plus de 10 ans avec le Massacre d’Actéal, on a recommencé à la tâcher avec le sang de l’un de nos frères de Chenalho, assassiné par les frères de Chalchihuitan pour un problème de terre. Ici, comme pour le cas d’Actéal, nous voyons la culpabilité du gouvernement dans le conflit entre Chenalho et Chalchihuitan car c’est un problème qui a existé depuis beaucoup d’années et le gouvernement a refuser de le résoudre, malgré que nous l’ayons demandé de nombreuses fois.

Ce que nous voyons, c’est que le gouvernement ne s’intéresse pas à notre peuple, ni à la madre tierra, rien de plus ne l’intéresse que faire du commerce avec elle en la remettant aux transnationales capitalistes, comme maintenant ils le font avec le pétrole. Mais nous voulons aussi dire qu’il ne suffit pas que l’on dise que le pétrole est de la nation si le droit des peuples indigènes à ses ressources et à son territoire n’est pas respecté. Car nous savons que plusieurs fois la PEMEX a violé les droits des peuples indigènes en se mettant dans leur terre sans leur permission, et détruisant ses récoltes, et contaminant la madre tierra. Maintenant se vont être les transnationales pétrolières celles qui violent nos droits mais nous le peuple va continuer d’être opprimé.

Quand le peuple s’organise comme nous nous organisons depuis 1992 pour exiger la justice, le gouvernement a voulu arrêter notre trotte le 22 décembre 1997, le gouvernement Municipal, Estatal et Fédéral, a organisé quelques personnes de notre même race, en les préparant comme paramilitaires pour nous faire taire, nous attaquer avec des armes à feu. Comme ils n’ont pas pu nous faire taire, aujourd’hui le gouvernement use d’autres armes comme celle de la corruption pour nous diviser. Nous faisons responsable le gouvernement de l’état de la division d’un groupe de Las Abejas qui veut aller avec le gouvernement et ses promesses de soutien. Mais aider le peuple n’intéresse pas le gouvernement, seulement le diviser.

Les communautés sont marginalisées, opprimées, depuis plus de 500 ans. Jusqu’à aujourd’hui, nous continuons à vivre, résistant, contre les gouvernements alliés avec les grandes entrepreneurs capitalistes d’autres pays, qui ont l’idée de continuer avec l’impérialisme du monde.

Nos 45 frères martyrs d’actéal continuent de nous guider dans notre chemin, pour cela nous dénonçons une fois de plus l’absence de justice

NOUS EXIGEONS DU GOUVERNEMENT JUSTICE

1) Pour les acteurs intellectuels du massacre d’Acteal
2) Pour les auteurs de l’assassinat de Antonio Jimenez Ruiz, le 7 avril dernier
3) Pour le conflit de terre entre Chenalho et Chalchihuitan, qui est égal à beaucoup d’autres conflits dans l’état du Chiapas que le gouvernement ne résout pas, car il veut seulement voir comment les utiliser pour diviser le peuple.
4) Nous exigeons aussi respect au droit de la nation à ses ressources naturelles comme le pétrole, mais aussi le droit des peuples indigènes à leur terre et ressources comme c’est écrit dans les Accords de San Andrés que le gouvernement n’a jamais respecté.

Attentamente
La Société Civile de Las Abejas de Actéal.

 

19/05/08

Déclaration finale de la rencontre européenne en défense aux peuples zapatistes.

DÉCLARATION DE LA RENCONTRE EUROPÉNNE EN DÉFENSE DES PEUPLES ZAPATISTES ET POUR LA LUTTE À LEURS CÔTÉS

Athènes, le 11 mai 2008.



À la société civile internationale,
Aux adhérents à la Sixième Déclaration de la forêt Lacandone et de la Zezta Internationale,
Aux moyens de communication internationaux,
Aux conseils de bon gouvernement, aux communes autonomes, aux communautés et aux bases de soutien zapatistes, à l’EZLN,
À l’Autre Campagne mexicaine,

Réunis dans la Grèce solidaire, nous toutes et nous tous, membres d’organisations et de collectifs et individus à titre personnel, de cette Autre Europe en lutte qui cherche des chemins de solidarité entre les peuples,

Nous manifestons que :

Les zapatistes ne sont pas seuls et nous ratifions notre engagement à rester vigilants afin de pouvoir dénoncer les graves violations des droits individuels et collectifs qui ne cessent d’avoir lieu au Chiapas et dans tout le Mexique.

1. Nous allons répondre, dès maintenant et à l’avenir, à toutes les agressions commises par le gouvernement mexicain, par son armée et par les paramilitaires, visant l’Armée zapatiste de libération nationale et ses bases de soutien ainsi que les personnes engagées dans l’Autre Campagne mexicaine.

2. Nous poursuivrons notre chemin aux côtés des nations, peuples et tribus indigènes qui sont en résistance et qui construisent leur autonomie.

Nous dénonçons :

1. La non-application par le gouvernement mexicain des Accords de San Andrés, accords qu’il avait signés, ainsi que l’exclusion sociale et économique dont les indigènes sont toujours victimes, qui les condamne à vivre dans des conditions d’extrême pauvreté alimentaire, sanitaire et culturelle.

2. L’alarmante recrudescence de l’offensive déclenchée contre le mouvement zapatiste dans le Sud-Est mexicain, offensive nettement visible dans l’augmentation des activités de contre-insurrection et la réactivation des groupes paramilitaires.

3. Les très graves et intolérables agressions commises par ces paramilitaires contre les observateurs et les observatrices des droits humains. Nous en tenons pour responsables Felipe Calderón Hinojosa, président de la République mexicaine, et Juan Sabines Guerrero, gouverneur de l’État du Chiapas.

Nous exigeons :

1. Le respect du développement et du droit à la libre détermination des nations, peuples et tribus indigènes.

2. L’arrêt immédiat des expulsions des terres reprises par les zapatistes, l’arrêt immédiat des agressions et des persécutions commises par le gouvernement, les policiers, les soldats de l’armée fédérale et les paramilitaires à l’encontre des communautés indigènes en résistance.

3. La suppression de l’impunité dont jouissent ces groupes paramilitaires et leurs auteurs intellectuels.

4. Le retrait immédiat des troupes fédérales du territoire indigène et zapatiste.

5. L’arrêt de la répression visant les mouvements sociaux mexicains et l’Autre Campagne mexicaine.

6. La libération inconditionnelle de tous les prisonniers et de toutes les prisonnières politiques au Mexique, l’annulation des mandats d’arrêt en suspens, ainsi que la présentation en vie des disparues et des disparus et le retour chez elles des populations déplacées.

Nous annonçons :

1. Notre participation commune à la Campagne européenne de solidarité pour l’autonomie zapatiste et contre le monstre hideux de la guerre au Chiapas.

2. L’organisation d’une caravane en soutien à l’autonomie des communautés zapatistes, qui se veut un lieu où partager des résistances et des luttes qui construisent un rêve d’espoir allant de l’Autre Europe anticapitaliste à l’Autre Mexique d’en bas et à gauche. Cette caravane entamera son périple le 27 juillet en partant de Mexico, pour s’achever le 12 août en territoire zapatiste.

3. Nous lançons un appel à la société civile internationale, à ses luttes et à ses résistances anti-néolibérales pour s’unir à la caravane et aux autres initiatives qui seront réalisées dans le cadre de cette campagne.

Pour terminer, nous voulons dénoncer l’attitude des services de l’immigration du Royaume-Uni, qui ont refusé l’entrée en Grande-Bretagne à Juan Haro, membre du Movement for Justice in El Barrio de l’Est-Harlem de New York (adhérent à la Sixième Déclaration de la forêt Lacandone et à l’Autre Campagne), qui effectue une tournée européenne dans le cadre de la Campagne internationale pour la défense du Barrio.

Athènes, le 11 mai 2008.

Sol@s no podemos, y de cualquier manera no vale

Traduit par Ángel Caído.

 

18/05/08

Bilan Rencontre européenne de solidarité avec les zapatistes et l'autre campagne à Athènes. Journée 3.

CHRONIQUE DU TROISIÈME ET DERNIER JOUR DE LA RENCONTRE EUROPÉENNE DE SOLIDARITÉ AVEC LES ZAPATISTES ET L’AUTRE CAMPAGNE MEXICAINE

Le dernier jour a débuté par la mise en commun des réflexions des deux groupes de travail et l’organisation des détails de la Caravane vers le Chiapas ainsi que des autres activités et mobilisations communes envisagées pour les prochains mois, notamment la quinzaine zapatiste qu’il est prévu d’organiser du 14 juin au 5 juillet et pendant laquelle on insistera particulièrement sur la campagne d’information concernant la situation réelle au Mexique adressée aux gens qui visiteront ce pays

Une « Déclaration de la rencontre d’Athènes » a été rédigée

Pour terminer, l’assemblée a débattu la nécessité de consolider un réseau européen et, dans un premier temps, d’organiser dans ce but une Deuxième Rencontre, qui devrait se tenir à Barcelone, fin 2008. Au programme, effectuer un bilan de ce qui a été fait et décider comment poursuivre, mais aussi réfléchir ensemble à ce qu’est la solidarité, en s’appuyant sur la Sexta, et sur la manière de pouvoir relier la solidarité et d’autres luttes sociales.

Nous avons achevé cette rencontre par des remerciements sincères envers les compañeras et les compañeros de Grèce qui nous ont si chaleureusement accueillis dans cette Autre Athènes et par quelques paroles de Don Juan Chávez, qui parie sur la continuation, toutes et tous ensemble, sur cette voie vers un avenir de vie et non de mort, en nous sentant frères de cœur des indigènes et des zapatistes.

Une spirale humaine en hommage aux Caracoles zapatistes et le cri de « Zapata vive, la lucha sigue » ont conclu ces journées de travail et de réflexion.

Parce que la lutte pour un monde nouveau est liée à la culture, au divertissement, à la joie et à la danse, les rires et la confraternisation nous ont accompagnés lors du concert qu’ont donné les groupes solidaires Turtle Ramblers, Kochise et Pink Tank Project.

Traduit par Ángel Caído.

 

18/05/08

Bilan Rencontre européenne de solidarité avec les zapatistes et l'autre campagne à Athènes. Journée 2.

CHRONIQUE DU DEUXIÈME JOUR DE LA RENCONTRE EUROPÉENNE

 

La journée a commencé par la présentation des collectifs participants (voir la liste à la fin de ce document [1]) et de leurs propositions.

Les collectifs ont exposé leurs expériences de lutte, qui consiste essentiellement à organiser des protestations, à diffuser des informations, à promouvoir la formation de brigades de solidarité et à réaliser des projets de collaboration et de coopération.

Un riche débat a eu lieu quant à la nécessité d’unir, dans l’actuel climat politique, la solidarité et les luttes locales.

Résumé des propositions présentées :

– Élaborer un manifeste, la « Déclaration d’Athènes », qui fasse connaître nos objectifs ;
– Dynamiser la caravane, que l’on considère comme une tâche prioritaire ;
– Maintenir et renforcer le site Internet ;
– Organiser des mobilisations et des actions communes, dont la campagne d’information aux gens qui vont au Mexique, dans les offices de tourisme, les agences de voyage, etc.

Après un repas délicieux cuisiné par les compañeras et les compañeros de la coopérative La Semilla, à qui nous sommes toutes et tous reconnaissants, nous avons repris notre travail et défini tous ensemble les caractéristiques et objectifs de la caravane, puis, divisés en groupes de travail, nous avons préparé la caravane ainsi que d’autres actions et activités envisagées.

Plus tard, la CCIODH est intervenue et nous a rapporté les conclusions de son sixième séjour au Mexique, en portant une attention particulière à la question des prisonniers et des prisonnières, aux femmes et aux conséquences psychosociales de la répression, pour terminer en affirmant que la situation des droits humains n’a pas progressé, bien au contraire, au cours des dernières années, qu’il n’y a pas de volonté politique réelle d’en finir avec les violation systématiques de ces droits et qu’aucune réponse juridique n’est donnée à la fragilisation des droits fondamentaux.

La dernière intervention a été faite par Juan Haro, membre du Mouvement pour la justice du Barrio (quartier new-yorkais de l’Est-Harlem), organisation adhérente de l’Autre Campagne, qui a informé de la lutte qui y a été menée contre l’expulsion d’un grand nombre d’immigrés mexicains sans papiers que la mairie de New York voulait chasser de leurs logements pour construire un quartier résidentiel aisé.

S’inspirant du zapatisme, le mouvement est organisé en comités d’immeubles et effectue des rencontres et des consultations afin de consolider la résistance contre les propriétaires, dans un premier temps, et contre une compagnie immobiliaire internationale ensuite.

Ce compañero a été interpellé par la police de l’immigration, alors qu’il se rendait au Royaume-Uni, et n’a pas pu effectuer ce séjour. Un acte arbitraire et raciste qui a fait que nous puissions entrer en contact et l’inviter à la Rencontre d’Athènes.

Après cela, concert… avec les groupes Turtle Ramblers et Kochise (venus de France) et le groupe grec Pink Tank Project.

[1] Liste des collectifs (réseaux, plates-formes, etc.) participant à la Rencontre :

Allemagne : Réseau Ya basta.
Danemark : Forum international.
Espagne : Commission Chiapas du syndicat CGT ; Centre de documentation sur le zapatisme ; Groupe IRU ; Plate-forme de solidarité d’Aragon ; Plate-forme de solidarité avec le Chiapas, l’Oaxaca et le Guatemala de Madrid ; Collectif de solidarité avec la rébellion zapatiste de Barcelone, Catalogne ; Plate-forme basque de solidarité avec le Chiapas, Pays basque.
France : Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte, Paris.
Grèce : Assemblée ouverte de solidarité avec les zapatistes et contre la répression au Chiapas ; Collectif Farma ; Coopérative de commerce solidaire et alternatif La Semilla.
Italie : Communauté Amici de Chiapas de Trente, membre de la Campagne « Les zapatistes ne sont pas seul(e)s » d’Italie ; Association Ya basta ; Comité Chiapas « Maribel » de Bergame ; Comité Chiapas de Turin ; Consulat rebelle du Mexique de Brescia ; Comité Chiapas de Brescia ; Coordination toscane de soutien à la lutte zapatiste ; Mani Tese Lucca ; Fondation Neno Zanchetta ; Carta ; Réseau de soutien au Chiapas rebelle ; Projet Dignité rebelle.
Norvège : Groupe Amérique latine (LAG).
Suisse : Solidarité directe avec le Chiapas et Café Rebeldía ; Collectif zapatiste de Lugano ; Union mexicaine (UMES).
USA : Movement for Justice in El Barrio (East Harlem, New York).
Mexique : Congrès national indigène (CNI) ; Centre d’analyse politique et de recherches sociales et économiques (CAPISE).

Bien que n’ayant pas assisté à la Rencontre d’Athènes, des collectifs de plusieurs pays nous ont envoyé leurs propositions :
Belgique : Collectif Chiapas CZI et CafeZ de Liège.
Écosse : Edinburgh Chiapas Solidarity Group.
Espagne : Sodepaz.
France : Collectif Chiapas Ariège.
Grande Bretagne : Réseau britannique de groupes de solidarité avec le Chiapas.
Suède : Réseau Latina sin Fronteras.

Traduit par Ángel Caído.

 

17/05/08

Bilan Rencontre européenne de solidarité avec les zapatistes et l'autre campagne à Athènes. Journée 1.

Suite à la rencontre organisée à Athènes, le 9,10 et 11 mai, dans le cadre de la campagne internationale avec le Chiapas et l'autonomie Zapatiste, nous vous proposons de retranscrir sur le site, les chroniques quotidiennes du CSPCL. Au total, ce sont plus de 27 délégations de plus de 10 pays qui étaient réunies pour discuter, partager et créer. Espoir Chiapas n'a malheureusement pu se rendre sur place faute de moyen.

CHRONIQUE DU PREMIER JOUR DE LA RENCONTRE EUROPÉENNE

Pour cette première journée de la Rencontre européenne de solidarité avec les zapatistes et avec l’autre campagne mexicaine, l’École polytechnique d’Athènes, un des symboles de la lutte contre la dictature des colonels, a accueilli des personnes venues de huit pays et de dix-sept collectifs différents.

Cette première journée a débuté sur le salut de bienvenue de l’« Assemblée ouverte de solidarité avec les zapatistes et contre la répression au Chiapas » de Grèce, hôte de la rencontre, avec un hommage aux quatorze ans de résistance indigène zapatiste et de solidarité internationale, et sur le rappel des objectifs déclarés de cette rencontre et de la campagne européenne dans laquelle elle s’inscrit : œuvrer en commun pour stopper la guerre au Chiapas et manifester clairement que l’Europe résiste elle aussi à travers la solidarité.

Lecture a été donnée à plusieurs messages, reçus de la coordination de l’Autre Campagne de la Vallée de Mexico, du Comité des anciens prisonniers politiques et des prisonniers injustement incarcérés du Chiapas, des prisonniers politiques La Voz de los Llanos, adhérents à l’Autre campagne, du Comité des citoyens en lutte contre la construction des usines de gazéification de Basse-Californie et du collectif des femmes de la Sexta.

Après quoi est intervenu Ernesto Ledesma, le directeur du CAPISE, qui a remercié l’Assemblée ouverte d’Athènes pour son travail de préparation de cette rencontre et expliqué qu’après le circuit qu’il a effectué dans treize pays et quarante-trois villes européennes, un grand pas a été fait pour tenter de briser le blocus informatif concernant l’Autre Campagne mexicaine et la lutte zapatiste. Dans toutes les villes où il a séjourné, il a rencontré des réseaux de soutien aux zapatistes et l’idée qui sous-tend cette rencontre est de faire un pas supplémentaire pour parvenir à des accords concrets et des plans d’action entre nous.

Ensuite, c’est don Juan Chávez, du Congrès national indigène (CNI), qui a donné une conférence intitulée « La lutte des indigènes pour leur autonomie et contre le capitalisme ».

Il a expliqué qu’« avec les réformes de la Constitution mexicaine de 1992, le gouvernement cherche à éliminer la souveraineté nationale en livrant les ressources de notre pays au multinationales et en adoptant des