Réponse des Abejas aux propositions du Gouvernement Du Chiapas.
Il y a une semaine, le Gouvernement du Chiapas avait payé l´insertion d´un article dans le journal "La Jornada", proposant des tables de discutions et de négociations suite a la libération des paramilitaires, et pour proposer l´acces au soin aux victimes ud massacre. Quelques semaines plus tard, la réponse des Abejas, apres consultation des victimes ont répondu par le biais d´un communiqué:
9 mars 2010
A toutes les organisations sociales et politiques
A tous les défenseurs des Droits de l'Homme
A la presse National et International
A la société Civil
A la Otra Campana et
A l'Opinion Publique
Le 27 février passé est apparu dans le journal « La Jornada » une note, faisant partie de celles qui ne sont pas de vraies informations sinon des insertions payées par le gouvernement. Une référence à notre communiqué du 22 février dans le cadre de la commémoration mensuel de nos martyres d'Acteal y est faite. Nous profitons de cette opportunité pour montrer à l'opinion publique ce qu’est l'attitude du gouvernement en général, puisqu’ils sollicitent à s'exhiber comme ils sont, et aussi en particulier pour dénoncer la situation des blessés survivants du massacre d'Acteal joint avec l'inaccomplissement des obligations du gouvernement à l'égard de leur attention.
L'insertion payée par le gouvernement de l'état commence ainsi:
1) Après le communiqué émit récemment par la société civil Las Abejas, le gouvernement de l'état du Chiapas ratifie l'invitation permanente au dialogue à cette organisation pour installer une table de discussion avec laquelle les demandes sociales seront résolues et où se régularisera un pacte de non agression et de respect mutuel avec les personnes que la court suprême de la justice de la nation a voulu libérer après être resté en prison, face au cas Acteal.
Dans la vraie parole Tzotzil nous disons aux gens qui parlent ainsi sans honte ou avec cynisme, son visage n'a pas de sang, parce qu'un visage avec du sang sent la peine, mais ce gouvernement qui a payé cette insertion n'a pas de sang au visage. De quoi parlons-nous et existe-t-il un pacte de non agression avec les paramilitaires? Un pacte de non agression? Quand avons-nous agressé les paramilitaires? Ou Sabines est-il un témoin?
Après cela le document continu en disant:
2) Le gouvernement du Chiapas insiste dans la nécessité d'installer ce mécanisme de dialogue, tant comme mesure de précaution que pour l'observation de nouveaux événements qui, sans doute, doivent être considéré.
Comment mesures de précautions? Nous n'avons certainement pas agressé ni pensons agresser qui que se soit, ainsi si le gouvernement dit qu'est nécessaire un pacte de non agression, comme mesure de précaution pour de nouveaux événements, il peut seulement signifier que les personnes libérées par la court suprême planifient de recommencer les agressions. Pour éviter cela, il n’est pas nécessaire que nous signions un pacte de respect mutuel, il est nécessaire que les paramilitaires nous respectent, qu'ils respectent la loi et que le gouvernement fasse justice.
3) La préoccupation s'est étendue et s'est faite publique de la part de centaines de frères indigènes de la région d'Acteal pour la présence et l'activisme d'étrangers provenant du Pakistan, d'Inde, du Pérou, d'Espagne et des Etats Unis... qui leur demandent de ne pas accepter les bénéfices du gouvernement.
Nous lui disons, au gouverneur, que ses oreilles lui ont donné une information incomplète. En plus de ces pays sont venus des observateurs des Droits de l'Homme d'Allemagne, d'Argentine, du Chili, de Suède, de Suisse, de France, de Belgique, de Norvège, du Japon, d'Australie, du Guatemala et beaucoup d'autres. Au cas où il ne sait pas, le massacre d'Acteal et la responsabilité du gouvernement se connait sur les cinq continents et ils ne pourront pas couvrir le soleil de cette vérité avec le doigt de ces insertions payées. Mais le gouvernement démontre sa mentalité raciste comme il l'a fait depuis le soulèvement de l'EZLN: pour le gouvernement si les indigènes disent quelque chose c'est que les étrangers le dirigent, parce que pour le gouvernement les indigènes ne savent pas penser par eux mêmes. Et après nous insulter ainsi, il espère que nous nous asseyons a dialoguer avec eux? Nous lui disons, au gouverneur, que nous faisons ce que dit notre cœur et notre conscience, de ne pas accepter l’appui et les projets productifs et de ne pas croire ses fausses promesses quand nous sommes en train de voir ce que disent ses faits, non ses paroles. Nous ne nécessitons pas des étrangers pour dire ce que voient nos yeux.
4) il a existé précédemment une table de discussion où le gouvernement de l'état a fait office de témoin entre l'organisation Las Abejas et la municipalité de Chenalhó, comme il cela s’est réalisée en 2007 et 2008.
Apres nous avoir insulté disant que nous ne savons pas penser par nous même, maintenant ils se mettent à nous traiter comme si nous n'avions pas de mémoire. Il n'y a pas eu de table de discussion en 2008. Et celle de 2007, le précédent existe, comme ils le disent, qui a été une manœuvre du gouvernement pour contrôler Las Abejas. Comme Las Abejas, nous refusons ces tentatives, les leaders qui se sont laissé gagner par le gouvernement en 2007 ont abandonné notre organisation. Mais le gouvernement ne se contente pas de nous diviser, ce qu'ils veulent c’est nous faire totalement tomber, pour cela il continue d'insister dans cette même technique.
5) La table de discussion proposée servira aussi à permettre de trouver le mécanisme au travers duquel celles et ceux responsables des assassinés dans le massacre de décembre 1997, compteront sur des pensions alimentaires, boursières pour les enfants et petits enfants, ainsi que des accès aux projets productifs qui permettra de sortir en avant les familles d'Acteal.
Il se voit là clairement quelle est l'Attitude constante et permanente des autorités: ils ne reconnaissent pas ce qu'est une nécessité de justice et en échange ils offrent appuis et projets; au lieu d'accomplir ses obligations ils prétendent que nous les remercions des restes. Ainsi est qu'ils nous offrent des bourses, des pensions et des projets productifs (qu'en plus de tout, nous savons qu'ils ne vont pas accomplir) et ils ne mentionnent même pas l'attention aux blessés survivant du massacre qui est sont obligation, ce qui est clairement établi (par exemple dans la recommandation 1/98 de la commission National des Droits de l'Homme), que depuis le début de cette année ils ont refusés d'offrir et qu'il n'est pas nécessaire cette table de discussion pour qu'ils sachent ce qu'ils ont a accomplir.
Situation des survivants du massacre d´Acteal:
1. A la fin d´octobre 2009, notre compagne Catarina Mendez Paciencia, qui a reçu 7 impacts de balles sur la quasi totalité de son corps, le médecin de l´hôpital de l´institut National de Réhabilitation de la ville de Mexico, après la visite lui ont donné des médicaments pour la douleur de ses blessures, et la juridiction Sanitaire II de San Cristobal de Las Casas, avait l´obligation d´acheter les médicament et quand la commission des survivants fut demandé les médicaments ils leur ont dit de revenir l´année suivante. La commission retourna donc en janvier 2010 et ils lui ont dit qu´ils n´avaient pas fait tous les papiers suffisant pour les couts d´achat des dits médicaments, et qu´il n´y avait pas de budget pour l´attention médical des blessés du massacre d´Acteal pour cette année 2010.
2. Ils ont dit la même chose a Geronimo Vazquez Perez qui avait 3 ans d´âge quand les paramilitaires ont tué sa mère et les balles assassines lui ont blessé les doigts de sa main droit et sa cote droite. Geronimo qui devrait déjà recevoir une attention médical dans l´institut National de Réhabilitation et a l´Hôpital Shriners pour Enfants, A.C. les deux dans la ville de Mexico, mais, par manque de chance, il n´a pu y aller pour le même problème du supposé "budget inexistant" pour ce cas
3. Zenaida Perez Luna qui avait 4 ans lorsque les paramilitaires ont aussi tué sont père et sa mère mais aussi son frère, a elle se fut une balle de gros calibre dans la partie postérieur de la tête, et par pure miracle elle a survécu, les médecins ont dit qu´il n´y avait pas de possibilité qu´elle survive. Aujourd´hui elle a des problèmes de vue, au mois de février et mars de la présente année elle devait recevoir une attention ophtalmologique a l´hôpital Conde De Valenciana dans la ville de Mexico et, elle non plus, n´a put recevoir les soins, "car il n´y a pas d´argent"
4. Mariana Vazquez Ruiz, père de Geronimo, qui a recu 4 impactes de balles a sa main gauche, bras, dos et jambe droite, et qui a aussi besoin de thérapie de réhabilitation dans l´institut national de Réhabilitation de la Ville de Mexico, et qui n´a pas pu s´y rendre pour les memes raisons mentionnées auparavant.
Exigences aux autorités pour qu’elles remplissent leurs obligations:
1. Nous sommes particulièrement indigné d´entendre dire qu´il n´y a pas de budget pour l´attention médical de chacun et chacune des survivants du massacre d´Acteal. Quand il s’agit de diviser les organisations, alors si, ils ont un budget pour les constructions et les cadeaux, et ils convainquent les personnes en leur disant que " c’est leur droit de recevoir l´aide du gouvernement" mais quand réellement nous exigeons nos droits, alors ils disent qu´ils n´ont pas d´argent et ils nous traitent comme si nous étions en train de demander une limousine.
2. Pour cela nous exigeons du gouvernement fédéral, comme ultime responsable de la violation de nos garanties constitutionnelles le 22.12.1997, au gouvernement estatal comme coresponsable de cette violation et comme destinataire de la recommandation 1/98 de la CNDH et a la Juridiction Sanitaire II de San Cristobal de Las Casas, comme responsable immédiat de prendre en charge nos survivants, la restitution immédiate de notre attention médical sans mais ni conditions
3. Nous dénonçons la Docteur Leticia Lievano Montoya, chef de la juridiction de San Cristobal de Las Casas, et au Licencié Leonardo Montezino Castilla, administrateur de la dite institution pour le non respect de l´obligation qu´ils ont de nous prendre en compte comme citoyens et citoyennes mexicains que nous sommes et de plus particulièrement comme victimes avec tous les droits. A Ricardo Guzamn, fonctionnaire de la Juridcition Sanitaire II, nous le dénonçons pour le traitement dénigrant et discriminatoire qu’il donne aux survivants d´Acteal
Aux organisations solidaires:
Pour tout ce qui précède nous vous demandons respectueusement a tous et a toutes les défenseurs des droits de l´homme nationaux et internationaux, sa valeureuse intervention pour faire pression au gouvernement mexicain pour qu’ il remplisse son devoir et ne cherche pas plus de prétextes ou pour qu´il ne conditionne pas l´attention que nous devons recevoir dignement, parce que ce n´est pas une faveur que nous demandons, sinon un droit qui correspond, comme survivants et victimes du massacre d´Acteal, qui était un crime d´Etat
Pas plus d´injustice contre les victimes de crime de lèse humanité
La sante est un droit pour toutes et tous les mexicains
Cordialement,
La Table directive
Traduction: Julien et El Fifi
09/03/2010
Communiqué des femmes Abejas, lu devant le campement militaire de Majomut
Communiuqé des femmes abejas, lors de la marche pour célébrer la journée internationale de la femme. Ce texte a été lu devant le campement militaire de Majomut, suivi des cris des centaines de personnes présentes, "Hors d´ici les militaires".
En ce jour international de la Femme, les Femmes de la Société Civile Las Abejas voulions vous dire notre parole. Nous sommes ici en face de vous, mais malgré que nous soyons de la même couleur que la terre, nous n´aimons pas que vous viviez ici, parce que nous ne nous laisser pas marché seule librement et encore moins si nous sommes des femmes jeunes, vous nous déranger. Nous voulons vous dire que vous vous en alliez avec vos armes afin qu´elles ne soient plus la. Allez chez vous, ceci n´est pas votre terre. Vous les soldats a vous seul, effrayé, parce que vous faites ce que vous voulez, jusqu’ a tuer, il parait que l´on vous paye pour ca. Nous voyons que vos autorités ne vous disent rien, parce que si, une fois dehors vous ne serez plus la. Nous connaissons très bien la souffrance de beaucoup de femmes, les humiliations, les menaces, les viols a leur droit de l´homme, la peur que vous voulez mettre a quelques unes afin que nous arrêtions la lutte pour vivre dignement, et a d´autres pour qu´elles ne rentrent pas dans la lutte. Nous connaissons d´autres histoire de souffrances de par votre faute come
La Ana, Beatriz et Celia, les Tzeltales qui furent torturées dans la municipalité de Altamirano pour qu´elles disent qu´elles étaient zapatistes. A Ines et a Valentina, violées par 8 soldats en Guerrero, Mme Ernestina Ascencio, qui avait 73 ans, et fut torturée et violée par des soldats dans la montagne nahua de Veracruz, mais avant de mourir elle a réussit à dénoncer les militaires qui firent le mal. Bien que dans ce cas le chef des forces armées Felipe Calderon a dit qu´elle était morte d´une gastrites. Nous n´oublions les 26 femmes de Atenco qui furent abusées en 2006, et les autres femmes qui furent maltraitées dans les opérations d´Oaxaca. Nous savons que non seulement les femmes mais aussi les hommes et jeunes, enfants et tout civil, assassinés a Juarez, Tamaulipas, Chihuahua, Sinaloa...et il y en a bien plus...
C´est comme ca dans tout le Mexique, tous les mexicains souffrons des abus de votre part, les recherches illégales, les agressions physiques, les tortures, viols, et détentions arbitraires et ce sont les femmes qui payent toujours les plus hauts couts dans cette guerre inutile
Jusqu´a aujourd´hui nous savons qu´aucun militaire n´a été arrêter pour ces délits. Au contraire ils sont présenté a la Télévision comme de grands hommes importants du Mexique, alors qu´ils ont commis des centaines de violations aux droits de l´homme, mais grâce au Chef des Forces Armées, Felipe Calderon, qui vous protège, et qui va jusqu´a augmenter vos salaires pour violer nos droits de l´homme, bien nous entendons pourquoi, il quitte le travail a 44 000 travailleurs organisé dans le syndicat Lumière et Force au Mexique
Ainsi nous vivons nous aussi, comme l´an passé lorsque vous avez libéré les paramilitaires de la prison, et vous leur avait donné des prix, maison et ou planter, pour le travail qu´ils avaient fait a Acteal en 1997, comment allons nous oublier les 45 assassinés, 34 étaient femmes incluant des filles, et tout cela grâce au soutient de Sabines, qui a dit qu´il réalisait la décision d´impunité de la Court Suprême.
Frères soldats, vous aussi vous avez des Maman, sœurs, épouse, filles, a elles aussi il peut leur arriver une souffrance, si vous obéissez aux ordre que vous donne vos chefs, penser a vos cœur. Qu´est ce qui est le mieux? la loi de dieu qui dit tu ne tueras point ou la loi du pécheur qui fait tuer non seulement des corps mais des consciences et de l´espoir. Vous nous laisser ainsi juste pour le dieu argent, qui tue le bon que Dieu avait mis en vos cœurs
Nous vous laissons un écrit, c´est parole d´un Evêque du Salvador, qui s´appelle Oscar A Romero, et dans ces lettres nous vous laissons notre envie d´en finir avec la violence en cours au Mexique.
"Je voulais faire un appel de manière spéciale aux hommes de l´armée et concrètement aux Bases de la Garde Nationale, de la Police, des Prisons: Frères, vous êtes de notre même peuple, vous tuer a vos propres frères paysans et face a un ordre de tuer que vous donne un homme, doit prévaloir la loi de dieu qui "tu ne tueras point" Aucun soldat est obligé d´obéir a un ordre contraire a la loi de Dieu. Une loi immorale personne n´a á la respecter
Il est enfin temps de récupérer votre conscience et que vous obéissiez face a votre conscience qu´a l´ordre d´un pécheur" L´église défenseuse des droits de Dieu, de la dignité humaine de la personne ne peu pas rester muette face a tant d´abomination
Nous voulons que le gouvernement prenne en sérieux que les reformes ne servent a rien si elles vont avec autant de sang. Au nom de Dieu, et, au nom de ce peuple qui souffre, dont les lamentations montent jusqu´au ciel chaque jour plus tumultueuses, je vous supplie, je vous en prie, je vous ordonne au nom de Dieu. Cessé la répression"
La JBG "El camino del Futuro", de la Guarrucha, dénonce une menace d'attaque par la OPDDIC
Caracol III de la résistance vers une nouvelle aube.
JBG Le chemin du Futur Chiapas Mexico
3 Mars 2010
A la société nationale et internationale
Aux compañer@s adhérents de l’Autre Campagne nationale et internationale
Aux frères des Droits de l’Homme national et international
Frères et sœurs.
Nous dénonçons: Le plan des trois niveaux des mauvais gouvernements, avec ses gens achetés dans le hameau de Santo Tomas; Municipalité de Ocosingo Chiapas.
Les faits;
Les trois mauvais gouvernements continuent avec les formes de campagnes de contre-insurrection. A cela ils sont préparés et veulent même l’obtenir, pour qu’ainsi ils aient le contrôle.
Dans ce cas ils continuent d’armer la OPDDIC déguisé d’un projet.
Ceux de Santo Tomas sont adroitement en train de répartir leurs plans en lien avec le gouvernement. Est arrivé dans nos mains l’acte d'accord signé par le dirigeant de la OPDDIC, Manuel Hernandez Jimenez. Dans cet acte d’accord ils ont le plan de déloger nos compañer@s de la base d’appui de Santo Domingo, connue comme Casa Blanca, où ils sont venus provoquer le premier septembre 2009, cette terre est récupérée, nous ne permettrons pas le délogement des Bases d’appui Zapatistes.
Ils nous confirment qu’ils sont armés et même avec des bombes.
Qu’ils vont entrer organisé en deux formes, un groupe délogeant et l’autre groupe prenant possession. Les noms de ceux qui dirigent le groupe armé sont Juan Santiz Ruiz, Fausto Gomez Hernandez, Jose Cruz Mendez, Bartola Santiz Clara, Manuel Clara Cruz, Mario Ruiz Cruz, entrainés par Caralampio Albarez Gomez, Luis Lopez Hernandez, Benito Albarez Gomez, Vicente Albarez Gomez, Jose Cruz Mendez, Mariano Cruz Toledo.
Les plans du gouvernement sont totalement clairs, qu’ils achètent des personnes pour que se réalisent les manières de mater le peuple qui lutte contre le système. Ils sont en train de diviser parce que le terrain est récupéré, le mauvais gouvernement l’a remis à des personnes qui n’avaient pas lutté pour cela.
Et c’est le motif des souffrances de nos compañer@s des Bases d'appui de l’EZLN.
Nous défendrons notre terre coûte que coûte, qu’il passe ce qu’il doit se passer, ainsi reste clair qui sont les responsables de ce qui va succéder.
Ils disent qu’ils nous donnent un délai de 20 jours à partir des écrits qui ont fait cet acte d'accord daté du 28 février 2010, c’est à dire que le 20 mars ils accompliront l’ordre qui leur a été donné par les trois mauvais gouvernements, mais la menace est avancée pour le 5 mars ils vont entrer, seulement nous voulons dire ou mentionner aux dirigeants de la ARIC historique, la ARIC Indépendante et entre autre qu’ils voient si ce sont des personnes membres de son organisation dans le hameaux de Santo Tomas, que eux disent qu’ils sont 4 organisations.
Peuple du Mexique et autres peuples du monde ceux qui luttent pour la justice, à vous nous voulons vous le signaler et aussi à l’Autre Campagne du Mexique et du monde.
Et par personne nous ne voulons le dire à personne d’autre.
Et nous vous maintiendrons informés de ce qui va se passer, parce que nous défendrons notre terre, nous ne permettrons pas qu’ils délogent nos compañe@s de la base d'appui de Santo Domingo connu comme Casa Blanca.
Attentivement
PEDRO GUTIERREZ GUZMAN, LAURO HERNANDEZ GUTIERREZ, EDGAR GOMEZ ALBAREZ, AYDA PEREZ NUÑEZ, MARIN JIMENEZ PEREZ, REBECA LORENZO CRUZ, LORENZO LOPEZ GOMEZ
La JBG de Morelia, clarifie ce qui est arrivé ces derniers jours à Bolón Ajaw, proche Agua Azul
Junta de Buen Gobierno "Coeur de l’arc-en-ciel de l’espoir" caracol IV tourbillon de notre parole. Morelia, Chiapas, Mexico.
11 février 2010
Aux medias de communication alternatifs.
Aux comp@s de l’Autre campagne au Mexique.
Aux comp@s de la Sexta internationnale.
Sœurs et Frères :
Compagnes et compagnons :
En cette assemblée de bon gouvernement, nous dénonçons et par la même clarifions ce qui est arrivé le samedi 6 février 2010, en territoire contrôlé par la population de Bolón Ajaw, Municipalité autonome Commandante Ramona.
Des membres provocateurs de la OPDDIC, habitants de l'Ejido Agua Azul entrèrent agressivement pour travailler le jeudi 20 janvier 2010, dans le terrain qu’occupent nos compagnons de Bolón Ajaw.
Pour clarifier devant l’opinion publique la nouvelle étape d'agression contre nos compagnons de la base d'appui de la municipalité autonome Commandante Ramona, réitéré par les membres de la OPDDIC, nous mettons à la lumière du jour notre position pour la défense de la terre mère par dénonciation écrite en date du 23 janvier 2010, là nous disions clairement que nous la défendrons ainsi que ses richesses naturelles, dans cette plainte là nous mentionnions clairement ce qui s’est passé.
Pour ceux qui n’ont pas de mémoire ils pourront le relire dans la page internet enlace zapatista.
Là ils pourront retrouver les prénoms et noms de famille des agresseurs, quelle était leur attitude et quel calibre avaient les pistolets qu’ils portaient quand ils sont entrés et nous voulons déclarer que ces pistolets n’ont jamais été gardés, ils les portaient à tous moments quand ils étaient en train de travailler sur les lieux et pas seulement; de plus nous dénonçons qu’ils fumaient des cigarettes qu'eux mêmes enroulaient et la fumée de leurs cigarettes sentait très mauvais une odeur de marijuana.
Pardonnez notre ignorance parce que nous ne connaissons pas bien la dimension de l’internet mais nous nous imaginons qu’il a une portée dans tous les coins de la planète terre et nous nous imaginons que quand on montre quelque chose comme par exemple notre plainte par internet, celle-ci arrive partout dans le monde et nous ne croyons pas que les mauvais gouvernements soient dépourvus d’ordinateurs ou d'accès à internet, afin qu’ils puissent lire ce que nous dénonçons.
Nous supposons que les mauvais gouvernements ont ce matériel pour savoir ce que font les gens qu’ils contrôlent avec leurs miettes ridicules et pourtant devant les yeux du monde ils n’ont rien fait pour que ne succéda pas cette agression dont nous souffrons, ni Juan Sabines, ni Antonio Moreno Lopez président municipal de Chilon et la joie de Felipe calderón, parce qu’ils obtiennent avec tromperies ce qu’ils cherchent.
Par conséquent nous démentons ce que disent les leaders de la OPDDIC que nos compagnons ont surpris le samedi 6 février 2010, lequels propos sont purs mensonges, parce que 15 jours avant nous avions sorti notre plainte et depuis nous attendions de voir s’ils voulaient un dialogue mais ils ne se sont jamais rapprochés.
De plus, des années avant cette assemblée de bon gouvernement nous avions cité dans nos bureaux le commissaire du nom de Geremías López Hernández pour dialoguer et il ne nous a jamais écouté.
Nos compagnons entrèrent dans le territoire de Bolón Ajaw à 6 heures du matin, horaire d’entrée au travail pour nous les paysans afin de faire un travail collectif dont ils veulent nous dépouiller et précisément nous arrivons au travail à 7 heures du matin et nous n’entrons pas pour frapper, d’autant plus que sur ce terrain vivent déjà là ensemble nos compagnons, habitants de la localité de Bolón Ajaw et voilà que nous réitérons ce que nous avons dit et ce que nous allons défendre en travaillant pacifiquement et il n’y a pas de telles surprises.
Pour entrer dans le village de Bolón Ajaw nous n’avions pas à passer par celui de Agua Azul, on y arrive en marchant par des sentiers. Nous ne passions pas, ni un millimètre dans Agua Azul et l’invention de la OPDDIC nous accuse de les surprendre, de les harceler, humilier et réprimer des enfants garçons et filles, vieilles et vieillards. C’est l'un des premiers mensonges de Juan Sabines et de ses complices leaders locaux.
Nous ne sommes pas comme le mauvais gouvernement qui réprime, emprisonne, enlève des indigènes, nous avons souffert des barbaries au temps de Ernesto Zedillo et Roberto Albores Guillén et jamais nous n’avons copié ces injustices. Mais en ces temps actuels, c’est la reprise de ces pièges comme les ont mis en action les gouvernements passés qui inventent des délits pour qu’ils puissent justifier leur répression.
Quand nous sommes entrés dans les lieux il était 6 heures du matin, tous ensembles nous sommes rentrés en parcourant un sentier qui communique avec Bolón Ajaw et sans armes, tandis que nous arrivions les envahisseurs de la OPDDIC se retirèrent et nous avons pensé qu’ils étaient déjà partis chez eux à rester tranquille mais il n'en n'a pas été ainsi.
Ils se sont retirés là où ils construisaient leurs maisons et comme pour arriver a leurs maisons ils doivent passer par la localité de Bolón Ajaw, en arrivant là ils commencèrent à bruler des cartouches vers nos compagnons et seulement se trouvaient là 5 de nos compagnons et 10 de nos compagnes qui n’ont pas pu résister...
Ils sont arrivés avec pistolets et carabines en mains tirant vers nos compagnons, nous avons calculé qu’ils ont brûlé comme 250 cartouches de calibre 22, heureusement nos compagnons se sont retirés rapidement et ainsi ils n’ont pas été blessés et ainsi nous n’avons pas eu de morts, tandis qu’ils se retiraient nos compagnons appelèrent ceux qui étaient au travail pour demander un appui parce qu’arrivaient 40 autres personnes de la OPDDIC tous avec des armes en main et arrivant à Bolon Ajaw ils se sont dirigés vers l’église du village et sont entrés en brisant la porte, une fois à l’intérieur ils ont fait des destructions comme: bruler les saints, briser la caisse où se garde l’eucharistie sacré et casser l’humble autel.
Des coups de feux qu’ils tirèrent au hasard dans le village de Bolón Ajaw, ils ont tué eux même leurs compagnons, car ils étaient entassés lorsqu’ils tiraient.
De ce fait c’est du même style qu’en 1995 au temps d’Ernesto Zedillo et de Roberto Albores Guillén, lorsqu’entrèrent les soldats dans notre village, ils arrosèrent maïs, haricot, volèrent nos poules et pillèrent des affaires aux magasins collectifs.
Si nous rappelons cet événement, c’est parce que nous voyons que sont vents de ces temps, par exemple le 6 février 2010 notre compagnon Manuel Jiménez Álvaro de la rancheria Bispuyil já, eut sa maison détruite, ils ont arraché les poutres de la maison et les ont jeté ailleurs, ils ont cassé des planches et le plancher de la maison, ils ont volé les taules or ces taules sont achetées par la force de travail de notre compagnon et avec les prix qui sont si haut, la taille de la maison est de 7 mètres pour 2,60 mètres et est devenue totalement inexistante.
Pour terminer d’humilier notre compagnon, les destructeurs appartenaient au parti du nom du PRI. Pedro Pérez Silvano, Pedro Perez Jimenez, Domingo Pérez (premier), Domingo Pérez (second), Melchorio Pérez Jiménez, Pascual Pérez Jiménez; ces personnes tricheuses ont coupé 76 arbustes de café pour accuser notre compagnon et ses arbustes, il les a emportés pour les présenter au ministère public de Bachajón afin de lui retirer un ordre d’appréhension.
Les mensonges de la OPDDIC disent qu’ils nous ont surpris à l’aube faisant peur à la population, quand nous, nous avons été les surpris par les tirs parce qu’ils étaient cachés à quelques mètres de nos compagnons du poste de paye d’Agua Azul, des compagnons de l’Autre Campagne, là où notre compagnon Francisco Gonzalez Gomez s’est trouvé avec une mauvaise blessure à l’abdomen et par chance il se récupère, bien qu’il ait perdu beaucoup de sang.
Quand ils sont entrés construire des maisons dans le territoire de Bolón Ajaw, ils n’ont jamais eu de respect pour nos compagnes, parce que d’où ils travaillaient passe le chemin d’un champ; nos compagnes allaient apporter du maïs et les méchants fumeurs de marijuana de la OPDDIC se déshabillaient et leur montraient leurs pénis quand elles passaient par là. Un chien ne fait pas ça et comme le plan du mauvais gouvernement est de provoquer, ils le font sans peine.
Une fois de plus ils inventent nos délits, ils nous accusent de ravisseurs, nous qui sommes à lutter contre la mort nous ne sommes pas malades au point d’obtenir des millions d’argents comme le proposent les gouvernements, comme le proposent les députés locaux et fédéraux, nous ne l’avons jamais accepté durant notre lutte, il est clair que nous avons retenu 7 d’entre eux mais nous les avons respectés à tous moments et quand bien même nous leur avons donnés à manger, non de qualité parce que nous n’en avons pas, nous leur avons donnés de l’eau, des chambres non confortables parce que ainsi sont nos maisons, nous leur avons donnés des couvertures, pour finir nous avons respecté leurs droits comme êtres humains, bien qu’ils soient comme des animaux nous savons respecter.
Les 7 personnes qui ont été séquestrées ont déjà été remises en liberté, vivants, sains comme ils l’étaient, ils ont signé un papier quand ils ont été libérés reconnaissant qu’ils ont été respectés.
4 des 5 personnes, des derniers libérés, des noms de Ivan Moreno López, Manuel García Luna, Juan Hernández Moreno et Manuel Hernández López nous commentèrent que monsieur Salomon Moreno Lopez est en partie complice avec d'autres qui ont organisé les provocateurs et bien que nous apprenions qui ils sont, nous ne lui avons fait aucuns dommages. Nous nous ne sommes pas comme les mauvais gouvernements qui condamnent au long terme.
Nous, comme assemblée de bon gouvernement nous n’enfermons jamais pour trouver une bonne solution, nous avons toujours donné de bons signes, diffusant nos déclarations aux collaborateurs des droits de l’homme Fray Bartolomé de las casas.
Notre message a consisté en ce que 2 détenus à Bolón Ajaw puissent sortir et soient donnés à 13 membres de la protection civil, 2 du gouvernement étatique, principalement Antonio Gamboa patron, Carlos Manuel Calvo Martines directeur de la police préventive, 2 de Fray Bartolomé, Jorge Armando Gómez et Pedro Faro et un habitant de la communauté de Agua Azul, à condition que nous ayons libre passage sur les routes, chemins pour tous, sans distinction.
Dans notre seconde remise des 5 détenus qui manquaient à remettre, eux qui étaient détenus dans un autre lieu, nous avons proposé qu’ils soient libérés à la condition qu’ils s’engagent à ne pas retourner occuper le terrain et que se rétablisse la tranquillité. Cela a été notre parole et nous l’accomplissons avec honneur et vérité.
La réponse du mauvais gouvernement à notre proposition a été totalement différente, il s’est vu clairement que le gouvernement demande un dialogue et répond par d’autres choses qui n’ont rien à voir avec ce que l’on était en train de dire; et voilà que nous voyons que les trois hommes politiques connus dans ce pays continuent de gouverner et continueront avec leurs grandes tromperies et leurs ruses.
Cela signifie pour nous que les 3 niveaux de gouvernement sont d'accord pour que continue et succède ce qu’ils nous ont fait et que continue la violence dans tous les coins du pays.
Le procureur Pedro Raul Lopez, procureur spécialiste auprès d’organisations non gouvernementales, a transmis le message de Juan Sabines Guerrero, que se solutionne le problème et dans le cas contraire insinua qu’entrera l’armée, se casserait le dialogue et reprendraient les hostilités.
Nous croyons que les intentions sont là, parce qu’il est visible des mouvements militaires, policiers, PGR, accompagnés par des personnes indigènes, quelques uns se balladant en civils.
Bien que nous ayons proposés une solution, ils nous ont répondus avec des menaces très fortes.
Compagnes et compagnons de l’Autre Campagne nationale et internationale qui ne s’arrêtent pas de diffuser les grands mensonges de ceux de là haut avec leurs actes de violences et leurs déclarations remplies de mensonges comme ce que nous venons de vivre, des gens comme ceux qui se disent gouvernement se consacrent à apprendre aux peuples indigènes à comment tromper. Que vous ne vous confondiez pas, il y a qu’à savoir regarder et écouter la vérité.
La table directive des Abejas, dénonce dans son communiqué du 22 de chaque mois, les fortes tentatives du gouvernment pour diviser, et se solidarise avec les zapatistes.
Terre Sacrée des Martyrs d’Acteal
Chiapas, Mexique
Le 22 février 2010
A toutes les Organisations Sociales et Politiques,
A tous les Défenseurs des Droits de l’Homme,
A la presse Nationale et Internationale,
A la Société Civile,
A l’Autre Campagne et
A l’Opinion Publique
Frères et Soeurs:
Notre coeur a beaucoup de choses à dire ce mois-ci, mais tout ne peut être dit en un instant ou en un jour. Mais oui nous devons raconter et discuter de ce qu’il y a à dire aujourd’hui, bien que ceux de là-haut voudraient faire taire ce que pense notre coeur. Il nous fait de la peine au coeur de voir que nos communautés tsotsiles et tseltales continuent d’être détruites par la machine de la haine et les divisions fabriquées par le mauvais gouvernement. Mais le coeur de la terre et le coeur du ciel nous aident à nous sentir heureux, comme si un arc en ciel se peignait dans le ciel d’Acteal. Parce que les obstacles et pièges que le gouvernement nous pose sur notre chemin, nous les avons brisé et dépassé.
Nous les survivant(e)s de Acteal, qui petits et petites sommes restés sans mère, ni père; notre coeur ne se sent pas bien de voir ici les paramilitaires libérés l’année passée, qui passent tranquillement ici proche de Acteal où il y a de cela douze ans ils nous quittèrent nos familles. Bien que selon eux ils aient signé un pacte avec le gouvernement du Chiapas de ne pas revenir vivre dans leurs maisons. Nous savions que ce n’était pas sûr, c’était simplement un théâtre pour tenter de tromper les survivants de Acteal et les hommes et femmes du peuple du Mexique.
Aujourd'hui, nous partageons avec vous notre consience de maintenir vivante la mémoire de nos frères et soeurs massacrés par l’État mexicain. À travers cet écrit, nous aidons beaucoup de gens à ne pas oublier ce qui s’est passé ici à Acteal en 1997. Le gouvernement avec ses mensonges et impunités ne pourra jamais tromper les gens décents et dignes. Parce que dans notre voix et notre coeur se trouve la vérité de ce qui s’est passé ici. Alors chaque mois nous renouvelons dans nos coeurs et pensées tout ce qui s’est passé et ce qui est en train de se passer, et que la construction de l’Autre Justice, à laquelle nous travaillons déjà, continue de grandir. L’Autre Justice, à présent, ce n’est plus un rêve, parce que les ministres de la Cour Suprême de la Nation du moment où ils ont protégé les assassins de Acteal, pour le peuple mexicain, cette Cour de Justice a perdu son esprit et sa crédibilité. Pour nous elle ne sert dèjà plus à rien. C’est pourquoi nous l’appelons maintenant la Cour Suprême de l’Injustice ou des Riches et des Criminels. Et depuis ici nous commençons à emettre que c’est à ce même peuple à dire comment devrait être la justice, non quelques personnes depuis en haut dont nous ne savons même pas qui les ont mises ou élues. Ce que nous savons d’eux maintenant, c’est qu’ils gagnent beaucoup d’argent au dépens du peuple, en échange d’emmerder les peuples organisés qui eux luttent contre le système oppresseur et répressif.
Le gouvernement continue ses tromperies et mensonges, pour diviser et détruire, l’harmonnie et la paix des communautés tsotsiles et tseltales. C’est que le pouvoir du mauvais gouvernement, bien qu’il démontre déjà sa faiblesse et que bientôt il tombera, il continue cependant de nous attaquer. Comme nous l’avions dit plusieurs fois dans nos communiqués précédents qu’ici à Chenalo, qu’avec le massacre de nos frères et soeurs, ainsi qu’encore avec cette stratégie, non! et il n’a pas pu détruire notre lutte pacifique et non violente. Prochainement les gourvenements consécutifs d’Ernesto Zedillo, Julio Cesar Luis Ferro, auteurs intellectuels du massacre d’Acteal ont étudié comment ils allaient en finir avec notre organisation et faire taire nos cris de justice et de paix et donc ils ont mis en marche la stratégie de cooptation des "leaders". Il paraîtrait que cette stratégie politique d'usure a fonctionné et divisé les Abejas. Mais, ainsi comme notre lutte, la structure de notre organisation n’est pas simple. La racine de notre conviction pour la justice, la paix et la vérité est profonde comme les racine du Ceiba, le grand arbre des mayas.
Nous voyons que Sabines continue d’essayer de paraître un bon gouverneur par ces tournées politiques qu’il est en train de faire dans certaines communautés de Chenalho en offrant des cadeaux. Cela nous donne beaucoup de peine de voir que nombreux de nos frères et soeurs tsotsils tombent dans ce piège. Mais quand il y a des communautés et des organisations qui ne se laissent pas avoir et s’opposent à sa politique, il commence à user de la répression. Comment? Son gouvernement a beaucoup de tactiques et beaucoup de ruses héritées de ses prédécesseurs ou de son père Juan Sabines Gutiérrez qui dans son gouvernement a massacré des paysans. Bien que Juan Sabines Guerrero ait gagné sous l’étiquette du PRD, il continue avec les tactiques des gouvernements priistes précédents d’où lui même provient, parce que tous les partis politiques sont égaux, corrompus et marionnettes des gouvernements capitalistes neolibéraux. Cela se passe également ainsi dans la zone d’Agua Azul et à Mitziton pour seulement mentionner ces deux cas, mais qui ont quelque chose à voir avec la même stratégie d’usure aux communautés organisées. Il paraîtrait que dans la zone de Agua Azul il existe réellement un problème pour les terres et qu’à Mitziton le conflit serait pour des problèmes religieux, mais ce n’est pas ainsi. Nous savons que le gouvernement s’est immiscé dedans, pour qu’entre frères et soeurs ils se battent et se tuent. Si nous vous disons cela c’est par expérience. Parce que c’est ainsi qu’a fonctionné le gouvernement ici à Chenalho en 1997. Parce que nous avions dénoncé 7 mois avant le massacre d’Acteal, que les paramilitaires nous menaçaient et nous obligeaient à arrêter de parler mal du gouvernement oppresseur et répressif et de lutter contre lui. Et le gouvernment n’a jamais envoyé la police pour désarmer et pour punir ces paramilitaires. En revanche il a bien demandé à la police de Sécurité Publique qui aujourd’hui s’appelle police Sectorielle ou Préventive, mais pour voler nos biens et pour entraîner les paramilitaires pour tenter de mettre fin à notre lutte pacifique et à nos frères zapatistes. Et ainsi le gouvernement à travers les mains, yeux, pieds et armes des paramilitaires a massacré 45 de nos compagnons et compagnes ainsi que 4 qui n’étaient pas encore nés.
Alors pourquoi le massacre d’Acteal ? Ce qui s’est passé à Acteal était un message clair, de terreur et de mort au peuple qui défend sa terre d’un projet neolibéral et qui exige que soient respectés ses droits de l’homme et par dessus tous les droits des peuples indigènes. Ce qui est en train de se passer à Agua Azul et Mitziton est motivé par des intérêts économiques, parce que Agua Azul a beaucoup de richesse. Mais si il y a des gens qui vivent là-bas, il est difficile pour le gouvernement de construire son centre touristique sans bruits ni obstacles. C’est pour cela que le gouvernement de Sabines se complaît à ce qu’il y ait des problèmes dans ces zones pour qu’ils soient divisés et qu'il n'y ait pas de force pour s’organiser contre la construction de centres touristiques ni l’autoroute de San Cristobal à Palenque.
Nous, comme organisation pacifiste, cela nous préoccupe que le gouvernement de Juan Sabines n’évite pas, sinon, favorise les affrontements ou un massacre dans les zones déjà mentionnées afin d’obtenir ou d’accomplir les ambitions de quelques riches et puissants capitalistes, ainsi comme l’avaient fait Zedillo et Ruiz Ferro en 1997.
Pour cela nous nous dirigeons vers vous compagnons et compagnes que le gouvernement manipule et vous a mis en tête qu’avec l’argent ou un cadeau on peut vivre en paix et avec la justice. Nous vous disons que ce n’est pas vrai, ce sont de purs mensonges. Nous ne vous demandons pas de vous unir à notre organisation ni de nous faire une faveur personnelle. Mais oui nous vous demandons de ne pas faire davantage de travaux sales pour les mauvais gouvernements des puissants et des riches. Parce que finalement, ceux qui souffriront des conséquences c’est vous, c’est nous; ce n’est pas le gouvernement ni les puissants. Ceux qui donnent des ordres pour tuer et faire n’importe quelle violence contre les gens qui luttent pour leur terre et pour leurs droits humains, eux ne vont jamais en prison.
Nous esperons, que tous et toutes vous comprenez ce que nous avons à faire pour vivre en harmonie avec nous même et avec la nature.
Notre lutte est pour tout; pour la paix, la justice, la liberté et l’autonomie, et dans tout cela nous tenons tous et toutes. Si les hommes veulent vivres en paix et en harmonie, il faut que ce soit aussi ainsi dans la vie des femmes. C’est pour cela que les femmes et la Mesa Directiva des Abejas, nous vous invitons cordialement à marcher avec nous ce 8 mars Journée Internationale de la Femme de Yabteclum à Acteal. Nous commencerons la marche à 8 heures du matin et pensons arriver autour de 11 heures du matin ici à Acteal où nous terminerons par une messe et après tout cela, un repas collectif, où nous partagerons ce que chacun et chacune aura apporté.
Ici se termine notre parole, ici se termine notre discussion. Nous analysons dans nos coeur ce qui est en train de se passer. Si nous faisons quelque chose de mieux ce n'est pas pour l'organisation Las Abejas ou pour une personne, rien de plus, mais c’est pour notre bien de tous et de toutes et pour que nos futurs fils et filles, arrivent dans un monde juste et humain.
A T E N T A M E N T E
La Voix de la Société Civile de “Las Abejas”.
Pour la Mesa Directiva:
José A. Jiménez Pérez
Lásaro Arias Gómez
Agustín Gómez Pérez
Francisco López Sántiz
Agustín Méndez Paciencia Andréz Gómez Vázquez
Traduction: Ju
Correction: Elo
02/03/2010
Nouvelle attaque des paramilitaires de l´Armée de Dieu a Mitziton communauté en resistance contre l´autoroute SCLC - PALENQUE.
C´est ce dimanche 28 février, durant l´après midi, que les compañeros de Mitziton ont donné l´alerte sur des problèmes avec l´Armée de Dieu. La communauté a en effet souffert d´une agression de plus perpétrée par le groupe paramilitaire l´Armée de Dieu, qui ont attaqué par balles et pierres aux hommes, femmes, enfants et anciens de la communauté. L´agression a commencé lorsqu´un adhérent de l´Armé de Dieu coupa 4 arbres sans autorisation de la communauté. Cet homme a par la suite couru jusqu´au commissariat ejidal où plusieurs paramilitaires étaient présents. En entendant le scandale, les compañeros de l´autre campagne se précipitèrent sur place, et furent accueillit violemment.
La route fut bloquée toute la nuit, la police est arrivée sur place et un médiateur à travailler durant toute la nuit. Chaque groupe détient 3 prisonniers. Les négociations ont repris aujourd´hui pour statuer sur un échange de prisonnier.
Le solde de cette attaque est de 3 blessés, 2 par pierre et bâton et un autre par arme a feu.
Ce n´est pas la première attaque contre cette communauté toute proche de San Cristobal, qui lutte contre la construction de l´autoroute San Cristobal Palenque, qui passerait sur leur terre, leur empêchant ainsi de la cultiver.
Récemment deux communiqués sont sortis de la part des compañeros de Mitziton: Le premier dénonçant un trafic de migrant, avec la complicité du gouvernement, et l´autre sur des menaces d´agents Fédéraux dans la communauté.
Article: El fifi
24/02/2010
Plaintes de nouvelles agressions, persécutions, harcelements et menaces dans la zone cotiere du Chiapas, Pijijiapan.
Plaintes de nouvelles agressions, menaces, harcèlements et persécutions
Groupe d’appui de la zone costière (GAZC)
TONALÁ, CHIAPAS 16 février 2010
Au gouvernement fédéral
Au gouvernement de l'état du Chiapas
Au gouvernement municipal de Tonalá, Chiapas
Aux organisations de Défenses des Droits de l’Homme
Aux médias de communication nationale et internationale
Aux adhérents de l’Autre Campagne de l'EZLN
En ce jour du 15 février, ce centre des Droits de l'Homme (GAZC) a reçu l'information que Don Miguel Angel Madrigal Marin de la municipalité de Pijijiapan, a été poursuivi et intimidé par un total de 2 personnes munies d’appareils photographiques, possédant 2 motos et un véhicule de couleur gris avec le numéro de plaques DPK-84-17, situé en face du CBTIS, de cette ville, au moment où il se constituait personnel de ce centre les 2 personnes se retirèrent.
Déjà auparavant et en date du 20 janvier 2010 quand Miguel Angel Madrigal Marin se trouvait dans la rue cinco de Mayo distribuant des Tortillas de maïs (galettes de maïs aux Amériques, aliment de base comme le pain en France) dans la municipalité de Tonalá, un groupe de 10 personnes conduites par Hayde Toledo lui avait bloqué le passage, ils l’avaient menacé et offensé verbalement, en plus de lui soustraire 150 kilogrammes de tortilla, 2 glacières et 4 "linges de tables". Le 21 janvier 2010 pendant la distribution de tortilla, 2 glacières avec 130 kilogrammes de tortilla avaient été soustraites de son véhicule en plus de retrouver le miroir de son rétroviseur brisé, ainsi que le garde-boue et les plaques servant à ouvrir le coffre.
Le mardi 26 janvier 2010, à 12 heures 30 une réunion eut lieu dans la salle du conseil de l'Unité Administrative de la ville de Tonalá, Chiapas, pour traiter le point spécifique de la hausse des tortillas dans la municipalité, suite à la marche qui se réalisa le 5 janvier 2010 dans cette même municipalité. En présence de différentes autorités à caractère fédéral, étatique et municipal, Messieurs Cueto et Los Prados, appartenant à l'Union des Industries de la Pâtes et de la Tortilla, répétèrent à plusieurs reprises des menaces de mort à l’encontre des compagnons Nataniel Hernandez et Bersain Hernandez Zavala pour être ceux, qui selon eux, sont à la tête de ce mouvement contre la hausse de la tortilla et bien que représentées par un agent du Ministère public régional de l’Isthme-Côte les autorités firent la sourde oreille et affirmèrent qu'il faut se fier à la loi de l'offre et de la demande, ce pourquoi les marchands de tortillas de la municipalité maintiennent toujours les prix à 12 pesos le kilogramme de tortilla et ne permettent pas que quiconque vende et/ou distribue des tortillas moins chères.
Ce centre des Droits de l’Homme a reçu ces dernières semaines plusieurs messages de la part du Front Civique de Tonalá, adhérent de l’Autre Campagne de l'EZLN, et des citadins de la municipalité de Tonalá sur les agressions, menaces, harcèlements et persécutions qui se sont produites depuis le 1er février 2010 avec les premières agressions physiques et menaces à l’encontre de C.C BERSAIN HERNANDEZ ZAVALA, ISABEL NATAREN, POULETT CELEN HDEZ, ISABEL ESCOBAR AQUINO ainsi qu’envers le conseiller juridique de notre centre des Droits de l'Homme NATANIEL HERNANDEZ NUNEZ, qui ce jour-là se trouvèrent à une reunion, qui s'est déroulée dans le quartier "Evolución" au sujet de la hausse du prix de la tortilla et à qui il leur fut interdit d'exercer leur droit à la liberté de s'associer et de se réunir par un groupe de 7 personnes toutes portant le nom de famille 'Cueto'.
Le lundi 8 février s'est réalisée une autre réunion dans le quartier de San Fransisco, municipalité de Tonalá. Pendant cette réunion fut décidé la distribution et la livraison de tortilla dans d’autres municipalités et au jour suivant, neuf février il y avait 3 voitures et 3 motos attendant l'arrivée de la voiture qui devait distribuer les tortillas avec l'intention d'intimider et de menacer, prenant des photos aussi bien de ceux qui recevaient comme de ceux qui remettaient les tortillas. Les compagnons entrèrent par le portique de derrière afin d’éviter les agressions.
Malgré cela, 3 autres quartiers, "Nicatan", "Bienestar Social", et "Evolucion" s'organisèrent pour recevoir des tortillas. Dans le quartier "Bienestar Social", le 14 un autre groupe de personnes appartenant au groupe de l'Union des Industries de la Pâte et de la Tortilla attendaient les personnes qui devaient recevoir les tortillas.
Le 11 février, des personnes de ce groupe se présentèrent dans la commune "La Central" de la municipalité de Pijijiapan et menacèrent les travailleurs que s'ils continuaient la distribution de tortillas à Tonalá, ils les frapperaient et leurs quitteraient la marchandise. Ils restèrent en dehors de la maison pendant plus de trois heures empêchant ainsi que sortent les tortillas. Le jour suivant, le 12 février, le même groupe d'industriels est arrivé à 9 heures du soir au même endroit remettant un document, que nous annexons, où s'affirme qu'à partir du 14 février ils seraient en dehors de la tortilleria (où se vendent les tortillas) faisant une vente à un prix inférieur du prix coûtant. Le 13 février autour de 8 heures du soir ils arrivèrent avec l'intention de "convaincre les travailleurs qu'ils arrêtent pour de bon la distribution de tortillas, ou sinon qu'ils comprennent pour de bon qu'ils devront assumer les conséquences que ce problème pourrait leur amener".
Le 15 février dans le quartier de "San Francisco", ils appelèrent par téléphone le père de la personne qui avait reçu les tortillas en lui disant: "Nous savons qui vous êtes, où vous vivez, qui sont vos enfants. Allez-y avec précaution, il y a une personne qui veut vous faire du mal".
De tous ces faits les autorités municipales comme étatiques en ont une connaissance ponctuelle. Ce même jour du 15 février aux heures de la matinée, un groupe formé de représentants de chaque quartier s'est présenté à la Présidence Municipale pour exiger la solution à ces problèmes et la fin des agressions et des menaces, sans obtenir aucune réponse sauf celle d’exiger aux quartiers organisés les permissions correspondantes pour pouvoir distribuer la tortilla.
Face à cette situation nous rendons responsables les autorités de tous préjudices contre les personnes qui exercent leurs droits de s'organiser et de manifester.
L’intégrité personnelle des ejidatarios et ejidatarias de Mitzitón, partisans de l’Autre Campagne, est réellement mise en danger par les membres de la soi-disant Armée de Dieu
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COMMUNAUTÉ DE MITZITÓN, ADHÉRENTS À L’AUTRE CAMPAGNE
Le 8 février 2010
AU CONSEIL DE BON GOUVERNEMENT D’OVENTIC
AUX CAMARADES ADHÉRENTS À L’AUTRE CAMPAGNE
À LA ZESTA INTERNATIONALE
À LA COMISSION SEXTA
AU CNI (CONGRÈS NATIONAL INDIGÈNE)
AUX DÉFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME AU NIVEAU NATIONAL ET INTERNATIONAL
Camarades,
Recevez un grand salut de notre part, nous les compagnons de lutte, Adhérents à l’Autre Campagne de notre communauté de Mitzitón. Nous voulons vous informer de ce qui se passe actuellement dans notre communauté, provoqué par les paramilitaires de l’Armée de Dieu, Ailes d’Aigles.
PREMIÈREMENT : Comme vous vous en souviendrez, le 21 juillet 2009, notre camarade Aurelio Diaz Hernandez a été lâchement assassiné par le paramilitaire Francisco Jiménez Vicente qui de façon frauduleuse, avec préméditation, traîtrise et abus de vulnérabilité, a écrasé notre camarade Aurelio, lequel est mort sur le coup, blessant du même coup 5 autres de nos compagnons. Nous, nous n’oublierons jamais ce jour, nous nous rappelons la façon dont se sont déroulés les faits et nous l’avons ainsi dénoncé. Mais le mauvais gouvernement, qui soi-disant faisait de son mieux pour punir les responsables, est même allé jusqu’à transmettre le dossier du Bureau de la Justice, de l’Unité Autochtone à l’Unité Spéciale pour les Homicides à Tuxtla Gutiérrez. Mais à présent, le Juge de Première Instance du Tribunal Pénal de San Cristobal, selon lequel le délit commis par le paramilitaire Francisco a été reconnu comme FAUTIF et sans préméditation, a placé ce dernier en liberté sous caution. Nous voyons clairement l’impunité avec laquelle se protège le mauvais gouvernement, qui protège de surcroît les groupes paramilitaires pour faire le sale travail et nous décourager dans notre lutte, mais ils n’y arriveront pas. Nous savons très bien que ceux qui luttent pour la défense de nos droits sont persécutés et mis en prison, torturés et que le mauvais gouvernement leur inflige tout le poids de la loi seulement pour avoir protesté, mais aux violeurs de droits et aux assassins, on leur donne même une récompense.
DEUXIÈMEMENT : Douze jours après que le paramilitaire Francisco Jiménez Vicente a obtenu sa libération, ils ont commencé à s’organiser avec plus de force contre notre communauté, ils disent qu’ils sont forts, que le gouvernement est de leur côté et qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent. C’est pour cela que le 3 février 2010, à 21.50 les paramilitaires ont commencé à tirer pour nous effrayer. Le 4 février, un priiste du nom de Francisco Gomez Diaz (ce dernier, avec Carmen Diaz Lopez, est également celui qui a donné l’ordre de nous tuer le 21 juillet 2009 et de ne plus continuer à défendre notre territoire face à la menace de la construction de l’autoroute) a été puni par l’assemblée, pour avoir falsifié des signatures dans le but d’obtenir le tampon de l’agent rural. Nous avons appris que conjointement avec le Maire de San Cristobal de las Casas, ils prétendent diviser notre organisation communautaire en nommant un autre agent rural, le fait étant que dans notre communauté, par nos us et coutumes, et prenant en compte la responsabilité de nos camarades, nous les nommons en assemblée et non en petits groupes. Ils disent qu’avec un autre agent rural ils nous donneront plus d’aides économiques et ainsi ils en finiront avec nous, mais nous, nous n’acceptons pas les miettes du mauvais gouvernement et nous ne sommes pas dupes.
TROISIÈMEMENT : Hier, 7 février 2010, à huit heures du matin, Francisco Gomez Diaz et le groupe de paramilitaires se sont à nouveau réunis pour mettre au point leurs plans et convenir de l’achat d’armes dans le but de détruire l’organisation de notre communauté. « N’ayons pas peur », ont-ils dit, « car même si nous commettons le délit le plus grave, qui est le meurtre, on ne nous mettra pas en prison, et s’ils nous y mettent, le gouvernement nous en fera sortir rapidement, parce que nous avons l’exemple de Francisco Jiménez Vicente déjà en liberté » À deux heures de l’après-midi on a de nouveau entendu des détonations.
QUATRIÈMEMENT : Nous voulons exprimer notre inquiétude la plus profonde, car, au cours de la réunion d’hier, les paramilitaires ont dit qu’ils allaient arrêter un membre des autorités des ejidos adhérent à l’autre Campagne, ainsi qu’un membre du Centre des Droits de l’Homme Fray Bartolomé de Las Casas et qu’ils les feraient disparaître afin que nous cessions de défendre nos droits, en particulier ceux de notre territoire. Ces menaces nous inquiètent du fait que nous savons tous avec quel degré de violence agissent ces paramilitaires.
Nous voulons réaffirmer au mauvais gouvernement que :
Nos accords ont déjà été pris en Assemblée, à savoir que nous ne voulons plus de délinquants, d’assassins ni de paramilitaires dans notre communauté. A quand leur transfert par le mauvais gouvernement ?
Nous ne sommes pas d’accord avec la mise en liberté de Francisco Jiménez Vicente, car c’est un assassin qui, en collaboration avec d’autres dirigeants paramilitaires de notre communauté, se sont organisés pour en finir avec notre lutte. Qu’on cesse d’alimenter l’impunité.
Nous rendons le mauvais gouvernement responsable de ce qui arrivera à notre communauté.
Le respect de nos droits en tant que villages indiens.
Frères et sœurs adhérents à l’Autre Campagne, nous vous demandons d’être attentifs et d’exprimer publiquement votre inquiétude face aux menaces graves des paramilitaires. Nous voulons que nos camarades, qui souffrent de la violence et des agressions des paramilitaires, sachent que nous ne sommes pas seuls, que nos peuples sont unifiés et que nous ne serons jamais écrasés.
Zapata vit et la lutte se poursuit !
Prisonniers politiques Liberté !
Le Peuple Unifié Jamais ne Sera Écrasé !
Cordialement,
Le peuple organisé de Mitzitón
ADHÉRENT À L’AUTRE CAMPAGNE
Traduit par Catherine Leclerc.
09/02/2010
Attaque zapatiste: au moins 12 paramilitaires blessés.
!!! ARTICLE PUBLIE AVANT LE COMMUNIQUE DE LA JBG DE MORELIA !!!
Ces informations refletent ce qu´ont dit les médias, mais ne relatent pas les faits comme ils se sont passés!!
Malgré un fort manque d´information, et différentes sources médiatiques qui utilisent le flou de la situation pour se lancer dans des élucubrations sur l´EZLN, il semblerait que le 7 de février eut lieu un affrontement a Bolon Ajaw, avec pour résultat 12 blessés, 4 par balles et 8 par arme blanche, dont un grave.
Le deuxième affrontement de l´année entre l´EZLN et le groupe paramilitaire de l´OPDDIC, fut probablement l´un des plus violents. Les Bases d´appuis Zapatistes ont donc décidé de récupérer le terrain, ou ils avaient été expulsé le 21 janvier par l´OPDDIC, et durant le conflit ils ont blessé 12 personnes, mais nous ne savons pas combien de blessés il y a eut dans la bande zapatiste.
Les deux groupes se disputent la possession de Bolon Ajaw, situé dans la municipalité autonome Commandante Ramona, qui est une réserve écologique, ou se trouvent les cascades de Agua Azul et un autre ensemble de cascades encore vierges, que des familles zapatistes tzeltales protégeaient.
Il faut resituer dorénavant le contexte. La communauté Bolon Ajaw est idéalement placé, proche de Agua Azul, l´un des hauts lieux du tourisme Chiapaneque, mais aussi dans une région exceptionnelle, a fort potentiel touristique. Le gouvernement depuis plusieurs années maintenant cherche a faire du Chiapas le nouveau Cancun, mais le cancun éthique, un chiapas d´écotourisme, un chiapas respectueux de la nature...mais pas des peuples.
Les projets d´écotourisme montés dans la foret lacandons par les indigènes des caraïbes Lancandon, ou les projets montés dans la Réserve de la Encrucijada, sont des exemples flagrants d´échec, et de tentative de rentabilisation des communautés qui ne ramène pas de denier a l´état.
Ce n´est pas la première fois que des actes violents se sont déroulés a Bolon Ajaw, de multiples tentatives de délogement ou d´agressions se sont déroulés durant les années 2006,2007,2008. En 2009 un calme plus ou moins précaire régnait sur la région, mais en janvier 2010, on comprit que ce calme était stratégique.
L´OPDDIC est une organisation paramilitaire connue et dénoncée et qui a pour faits d´arme plusieurs assassinant, attaques contre des enfants, femmes, hommes, défenseurs des droits de l´homme,.
Auteur: El fifi
02/02/2010
Ecotourisme: Nouvelles expulsions violentes pour les plans écotouristique du gouvernement.
La guerre de basse intensité s´intensifie, apres l´expulsion de la communauté San Pedro, Base d´appui Zapatiste, deux nouvelles communautés ont été victimes d´expulsion violente, par le gouvernement qui répondait supposément a une demande des lacandons.
Des indigènes qui habitaient depuis 20 ans les localités d'El Semental et de San Pedro, dans la réserve de la biosphère de Montes Azules au coeur de la forêt Lacandone, furent délogés par des policiers fédéraux, membres de l'armée Mexicaine et du bureau fédéral de protection de l'environnement (la Procuraduría Federal de Protección al Ambiente (Profepa).
Au cours d'une visite effectuée dans la réserve mardi dernier, Patricio Patron Laviada, employé de la Profepa, se mit d'accord avec le gouvernement de l'état pour accélérer le délogement de quelques 8 localités situées dans la réserve de la biosphère.
Quelques heures plus tard, des centaines de policiers et de militaires expulsèrent la vingtaine de familles qui habitent la zone.
Une source du gouvernement chiapanèque a déclaré que ce délogement "a été pacifique, et [qu'] il existe un compromis de relogement hors de la forêt des familles qui l'ont quittée". Cependant, un employé fédéral rapporte qu'arrivé en ce lieu, il n'a trouvé personne, les familles avaient fuit des heures auparavant. D´autres sources des villageois disent que le délogement n´a en rien été pacifique, " le gouvernement n´a montré aucune disposition au dialogue (...) la police a brulé des maisons et les biens des paysans et des familles ont fuit jusqu´a la montagne pour ne pas etre arrétées."
Manuel Aguilar Cruz et Manuel Aguilar Silvano, deux indigènes sans terre qui arrivèrent dans la forêt à la recherche d'un lieu où installer leurs familles, ont été arrêtés ce mercredi 20 janvier au cours de l'opération dans la localité de San Pedro Guanil, et selon le rapport du bureau judiciaire de l'état, ils se trouvaient en possession d'une carabine 22 et d'un AK47, ainsi que de 28 cartouches en état de fonctionnement.
Les autres habitants -hommes, femmes et enfants- ont été emmenés à la délégation régionale du DIF dans la municipalité de Palenque, où ils ont entamé le dialogue avec les autorités pour leur retour; tandis que les indigènes qui se trouvaient dans la localité d'El Semental se sont enfuis au coeur de la forêt au moment du délogement, et que l'on ignore même leur destination.
El semental fut déjà évacué à deux reprises mais ses habitants revinrent; cette fois -dans le but de les en empêcher-, on a emmené le bétail ainsi que tout ce qui leur appartenait, les habitations et les cultures ont été détruites, et la zone reste sous protection policière.
Des Lacandons qui réclament la forêt et qui se sont retrouvé favorisés par le délogement ont envoyé au gouvernement de l'état une lettre dans laquelle ils demandent des moyens pour reboiser les zones connues sous le nom de Lagunas Yaqui, Ojos Azules, et El Suspiro.
Dans cette missive, signée par Carmelino Flores Montejo, Antonio Velazco Gutiérrez et Mariano Flores Montejo, ils expliquent que ces terrains "seront occupés par 20 lacandons de Nouvelle Palestine", lesquels entendent établir en ces lieux un centre touristique...
De nombreux émettent des doutes, qu´un projet touristique, quand bien même "écotouristique" prendra plus soin de l´environnement qu´une communauté indigene.
Traduction: Yannick
Commentaire: El fifi
01/02/2010
Violente expulsion de la base d´appui San Pedro, dénonciation de la Garucha.
Caracol en résistance “Jusqu’a un Nouveau levé de soleil”
Junta de Buen Gobierno “Le chemin du futur”
La Garrucha, Chiapas, Mexico
28 Janvier 2010
Aux sociétés civiles nationales et internationales
Aux compagnons adhérents « la Otra Campaña » nationaux et internationaux
Aux frères des droits de l’homme nationaux et internationaux
Frères et Sœurs,
La Junta de Buen Gobierno “le Chemin du futur”, dénonce l’expulsion qui a eu lieu le 22 janvier 2010 au sein du village de “Laguna San Pedro” municipalité autonome de Ricardo Flores Magnon des bases d’appui Zapatistes.
Le mauvais gouvernement fédéral et de l’Etat partisan du PRD de Juan Sabines Guerrero et du président municipal Carlos Leon Solorsano Arcia d’Ocosingo, a effectué une opération militaire avec des policiers accompagnés de fonctionnaires du mauvais gouvernement, le procureur fédéral de l’environnement (PROFEPA), et quatre hélicoptères qui ont survolé le village de “Laguna San Pedro”, afin de causer la peur aux habitants.
Ceux qui ont participé à cette opération policière, à savoir l’armée mexicaine et fonctionnaires du gouvernement, cameraman, journalistes fonctionnaires du gouvernement, ont parlé avec les hommes et femmes du village pendant que la police en profitait pour bruler les maisons de la base d’appui zapatiste.
Comment le mauvais gouvernement peut-il parler de dialogue pendant que sa police et son armée brulent les biens des compagnons de la base d’appui Zapatiste ?
Pendant que les maisons des compagnons étaient en train de bruler, Hommes, Femmes et Enfants ont été obligé de monter dans les hélicoptères qui les ont transférés jusqu'à Palenque.
Comment est ce possible que le mauvais gouvernement puisse expulser les indigènes chiapanèque et mexicains alors qu’il va occuper les terres pour des infrastructures éco-touristiques prévues pour d’autres nations ?
De plus, les trois pouvoirs du mauvais gouvernement parlent de relogement des populations, alors qu’ils souffrent de faim et de froid dans des auberges à Palenque. Ainsi nous demandons où est le relogement de ses frères Zapatiste ? Quel gouvernement menteur et trompeur, il brule des maisons d’indigènes pendant que les journalistes parlent du relogement des compagnons des bases d’appui Zapatistes
Puis, les journalistes policiers demandent; Qui fait les réunions ? Qui dirige les réunions ? Ainsi se serait un bon relogement à la mauvaise manière du gouvernement qui se dit faire de bonnes choses malgré le fait que les familles sont toujours dans des auberges de Palenque.
Ce sont les préjudices que provoquent le gouvernement envers nos compagnons des bases d’appuis Zapatistes:
*Il brule des maisons,
*Détruit les arbres fruitiers,
*Vole les coopératives
*Et détruits les nécessités élémentaires, maïs, haricots, vêtements et chaussures, tous les biens de premières nécessitées comme les outils de travail.
Ces lamentables faits se résument à un montant total de $ 585,115.00 (soit 32 612€).
Ces faits ont eu lieu au sein du village de “Laguna San Pedro” municipalité autonome de Ricardo Flores Magnon des bases d’appui Zapatistes.
ATENTAMENTE
JUNTA DE BUEN GOBIERNO
Traduction: Tony
25/01/2010
La JBG de Morelia dénonce agressions et menaces de la part de l´OPDDIC.
La Junta de Buen Gobierno ("conseils de bon gouvernement") du caracol IV de Morelia, dénonce les provocations et les menaces de la OPDDIC.
Le 23 janvier 2010 , Morelia, Chiapas, México
Aux moyens de communication alternatifs,
Aux compañeros de l'Autre Campagne du Méxique,
Aux compañeros de la Sexta Internationale,
Frères et Soeurs,
compañeras y compañeros:
Nous, Junta de Buen Gobierno torbeliinos de nuestras palabras, faisons cette déclaration publique à propos d'un problème agraire provoqué par un groupe de 57 personnes appartenant à la OPDDIC, organisation pour la défense des droits indigènes et de la communauté paysanne, déjà bien connue par le Mexique notre pays et par la planète terre.
Le 20 janvirer 2010, un groupe de personnes appartenant à la OPPDIC et habitants de l'ejido Agua Azul ont provoqué un problème en cherchant l'affrontement entre indigènes alors qu'ils s'accaparaient d´un terrain qui se situe à l'intérieur du territoire du nouveau elijo Bolon Ajaw,municipio autonome Comandante Ramona.
Ce groupe de personnes a foulé le terrain à 8H, adoptant une attitude agressive, machettes à la main, prêts à les utiliser et à blesser nos compañeros, bases d'appui de l'ejido Bolon Ajaw, de plus, quelques personnes avaient des armes de calibre 38 et calibre 22 et 4 personnes une radio de communication.
Les personnes à la tête de cette agression et qui tentèrent de dépouiller les terres de nos compañeros sont :
Adolfo Moreno Estrada, Miguel Silvano Pérez, Adolfo Luna López, Geremías López Hernández, Oscar García López, Salamón Moreno López, José Alberto Urbino López, accompagnés d'un avocat, Horacio Chipis Gallegos, cela fait peu de temps qu'il est arrivé dans l'ejido Agua Azul, ils lui ont même déjà construit sa maison en ce lieu.
Les personnes provocatrices de l'OPDDIC ont construit 3 maisons de dimension 3x4 avec un toit de palmes et c'est ici, dans ces maisons construites, qu'elles restent maintenant.
Le 21 janvier 2010 dans l'après-midi, les agresseurs ont été vus par nos compañeros, fumant des cigarettes faites par eux-mêmes avec de la marijuana, ingérant sa fumée malodorante.
L'objectif de ces personnes est double : cela concerne d'abord les cascades de Bolon Ajaw,mais leur intention est aussi portée sur la terre et les réserves écologiques.
Comme nous connaissons déjà ces personnes se livrant aux projets de Felipe Calderon et de Juan Sabines de vouloir négocier nos richesses naturelles, nous nous imaginons donc maintenant qu'ils sont aussi affamés d'argent sans prendre en compte les conséquences possibles.
Nous, les bases d'appui du municipio autonome Comandante Ramona, n'allons pas leur livrer nos richesses naturelles, mais de n'importe quelle manière, nous allons les défendre.
Attentivement
LA JUNTA DE BUEN GOBIERNO, CARACOL IV TORBELLINO DE NUESTRAS PALABRAS.
Traduction Margot
25/01/2010
Anniversaire des 50 années episcopales de Don Samuel Ruiz, des milliers de personnes présentes.
C´est hier, le lundi 25 janvier, que Don Samuel Ruiz Garcia, l´eveque émérite de San Cristobal, a feter ses 50 années episcopal. Des milliers d´indigenes, de différentes organisations, ainsi qu´un grand nombre de San Cristobalense, se sont rendus sur la place de la cathédrale pour rendre hommage a leur eveque qui a tant donné durant les années ou il fut eveque.
Des personnalités du Pérou, du Brésil se sont également rendues sur place pour saluer, l´eveque de la théorie de la libération le plus actif.
Retrouver la vidéo du texte lu par "pueblo Creyente" et ses revendications sur le Youtube de Espoir Chiapas:
Communiqué des Abejas du 22.01.2010, premier de la nouvelle Mesa Directiva
Voici, ci dessous le communiqué lu par José Alfredo Jimenez Perez, le nouveau Président de la Mesa Directiva, ancien responsable de l´air de communication des Abejas, et auteur de différentes vidéos, dont "Actéal, 10 ans d´impunité...et combien de plus?" qui sera diffuser incessamment sous peu en France par Espoir Chiapas
Ce communiqué revient moins sur la demande de justice pour le cas d´Acteal, mais s´intéresse plus a la construction et a l´union des luttes... Il revient notamment sur le scandale de la militarisation américaine d´Haïti, sur les entrainements de paramilitaires a l´arme lourde dans le municipe de Chenalho et sur la construction d´une autre justice au Mexique, décidée et construite par le peuple.
La voix de l’Organisation Société Civile de « Las Abejas ».
Terre Sacrée des Martyrs
Acteal site de conscience de l’humanité
Chiapas, Mexico.
Le 22 Janvier 2010
A toutes les Organisations Sociales et Politiques,
A tous les défenseurs des Droits de l´homme,
A la presse Nationale et Internationale,
A la Société Civile,
A l´Autre Campagne et
A l´opinion Publique
En ce jour, nous saluons nos frères et nos sœurs qui hier ont survécu aux mensonges, tromperies, injustices et à la crise causée par les gouvernements d’Etat et Fédéral. Quand est née cette année, dans son premier levé de soleil, nous avons ouvert nos portes et fenêtres cherchant à saluer une vie d’harmonie dans notre Mexique; mais lorsque nous avons fini de bien ouvrir nos yeux, nous avons vu notre pays dans une situation bien pire que l’année passée. Et si nous voyons aujourd’hui le soleil, le ciel, les plantes, les oiseaux et les fleures joyeux et avec de l’espoir ; c’est par la résistance d’hommes et de femmes qui n’ont pas vendu leur conscience et qui sont avant tout solides.
Ces luttes et résistances d’hier, se renouvellent aujourd’hui. Il y a des choses qui s’en vont et s’arrêtent, mais il y a des choses qui renaissent, restent et qui jamais ne s’oublient. C’est pourquoi, nous sommes ici pour se souvenir du massacre d’Acteal. Pour les oreilles des personnes du pouvoir, Acteal est un mal de tête. Acteal, ne laissera pas tranquille ceux qui se font appeler Ministres de la Cour Suprême de Justice, ainsi pour notre conscience et notre vraie parole, ils ne sont rien de plus que les auteurs intellectuels du massacre d’Acteal. Après avoir libérer les paramilitaires, auteurs matériels du massacre d’Acteal, ceux qui se font appeler Ministres ont maintenant, conclu à une thèse : « Ainsi devrait être appliquées les décisions par les juges et magistrats de tout le pays pour des cas similaires ». Nous leur demandons : « A quand d’autres juges libérerons également d’autres assassins et à quand succédera un autre Acteal ? Ou, quand sera-t-il urgent de diriger les enquêtes contre les ex-présidents et hauts fonctionnaires, auteurs intellectuels de ses crimes de lèse humanité. »
Quand la justice du Mexique a échoué après la décision de la Cour Suprême de l’Impunité ou la Cour des Riches et Criminels, nous nous sommes mis à fouiller ce qu’il restait à faire, et ainsi nous le faisons. Après le Forum de Conscience et d’Espoir ; Construisant l’Autre Justice que nous avons réalisé l’année passée ici à Acteal, le chemin que nous devons suivre nous semble clair. C’est un chemin que nombreux et nombreuses d’entre nous marcheront. C’est un chemin pour arriver à la vérité et qui nous emmènera vers la construction d’une Autre Justice au Mexique, réfléchie et décidée depuis le peuple.
Malgré que ceux d’en haut discutent de thème sur l’application d’une justice comme celle du cas d’Acteal, ici les paramilitaires de Chenalho continuent à réaliser des tirs d’armes à feu, causant ainsi la peur, alors qu’à peine vient de naitre cette année, la bas dans la zone de la communauté C’anolal, il s’est entendu des tirs d’armes lourdes. Nous voyons que ce problème ne va pas se solutionner car le gouvernement de Sabines et de Calderón continue d’alimenter la guerre de contre insurrection. Parce que notre pays continu d’être régit par un système d’oppresseurs et de répresseurs.
Et pour finir de tuer notre lutte, le gouvernement œuvre en remettant des cadeaux, alors que, tristement, nos frères et sœurs, lors de la réception de l´appui de Sabines, pensent que le changement existe dans le gouvernement et ils ne s´en rendent pas compte ou alors cela leur est égal, ces appuis ne résoudront en rien les vraies demandes du peuple natif et se sont surtout des programmes gouvernementaux pensés pour manipuler les gens afin qu’ils arrêtent de lutter contre le système capitaliste.
C’est ainsi que nous commençons cette année. Le Mexique s’abrite avec des mensonges et des injustices. Les gouvernements se préparent à continuer leurs projets néolibéraux, dépouillant les paysans de leurs terres, incriminant les luttes justes des organisations et mouvements sociaux, comme nous en avons souffert l’année passée. Ils font n’importe quoi pour que la justice du massacre d’Acteal reste impunie. Mais cette année, notre père le soleil et notre mère la lune, nous ont aussi préparés des événements qui nous encouragent et confirment notre lutte pour la justice et la paix. Ce grand événement pour notre chemin est la célébration des 50 ans de travail de notre Tatik* Samuel, de notre frère, de notre défenseur et protecteur de nos droits indigènes. Nous le remercions avec toute la force de notre cœur au nom des dieux Père-Mère car il nous a appris à lutter pour nos droits et à ne pas vendre notre dignité et notre liberté. Aujourd’hui, il y a un congrès théologique à San Cristobal de Las Casas et les jours du 24 et 25 de ce mois, nous irons le saluer et le remercier pour avoir marcher avec nous et pour tout ce qu’il a fait en vue de la recherche de la paix, de la justice et surtout pour le massacre d’Acteal.
Nous voulons, depuis Acteal, nous solidariser du cœur avec les frères et sœurs et enfants du peuple d’Haïti pour la tragédie qu’ils ont subi il y a quelques jours dans ces terres des Caraïbes. Ce qui nous indigne, c’est que ces faits ne sont pas naturels. Il n’est pas juste que des innocents payent les conséquences de quelconque expérimentation. Nous voulons demander urgemment au président des Etats-Unis que ses troupes n’obstruent pas la livraison des aides humanitaires pour nos frères et sœurs haïtiens. Nous, comme pacifistes, nous pensons que le travail de livraison des aides humanitaires peut être fait par des personnes civiles. Ou, le cas de la militarisation d’Haïti de la part des Etats-Unis serait-il bien plus qu’une stratégie d’appui humanitaire ? Est-ce cela la paix qu’Obama a dite dans son discours lors de la remise de son premier prix de la paix ?
C´est ainsi que nait cette année et les situations qui se présentent également durant ce premier mois de 2010. Nous espérons que nos rêves d’hier se confirmeront désormais aujourd’hui. Il y a encore beaucoup de choses manquantes pour que cela se fasse.
Il manque encore l’union de notre force avec les frères qui rêvent d’une constitution d’un Mexique indépendant et libre. Dans nos rêves nous voyons que notre lutte va être grande et chaque fois encore plus grand et forte.
Vous êtes tous inviter à marcher avec nous sur ce chemin.
La voix de l’Organisation Société Civile de « Las Abejas ».
Traduction : Tony
*Eveque en tzotzil.
16/01/2010
Communiqué des Abejas du 22.12.2009, a 12 ans du massacre
Suite au forum pour l´espoir et une autre justice, le 22 décembre eut lieu a Acteal a la traditionnelle cérémonie de mémoire du massacre d´Acteal qui tua 45 indigenes dans leur majorité femmes et enfants.
Ce communiqué revient sur l´injustice et l´impunité supreme dont souffre l´organisation et les victimes, dénonce les differentes exactions du gouvernement ce dernier mois. Le communiqué laisse aussi la parole aux femmes de l´organisation qui demande justice et paix, puis dénonce le prix nobel donné au Président Obama. On n´assure pas la paix par la guerre. Enfin la fin du communiqué - diffusé en décembre 2009 - revient sur les rumeurs persistantes d´une révolution pour 2010.
A toutes les Organisations Sociales et Politiques
A tous les défenseurs des Droits de l´homme
A la presse Nationale et Internationale
A la Société Civile
A l´Autre Campagne et
A l´opinion Publique
Frères et Sœurs,
Notre mémoire nous rappelle ce que nos grands pères et grands mère nous ont conté, que quand un peuple fait du bruit et dérange les maitres du pouvoir, du mensonge et de la mort, ce peuple est réprimé et assassiné. Mais non seulement ils nous ont conté la douleur et la tragédie, mais aussi ils nous ont conté comment lutter, comment s´organiser et comment agir.
Nos ancêtres, nous ont raconté aussi que pour vaincre, nous devons être simples et humbles, mais avec le cœur et la pensée regardant et pensant.
Aujourd´hui a 12 fois, 12 mois du massacre d´acteal, ici nous continuons avec notre lutte et organisation, croissant, et marchant avec d´autres organisations et luttes. Nous croissons comme croient les ruisseaux de Chenalho dans les temps de pluies. Et quand ils croissent, croit le bruit qu´ils font et le bruit croit encore plus quand ils se joignent a d´autre ruisseaux et beaucoup plus quand il croise des fleuves.
Croit notre propre courage, parce que a la douleur de la mort, a la rage de l´impunité, s´est ajouté la moquerie. La moquerie de quelques juges qui se disent suprêmes représentants de la justice, et laissent libres des assassins comme s´ils étaient innocents. La moquerie d´un gouvernement qui récompense les paramilitaires avec des maisons et des terres alors que les survivants d´Acteal marchande un soutien pour soigner leur blessures qui continuent littéralement à être ouverte. La moquerie de quelques paramilitaires qui signent des accords pour qu´on leur donne des terres dans d´autres municipalités mais qui passent librement a Chenalho.
Mais ce n´est pas seulement le cas d´Acteal. La liste des offenses est très longue, et ne tient pas dans un communiqué. Depuis les tirs d´arme de haut calibre près de Tzajalch´en il y a a peine quelques jours, jusqu´au compañeros et compañeras de lutte prisonniers, disparus, assassinés dans ces derniers mois. L´uns d´eux, il y a a peine quelques jours, Mariano Abarca de Chicomuselo, tué par balle pour défendre sa communauté des mines canadienne. Aussi les compañeros de Mitziton et de Venustiano Carranza écrasé par des camionnettes assassines. Et maintenant les compañeros électriciens licenciés de leur travail de la nuit au matin. Et bien que ce ne soit pas une nouvelle information, nous ne pouvons pas oublier l´insulte d´avoir condamné Ignacio del Valle, leader des paysans d´Atenco à 112 ans de prison.
Au Chiapas, ont resurgi les attaques contre les membres de l´Eglise mit avec le peuple, premièrement se furent les pères Juan Manuel Hurtado de Altamirano et Jesus Landin de Venustiano Carranza. Dernièrement, ce fut notre propre curé Marcelo Perez qui a été agressé deux fois en un mois, dans sa maison et sur sa personne.
Le peuple se noie dans la boue de la crise causée par le gouvernement. Qu´a le gouvernement pour la survivance du peuple ? Seulement des moqueries de plus. Il offre la réélection des mauvais gouvernants, pour qu’ils aient le temps suffisant pour voler tout ce qu’ il reste du patrimoine de notre nation. A 100 ans de Francisco I. Madero, le gouvernement de Felipe Calderon n´a pas de meilleur idée que ca. Au lieu de célébrer les 100 ans de Zapata, ils délogent les paysans de leur terre pour construire des autoroutes, des mines, des hôtels de luxe et des aéroports.
Douze fois, douze mois se sont écoulés depuis le Massacre d´Actéal. Les rouages du calendrier continuent de tourner et de compléter leurs cycles. Nous ne savons pas quels secrets cachent les étoiles pour 2010 ou 2012, mais si nous savons ce que cachent les cœurs. Les cœurs des mexicains cachent la même chose que nous : douleur, courage, indignation. Et beaucoup de cœurs aussi se trouvent le désespoir. Mais nous conservons l´espoir. Malgré tout.
Nos ancêtres mayas nous racontent que les frères Juajpu et Ixbalanké ont été appelé dans l´inframonde pour jouer avec les Señores de Xibalba. Mais au lieu de jouer avec eux, les Señores Xibalba ont voulu les tuer parce que le bruit qu´ils faisaient les dérangeaient. Les jumelles étaient tres prêtes, elles ont usé leur intelligence pour défier toutes les tromperies. Finalement jusqu´a la mort ils les ont surpassé avec la résurrection. Seulement avec leur savoir, l´humilité, et la simplicité ils ont pu vaincre le pouvoir de Xibalba.
Aujourd´hui les Señores de Xibalba sont les gouvernements estatale et fédéral, les fonctionnaires corrompus, et tous ceux qui font l´injustice, l´oppression et la violence contre le peuple en lutte. Contre eux ont lutté nos frères massacrés d´Acteal, sans autres armes que le jeun et la prière, et ils n´ont pas eut peur de la mort. Ils ont suivi l exemple de nos ancêtres Jujnapu et Ixbalanké. Et comme eux, ils ressuscitent. Nous croyons dans la résurrection car nous la voyons, nous la vivons. Les paramilitaires ont cru qu´ils allaient en terminer avec notre semence et non seulement nous n´avons pas disparus mais notre Dieu Père-Mère nous a donné des ailes pour voler dans de nombreuses partie du Mexique et d´autres pays du monde pour dénoncer l´injustice et les mensonges du gouvernement pour annoncer la vérité et la paix que veulent les peuples. Et bien que parfois nous nous sentions fatigués, nous disons merci à notre Dieu Père-Mère car il nous donne de nouvelles forces pour continuer a lutter
Cela fait quelques jours nous avons appris que le président des Etats-Unis, Obama, a reçu un grand prix de la Paix. Ainsi, comme nous ne comprenons pas pourquoi la Court Suprême de Justice peut laisser libre les assassins d´acteal, nous ne comprenons pas comment ils peuvent donner un prix de la Paix a qui impulse la guerre. Il parait que l´impunité et le mensonge enseignorise la terre. Le Président Obama a dit dans son discours, lors de la remise du prix, que la guerre est le chemin pour la paix. Mais ceci n e peut pas être vrai. La Paix est le chemin pour la Paix comme a dit Gandhi, pas la guerre. Pour cela, nous ne pouvons pas donner notre confiance dans les armes qui tuent, ni dans les politiciens mensongers, ni aux Ministres, ni aux Présidents, ni aux Gouverneurs. Nous mettons notre confiance en Dieu et au peuple organisé qui lutte pacifiquement, mais sans avoir peur de la mort. Nous mettons notre confiance dans ceux qui pensent et parlent comme les femmes des Abejas, qui ont aussi donner leur parole dans ce communiqué
Nous les femmes, nous ne voulons pas que sortent libre plus de paramilitaires, parce que ce qu’ils ont fait, fut de tuer nos êtres chers. Quelques-unes d’entre nous avons vu ce qu´ils ont fait. C´est la vérité, ce n´est pas un mensonge.
Ce que nous voulons c´est la paix, nous ne voulons pas la guerre. Nous voulons que se résolvent les problèmes pacifiquement. Que les gens communiquent, pensent. Qu´ils n´achètent plus d´armes. Nous voulons que le gouvernement réfléchisse, qu´il ne continue pas sa politique de tuer, diviser et tromper le peuple avec ces projets de mort et non de vie. La parole est notre arme. Nous ne voulons pas un autre 97. Comme artisans nous continuons à broder et à tisser la paix.
Et justement cet exemple que nous partagent les femmes de « tisser la paix » est ce qu´a à faire le peuple du Mexique, qui a été violé de ses droits de l´homme de la part de l´état. Si les chargés d´appliquer la justice se sont corrompus, nous devons « tisser notre propre justice » et non l´application d´une « justice à la main » ou de lynchage, sinon une autre justice pensée et décidée par le peuple. Une justice vraie, qui cherche et sort à la lumière les auteurs intellectuels de la Guerre de contre insurrection au Chiapas. Ernesto Zedillo, Emilio Chuayffet, Gral Enrique Cervantes, Julio Cesar Ruiz Ferro, Gral Mario Renan Castillo et les autres complices et que le peuple du Mexique le juge avec sa mémoire et sa conscience.
Pour continuer à broder et tisser la justice et la paix, la paix et la vérité, la Coalition Internationale de Sites de Conscience a reconnu Acteal comme parti de ses sites de conscience. « Site de Conscience » est un réseau mondial et ce sont des sites historiques dédié à commémorer des événements passés de lutte pour la justice et de s´occuper de sa place dans l´actualité. Cette reconnaissance nous fait comprendre que nous devons continuer avec notre lutte pour la justice, la paix, et pour la défense des droits de l´homme. Il y a beaucoup à faire mais nous savons que nous devons nous unir et nous organiser et agir ensemble dans la lutte. Malgré les obstacles et agressions que nous fait le gouvernement nous continuons ici, et nous allons y être, et chaque fois plus unis et plus nombreux
Finalement nous terminerons notre parole en disant que nous ne voulons pas que en 2010 se célèbre le centenaire de la Révolution en niant les idéaux de Madero et de Zapata comme le fait le gouvernement de Felipe Calderon. Nous ne voulons pas non plus une guerre qui va couter le sang de millions de frères. Si, nous voulons une nouvelle révolution, mais une révolution non-violente pour que nous ayons la liberté, la justice et la paix et pour récupérer la terre des mains de ceux qui la détruisent, la pillent et qu’elle retourne aux mains de ceux qui savent l´aimer et la protéger comme notre Terre Mere.
Traduction El fifi
11/01/2010
Resistance Civil d´adhérents de l´autre Campagne pres de Comitan.
L´organisation LUMIERE ET FORCE DU PEUPLE, de la région frontalière du Chiapas, adhérente de l´autre campagne de l´EZLN, a annoncé "avec indignation et courage" qu´ils se mettraient en résistance civil "face a l´intention de privatiser l´eau" de la part du gouvernement. " Nous n´allons pas laisser nous faire arracher la ressource la plus importante qui nous donne vie comme peuple et comme humanité. Parce que privatiser l´eau c´est privatiser la vie"
Dans une communication dirigée au Président Felipe Calderon et au Gouverneur Juan Sabines Guerrero, Lumière et Force du peuple, manifeste leur décision de ""prendre en nos mains les sources d´eau, rivières, et fleuves qui ancestralement nous ont servit pour arroser notre production et trouver ainsi notre nourriture de tous les jours"
Et il avertit: " A vous comme autorités, que ce soit bien claire: Nous allons lutter pour défendre notre eau comme partie de la vie"
L´organisation rajoute "Nos agents municipaux et commissaires ejidale nous ont informé qu´a travers de la présidence municipale de Comitan, et des réunions ont été réalisées avec le président municipal Oscar Eduardo Ramirez Aguilar, qui a ordonné a nos autorités que les communautés, campements, terrains communaux commencent le processus de concession et de enregistrement du système d´eau dans les communautés et que nous devons nous mettre a enregistrer les sources, les rivières, les ruisseaux, les puits profonds"
Les autorités gouvernementales ont dit aux communautés que "pour le moment " le processus est gratuit, mais ceux qui le feront devront par la suite payer. "C´est le début de la privatisation du système d´eau de la région frontière et du Chiapas" soutient l´organisation
Ainsi elle signale que ceux qui bénéficieront seront les grandes entreprises internationales qui de manière massive font présence a Comitan, comme Aurrera, Sams¨Club, WallMart, Totis, Coca Cola, Pepsi Cola et d´autre entreprises mise dans le projet Meso amerique ancien plan puebla panama et son intention est de convertir Comitan en un pole de développement comme ville frontière proche du Guatemala"
Lumière et Force du Peuple rajoute que " les campagnes de radio" qu´impulse la présidence municipale, "ne convaincra pas nos gens, nous lutteront jusqu´aux ultimes conséquences et ils n´arriveront à atteindre leur objectif."
Dans le même temps l´organisation exprime sa solidarité avec les agents de pastoraux du diocèse de San Cristobal " accusés par le gouvernement" et offre leur soutien a leurs frères de Comalapa et Chicomuselo qui ont rejeté les projets miniers du Canada et défendent la terre et la vie. Il conclut par "" nous sommes ensemble et défendons la même chose. C´est pour cela que c´est nécessaire de chercher l unité entre tous les frères de toutes les communautés."
…
02/01/2010
Communiqué du 21 décembre, de las Abejas, ouverture du Forum.
Forum de Conscience et Espérance, Construisant l’Autre Justice …
Exposition de l’Organisation Civile Las Abejas
Ces jours-ci s’est accompli les douze ans du massacre d’Acteal, douze ans du crime perpétré par le mauvais gouvernement contre nos frères et sœurs, contre nos fils et nos filles, contre nos pères et mères. Crime contre les indigènes du Chiapas et de tout le Mexique. Crime contre tout le peuple du Mexique. Crime contre l’humanité.
Ce sont douze ans dans lesquels les membres de la Société Civile Las Abejas ont lutté infatigablement pour que se fasse la justice. Apres douze ans de cette lutte, nous avons à faire un bilan de ce qui a été obtenu et de ce qui n'a pas été obtenu.
Durant ces douze ans nous voulions qu’ils arrêtent et jugent quelques uns des auteurs matériels et quelques uns des complices mineurs du mauvais gouvernement. Après cela, bien que notre lutte avançât sur d'autres champs, sur le champ juridique ça a stagné. Et cette présente année n’a pas stagnée mais a reculée. La Court Suprême a ordonné la libération de plusieurs prisonniers, ainsi que certains qui avaient déjà été condamné.
Quand ils venaient de lâcher le premier groupe de paramilitaire durant le mois d’Août, le représentant au Mexique de la haute commission des Nations Unis pour les droits de l’homme a visité Acteal, Mr Alberto Brunori. Devant nous a dit quelques mots qui nous ont servi comme premier bilan de ces douze ans. Mr Brunori a dit : « Je ne peux pas me prononcer maintenant sur la sentence de la court parce que je l’ignore, mais si je peux dire quelque chose avec beaucoup de clarté : si après douze ans le jugement sur le cas Acteal reste ouvert et qu’ils continuent de réviser les sentences, alors l’Etat Mexicain n’a pas accompli son obligation de donner justice à ses citoyens ».
En peu de mots, au Mexique il n’y a pas de justice.
Ce mois de novembre dernier nous avons assisté à un forum à Oaxaca auquel nous ont parlé les compagnons du comité 25 de Noviembre. Là-bas nous sommes arrivés à une conclusion très similaire. Tous les participants avons notre cas face au tribunal le plus haut de la nation, la Cour Suprême de Justice, mais ce que nous avons tous rencontré là-bas a été l’impunité suprême. Nous étions d’accord qu´au Mexique il n’y a pas de justice pour le peuple. Seul les riches et les puissants obtiennent des sentences favorables des juges, mais pour les pauvres il n’y a pas de justice.
Alors nous pensons : si c’est la justice que fait le gouvernement, si c’est la justice de la maximale instance des juges au Mexique, alors cette justice ne sert pas.
Quelle est cette autre justice ? Comment est-elle ? Comment est –elle obtenue ? Il ne s’agit pas, comme quelques uns le pensent, de nous faire justice de nos propres mains. Ce n’est pas de la justice, c’est de la vengeance et depuis le début Las Abejas avons dit que nous ne voulons pas de vengeance. L’autre justice a à être une justice vrais, non pas une vengeance.
Les peuples qui luttent contre l’oppression ont dans leurs propres cœurs le secret de l’autre justice. Mais il faut apprendre à l’écouter. Pour l’écouter nous avons les paroles de nos anciens, la sagesse de nos ancêtres. Pour le comprendre nous avons la Parole de Dieux qui pour Las Abejas a toujours été notre lumière et notre force.
Pour cela nous avons convoqué ce forum afin de poser ensembles nos cœurs et nos pensées et réfléchir ensemble sur cette autre justice. Nous avons invité à ceux qui ont participé au forum d’Oaxaca et à d’autres personnes et organisations pour que ensemble nous réfléchissions sur ce thème.
A ce forum nous l’avons appelé Forum de Conscience et Espérance ; Construisant l’Autre Justice.
Comme cela nous allons vous partager quelques unes de nos pensées sur ce nom que nous avons donné au forum.
Les plus anciens nous rappellent ce qu´étaient les habitudes dans nos communautés cela fait quelques années. Lorsque quelqu’un commettait une faute grave, il était amené face à la communauté. Il ne s’agissait pas de le punir à coup de fouet ou de l’enfermer, mais on parlait de ce qu’il avait fait pour qu’il ait honte de son action devant toute la communauté. Nous pensons que ce qu’il se faisait était de toucher sa conscience, afin qu’il se rende compte qu’il avait fait quelque chose de mal et qu´enfin il ne voudrait pas répéter son action.
En échange ce qu’a fait le gouvernement avec les paramilitaires c’est, premièrement leurs dires à travers la Cour Suprême qu’ils sont innocents, ou bien, qu’ils n’ont rien fait de mal. Ensuite, le gouvernement d’Etat leur donne un prix, une maison et des terres. Au lieu de se rendre compte qu’ils ont fait du mal, ils vont penser : c’est bien d’être un assassin, ils vont penser : Bien que nous avons été dix ans en prison, si nous avions travaillé dehors comme agriculteur, nous n’aurions pas gagné suffisamment d’argent pour s’acheter ces terres. Ou bien que la justice du gouvernement est l’inverse de la justice de nos ancêtres. En même temps d’empêcher que se répète le mal, c’est une invitation à ce que cela se passe une autre fois.
Quand les paramilitaires sont sortis de prison, l’Evêque de San Cristobal, Don Felipe Arizmendi a dit : Bien que les juges et les lois disent que quelqu'un est innocent, celui qui est coupable continuera d'être coupable devant sa conscience.
Nous voyons donc que la conscience est une force très puissante pour construire une autre justice. Nous n´avons qu’à commencer avec notre propre conscience et ne pas laisser qu’elle s’éteigne ni permettre qu’elle soit achetée par l’argent du gouvernement. Ensuite, il n’y a qu’à suivre avec la conscience du peuple en général : qui sait ce qui est arrivé et qui n’est pas trompé par les mensonges du gouvernement et de ses moyens de communications. Finalement, bien que ce soit le plus difficile, il n´y a qu’à faire comme faisait nos ancêtres, toucher la conscience de ses mêmes agresseurs. Seulement quand ils reconnaissent le mal qu’ils ont fait et montrent qu’ils ont changé leur cœur, il peut y avoir réconciliation et pardon. Si ça ne se passe pas comme ça, parler de réconciliations est pure mensonge et tromperies du gouvernement qui veut sortir la photo pour faire croire qu’il n’y a plus de problème au Chiapas.
Il ne peut pas y avoir de conscience si ne se reconnaît pas la vérité et si ne se garde pas la mémoire de l’histoire. Pour cette raison nous avons décidé de nous intégrer à la Red Internationale de site de conscience. Acteal qui déjà est depuis douze ans terres sacrées, sera déclaré demain site de conscience pour l’humanité.
Ce sont seulement quelques pas dans le chemin de construction de l’autre justice. Nous savons que le chemin est difficile et qu’il reste encore beaucoup à parcourir. Mais malgré les difficultés nous avons l’Espoir, parce que nous savons que la mort ne peut pas vaincre la vie. Ainsi que l’a dit un autre homme qui donna sa vie pour que vive son peuple, pour qu’il vive libre de l’injustice et de l’oppression. C’est l’Evêque du Salvador Monseigneur Romero qui nous donne joie avec ses paroles pour continuer en luttant pour la justice, bien qu’il paraisse que les puissants veulent nous quitter l’Espérance :
« Le royaume est déjà mystérieusement présent sur notre terre ; quand viendra le seigneur, se consumera sa perfection.
C’est l’espoir qui nous encourage. Nous savons que tout effort pour améliorer une société, surtout quand est si importante cette injustice et le pêcher, est un effort que Dieu bénit, que Dieu veut, que Dieu nous exige » (24 Mars 1980).
Attentivement
La voix de la Société Civil Las Abejas
Traduction Julien
01/01/2010
Séminaire International de Reflexion et d´analyse a San Cristobal.
Le 30, 31 décembre 2009 et le 1 et 2 janvier 2010 s´est dérouler a San Cristobal de Las Casas, au CIDECI,-Unitierra, un séminaire a l´occasion de la sortie du livre "Primer Coloquio Internacional en memoriam a Andres Aubry". Différents intervenants venus des quatres coins du globe ont participé a ce forum et donner leur opinion sur l´émergence des mouvements antisystèmiques.
Vous pouvez retrouver ci dessous, l´intégralité des interventions en vidéo (es):
La Gouverneure Générale Canadienne a San Cristobal de Las Casas.
La gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, affirme que le meurtre de Mariano Abarca Roblero, un activiste opposé à la minière canadienne Blackfire Exploration, est « inexcusable et déplorable ».
« Nous suivrons la situation de près avec l'espoir ferme et la conviction que justice sera rendue », a ajouté Mme Jean dans une déclaration publiée au moment où elle terminait son voyage de trois jours au Mexique.
Une cinquantaine de militants se sont assurés que Mariano Abarca Roblero ne soit pas oublié, mercredi. Ils ont manifesté non loin du commerce tenu par des femmes autochtones à San Cristobal de Las Casas.
Les manifestants n'ont pu s'approcher à moins de 200 mètres du commerce, situé à environ cinq heures de route de la mine. On pouvait toutefois les entendre crier « Dehors le Canada ».
Trois arrestations ont été effectuées au Mexique en lien avec ce meurtre. Les autorités se penchent sur des informations selon lesquelles deux des suspects travaillaient pour Blackfire Exploration.
Un porte-parole de l'entreprise canadienne, Alonso Cedeno, a confirmé au quotidien The Globe and Mail que les trois individus arrêtés sont en fait un employé, un ex-employé et un entrepreneur avec qui Blackfire avait fait affaire une fois.
De son côté, l'entreprise canadienne affirme qu'elle n'a rien à voir avec le crime et dit offrir toute sa collaboration aux autorités.
La mine de Blackfire a été fermée cette semaine par les autorités de l'État du Chiapas pour des raisons environnementales. La direction affirme que cela concerne la présence de poussière sur les routes et les émissions de CO2 provenant de nouveaux équipements.
Elle soutient tout de même que ses pratiques sont respectueuses de l'environnement, et s'attend à ce que la mine rouvre lundi.
L´apparition de la gouverneure du Canada au Chiapas, ne calmera en rien.
19/12/2009
Assassinat d´un leader militant contre les mines au Chiapas.
C´est le 27 novembre vers 20.30 que nous avons appris la mort de Mariano Abarca Roblero en face de sa maison sur la route municipal de Chicomuselo, Chiapas.
Mariano Abarca était le leader de l´opposition a la mine Canadienne Blackfire. Cet assassinat intervient peu de temps apres que le leader, ait déposé deux plaintes contre deux employés de Blackfire, qui le menacaient de l´abattre s´il ne cessait pas ses activités activiste.
Un employé municipale de Chicomuselo, a dénoncé que Abarca faisait partie d´une liste de personnes visées par la direction de Blackfire. Le directeur des relations publiques de la firme canadienne, est mentionné dans la plainte comme l´une des personnes responsables de la liste
Le gouvernement du Chiapas est clairement complice de l´assassinat. Le 17 aout dernier, des hommes armés avaient séquestré Abarca. Ces derniers ont finalement été identifié comme policiers qui répondait a la plainte de l´entreprise canadienne Blackfire contre Mariano apres le blocage de l´autoroute fin par l´organisation REMA fin juillet.
Blackfire est dénoncé dans la région comme une entreprise qui n´a pas tenu ses promesse. Elle n´a en aucun cas respecter sa charte sur les projets de développement de la communauté et une gestion responsable de l´environnement. Selon les leaders de la communauté, la mine a puits ouvert de barite utilise trop les rares ressources d´eau dans la zone. Ils sont préoccupes par les effets que la pollution pourrait avoir sur leur culture dans un proche avenir
Le mécontentement social au sujet des mines au Mexique s’est régulièrement amplifié ces dix dernières années, en commençant par les premiers effets qui se firent sentir à la suite d’un plan de dérèglement du secteur minier mandaté par une Banque mondiale. Un document confidentiel de la Banque mondiale intitulé « Rapport de développement et mise en œuvre : Projet de restructuration du secteur minier mexicain » qu’a publié Narco News, décrit exactement comment un projet de prêt sur neuf ans a transformé drastiquement le secteur minier mexicain.
Le projet, proposé d’abord par la Banque mondiale en 1989 et vite adopté par le gouvernement mexicain, visait à dérégler l’industrie minière du Mexique. La banque proposait le projet parce que, comme son Rapport de développement et mise en œuvre (ICR) l’explique,
Les derniers prêts de la banque pour l’activité minière au Mexique étaient orientés vers des projets d’investissement spécifiques, avec des lignes de crédit direct vers ce secteur…Les leçons tirées de ces opérations étaient que la poursuite du développement du secteur minier exigeait un accès plus grand aux droits fonciers, une réduction des limitations de propriété, une révision de la législation fiscale, une restructuration des institutions existantes ainsi que des politiques stimulant l’investissement privé d’entreprises internationales ou nationales dans le secteur minier. Le rapport du secteur minier de la Banque identifiait l’inadéquation du cadre réglementaire et institutionnel comme étant la plus grande entrave à l’augmentation de l’investissement privé et à la croissance du secteur.
Un des principaux objectifs de la Banque pour ce projet était d’ouvrir l’industrie minière nationale aux compagnies internationales ; la Banque listait « ouvrir le secteur aux étrangers » comme « sa première stratégie pour restructurer le secteur ». Elle espérait le faire par la privatisation des compagnies minières de l’Etat, la réduction fiscale, l’octroi de droits fonciers et miniers aux compagnies privées et la facilité d’accès à la propriété de terres mexicaines pour les entreprises étrangères afin de « contribuer à augmenter l’exploration et l’exploitation du vaste potentiel minier du pays, pour profiter de la place stratégique du Mexique près des Etats-Unis et du Canada. »
La Banque proposa, dans son Rapport sur le secteur minier, une série de modifications au droit mexicain et le gouvernement mexicain – à ce moment encore sous le régime d’un parti unique – s’empressa de les appliquer dans un plan intitulé Programme de modernisation du secteur minier national. En quatre ans à peine (1990-1994), le cadre légal minier mexicain subit un changement radical. Avant que l’encre des nouvelles lois soit sèche, la Banque commença à distribuer de l’argent aux entreprises minières étrangères pour « aider le financement de l’accroissement des fonds d’investissement qui devait résulter de l’amélioration du cadre politique et institutionnel pour les opérations minières. »
La Banque était enchantée des résultats du Programme de modernisation des mines nationales et de ses prêts à venir. D’après la Banque, au cours du projet qui prit fin en 1998, plus de 8,7 millions d’hectares de terre ont été mises en vente et 17 220 nouvelles concessions minières ont été accordées. Résultat des changements légaux mandatés par ce prêt, le temps requis pour l’exploitation des concessions minières diminua de 5 ans à 5 mois et les 14 000 demandes de concessions en attente depuis 1989 du gouvernement mexicain a virtuellement disparu du jour au lendemain. La Banque était tellement satisfaite des résultats du Projet de restructuration du secteur minier qu’elle écrit : « D’autre participation bancaire dans ce secteur ne semble plus justifiée, étant donné que l’exploration/exploitation minière est maintenant ouverte aux investisseurs internationaux et nationaux. ».
L’ajustement structurel du secteur minier mexicain entrepris par la Banque a joué un rôle clef dans la bataille « terre et territoires » dans le pays (comme la nomme les Zapatistes). La propriété privée, la pression économique croissante sur les petits paysans pratiquant une agriculture de subsistance et les projets de « développement » élaborés d’en haut sont vivement ressentis dans les communautés dont les sols sont riches en minéraux. D’après Gustavo Castro Soto de Otros mundos, organisation à but non lucratif basée au Chiapas, « Début 2000, presque 10% du territoire national ont été cédés aux entreprises transnationales moyennant des concessions minières ». Le REMA note qu’au Chiapas 15,21% du territoire global de l’Etat ont été cédés moyennant des concessions minières. Beaucoup de ces concessions n’expirent pas avant 2050. Si le mécontentement social qui accompagne fréquemment les concessions minières est un indicateur, les Mexicains ne remettent pas de bon gré leur terre aux entreprises minières étrangères.
Forum de Conscience et Espoir, construisant l´Autre Justice. "L´impunité Supreme".
La Société Civile Las Abejas vous invite au Forum le 21 et 22 décembre.
Vous pouvez trouver ci dessous le programme.
Si vous comptez vous y rendre merci d´envoyer un mail a Espoir Chiapas afin d´organiser une montée dans les communautés a plus faible couts.
LE 21 DECEMBRE 2009 LIEU : Communauté de Acteal, Chenalho
PROGRAMME – Préliminaire-
9.00 am : Prière des anciens de la communauté
Bienvenue
Présentation du Forum
Rapporteurs – á confirmé –
Déjeuner
Hommage a la Mémoire des Martyres
Groupe musical, Poésie, Chant, Théâtre…
Vidéos :
12 ans d´impunité, Combien de plus ?
Las Abejas dans la Court Suprême de la Nation
Veillée (Animé par les Catéchistes)
Information : lasabejasacteal@hotmail.com –en espagnol- espoirchiapas@msn.com - En Français-
Note : Si vous comptez dormir la nuit du 21 décembre, ramener un sac de couchage, des couvertures ou du plastiques, nous sommes dans une époque de grand froid.
LE 22 DECEMBRE 2009 LIEU : Communauté de Acteal, Chenalho
XII ANNIVERSAIRE a la mémoire des martyres d´Acteal, et nomination comme Site de Conscience de la Terre Sacrée d´Acteal
Levé du drapeau du Mexique et de la Paix
Hymne des Abejas
Pèlerinage ( de la communauté de Majomut a Acteal9
Rite du Caracol
Célébration de l´eucharistie
Nomination comme SITE DE CONSCIENCE de la terre Sacré des Martyres d´Actéal
La Junta de Buen Gobierno de Roberto Barrios dénonce les agressions du mauvais gouvernement à travers des groupes armés de la zone nord.
La JBG dénonce en effet les menaces constantes et les agressions subites par les membres de la JBG qui remplissent leur fonction d´autorité civil, tout comme les élèves qui étudient dans les écoles autonomes installées au sein du caracol, par des groupes de personnes dressées par les institutions répressives du mauvais gouvernement pour provoquer des tensions et des violences dans les territoires zapatistes.
Le but du gouvernement est simple diviser pour anéantir et vaincre l´EZLN.
Le communiqué dénonce l´intensification des actions du mauvais gouvernement d´intimidation et provocation de violence, à travers les groupes armés paramilitaires, responsables de disparitions, violences, assassinats, spoliation, contre leur propre frère indigène, protéger et couvert par le gouvernement.
1. le 20/10/2009 2 personnes vêtues d un uniforme de l´armée fédérale se sont rendues au caracol de Roberto Barrios et ont menacé les élèves avec un pistolet de calibre 9mn.
2. Le 26/10 des personnes non identifiées sont entrées pour voler le magasin d´artisanat des compañeras des bases d´appui de la communauté Roberto Barrios.
3. Au mois de Septembre, il a été entendu des bruits de pas, d´un style militaire, criant des consignes militaires dans l´obscurité de la nuit a quelques 50 mètres du caracol ainsi que des tirs dans les alentours.
Les intentions de ces menaces sont claires. Il s’agit d´expulser le centre éducatif autonome pour installer des commerces dans le cadre des projets d´écotourisme que mènent le gouvernement dans la région. Ces actions sont planifiées pour l´intérêt économique d´entreprises touristiques.
07/12/2009
Forte pression contre l´Eglise de San Cristobal, reactions.
Cela fait maintenant plus de 8 mois que l`EZLN se terre dans son silence. Malgré le 26eme anniversaire de la fondation du mouvement, pas un communique ni même action commémorative n ont eu lieu. Le Comite Clandestin Révolutionnaire Indigène, n a pas rebondit sur les pressions croissantes contre ses bases d appui, ni contre la libération des paramilitaires responsables du massacre d acteal, ni sur l arrestation de Don Chema leader de la OCEZ.
Les rumeurs vont bon train quant á un possible soulèvement arme en 2010 voire même a la fin de l´année 2009. Des rumeurs arrangeant le gouvernement qui en profite pour justifier la militarisation, et les arrestations. Le 16 novembre l`armée a effectuer des déplacements de grandes envergures dans la région de los altos, qualifiées d exceptionnels par des témoins de San Juan de Chamula, les patrouilles ont quasiment doublées dans les communautés de la région centre et frontière.
Outre cette pression militaire, le gouvernement s attaque depuis quelques semaines contre le diocèse. Malgré la position particulièrement controverse de l évêque de San Cristobal, Felipe Arismendi. Les prêtres, religieux et missionnaire de la région sud du diocèse ont énergiquement proteste contre la persécution du gouvernement estatal et spécialement contre le Père Jesus Landin, le pere Chuy, paroisse de San Bartolome, a Venustiano Carranza et ses collaborateurs. Nous ne sommes pas des délinquants et nous ne promouvons pas la violence d aucune manière ont-ils soutenu.
Les agents pastoraux ont signalé dans leur communique que la persécution obsessive contre Landin est arrivée a des extrêmes. Le gouverneur du Chiapas Juan Sabines Guerrero aurait tente d avoir l appui de l évêque pour expulser du diocèse et du Chiapas le père Chuy. Le gouvernement a en effet effectué une persécution permanente contre le père Landin en l accusant de soulever le peuple et de promouvoir la violence et l’usage des armes. Les religieux ont assuré que ce n étaient que pures calomnies et mensonges, après avoir manifesté leur solidarité avec les membres de la paroisse, et ont réitéré leur compromis social, d être au côté du peuple, de les appuyer dans leur droits a la liberté et au respect de la Terre Mère.
« La cause de la persécution contre l église et les peuples du Chiapas sont les concessions minières aux compagnies étrangères pour extraire les trésors du sol. Nous savons que le gouvernement a donné sa permission pour explorer et profiter des sous sols chiapanèques sur plus d un million d hectares".
Les religieux se considèrent obliger de protester contre la persécution et l ingérence indu sur les sujets propres de l’église. Le gouverneur dénonce l’église comme responsable que les habitants d acteal aient refusé de le recevoir. L église rejette ces accusations disant qu elle n a en effet pas aider a introduire le gouverneur dans la communauté mais ce n’est pas elle qui a pris la décision qu´ il ne serait pas reçu. Ce choix ne concerne uniquement les peuples intéressés.
Enfin ils ont rejeté l’introduction d agents secrets de la police dans des actes de culte, de formation chrétienne, recherchant inutilement de prouver des délits qui n ont jamais été commis.
04/12/2009
Le Retour des paramilitaires libérés dans leur communauté, communiqué de 22/11/2009 de las Abejas, a 11 ans et 11 mois du massacre.
A toutes les Organisations Sociales et Politiques,
A tous les défenseurs des Droits de l´Homme
A la presse Natioanle et Internationale,
A la Société Civile
A l´autre campagne
A l´Opinion Publique
La voix de nos 45 frères qui ont été massacré le jour du 22 décembre 1997, se fait chaque fois plus fort dans notre voix pour ne pas laisser occulter la vérité. Pour cela nous sommes de nouveau réunis ici pour fortifier notre cœur avec la parole de Dieu et pour dire une autre fois que les paramilitaires libérés le 12 aout et ce 4 novembre, NE SONT PAS INNOCENTS, ce sont des mensonges qu´usent le mauvais gouvernement et les ministres de la « Court Suprême des Riches et des Criminels » pour les libérer. Cette liberté fait partie des plans du mauvais gouvernement et accords avec les paramilitaires pour couvrir les vrais auteurs intellectuels et pour ne pas signaler la responsabilité de l ´état dans ce crime de lèse humanité.
Nous voulons clairement dénoncer, que ce n´est pas vrai que Felipe Calderon, ne veut pas d´autre massacre, non plus que Juan Sabines veut et fait la justice pour Acteal. D´une part le gouvernement de Juan Sabines, voulant montrer une préoccupation pour la sécurité dans la municipalité de Chenalho, signe un contrat avec ses paramilitaires pour qu´ils promettent de ne pas retourner dans leur terre d´origine. Mais ce n ´est pas vrai car il y a quelques jours, nous les Abejas nous avons vu une camionnette du mauvais gouvernement qui transportait les paramilitaires libérés dans leur communauté de Los Chorros, de plus ils étaient accompagnés par le Père Manuel Perez Arias. Dans d´autre occasion nous avons vu un paramilitaire libéré sur la route de Acteal a Yabteclum
De la même manière nous voulons dire que le Père Manuel Pérez Arias accompagnait depuis le début des paramilitaires dans la municipalité de Chenalho, ce qui démontre aussi sa complicité, pour cela aussi, nous le faisons responsable de quelque agression qui pourrait nous arriver
Autre attitude de plus que nous voulons montrer de Juan Sabines et son épouse, c´est qu´ils insistent a offrir des cadeaux insignifiants et pas nécessaire dans les communautés dans le but de fragiliser, provoquer et diviser. Nous disons que la parole des Abejas est claire, nous ne vendrons pas le sang de nos frères et encore moins pour des mirages, nous nous organisons pour trouver la justice digne depuis notre mémoire historique.
Bien que soient libérés les paramilitaires nous allons continuer à dire la vérité, continuer à dénoncer le double langage et les mensonges des mauvais gouvernements. Parce que nous n´avons pas peur, au contraire, l´espoir continue et les forces pour trouver la justice ne sont pas terminées. Nous marcherons pour où il faudra marcher. C´est pour cela , qu´au début du mois une commission de notre organisation a voyagé a Washington DC pour avoir des réunions de travail avec des commissaires de la Commission Interaméricaines des Droits de l´Homme et insister pour l´admissibilité du cas du massacre d´Acteal présentée depuis février 2005, face a la négation de la justice qui existe clairement dans notre pays.
Avant tout nous responsabilisons énergiquement le gouvernement Fédéral de Felipe Calderon, au Gouvernement Estatal de Juan Sabines et au Gouvernement Municipal de Enrique Ruiz Ruiz de la municipalité de Chenalho, de quelques agressions et menaces face aux survivants et témoins du massacre d´Acteal, tout comme à tous les membres de notre organisation Société Civile Las Abejas.
A vous tous, frères, nous les invitons au Forum Pour la Conscience et L´espoir qui aura lieu dans notre communauté d´Actéal le 21 décembre 2009 dans le cadre du XII anniversaire du massacre d´Acteal. Nous y analyserons les agissements de la « Court Supreme des Riches et des Criminels », SCJN, tant dans le cas d´Acteal que dans d´autres ou elle s´est rendu complice pour abonner l´impunité
A T E N T A M E N T E
La Voix de la Sociedad Civil Las Abejas.
Pour la Mesa Directiva:
_____________________
Sebastián Pérez Vázquez
President
____________________
Mariano Gómez López
Secrétaire General
___________________
Pedro Jiménez Arias
Vicepresidente
_____________________
Francisco Gómez Pérez
Tesorero
____________________
Francisco Pérez Gómez
Sup. Tesorero
Traduction: El fifi
30/11/2009
Libération des 3 leaders de l´OCEZ.
Don Chema, Rocelio de la Cruz Gonzalez et Manuel de la Torres, tous leaders de l´Organisation Paysanne Emilano Zapata, OCEZ ont enfin été libéré, respectivement de la prison de haute securité de Nayarit, et de la prison du Chiapas El amate, apres plus d´un mois d´emprisonnement.
Ces derniers avaient été accusés de couvrir des organisations insurgées et de narcotraffic. Malgré la prise d´arme censée etre la plus grande de l´histoire du Chiapas voire du Mexique aucune preuve formelle n´a été apportée, ni aucunes photos de l´arsenal dont les médias mexicains et le gouvernement sont friands.
C´est apres des discutions bipartites, que les leaders ont obtenu leur libération. Don Chema serait meme revenu par un avion du gouverneur du Chiapas. L´OCEZ est une organisation qui parle avec le gouvernement.
Cependant tout n´est pas fini. Les 3 hommes doivent encore répondre des chefs d´accusations restants, et plus d´une dizaine de membre de l´OCEZ sont toujours sur le coup de mandats d´arret. Ainsi donc le planton installé depuis plus d´un mois sur le Zocalo de San Cristobal devrait donc rester sur place, les revendications étant la fin des mandats d´arrets, la fin de la construction d´une mine sur leur terre, et la suspension des autres chefs d´accusations.
20/11/2009
Investigation: La stratégie de la guerre de Basse Intensité menée par le gouvernement contre les Abejas, moyens et conséquences
Nous apprenons ce 5 novembre que la court suprême de la nation a décidé de libérer de nouveaux paramilitaires responsables du massacre d´actéal, pour cause de vice de forme dans le procès. Un revers qui était déjà prévu depuis la libération de 20 paramilitaires le 13 aout, et qui n´a pas surpris car ces libérations entrent parfaitement dans la logique de guerre de basse intensité lancée par le gouvernement depuis quelques mois contre la Société Civile.
Aujourd´hui la logique du gouvernement et de la municipalité de Chenalho semble claire. Mettre fin aux Abejas qui tous les mois depuis près de 12 ans dénonce publiquement les plus hautes autorités de l´état comme responsables et coupables du massacre. Apres avoir divisé l´organisation en corrompant l´un des leaders de Las Abejas, qui par la suite a formé un nouveau groupe, Las Abejas Chiapas Mexico, organisé en Association Civile, le gouvernement a décidé de s´attaquer frontalement aux Abejas d´Actéal en libérant presque la moitié des paramilitaires arrétés en 1997, alors que plus de 150 restent libres. Cette libération est un coup de couteau dans le dos pour l´organisation déjà fortement affaiblit par la division. La majorité des communautés ont suivi Agustin Vazquez, qui accepterait l´aide du gouvernement, seule une dizaine de communautés suivent la Mesa Directiva de Actéal.
Il y a quelques semaines, on a appris que la police avait retrouvé des armes dans un village proche d´Actéal, Yabteclum. Officiellement les armes devaient servir aux Abejas, organisation pacifiste depuis sa création en 1992 qui n´a jamais usé d´arme, pour se venger des paramilitaires libérés. Ainsi les médias a la solde du gouvernement ont suivi cette version sans de réelles investigations et dénonce donc les Abejas comme groupe armé qui fomentent la pression dans la région.
Ainsi, la Mesa Directiva déjà sous le coup d´une plainte du président de Chenalho et des agents municipaux, pour avoir fait emprisonné des innocents, et pour faux témoignage, serait de nouveau inquiétée. Selon toute logique dans ce scénario d´acharnement contre la Société Civile, l´emprisonnement de Sebastian, le président de la Mesa Directiva devrait probablement avoir lieue dans les prochains mois.
D´autre part le gouvernement continue d´user de son arme favorite, la pression des paramilitaires dans les communautés. Il n´y a pas une semaine ou des rumeurs du retour des paramilitaires dans une communauté Abejas, d´Actéal ou de Nuevo Yibeljoj ne surgissent. La population indigène vit dans la peur. La libération des paramilitaires vivant pour la plupart dans des communautés proches d´Actéal si ce n´est Actéal même, a également étendue la crainte des indigènes, malgré la présence permanente d´au moins 3 observateurs civils de la paix envoyé par le centre des Droits de l´Homme de la Fray Ba.
En mars 2009 la municipalité de Pantelho et de Polho, ont décidé de lancé une guerre bactériologique contre les communautés, en déposant toutes leurs ordures, a quelques dizaine de mètres de la communauté d´Actéal. Malgré la gêne due aux odeurs, les communautés situées au bas de la colline, ont vu l´eau de leur rivière polluée et ainsi inconsommable provoquant une vague de maladie gastriques.
D´autre part, l´église rentre aussi dans la lutte contre la Société Civile. Depuis l´arrivée de Felipe Arismendi pour remplacer l´évêque Samuel Ruiz, théologien de la libération, les Abejas perdent un soutien de poids. En effet, ce dernier à célébrer récemment une messe pour le mariage de la fille d´Emiliano Chuayffet, un des auteurs intellectuels du massacre, et nous apprenons de sources toujours non confirmées, que les catéchistes ont annoncé la fin de leur aide financière à l´organisation.
Avec toute cette pression contre Actéal, la division, et les plaintes contre la Mesa Directiva, il ne resterait plus grand chose de las abejas Acteal, mais cela renforcerait las abejas chiapas mexico, qui accepterait de parler avec le gouvernement et exigerait des aides, avec l´achat de maison pour les indigènes, la construction de route etc... Bref, il ne resterait plus qu´une organisation des Abejas, celle qui est, plus ou moins, compromise avec le gouvernement. Un véritable coup de poker pour le Gouvernement.
Dans ce cas il ne reste que peu d´espoir. Cependant pour le premier de l´an les membres des deux Mesas directivas des deux entités Abejas, vont être changés. Selon nos informations, les futurs présidents seraient plus dans une expectative de réconciliation que de division. Tous deux conscients des plans du gouvernement. Cependant, il reste toujours la délicate étape de savoir refuser l´aide réelle du gouvernement.
Auteur: El Fifi
13/11/2009
Il y a 3 ans, le massacre de Viejo Velasco, 4 morts, 4 disparus et
toujours l´impunité et l´injustice..
3 ans d´impunité dans le massacre de Viejo
Aujourd´hui, vendredi 13 novembre 2009 nous fêtons une bien triste date qui est celle du massacre de Viejo Velasco, il y a 3 ans déjà. Les faits selon le rapport de l´Observation Civile de novembre 2006 ont toutes les caractéristiques d´une attaque préméditée comme celles réalisées dans les régions Nord et Alto du Chiapas entre 1995 et 2000. Des groupes civils armés, avec un uniforme de police ou militaire, des armes de gros calibres, ont attaqués les habitants générant des morts, des disparitions et des déplacements forcés en présence de l´armée, tout cela prend part dans la stratégie de contre insurrection contre l´EZLN. Viejo Velasco était l´une des bases d´appui de l´EZLN, de la municipalité autonome Vicente Guerrero.
Retour chronologique sur les faits: Le jeudi 9 Novembre, à 19h00, 6 hommes armés portant l´uniforme de Police Sectorielle, ont menacés avec des tirs diverses familles de la communauté de Busija, située à 15km de Viejo Velasco. Il résulte alors que 18 personnes ont fuit leur communauté. Ces faits se sont passés alors que 3 patrouilles de police étaient présentes.
Le 13 novembre 2006 autour de 6h du matin, près de 40 personnes vêtues en civil, provenant de la communauté Nueva Palestina, sont entrées dans la communauté de Viejo Velasco, accompagnées par un groupe d´approximativement 300 personnes vêtues de bottes et d´uniforme noir et bleu - comme ceux qui caractérisent la Police Sectorielle, portant des armes de gros calibres- et ont agressé physiquement les personnes vivant dans la communauté, indigène tsotsile, tseltales et Cho´oles, avec un usage disproportionné et indu de la force, laissant pour résultat un solde de 4 personnes mortes, et 4 autres disparues, toutes de Viejo Velasco, ainsi qu´un mort de Nueva Palestina.
Selon les informations obtenues et qui en général coïncident avec le rapport que l´Etat Mexicain a du remettre a la Commission Interaméricaine de Droits de l´Homme, l´opération était planifiée et préméditée (...)
Le massacre s´était déroulé dans un contexte de revendication de droit au
territoire dans le cadre des droits des peuples indigènes, mais aussi de violations systématiques par l´état Mexicain , en ce qui concerne la mise en œuvre de politiques agraires
et ambiantes qui ont généré des processus de spoliation de terre, de déplacement forcées, et
de menaces d´évacuation violentes dans la région, comme ce fut le cas spécifiquement contre 4 village: Viejo Velasco, Flor de Cacao, Ojo de Agua Tsotsil, et San Jacinto Lacanja. Dans toutes ces communautés se sont commis des violations à la loi : droit à la vie, à l´intégrité personnelle, à la personnalité juridique et à la liberté personnelle et à la sécurité personnelle tout comme le droit a la terre, au territoire, aux non déplacements forcés, à un toit et à une vie digne, par des actes comme, assassinats, disparitions forcées, déplacement interne de 39 personnes, spoliation territoriale, destructions de maisons, agressions physiques et détentions illégales.
Le jour suivant les faits, le 14 novembre 2006 autour de 14h00, Diego Arcos, indigene Ch´ol, promoteur de santé, membre de l´organisation Xi´nich et autorité communautaire de Nuevo Tila, Municipalité d´Ocosingo, a été détenu illégalement au moment ou il se trouvait a viejo velasco pour aider les victimes. Il a obtenu sa liberté le 4 décembre 2007, après plus d´un an
de détention illégale, suite a la pression sociale exercées par des groupes solidaires locaux, nationaux, et internationaux.
Le 15 novembre 2006, des victimes de survivants du massacre, ont présenté une plainte pour les faits commis et pour la disparition forcée de leur famille devant le ministère public du
District de la Selva à Palenque Chiapas, qui a donc donné le lancement des investigations.
Cependant malgré l obligation général de la part de l´état de respecter, garantir et protéger les droits de l´homme, les recherches se sont révélées insuffisantes et inefficaces.
A 8 mois du commencement de l´enquête, les victimes et la Commission Civil d´Observation, le 6 juillet 2007, ont trouvé les restes de 2 squelettes qui, selon les témoins, pourraient être 2 des 4 disparus. Avec cette trouvaille, le ministère public de Palenque a ordonné le prélèvement des restes et d´effectuer des expertises pour connaitre l´identité des ossements. 8 mois ont passé pour que le ministère public émette un le dictamen génétique :
"La direction chargée de mettre fin aux recherches, a analysé les restes, en 4 différentes occasions et avec des protocoles distincts d´extraction d´ADN. » Malgré cela les résultats obtenus signalent qu´il n a pas été possible d´obtenir le matériel génétique des victimes, et il en a résulté l´impossibilité de comparer l´identification.
Aujourd´hui les restes humains sont au sein du Service Médical de Forense, dans la ville de Palenque.
A 3 ans des faits, il existe une impunité totale, le gouvernement n´a sanctionné personne pénalement, ni les responsables matériels ni intellectuels, et n´a jamais assuré aux familles quelques réparations que ce soit.
Le communiqué publié pour les 3 ans, et signé par Le Comité de Défense des Libertés Indigenes, Centre des droits indigenes, Centre des droits de la femme du Chiapas, Comité des droits de l´Homme Fray Pedro Lorenzo de Nada, Santé et developpement communautaire, et le Centre des droits de l´Hommes Fray Bartolomé de Las Casas, termine par ces exigences :
« Nous exigeons
*Halte aux causes qui sont à l´origine de ces évènements, à l´usage disproportionné et indu de la force publique comme solution pour résoudre des conflits grâce a la répression sociale
*Réaliser une investigation complète, impartiale, effective, et rapide des faits qui se sont déroulés, en effectuant une analyse génétique qui permettrait d´identifier les restes des deux corps, et localiser, identifier et remettre aux familles les restes mortuaires des personnes qui ont disparus
*Juger, avec tout le poids de la loi, les responsables matériels et intellectuels du massacre de Viejo Velasco du 13 novembre 2006
*Annulation immédiate des ordres d´appréhensions toujours en vigueur, contre les survivants, et les familles des victimes du massacre de Viejo Velazco.
*Fin de la politique de spoliation des terres et d´appropriation illégitime de ressources naturelles stratégiques, effectuée par l´Etat du Mexique, pour favoriser les intérêts corporatifs des multinationales, politique qui s´est exercée dans toute la foret lacandon contre les Peuples indigènes et les communautés paysannes comme se fut le cas de Viejo Velazco. »
Auteur: El Fifi
11/11/2009
Arrestation d´un leader paysan, blocage de San Cristobal.
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Depuis quelques semaines, un groupe de 200 personnes s´est installé au centre de San Cristobal de Las Casas, sur la place de la cathédrale, jour et nuit, afin de demander la libération du leader de leur organisation paysanne, la OCEZ, arrêté injustement et sans preuve fondée.
Le 30 septembre, une vingtaine de policiers, la plupart déguisés comme employés de la compagnie nationale d´électricité sont arrivés dans la communauté de Don Chema, pour séquestrer et amener le leader de l´Organisation Paysanne Emiliano Zapata (OCEZ).
L´interpellation a mené au décès de deux membres de la dite organisation qui cherchaient a comprendre pourquoi des employés de la CFE embarquaient leur leader.
Don Chema parait être, pour le gouvernement, l´un des membres de Narcotrafic les plus recherchés. Le voila aujourd´hui dans une prison de haute sécurité dans le Nord du Mexique. Cependant il n´en est rien, il n´y a aucune trace de plantation de drogue dans la communauté ni même de consommation malgré les tentatives de semer des semences de marijuana par hélicoptères ou de droguer les jeunes dans la municipalité la plus proche a la sortie des discothèques. Don Chema est un leader paysan, l´OCEZ occupe des terres pour les redistribuer aux paysans du Chiapas en lutte contre l´implantation des mines canadiennes.
Ci- dessous vous retrouverez un communiqué du Mouvement Paysan Regional Indépendant.
Aux peuples du monde qui luttent pour leur liberté.
Aux organisations démocratiques et indépendantes.
Aux medias de Communications.
Aux medias de Communication alternatifs.
A l’opinion publique.
Le Mouvement régional indépendant des paysans (MOCRI) du plan de coordination nationale d’Ayala, Mouvement National (CNPA-MN) qui condamne fortement la séquestration et le récent emprisonnement de la part de la PGJE avec la participation de la PGR du lutteur social José Manuel Hernández Martínez, dirigeant historique de l’Organisation paysanne Emiliano Zapata (OCEZ) et aujourd’hui dirigeant et fondateur de l’OCEZ – Région de Carranza (OCEZ-RC), sa détention a eu lieu le 30 septembre de cette présente année.
Dans la matinée d’hier, des personnes vêtues d’uniformes utilisés par la Commission Fédérale d’Electricité (CFE) ont séquestré le lutteur social mentionné précédemment. Ils l’ont fait monter dans un véhicule de la CFE et ont pris la fuite. En se rendant compte de la situation, les compagnons de lutte sociale ont entrepris une poursuite en vue de libérer leur compagnon séquestré. Cependant, un véhicule qui les a interceptés sur le chemin, leur a tiré dessus entrainant le fait que le véhicule les transportant s’est renversé, occasionnant la mort du compagnon Jordán López Aguilar et ont été gravement blessés trois autres paysans membres de cette organisation.
C’est de part ses nombreuses connaissances que le lutteur social José Manuel Hernández Martínez à durant des années affronté aux cotés de centaines paysans, les personnes influentes de la région de Venustiano Carranza et surtout Jesús Orantes Ruiz lequel a formé des groupes de chocs pour poursuivre, combattre et assassiner les membres de la OCEZ avec aussi la spoliation de leurs terres. Ce qui les a amenés à la création d’une organisation composée de centaines de familles paysannes en vue de lutter pour leur terre et pour tenter la récupération de cette dernière par l’intermédiaire de prise de parcelle de terres puisque le gouvernement ne leur a laissé aucune autre solution.
Mi juin de cette année les membres de la OCEZ.RC on effectué un grève de la faim exigeant une solution aux anciennes demandes, principalement agraires, tels que : « un complément dans l’achat des terres de la commune du 28 Juin de 115 ha, l’achat des terrains de la 3# de San José la Grandeza, la régularisation des terres de Nuevo paraiso, de San Caralampio Chavin, de Mujeres 11 de Agosto, l’achat des terrains qui sont en possession depuis 1995 aux communautés de Nuevo San José, de Mesa el Porvenir et de Las Delicias. Ainsi qu’une solution à nos demandes de terres depuis les annees 2000 des communautés de Laguna Verde, Sante Ferina las Perlas et Guadalupe la Cuchilla ».
Apres des négociations le gouvernement du Chiapas a finalement accepté d’acheter quelques terrains ce qui a mis fin à la grève de la faim. Notons que jusqu’ici, la partie directive de l’organisation qui avait négocié et commencé les négociations avec le gouvernement du Chiapas était le compagnon José Manuel Hernández Martínez.
Le gouvernement du Chiapas a criminalisé la lutte populaire, grâce à des campagnes de lynchage et de décrédibilisassions par des parutions élaborées par le ministère du gouvernement en payant les médias de communication. Il l’a fait contre des maitres du bloc démocratique de la secc VII, FNLS, MOCRI CNPA – MN, Frayba, etc. Et désormais ce n’est plus l’exception car aujourd’hui la majeure partie des medias de communication locaux fait apparaitre des communiqués achetés avec le même contenu, lesquels essayent de discréditer la lutte du compagnon détenu, car ce dernier a signalé dans la partie finale de ses notes que : Sous prétexte d’une gouvernance sociale, le gouvernement du Chiapas a réalisé des invasions et actions de violence afin de générer une ambiance d’incertitudes et de peur au sein du peuple de cette région de l’état.
Plusieurs des actions de régularisations qu’il a réalisé sur des terrains invalides, soutenu par des personnes en nécessitées sociales, il se les est attribués, sans répartir les terres, ce qui demeure être en non-conformité avec la population.
C’est à dire, bien que le gouvernement du Chiapas à travers le Dr Noé Castañón León, le ministère du gouvernement qui voulait se déresponsabiliser de l’enlèvement et de l’emprisonnement de José Manuel Hernández Martínez, il est évident qu’il n’a pas seulement fait l’opération conjointement avec la PGR, mais qu’il s’est vu la nécessité de demander un appui à la dite corporation pour détenir ce lutteur social et maintenant utiliser la PGR pour se laver les mains.
Il est indubitable, qu’il urgeait, tant pour le gouvernement du Chiapas que le gouvernement fédéral de le détenir. Le début de la grève de la faim qu’a réalisé la OCEZ-RC au mois de juin a été perçue comme une offense au gouvernement (et il se le devait) et par la suite parce que depuis des années les services de renseignements voulaient l’impliquer avec l’armée populaire révolutionnaire (EPR). Pour cela, fin aout 2007, l’armée fédérale a réalisé une opération dans sa communauté en implantant un encadrement policière-militaire.
La course de lutteur social qu’aujourd’hui le gouvernement du Chiapas veut insulter par le biais de publications payées dans les médias de communications, réponds à la nécessité de ne pas vouloir donner de comptes aux organismes de défenses des droits de l’hommes gouvernementaux et non gouvernementaux, nationaux et internationaux, comme on a su que le c. José Manuel Hernández Martínez en 1983 allait être emprisonné, Amnesty International l’a déclaré « prisonnier de conscience », lequel a été libéré par la suite.
Pour ce qui a été dit précédemment, nous exigeons:
La libération immédiate du compagnon José Manuel Hernández Martínez, leader de l’OCEZ-RC.
De sanctionner ceux qui ont attaqué avec des armes à feu le véhicule dans lequel voyageait le compagnon Jordán López Aguilar, lequel est malheureusement décédé lors de l’accident occasionné par l’agression armée.
Une indemnisation juste pour les familles du compagnon Jordán López Aguilar ainsi que pour les compagnons blessés.
L’arrêt des hostilités, des persécutions et l’emprisonnement des membres de l’OCEZ-RC de la part du gouvernement du Chiapas et du gouvernement fédéral.
L’arrêt de l’incrimination de la lutte populaire.
Aussi, nous sollicitons respectueusement les organisations de défenses des droits de l’homme nationales et internationales de leur intervention a fin que le compagnon José Manuel Hernández Martínez obtient immédiatement sa libération car il est clair que les distincts niveaux du gouvernement continue d’incriminer la lutte du peuple laquelle se dédie au nom de l’amélioration des conditions de vie de la population.
Attaque imminente contre la communauté de la otra campaña de Jotola..
Le réseau contre la Répression lance un appel urgent, pour être attentif et diffuser cette information.
"Nous avons reçu une information sur les camarades adhérents à l autre campagne du village de Jotol à, Chiapas.
- A 9h30 les compañeros du village de Jotola nous ont communiqué une incursion d´un groupe paramilitaire de la OPPDIC menaçant les habitants avec " l´incendie de maisons".
- Autour de 18.30 sont arrivés deux cuves d´essence. Jusqu´ à maintenant nous avons l´information que 30 membres de la oppdic se sont réunis dans la maison d´un d´eux, qui s´appelle Cruz Mendez, identifié par les ejidatarios comme un des principaux agresseurs de ces derniers mois qui aurait participé a l´agression d´un des membre du Centre des Droits de l´Homme Fray Bartolomé de Las Casas, tout comme le récent tabassage à un des habitants
Enfin, il vient de nous arriver une information de la proche arrivée de la police de l´état du Chiapas dans le village. Ce qui augmente notre préoccupation.
¡Contre la spoliation et la répression: La solidarité!!
Todos santos, el dia de los muertos, la toussaint, est une des célébrations principale au Mexique, mais aussi dans les communautés vous pouvez trouver ci- dessous la vidéo filmée par les Abejas de ce jour particulier.
Pétition à l’attention de la Cour Suprême pour que les tensions à Chenalho cessent.
La Libération du 13 août “encourage l’impunité » au sujet du massacre d’Acteal : Centre des droits de l’Homme Fray Bartolomé de Las Casas.
Acteal, Chiapas, le 22 Octobre. L’organisation civile de Las Abejas a exigé á la Cour Suprême de Justice de la Nation(SCJN) de ne pas libérer plus de paramilitaires impliqués dans le massacre d’Acteal, afin de ne pas accentuer la situation de tension au sein de la municipalité de Chenalho.
Sebastián Pérez Vázquez, dirigeant de Las Abejas, de confession presbytérienne, a annoncé lors de sa sollicitation à la SCJN que lundi prochain ils réaliseraient un pèlerinage à San Cristobal de Las Casa conjointement avec l’organisation catholique « Pueblo Creyente », et le 2 novembre, Jour des Morts, ils feront un rassemblement dans leur communauté.
« Il y a beaucoup d’indignation parce qu’au Mexique, la justice n’existe pas », et à Chenalho « il y a assez de tension car il ya plus d’action d’espionnage du gouvernement pour voir ce qu’ils peuvent faire, comme ils l’ont déjà fait à Yabteclum (communauté proche d’Acteal), où ils sont entrés le 30 septembre dans une maison pour récupérer des armes, ils sont même allés jusqu’à dire que nous avions quelque chose à voir dans cette affaire, mais ceci est complètement faux ».
Pour autant, le Centre des droits de l’Homme Fray Bartolomé de Las Casas a manifesté qu’avec la résolution qui a permis la libération de 20 paramilitaires, le 13 août, le Pouvoir Judiciaire fédéral « encourage l’impunité » dans le cas du massacre d’Acteal.
Plus tard, lors de la messe célébrée en commémoration des 45 indigènes assassinés le 22 décembre 1997, le prêtre Marcelo Perez a déclaré que le gouvernement « encourage la violence ». Les indigènes et ceux qui veulent élever la voix « sont crucifiés », mais même ainsi, face à la « violation du droit à la justice dont ont été victimes les survivants et les parents des 45 tzotzils de la part de la Cour, toute la société doit élever la voix, car il ne s’agit pas seulement du crime d’Acteal mais d’une offense à tout le peuple ».
Face aux récentes « attaques » dont a été victime le diocèse de San Cristobal de la part de certains médias de communication, le prêtre tzotzil originaire de la municipalité de San Andrés, a affirmé que : « La recherche de la justice fait partie de la mission de l’Eglise, nous n’encourageons pas la violence ni la guerre à la différence du gouvernement ».
ELIO HENRIQUEZ
Correspondant
Article Publié le 23 octobre 2009
Communiqué de Las Abejas du 12 Octobre 2009 à San Cristobal de Las Casas, Chiapas.
Organisation Civile de Las Abejas
Terre sacrée des Martyres d’Acteal
Chiapas, Mexique
Le 12 octobre 2009
A la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme
A toutes les organisations sociales et politiques
A tous les défenseurs des droits de l’homme
A la presse Nationale et Internationale
A la Société Civile
A La Otra Campaña
A l´opinion publique
Compte tenu de la grave situation que vit actuellement notre pays, cela fait aujourd’hui, 60 jours que la Cour Suprême de Justice a violé la Constitution politique des Etats-Unis Mexicains, en libérant 20 paramilitaires qui ont participé directement au Massacre d’Acteal. A nouveau, ils ont prévu une autre décision qui va dans le même sens que la précédente, libérer 31 autres paramilitaires. Et selon la version de ces assassins, soutenus par le mauvais gouvernement et leurs avocats, seulement 5 ont avoué.
Dans notre région il y a de l’indignation, de l’angoisse et une douleur terrible. De plus, ils souhaitent nous estomper et nous faire disparaître pour limiter leur responsabilité dans le massacre d’Acteal.
Aujourd'hui, nous voulons informer et dénoncer clairement que le gouvernement fédéral et d’Etat continue d'insister à vouloir entrer dans notre communauté d'Acteal, où vivent Las Abejas.
Tout d'abord, Sabines(1) a envoyé une lettre pour solliciter une réunion avec les représentants de Las Abejas. Notre réponse a été NON. Ultérieurement, par le biais de l’Evêque de San Cristobal de las Casas, du Centre des droits de l’homme Fray Ba et par le commissaire de l’ONU ils ont essayé d’insister pour une rencontre avec Las Abejas.
Les dernières nouvelles les plus récentes sont les suivantes :
1.- Au cours du mercredi 7 Octobre plusieurs personnes suspectes sont venues au bureau de Las Abejas d'Acteal à différents moments
A 10:30 de la matinée, trois personnes sans identification et de sexe masculin sont arrivés en offrant un système de traitement des eaux usées.
A 12:00, cinq hommes sans identification sont arrivés, en filmant avec un caméscope et un téléphone cellulaire, en disant qu’ils apportaient une statue de la Vierge en cadeau. Les représentants de Las Abejas ont répondu qu’ils n’avaient aucune information de la paroisse et leur ont demandés de se retirer du lieu. Les hommes ont répondu que la paroisse était déjà au courant et qu’elle avait autorisé la remise de la statue de la Vierge.
A 5:30 de l’après midi, sont arrivés 5 hommes demandant l’autorisation pour qu’un hélicoptère atterrisse dans notre communauté d’Acteal le dimanche 11 Octobre, car l’archevêque de Tuxtla était de passage dans les communautés des municipalités de Comitàn, Bachajòn, Oxchuc et Chenalho. Les représentants ont répondu qu’ils n’avaient aucune information de la paroisse et ont demandé si l’évêque Felipe Arizmendi était au courant de cette visite. Les hommes n’ont pas répondu à la question et se sont retirés en disant qu’ils reviendraient le jour suivant pour l’autorisation.
2.- Le samedi 10 octobre à 9:30 de la matinée (heure de Dieu) sont arrivés deux camions avec entre 15 et 20 hommes. Deux d’entre eux se sont dirigés au bureau de Las Abejas mais un habitant s’en est rendu compte et les a interceptés afin de leur demander le motif de leur venue. Ces deux personnes ont répondu qu’elles apportaient un temple car la femme du gouverneur Sabines allait apporter une statue de la Vierge en cadeau le jour suivant (Dimanche). Cet habitant leur a dit qu’ils ne pouvaient pas entrer et que l’on autorisait pas l’entrée de la femme de Sabines. Pendant ce temps, deux autres hommes sont descendus et se sont dirigés vers la boutique des femmes(2) et ont interrogé une jeune fille sur les points suivants : Le monument qui est ici représente tous ceux qui sont morts ? Tu étais grande au moment du massacre d’Acteal ? Y a-t-il un chemin pour qu’une voiture puisse entrer au centre da ta communauté ? Y a-t-il un grand espace dans le centre ? Un des hommes dit a l’autre : Que va-t-on faire pour entrer avec les choses ? Ce dernier répond : Nous en parlerons sur le chemin de ce qu’on nous a dit de faire. Ils sont remontés énervés dans le camion. En voyant s’approcher des lieux les observateurs civils(3) avec leurs appareils photos, ils ont démarré et sont allés vers une autre partie d’Acteal où vivent les partisans du PRI(4).
Devant ces faits, nous, Las Abejas, avons enquêté et de source sure nous avons su qu’un membres du Procureur de Justice de l’Etat avait invité le recteur général de la Basilique Monseigneur de Diego Monrroy pour entrer à Acteal.
Hier, dimanche, l’épouse de Sabines n’est jamais arrivée, seuls hommes de main sont arrivés au Vieux Acteal où vivent les partisans du PRI, pour offrir des vélos, des assiettes et des choses inutiles. Il est très clair que c’est à ce moment précis qu’ils ont du organiser la remise de ces « cadeaux » pour tenter de cacher leur stratégie d’harcèlement.
Ceci montre bien que le Gouvernement Fédéral et d’Etat veut taire et en finir avec Las Abejas. C’est dans ce sens qu’il a publié dans les journaux, qui le servent, que les armes trouvées chez un habitant de Yabteclum (communauté proche d’Acteal) le 30 septembre 2009 allaient être remises aux membres de Las Abejas pour se venger des paramilitaires que la Cour Suprême de Justice a libéré et cette dernière s’apprêtant à en libérer 31 autres. Ainsi, ils ont un prétexte pour que la PGR(5), la police d’Etat préventive et l’armée entrent et se justifient aux yeux de la société mexicaine et internationale de leur incursion. Criminalisant la lutte de la Société Civile de Las Abejas, qui recherche seulement la paix et la justice et en imposant la confusion dans l’opinion publique sur notre juste lutte.
Autre point que nous souhaitons aborder…Pourquoi la justice du Mexique est-elle si injuste ?
Actuellement, de nombreuses personnes ne comprennent pas la lutte des peuples et organisations sociales, mais nous rafraîchissons leurs esprits en leur disant que le massacre d‘Acteal de 1997 a eu lieu suite à un conflit politique, à des intérêts du pouvoir et à l’argent. Bien que ceux qui ont assassiné à Acteal n’aient pas été directement Ernesto Zedillo, Emilio Chuayffet, le Général Enrique Cervantes, le Général Renan Castillo, mais ce sont eux qui ont écrit le plan contre insurrectionnel pour former les paramilitaires qui se sont chargés d’introduire la peur et la terreur chez les zapatistes et l’Organisation pacifiste Las Abejas de Chenalho, Chiapas. Malgré les preuves, les témoignages, la documentation vidéo et photos des faits ayant eu lieu à Acteal, ni les personnes chargées de l’administration de la justice et encore moins le pouvoir exécutif n’ont réalisé une enquête ou dicté que le massacre fut un crime d’Etat, les gouvernements actuels ne vont jamais porter devant la justice les ex-dirigeants responsables du crime car ce sont leurs amis et car ils obéissent au même patron, au même système oppresseur et saccageur.
Dans les prochains jours, la « Cour Suprême des riches et des criminels » (nous la nommerons ainsi a partir d’aujourd’hui car elle n’a rien de justice et est une honte pour notre patrie) déterminera la situation de 31 paramilitaires et il est très probable qu’elle les libère et cela ne nous surprend pas. Avec l’analyse de notre cœur et de notre pensée, il est très clair que ces juges ont des ordres et un contrat avec les auteurs intellectuels de libérer les assassins d’Acteal. Nous pensons également qu’il y a un contrat avec les paramilitaires concernant le nombre d’années qu’ils pourraient être emprisonnés et ensuite qu’on leur accorderait la libération avec le soutien des avocats du CIDE(6). N’est-ce pas vrai ? Certes, nous n’avons pas de connaissance académique ou de titres mais nous ne sommes pas bêtes.
Nous savons que notre parole brûle et vexe les hommes de pouvoir, qui voudront nous faire du mal, envoyer leurs paramilitaires et en finir pour de bon avec nous, néanmoins, cela ne nous fera pas taire. Notre message parlera où il veut, nous continuerons à écrire nos communiqués avec le sang de nos frères et sœurs massacrés. Notre lutte et notre apport pour la construction d’un monde juste et plus humain seront frais et solides. Si les auteurs matériels et intellectuels se retrouvent libres par la « justice » des magistrats de la « Cour Suprême des riches et des criminels », la conscience et l’histoire du peuple mexicains lui restera marquées à jamais et de génération en génération on s’en rappellera et on commémorera. Nous sommes persuadés qu’il en sera ainsi, et alors quand ceci arrivera, le peuple aura établit une justice juste et humaine.
Nous sommes plus que certains que les magistrats feront leur travail comme ils l’ont déjà fait le 12 août passé, mais cela ne veut pas dire que nous allons rester immobiles, bien au contraire, nous allons aller de l’avant pour parler avec d’autres peuples, avec d’autres consciences, d’autres victimes de crimes d’Etat afin qu’ensemble nous recherchions une justice alternative et populaire.
(1 )Juan Sabines Guerrero – Gouverneur actuel du Chiapas
(2) Coopérative d’artisanat des femmes MAYA ANTZETIK
(3) Observateurs Internationaux des droits de l’Homme envoyés par le FrayBa
(4) Parti Révolutionnaire Institutionnel – Parti de droite au pouvoir durant 70 ans au Mexique
(5) Procureur général de la République
(6) Centre d’Investigation et d’Enseignement Economique
Traduction : Yasmina et Tony
Conférence de presse du 12 Octobre 2009 des représentants de las Abejas au centre des droits de l’Homme de la Fray Ba (San Cristobal de Las Casas, Chiapas) pour dénoncer les récents actes de pression et d’harcèlement du gouvernement Fédéral et d’Etat au sein de la communauté d’Acteal.
(cf. communiqué ci dessus)
02/10/2009
Las Abejas craignent la libération de 33 autres paramilitaires le 14 octobre.
L´organisation Civile de Las Abejas à demander aux citoyens de se prononcer face la Court Suprême de Justice de la Nation SCJN pour que ne persiste pas l´impunité avec la libération de " plus de paramilitaires", ainsi ils ont envoyé des lettres, a la Commission Interaméricaine des Droits de l Homme CIDH de Washington "pour qu´il nous donne une audience afin qu´ils acceptent de prendre en compte le cas d´Actéal"
"Il est claire que la justice et les lois du pays ne servent qu´ à protéger depuis le gouvernement, les puissants et les assassins, et pour criminaliser et enfermer les vrais lutteurs sociaux"
"Comment est il possible que les assassins de nos 45 frères massacrés en 1997 et ceux qui ont provoqués beaucoup de violence dans nos communautés soient aujourd´hui libres, et que la Court Suprême de l´injustice veut libérer ceux qui restent?"
" Ces actes du mauvais gouvernement et de ses institutions donnent un message très claire a tous les mexicains: Dénoncer, protester, défendre et s´organiser est un délit, et c’est pour ca que le gouvernement intimidera, emprisonnera, et créera de fausses accusations a ceux qui réaliseront ces actions. A ceux qui tuent les enfants et les femmes, aux militaires a la police qui violent les femmes et protègent les criminels, il les laissera marcher libre et les récompensera" signale l´organisation.
Apres avoir participé au forum de l´impunité et la conflictivité social, organisé par le groupement Service de Conseil pour la Paix, le SERAPAZ, il a souligné que le massacre arrivé il y a 12 ans au Chiapas, ou sont morts 45 indigènes qui étaient alors en jeune et en prière n’a pas été d´un jour, il s´est préparé depuis plusieurs mois avant."
27/09/2009
Communiqué des Abejas du 22 septembre, union des luttes et dénonciations.
A toutes les organisations sociales et politiques
A tous les défenseurs des droits de l homme
A la presse Nationale et Internationale
A la Société Civile,
A la otra campaña
A l´opinion publique
En ce 22 de ce mois, à nouveau, les survivants et toute la société civile des Abejas nous nous réunissons dans cette terre sacrée d´Acteal pour commémorer la mort de nos 45 frères, dans le massacre de décembre 1997. Pour nous il est très important que nos cœurs n´oublient pas la vérité et se rappellent de la tache que nous avons de construire la justice, pratiquer la paix et vivre l´unité, qui n´est toujours pas terminé. Le gouvernement aimerait bien que les peuples oublient les agressions, oublient les violations de ses droits, et que la voix de la dénonciation devienne muette, mais cela ne se passera jamais car le peuple parle et agit pour se défendre, et non pas pour dire des mensonges. Nous ne sommes pas comme Felipe Calderon, et les gouvernements des Etats qui tiennent le double langage. Nous l´avons particulièrement vu en ce mois patriotique : Ils ont organisé ce 15 septembre une grande fête pour crier avec une voie fausse VIVA MEXICO et ce sont eux les premier à frapper le peuple avec les impôts sur les aliments, avec la militarisation du pays pour intimider et avec la mise en prison de vrais lutteurs mexicains. Ils osent s exclamer VIVE NOTRE INDEPENDANCE et ce sont eux les premier à vendre nos terres, notre eau, et remettre les richesses de notre Terre Mère a des entreprises transnationales. Nous ne pouvons pas croire leur parole car il y a beaucoup de preuves que ce pays n´est pas libre sinon réprimé, trompé et mal informé.
Nous voulons partager 3 événements de ce mois qui s appelle donc le mois de la Patrie pour que vous voyez quelle est la réalité de notre pays malgré le fait que beaucoup se laissent tromper par les célébrations du gouvernement
Les jours du 7 et 8 septembre une commission de la Société Civile Las Abejas a voyager à Campeche comme intégrante dune Mission Civile de Paix pour accompagner les frères de San Antonio de Ebula, qui ont été violentés et brutalement expulsés de leur maison et de leur terre par une groupe armé envoyé par un entrepreneur Eduardo Escalante, pour pouvoir justifier que c´est un territoire déshabité et ainsi donc se l´approprier pour en faire un projet routier. Actuellement 50 familles vivent dans la rue, mourant de faim, souffrant d´impuissance, d´indignation, face à tant d´indifférence de la part du gouvernement Fédéral et de l’état
Le 11 septembre passé nous avons reçu a Actéal nos frères et sœur de lutte d Atenco pour renforcer mutuellement nos cœurs et exiger d´une même voie la liberté des 12 camarades d´Atenco prisonniers et la mise en examen des auteurs matériels et intellectuels du Massacre d´Actéal. A notre frère Ignacio del Valle nous disons qu´il n´est pas seul, et que nous le reconnaissons comme un vrai combattant en défense pour sa terre, et que l´injustice qu´il vit lui et ses 11 compañeros ensemble avec leurs familles nous interpelle et nous oblige à continuer la lutte
Enfin, le jour du 18 septembre, dans l´ejido Jotola, Municipalité de Chilon, Ricardo Lagunes Gasca, intégrant de la Frayba et Carmen Aguilar Gomez, de l´ejido de San Sebastian Bachajon ont été attaqués et blessés par un groupe de personnes armées, intégrants de la OPDDIC. Le licencié Ricardo a été blessé par coups et le paysan Carmen a été blessé par arme à feu. Ceci c´est passé alors que la Fray ba informait les propriétaires de l´ejido de Jotola sur le cas des propriétaires de l´ejido de San Sebastian Bachajon, prisonniers et accusés de délinquance pour avoir défendu leurs terres
Nous voulons vous dire quel est notre pensée face à ces cas :
Dans le cas de San Antonio Ebula, ils ont été expulsés de leur maison, et leur village a été détruit par les hommes armés du Señor Escalante alors que la Police de Sécurité Publique de Campeche observait ces violations des droits de l´homme sans rien faire pour les en empêcher. Dans le cas de l attaque au licencié Ricardo de la Frayba et du Frère Carmen Aguilar Gomez de San Sebastian Bachajon, la Police Estatale Préventive, était clairement avec les agresseurs de l´ OPDDIC comme le montre le bulletin de la Frayba. Ceci n´est pas nouveau pour nous. Nous avions vu que cela c´était également passé a Chenalho, non seulement le jour du Massacre d´ Acteal, mais aussi beaucoup de fois avant, que la Securité Publique protégeait les paramilitaires.
Ainsi donc nous voyons la fausseté du gouvernement. Le president Calderon nous a dit qu´il ne permettrait pas un autre Acteal. Mais malgré ces phrases, nous voyons les faits non les paroles. Et les faits sont que le gouvernement Fédéral, le gouvernement du Chiapas et le gouvernement de Campeche, continuent une politique pour qu´il y ait de nombreux autres Actéal, car la Sécurité Publique au lieu de protéger les droits des peuples, défend ses violeurs Ils continuent de protéger les paramilitaires
Aussi nous voyons clairement l´injustice quand nous partageons nos souffrances et nos luttes avec les frères et sœurs d´Atenco. Et aussi, quand nous voyons les propriétaires des ejidos de Bachajon, prisonniers aussi pour avoir défendu ses terres. Ceci est ce que nous voyons et c´est une grande injustice : LES ASSASSINS DE FEMMES ET ENFANTS SONT LIBRES ET LES VRAIS LUTTEURS SOCIAUX SONT EN PRISON.
Nous voulons terminer notre communiqué en exigeant du gouvernement de Sabines et de Felipe Calderon qu´ils arrêtent d´intimider et d´attaquer a travers de leurs paramilitaires. Car, l´attaque qu´ils ont fait contre le compañero de la Frayba et le compañero paysans est aussi une attaque de plus contre nous les peuples, et nous n´accepterons pas qu´ils installent la peur et encore moins de nous empêcher de nous organiser
Depuis ce qu´a fait la Court Suprême, libérer les paramilitaires, nous savons que nous ne pouvons pas espérer beaucoup, ou mieux, rien, des autorités corrompues. De toute manière nous disons que les abejas n’arrêteront pas de lutter et de s´unir avec tous ceux qui luttent pour les vrais droits des peuples,
Nous exigeons
Justice pour San Antonio Ebula. Mise en examen des responsables de la dépossession. Restitution des terres et des appartenances aux habitants de Ebula
Liberté pour les prisonniers d Atenco et de San Sebastian Bchajon que n´ont commis aucuns délits et ont seulement défendu la terre de leurs peuples.
Mise en examen des responsables de l´agression à la Frayba et aux frères de Jotola. Fin de la politique de lancer des paramilitaires contre le peuple
Mise en examen des auteurs matériels et intellectuels du Massacre d Acteal, Zedillo, Chuayffet, Ruiz Ferro et le General Renan Castillo, mais aussi aux ministres de la Court comme complices des paramilitaires et comme promoteur de l´impunit
NON A LA CRIMINALISATION DE LA PROTESTATION SOCIALE
PROTESTE EST UN DROIT ! LA REPRESSION UN DELIT
Auteur: el fifi
25/09/2009
Les auberges de migrants infiltrés par des groupes criminels, dénoncent les ONG.
Les auberges pour migrants infiltrées par des groupes criminels, informent les ONG
Les ravisseurs agissent de connivence avec les autorités. La situation d'insécurité dans les centres est insoutenable, prévient le Père Pedro Pantoja.
Auteur: Gabriel León Zaragoza Date: 25/07/2009 Rubrique: informations générales
Des organisations de défense des droits de l’Homme ont informé que le manque d’efficacité des autorités policières à tous les niveaux du gouvernement et de l’Office National de l’Immigration en matière de prévention de séquestration des migrants, est cause du fait que depuis six mois, les groupes criminels agissent "directement" sur les centres d'hébergements destinés à ce secteur.
Lors d’une conférence de presse, elles ont exigé d'Eduardo Medina Mora, Procureur Général de la République (titulaire), qu’il « remplisse sa fonction », qui est de protéger la vie et l'intégrité des responsables des auberges pour migrants et de ceux qui s'y présentent, ainsi que des défenseurs des droits de l'Homme, face à une violation à laquelle même des autorités des trois niveaux de gouvernement du pays participent.
Une douzaine d'organisations ont informé que « le harcèlement et les menaces ne sont pas des faits circonstanciels, mais qu'ils répondent à un climat de plus en plus grave d'insécurité et de vulnérabilité », et elles ont rendu le gouvernement fédéral responsable de toute agression ou dommage irréparable qui puisse être commis contre les émigrants et les activistes travaillant avec eux.
Elles ont exigé que les autorités des états les plus touchés par des séquestrations dans ce secteur (Nouveau Léon, Tabasco, Chiapas, Oaxaca, Veracruz, Tlaxcala, Guanajuato, San Luis Potosí, Tamaulipas et Coahuila) appliquent de réelles mesures de lutte contre la pègre, sans faux-semblants, et en punissant et sanctionnant tous les hauts responsables en lien avec le crime organisé.
Le nouveau mode opératoire des groupes délictueux a été détecté il y a un an et demi, lorsque des émigrants ont commencé à repérer les ravisseurs infiltrés dans les centres d'hébergement, lesquels agissent de connivence avec les passeurs, les autorités policières et administratives, ainsi qu'avec des cartels de la drogue, qui en commettant leurs crimes, ont été identifiés comme membres des " Zetas "(1), a détaillé Pedro Pantoja, directeur de l’auberge pour migrants de Saltillo.
Depuis six mois maintenant, a-t-il dit, « ils s’affichent effrontément» dans le réseau des auberges pour migrants du pays. Il y a des immeubles, comme à Tierra Blanca, où ravisseurs et victimes potentielles dorment ensemble. Ou comme à Palenque, Piedras Negras et Ciduad Acuña où les migrants eux-mêmes appâtent leurs compagnons avec la promesse de passer la frontière et de leur trouver du travail aux États-Unis, a informé le religieux, accompagné de représentants de "Sin Fronteras"(2) et du Centre des droits de l'Homme Miguel Agustín Pro.
Pantoja a indiqué que la situation d'insécurité généralisée dans les auberges pour migrants est insoutenable. Il a affirmé que le 11 juillet dernier à Ixtepec, dans l'état du Oaxaca, un groupe de personnes armées a pénétré violemment dans le centre d'hébergement "Hermano del Camino", qu'elles ont menacé de mort un émigrant et ont exigé qu'il emmène ses six compagnons vers une communauté de Veracruz.
« Mercredi dernier, deux sujets armés sont entrés dans le même centre, ils ont menacé et expulsé un émigrant, et on ignore où il se trouve », a-t-il ajouté.
Les organisations ont estimé qu'il était primordial de mener une enquête exhaustive dans toutes les institutions, afin que l'impunité ne soit ni admise ni permise, et qu'on agisse pénalement contre les coupables qui séquestrent, assassinent ou mutilent les sans-papiers, principalement centraméricains.
Elles ont fait appel au "Congreso de la Unión"(3) afin qu'il entreprenne une "vraie" réforme migratoire, axée sur le respect des droits de l'Homme, et non en fonction de paramètres qui obéissent à des intérêts de politiques de limitation.
Elles ont déclaré que les délits contre les sans-papiers obéissent à « la négligence et au flou » dans lesquels les gouvernements du Mexique et de l'Amérique Centrale ont maintenu la situation, ainsi qu'à l'absence de mécanismes adaptés pour accéder à la justice et aux poursuites judiciaires, et de réparation des dommages aux victimes de séquestration.
(1) Groupe criminel en lien avec le trafic de drogue et plus particulièrement avec le Cartel du Golfe au Mexique.
(2) SinFronterasI.A.P (Institut d'Assistance Privée) est une organisation civile mexicaine créée en 1995 qui travaille pour la défense et l'aide aux émigrants.
(3)Parlement mexicain.
Traduction: Catherine
24/09/2009
Liberté et justice pour Atenco.
À Acteal(1), la seconde étape de Liberté et Justice pour Atenco a commencé.
Des membres du FPDT se réunissent avec des parents de victimes du massacre.
Ils appellent à condamner la de mouvements sociaux dans le pays.
Acteal, état du Chiapas, 11 septembre. Exigeant que soient libérés les 12 prisonniers "politiques" du Front des Peuples pour la Défense de la Terre (FPDT)(2) et que soient annulés les mandats d'arrêt contre d'autres dirigeants de cette organisation de l'état de México, parmi lesquels América del Valle et Adan Espinoza, la seconde étape de la campagne nationale et internationale Liberté et Justice pour Atenco, qui compte sur l'appui de 217 organisations nationales et internationales, et de diverses personnalités, a commencé dans cette communauté tzotzil.
Coïncidence : des membres de l'Armée Mexicaine et de la police des États ont placé un contrôle de police à l'intersection de Las Limas, passage obligatoire pour arriver à Acteal.
Portant leurs machettes caractéristiques, "symbole de travail, non d’armement", les membres de la commission désignée par le FPDT pour lancer la campagne, sont arrivés le matin dans cette communauté appartenant à la commune de Chenalhó, pour tenir une rencontre avec des parents, des survivants et des camarades des 45 Tzotzils assassinés il y a presque 12 ans.
Une membre du FPDT a lu un manifeste où elle a affirmé que la décision de la Cour Suprême de Justice de la Nation (SCJN) ayant favorisé la libération de 20 accusés pour leur participation au massacre d'Acteal dans l'état du Chiapas, « a produit le même effet que celles émises dans le cas de la répression des étudiants de 1968 et 1971, contre la réforme indienne dans l’affaire Lidia Cacho(3), dans celui de San Salvador Atenco, et dans d’autres ; ce qui prouvent que les institutions chargées de rendre la justice à tous les niveaux, remplissent le rôle de garant de la protection et de l’impunité aux gouvernants et à leurs politiques de répression. »
Pendant la cérémonie, qui a réuni plus de 100 indiens, l’organisation de la société civile de Las Abejas a exigé du gouvernement, comme première mesure de prévention afin d’éviter d’autres faits sanglants dans la région, qu’il ne libère pas les 37 paramilitaires, accusés d’avoir participé au massacre, et toujours incarcérés, cas sur lequel la SCJN devra se prononcer prochainement.
Damián Camacho, l’un des 12 membres de la Commission du FPDT, a expliqué qu’avec cette initiative « ce que nous cherchons c’est un trait d’union entre la lutte pour la libération des prisonniers et les luttes locales. La situation que nous vivons dans le pays et en particulier dans le Chiapas est semblable à celle d’Atenco, mais en plus, les questions de justice, des droits de l’Homme et de la liberté des prisonniers politiques ne sont pas les seules questions importantes ; d’où la nécessité d’encourager et de faire voir d’autres efforts comme la lutte contre les tarifs élevés d’électricité », a-t-il ajouté.
Il a déclaré que la première étape de la campagne, qui a commencé en février et s’est achevée en mai, a atteint son objectif : « faire connaître les prisonniers politiques d’Atenco », puisque l’un des risques de n’importe quelle lutte, attaquée par le gouvernement, est de rester dans l’oubli.
Le FPDT a lancé un appel urgent à la société civile, du Chiapas, nationale et internationale, à participer à la seconde étape de la campagne pour demander la libération des 12 prisonniers politiques, à stopper la persécution politique contre d’autres dirigeants, et à condamner et à arrêter la criminalisation des mouvements sociaux au Mexique.
En parallèle à cette cérémonie, des membres du FPDT ont assuré une rencontre avec des parents de prisonniers à Ocosingo, et le soir s’est tenu un débat à San Cristóbal de Las Casas.
ELIO HENRIQUEZ
Correspondant
Article Publié le 12 Septembre 2009
(1) Massacre par un groupe paramilitaire priiste de 45 indiens tzotzils, en majorité des femmes et des enfants le 22 décembre 1997
(2) Organisation créée en 2001 par les habitants d’Atenco pour défendre leurs terres agricoles contre le projet du gouvernement de Vicente Fox de construction d’un aéroport sur celles-ci.
(3)Journaliste mexicaine ayant dénoncé en 2006 un réseau de mafia pédophile. L’affaire fit scandale après que des enregistrements aient révélé la culpabilité des personnes impliquées.
Traduction: Catherine
24/09/2009
Communautés zapatistes menacées.
Des Indiens pointent du doigt les priistes Aric oficial(1) et Opddic, ainsi que la Cocisel, liée à la AN.
Des groupes analogues au PRI et au PAN dans l’opération contre les insurgés pour chasser les zapatistes.
Soutenus par des militaires, ils cherchent à prendre des terres, récupérées des années auparavant par des sympathisants de l’EZLN.
Ocosingo, état du Chiapas, 11 septembre. La violence contre les communautés zapatistes dans la commune autonome de San Manuel- accrue depuis le mois d’août- obéit à une opération contre les insurgés qui couvait depuis des années.
Cette stratégie est menée par trois groupes du PRI (l’ARIC officielle, l’Union des Unions, ainsi que l’Opddic, Organisation pour la Défense des Peuples Indiens et des Paysans,) et la Cocisel (Coalition d’Organisations Indiennes de la Forêt Lacandone), membre dirigeant du PAN, apparu récemment dans l’ejido Santo Tomás, là où, le premier septembre, une attaque a été lancée contre les zapatistes qui travaillaient la terre de Casa Blanca qu’ils avaient récupérée.
Comme en avait informé le rapport Terre et Territoire du Centre d’analyse Politique et de Recherches Economiques et Sociales (Capise, 2007) qui a disparu, il existe, depuis l’offensive zedilliste(2) de 1995 contre les rebelles, une occupation militaireorganisée. À San Manuel, elle subsiste avec les bases militaires de Río Jordán et Península. Aujourd’hui, l’hostilité anti-zapatiste est aux mains de paysans paramilitaires, ouvertement appuyés par l’Armée Fédérale.
La base de Río Jordán « occupe une terre récupérée par l’EZLN à l’intérieur des 180 hectares de la localité de Miguel Hidalgo », signalait le rapport. Au bord du campement militaire se trouve la communauté de Brasil (ou Nuevo San Jacinto), où « tous appartiennent à l’Opddic », lesquels ont effectué des démarches pour l’expropriation devant le Bureau du Procureur Général chargé des Affaires Rurales.
Offensive à main armée
Manuel Hernández Jiménez et Eusebio Hernández Pérez, deux dirigeants de Nuevo San Jacinto, se sont retrouvés en prison en 2007 avec le fondateur de l’Opddic, Pedro Chulín Jiménez. Le premier s’affiche comme étant le propriétaire du ranch La Primavera, qui occupe et exproprie une partie de Miguel Hidalgo. D’après ce qu’a dénoncé le Conseil de Bon Gouvernement (JBG) de la Garrucha le 3 septembre dernier, ce sont les mêmes qui ont fourni des armes aux attaquants de Casa Blanca il y a dix jours. Plusieurs dirigeants identifiés dans le rapport Terre et Territoire, réapparaissent dans la dénonciation de la JBG, comme Gustavo Vazquez Cruz, Jorge Jiménez Pérez et Rafael Jiménez Hernández. « Ils feignent d’être armés » depuis 2006.
Avec la recrudescence des hostilités contre les zapatistes il y a quatre ans, l’Opddic a tenté de les chasser. Devant l’impossibilité d’y parvenir, ils ont eu recours à une nouvelle stratégie : l’indemnisation. Les membres de l’Opddic ont essayé de se faire reconnaître comme propriétaires ou ejidatarios, déclarait le Capise. La contre insurrection comme un commerce.
Les agressions armées de l’Opddic contre des habitants de San Manuel remontent à 2005. Rafael Jiménez Hernández et ses « supérieurs » Juan Pedro Lorenzo et Jorge Jiménez Pérez, de Nuevo San Jacinto, ont réapparu la semaine dernière au cours de l’attaque de Santo Tomás.
Dans le vallon de Las Tazas, il y a eu quatre postes militaires : Rancho Península, Río Jordán, Las Tacitas et Ibarra. En 2006 et 2007 les deux dernières se sont retirées. D’après le Capise, avant leur départ d’Ibarra et de Las Tacitas, des forces militaires ont procédé à des réunions et à des visites de plusieurs jours auprès de résidents et de familles opposées aux zapastistes » Les soldats d’Ibarra « ont en particulier avalisé la pénétration de l’Opddic dans tout le vallon. »
Jouxtant Las Tacitas et Santo Tomas se trouvent les terres récupérées par l’EZLN, San Alfredo et Casa Blanca, là où les zapatistes ont été attaqués pendant 10 jours.
Après le retrait militaire de Las Tacitas, l’Opddic et les Aric ont tenu des réunions. « Lázaro Ruiz Ruiz, un dirigeant de l’Opddic, a convoqué des membres de son organisation de Las Tacitas, Santo Tomás et Nuevas Tacitas, afin d’envahir San Alfredo et Casa Blanca, et de solliciter la propriété « légale » de ces terres.
Francisco Villa aussi, en terre récupérée par l’EZLN, a souffert d’invasions et d’agressions de la part des membres de l’Opddic de San Jacinto.
À une occasion, en 2006, les communautés autonomes ont persuadé les envahisseurs de se retirer, lesquels « ont sollicité l’aide » de l’Armée Fédérale. Les soldats ont essayé d’expulser les zapatistes, qui ont résisté.
HERMANN BELLINGHAUSEN, journaliste envoyé
Article publié le 12 septembre 2009
(1) Association Rurale d’Intérêt Collectif : organisation qui se scinde en diverses factions, Aric-Officielle, Aric-Union des Unions, Aric-PAN etc.
Les deux premières sont priistes.
(2)Référence au gouvernement d’Ernesto Zedillo entre 1994 et 2000, marqué par la répression et persécution des zapatistes, entre autres, le massacre d’Acteal.
Traduction : Catherine
23/09/2009
Le Front des Peuples en Défense de la Terre, de San Salvador Atenco, lance la deuxieme étape de "liberté et justice pour Atenco".
Le front des Peuples en Défense de la terre, de San Salvador Atenco, état de Mexico, a commencé ce vendredi dans la communauté d´Actéal, la seconde étape de la campagne nationale et internationale pour exiger la libération de 12 de leurs intégrants, prisonniers depuis mai 2006.
Le FPDT a informé qu´a partir de vendredi ils iront dans plus de 12 états du pays pour diffuser la situation actuelle des prisonniers politiques, réaliser des mobilisations pour la liberté, , forums et festivals de dénonciations, mais aussi pour rencontrer les organisations intégrantes de la campagne Liberté et Justice pour Atenco"
Une rencontre forte entre deux entités en résistance. Les deux victimes de la justice. L´une car des innocents sont en prison et l´autre parce que les coupables sont toujours en liberté si ce n´est même remis en liberté
22/09/2009
Agression d'une Avocat de la FrayBa par l'Opddic.
À Jotolà on signale une agression de l'Opddic contre l'avocat du Centre Fray Bartolomé.
On affirme que l'acte a été commis « sous couvert du gouvernement » du Chiapas.
Ricardo Lagunes a été pris en embuscade puis frappé; un indien tzeltal a été blessé par balle dans la bagarre.
Le CDHFBC a affirmé que des membres de l'Organisation priiste(1) pour la Défense des Droits des Indiens et des Paysans (Opddic), « groupe de type paramilitaire », qui ont pris en embuscade et agressé Ricardo Lagunes Gasca, avocat au Centre des Droits de l'Homme Fray Bartolomé de Las Casas (CDHFBC) et ont blessé par balle Carmen Aguilar Gómez, à Jotolà (commune de Chilón, dans le Chiapas) agissaient « sous couvert du gouvernement de l'état », et ils ont tenu pour particulièrement responsable le sous-secrétaire général du gouvernement, Nemesio Ponce Sánchez.
À noter que ce fonctionnaire a agi avec une inefficacité dangereuse dans les conflits entre San Sebastián Bachajón et Mitzitón, entre autres, en s’alliant de façon mal dissimulée avec les priistes de l’Opddic et de l’Armée de Dieu(2).
Les faits se sont déroulés dans l’ejido(3) de Jotolà (commune de Chilón, dans le Chiapas) où Lagunes Garza avait fait un bref arrêt pour informer de la situation de deux prisonniers du village de San Sebastián Bachajón, vu que les ejidatarios(4) de cette localité organisaient une réunion de travail avec ceux de Jotolà. Les deux groupes sont des adhérents à l’Autre Campagne.
Alors qu’il s’en retournait, les membres de l’Opddic ont bloqué le passage de son véhicule à l’aide de pierres et d’un tronc d’arbre. C’est là qu’ « il a été frappé par une soixantaine de personnes armées de bâtons, de pierres, de machettes et d’armes à feu » ; il a été descendu de son véhicule et « ils ont essayé de l’emmener avec eux pour une destination inconnue », a rapporté le CDHFBC.
Lorsqu’ils s’en sont rendus compte, les indiens de l’Autre Campagne sont intervenus. Les membres de l’Opddic « ont répondu par des tirs » ; ce qui a provoqué une blessure par balle dans la cuisse gauche du jeune tzeltal Carmen Aguilar Gómez, de San Sebastián Bachajón.
Les agressés « se sont enfuis pour éviter la confrontation ». Les membres de l’Opddic « ont fait le tour des maisons des ejidatarios tout en les menaçant de les en faire sortir ». Environ 20 personnes « exécutaient des rondes en portant des armes de différents calibres », et ont, en plus, pris possession de la casa ejidal(5).
Une accusation gênante
Avant l’agression, des ejidatarios de Jotolà avaient vu que des éléments de la police d’état préventive (PEP) s’entretenaient avec des membres de l’Opddic, et ils les ont entendu dire qu’ils entreraient dans la casa ejidal et agresseraient les adhérents à l’Autre Campagne.
Le 20 août dernier, les ejidatarios de Jotolà et de San Sebastián ont dénoncé le climat de harcèlement et de menaces de la part de l’Opddic ; ils ont fait savoir que les chefs de file proviennent de Monte Líbano(6) et qu’ils disposent de mandats d’arrestation pour homicide et viol.
Ils ont également dénoncé le sous-secrétaire Ponce Sánchez « pour mensonge », car il ne s’est pas rendu à une réunion au cours de laquelle devait être fixé le délai pour la libération de deux indiens de San Sebastián, actuellement incarcérés.
À la suite de cette dénonciation, les ejidatarios de Jotolà ont commencé à être harcelés par des éléments de la PEP, menaçant de faire arrêter le comisariado ejidal(7) Pascual Sánchez Pérez. Depuis lors la police d’état a maintenu des opérations permanentes de patrouille.
Au début du mois de septembre, une source officielle a fait savoir au CDHFBC que la dénonciation avait « mis dans l’embarras » le sous-secrétaire Ponce Sánchez, lequel avait envoyé la police ministérielle et la PEP pour arrêter le comisariado ejidal et le professeur Ricardo Sánchez, porte-parole de l’embarrassante accusation.
L’agression s’est faite dans un contexte d’hostilité « de la part des différents acteurs et médias » contre le CDHFBC, lequel dénonce « la campagne que le gouvernement, y compris le gouverneur Juan Sabines Guerrero, a faite contre son travail de défense et d’accompagnement ».
Une vingtaine d’agresseurs sont identifiés, parmi lesquels Agustín Hernández Santís (qui a tiré avec un fusil), Guadalupe Cruz Méndez (qui a blessé Carmen Aguilar), Medardo Cruz Méndez, Miguel Gómez Hernández, Manuel Moreno Pérez, Daniel Moreno Pérez, Rogelio Cruz Méndez et Juan Cruz Méndez, qui portaient une arme.
D’après les médias locaux, il s’est agi d’une querelle entre Opddic et « zapatistes ». Ils nient l’agression de Lagunes Gasca et révèlent que plusieurs corps de police « sont arrivés alors que tout était apparemment calme », c’est à dire trop tard.
HERMANN BELLINGHAUSEN
Article publié le 20 septembre 2009
(1) Parti politique du PRI (Parti Révolutionnaire institutionnel)
(2) Organisation créée à San Cristobal en avril 2006 qui lutte pour l’application des accords de San Andrés et le changement de la Constitution. En se donnant une mission sociale et évangélisatrice dans les communautés.
(3) Propriété communale
(4) Propriétaires des terres communales
(5) Maison communale
(6) Communauté d’Ocosingo
(7) Commission communale chargée de faire appliquer les accords de l’assemblée générale
Traduction : Catherine
17/09/2009
La Junta de Buen Gobierno de la Garucha, dénonce des agressions et des menaces contre les bases d´appui.
La Junta de Buen Gobierno du Caracol de la Realidad a publié un communiqué le 8 septembre afin de dénoncer la volonté d´un groupe de personne de récupérer 30 hectares de terrains appartenant aux bases d´appui zapatiste.
Le 8 juillet 2001 les compañeros ont donc récupéré suite a un accord, 30 hectares de terrain, a cote du village appelé Che Guevara.
Depuis le 28 aout, déclare le communique, un groupe de personne mené par Bersain Escobar, est entré dans les terres zapatistes pour nettoyer le terrain, couper des tuyaux d´arrosages qui servaient d´acheminement d´eau pour les compañeros, et détruire quelques plantations.
L´ancien propriétaire du terrain a décidé de le vendre, et pour cela menace d´expulsions les habitants de Che Guevara, par un groupe de personne de l´organisation ACIAC et de sympathisants du parti au pouvoir le PAN.
La JBG déclare ensuite dans son communiqué que les zapatistes ne permettront pas que le gouvernement continue d´humilier, menacer et intimider les bases d´appuis. "Nous allons défendre nos terres, coute que coute, car la terre est notre mère qui nous donne a manger, et elle est a celui qui la travaille ».
Auteur: elfifi
08/09/2009
Libération de 22 paramilitaires: le déni des droits indigenes
Le Gouvernement du Mexique et la Justice se rit des peuples indigènes. Depuis plus de 11 ans les indigènes tzotzil de la Société Civile Las Abejas demandent justice, et l´arrestation des auteurs matériels et intellectuels du pire massacre du Chiapas. La Cour Suprême de Justice de la Nation a décidé au mois d’août de ne pas écouter les demandes légitimes des indigènes mais d´écouter le gouvernement et de libérer 22 paramilitaires auteurs du massacre.
Le 22 Décembre 1997 restera une date noire dans l’histoire du Chiapas. Le pire massacre jamais perpétré tuant 45 indigènes tzotziles particulièrement femmes, enfants et bébés. Ce jour la plus de 300 paramilitaires ont encerclé la communauté d’Actéal, siège de la Societe Civile Las Abejas – Les Abeilles - , et sont arrivés dans l’église ou femmes et enfants s´étaient réunis pour prier et jeuner pour la fin des violences et des déplacements dans la municipalité de Chenalho. Les paramilitaires armés et formés par le gouvernement, eux-mêmes indigènes, parfois de la même famille que les victimes, ont pénétré dans l´église et tiré a l´aveugle semant la panique.
Pendant plus de 5 heures le massacre a continué, certains paramilitaires, après avoir sorti et tué les bébés du ventre de leur mère, violèrent les femmes et les tuèrent ensuite. Plus de 45 victimes ont été dénombré. Ni la police placée a moins de 200 mètres de la communauté ni même l´armée a moins de 500 mètres n´ont réagit. Ce sont les zapatistes de Polho qui ont prévenus San Cristobal de Las Casas. Immédiatement grand nombre de journalistes et personnalités se rendirent sur place, mais l’armée bloquait le passage, afin d´effacer toutes preuves et emmener les corps a Tuxtla Guitierrez capitale de l état, ou les corps subiront une autopsie.
Jamais le résultat de ces autopsies a été communique. Les familles des victimes ont du se rendre dans cette ville située a plus de deux heures de leur communauté pour reconnaitre les corps. Le gouvernement a renié toute implication, dénonçant une lutte intercommunautaire entre peuple indigène. Mais le jour de noël, alors que les intégrants de la société civile enterrait leur mort, un camion de la police municipale passait devant la communauté avec a son bord près de 80 paramilitaires qui avaient participe aux faits. Ceux-ci reconnus durent se rendre en prison immédiatement pour purger des peines de 30 a 40 ans lors d´un procès bâclé suite aux pressions.
Aujourd´hui et malgré les fortes contestations des survivants et des familles des victimes le gouvernement a décidé par le biais de la Court Suprême de Justice de la Nation –SCJN- de libérer 22 d´entre eux, et possiblement 38 autres dans les prochaines semaines
Cette décision montre une fois de plus le désintérêt du gouvernement pour arriver à la justice. 30 ordres d appréhensions sont toujours en vigueurs et la seule réponse de la justice est la libération de 22 criminels pour faute de preuves.
Cette décision est une nouvelle étape dans la guerre de basse intensité contre les communautés indigènes autonomes en résistance. Un message fort qui offre l´ impunité aux paramilitaires. Un déni total du droit a la justice.
L’ONU par le biais de son représentant au Mexique, Alberto Brunori, comme de nombreuses autres ONG, a dénoncé cette libération et demande une investigation neutre et minutieuse d´urgence pour arrêter les coupables.
Las Abejas craignent fortement le retour des paramilitaires qu´ils avaient eux-mêmes reconnus a visage découvert le jour du jugement dans leur communauté. Plusieurs marches et manifestations ont été organisées a San Cristobal et a Mexico Ciudad pour dénoncer cette décision.
Auteur: El fifi
30/08/2009
L´ONU demande une enquete minutieuse et impartial sur l évenement tragique d´Actéal.
« Il existe un risque que le massacre reste impunie », selon le Haut-commissariat aux droits de l’Homme.
México, D.F
Alberto Brunori, représentant à Mexico du Haut-commissariat de l’ONU a expréssement demandé au gouvernement mexicain une enquête rpécise , indépendante et impartiale concernant le massacre de 45 indigènes.
Par un communiqué officiel publié de clundi, Brunori a demandé à ce que soit garanti le droit individuel et collectif à connaître la vérité sur cette tuerie survenue le 22 décembre 1997 et que donc, soient prises les mesures nécessaires pour que les familles obtiennent réparations.
Concernant l’échec récent de la Cour Suprême de Justice, qui a permis la libération de 20 individus accusés d’être les auteurs de cette tragédie, Brunori s’est exprimé que cela révélait qu’il n’y avait pas eu, dans ce cas précis, d’enquête à la hauteur de la gravité des faits et que cela n’avait pas rendu justice aux victimes.
Selon Brunori, « Une des conséquences de la transgression des droits procéduriers par les autorités judiciaires, qui sont indispensables pour garantir un jugement juste, selon le Droit International des Droits Humains , est que le massacre d’Acteal reste impuni, ce qui est inadmissible ».
Aussi, il a manifesté son inquiétude sur la possibilité de l’accroissement des risques au Chiapas, et c’est dans ce sens qu’il a appelé les Autorités de l’Etat à prendre les mesures nécessaires pour renforcer la sécurité et l’intégrité de la population.
Article de la Jornada
Traduction: Stephane
30/08/2009
Communiqué de la Société Civile Las Abejas du 9/08 - avant la libération-
A la Commission interaméricaine des droits de l’homme,
A toutes les organisations sociales et politiques,
A tous les défenseurs des droits de l’homme,
Aux organisations non gouvernementales,
Aux peuples du Mexique et du monde,
A la presse nationale et internationale,
A l’autre campagne et
A l’opinion publique
Face aux versions qui ont commencé à être diffusées dans quelques médias de communication comme quoi la Cour Suprême de Justice de la Nation (SCJN) serait sur le point d’émettre une sentence qui permettrait la mise en liberté de 40 des paramilitaires responsables du massacre d’Actéal le 22 décembre 1997, nous voulons faire la déclaration suivante :
Nous sommes les intégrants de la Société civile de Las Abejas de la municipalité de Chenalho, Chiapas, avec pour siège la terre sacrée d’Actéal de cette même municipalité.
Notre organisation est née en l’an 1992 pour affronter la répression que le gouverneur du Chipas, Patrocinio Gonzalez Garrido, avait lancé contre les communautés indigènes, dont notre propre communauté de Chenalho qui a vu différents de ses membres fondateurs, parmi eux l’actuel président de la mesa directiva de Las Abejas, amener injustement en prison pour des délits qu’ils n’avaient pas commis.
Depuis notre fondation, nous nous sommes dédiés à la défense des droits indigènes et à construire une société où règne la paix et la justice. Nous avons toujours dit que notre lutte serait pacifique et ainsi nous l’avons fait.
Quand s’est produit le soulèvement de l’EZLN le 1er janvier 1994, nous avons vu quelles étaient leurs demandes et nous nous sommes rendu compte qu’elles étaient égales aux nôtres et c’est ainsi que nous avons décidé d’appuyer leurs demandes mais de ne pas accepter de prendre les armes et avons gardé notre posture non violente. Nous avons additionné les efforts de la société civile nationale et internationale pour exiger du gouvernement mexicain qu’il arrête la guerre contre nos frères indigènes. Nous avons participé aux Ceinturons de Paix quand ont eu lieu les premières discutions entre les zapatistes et le gouvernement et plus tard nous avons participé avec nos délégués aux accords de San Andres.
Ensuite nous avons découvert qu’en réalité le gouvernement ne voulait pas le dialogue et bien qu’avec sa bouche il parlait de paix, par ses actions il promouvait la guerre à travers des groupes paramilitaires.
En 1997 apparurent à Chenalho les groupes armés paramilitaires. Ils exigeaient par la force que toutes les communautés les aident pour acheter des armes et attaquer les zapatistes. Si nous n’avions pas accepté de prendre les armes contre le gouvernement, nous n’allions pas non plus accepté de les prendre contre nos propres frères indigènes. Nous avons refusé d’appuyer les groupes armés paramilitaires et nous avons vu clairement qu’ils avaient l’appui du gouvernement pour trouver des armes, pour s’entrainer et pour faire des actions violentes. Nous fûmes fidèles à nos principes malgré les menaces et comme nous avons refusé de les appuyer, les paramilitaires nous ont séquestré, ils nous ont chassé de nos communautés, ils voulaient nous déposséder de nos appartenances et ils ont brulé nos maisons. Ainsi nous nous sommes convertis en déplacés tout en restant fidèles à nos principes de paix et de non violence.
Quand nous étions déplacés, eut lieu l’attaque des paramilitaires du 22.12.1997 et le massacre d’Actéal, où moururent 45 de nos frères et sœurs qui étaient en train de jeûner et prier pour la paix.
Depuis le massacre de nos frères, nous avons gardé notre posture de paix. Nous refusons de chercher la vengeance. Nous continuons à rejeter les armes. Nous avons décidé de chercher la justice par des chemins pacifiques et légaux avec l’aide du Centre des droits de l’homme Fray Bartolomé de las Casas dont le président est notre évêque, Totic Samuel.
Avec l’appui de la société civile nationale et internationale nous avons fait pression contre le gouvernement pour qu’il punisse les responsables du massacre de nos frères. La première détention d’un groupe d’auteurs matériels se fit le jour même où nous faisions les sépultures de nos chers êtres devant les yeux de milliers de témoins. Comme par provocation, les assassins passèrent en face des survivants dans un camion de la présidence municipale de Chenalho, alors que le sang de nos martyres était encore frais. Maintenant les représentants des défenseurs des prisonniers disent qu’ils doivent rester libres parce que quand nous avons obligé les autorités à les interpeller, il n’y avait pas d’ordre d’arrestation. Et ainsi c’est avec ces arguments qu’ils veulent les libérer.
Nous avons réussi à faire arrêter près de 80 auteurs matériels du massacre ensemble avec le président municipal de Chenalho qui était un de leurs chefs. Mais nous n’avons pas réussi à faire arrêter ou à faire rechercher les auteurs intellectuels parce que ce n’était pas seulement les autorités municipales qui appuyaient les paramilitaires, c’était aussi les autorités étatiques et fédérales. Nous le disons parce que nous l’avons vu de nos yeux et nous savons la vérité et ainsi nous l’avons déclaré. Donc depuis nous avons déclaré publiquement, sans relâche, qu’il n’y a pas de justice dans le cas d’Actéal et que continue l’impunité.
Aujourd’hui alors qu’il manque 5 mois avant de célébrer les 12 ans de l’assassinat de nos frères et sœurs, nous apprenons avec une grande indignation que le gouvernement va libérer 40 de ces paramilitaires suite à une sentence de la Cour Suprême de Justice, que l’on ferait mieux d’appeler Cour Suprême de l’Injustice. Face à ces nouvelles nous déclarons le suivant :
1/ Ce n’est pas vrai, comme disent beaucoup de médias de communication, que la sentence de la Cour Suprême va offrir un pas en avant pour arriver à la justice dans le cas d’Actéal. C’est bien plus qu’un pas en arrière du peu que nous avions obtenu. C’est un pas en avant pour l’impunité.
2/ Ils disent aujourd’hui que le PGR (Procuraduría General de la República - Bureau du procureur général de la République) a inventé des preuves contre les prisonniers et que la Cour Suprême fait quelque chose de juste car il n’y aurait pas de preuves réelles de la culpabilité des paramilitaires. Mais le gouvernement, le PGR et les juges, ce qu’ils ont fait eux, c’est fragiliser nos preuves. Ils ont fait des trous pour que quand viendra le moment, les paramilitaires puissent s’échapper par ces trous avec l’aide de leurs avocats et des ministres de la Cour Suprême. Ils font la même chose pour que s’échappent les narcotrafiquants. La Cour Suprême ne corrige pas le travail de la PGR comme ils dissent. Elle complète le travail qu’ils ont commencé pour que puissent rester libres les complices du gouvernement.
3/ Ils disent que nous n’avons pas présenté de preuves de la culpabilité des paramilitaires. Ce n’est pas vrai non plus. Nous les avons présentées non pas une fois mais plusieurs. Et 11 ans après les assassinats qui ont eu lieu à Actéal, ils continuent de nous appeler pour présenter nos déclarations parce qu’ils disent au juge et aux ministres qu’il manque quelque chose dans l’enquête antérieure. Aux avocats du CIDE nous disons que leurs clients ne sont pas les uniques victimes de la corruption du système administratif de justice. Aux déclarants qui ont vu mourir leurs êtres chers, qui ont répété plusieurs fois la terrible histoire avec toute la douleur que cela a causée à leurs cœurs. Et au final ils leur disent “nous avons besoin que vous le racontiez une nouvelle fois car le juge ordonne un remplacement dans la procédure”. Nous savons que cela s’appelle de la torture psychologique.
4/ Les communautés de Chenalho ne sont pas tranquilles car cela fait quelques jours que circulent des rumeurs comme quoi les paramilitaires qui sont restés libres tout ce temps, attendent que leurs amis sortent pour se venger de ceux qui les avaient mis en prison. Nous rendrons responsables la Cour Suprême et tous leurs complices, depuis Aguilar Camin, les avocats du CIDE, jusqu’au gouvernement de Felipe Calderon, du retour de la violence dans notre municipalité suite à la libération des 40 paramilitaires.
5/ Nous lançons un appel aux plus hautes instances du pays pour qu’elles réfléchissent sur ce qu’elles font. Si des organisations comme la Société civile de Las Abejas, qui rejette la violence comme moyen pour se défendre nos droits, nous leur disons que le système de justice et les institutions de l’Etat sont totalement du côté de ceux qui sont complices du gouvernement. Donc… Quel chemin nous laissent-ils ? Quel espoir le peuple du Mexique a-t-il ? Le gouvernement dit qu’il est contre la violence mais tous les jours nous voyons que c’est le premier à la promouvoir.
6/ Malgré tout cela, nous, les membres de la Société civile de Las Abejas, nous manifestons que nous n’allons pas retirer notre drapeau de Paix et de Justice. Nous allons continuer à lutter de manière non violente. Mais nous n’avons aucune confiance dans le gouvernement. Notre confiance se porte dans la société civile, dans le sang de nos martyrs qui nous donne des forces pour ne pas abandonner la lutte et en notre dieu qui n’est pas sourd à la clameur des pauvres et des opprimés.
Traduction et correction: Elodie et El Fifi
29/08/2009
Cas Acteal: des archives Non recevables
Des Archives Non recevables
Par Kate Doyle*
Washington D.C, 20 août 2009. Tandis que les Mexicains débattent autour du verdict de la Cour Suprême de la semaine dernière, annulant la condamnation de 20 hommes pour le massacre d’Acteal, des documents récemment rendus publics par l’Agence du Renseignement pour la Défense (DIA en anglais)(1) des Etats-Unis décrivent le rôle de l’Armée dans le soutien aux groupes paramilitaires dans le Chiapas, au moment des assassinats. Les dépêches secrètes confirment les rapports sur l’appui militaire aux groupes indigènes armés, qui ont procédé aux attaques contre des communautés pro zapatistes de la région, et apportent de nouveaux détails importants. Ils relancent également une question demeurée en suspens pendant presque douze ans : quand le Sedena(2) dira-t-il la vérité sur son rôle à Acteal ?
Depuis l’attaque brutale du 22 décembre 1997, le gouvernement mexicain a donné de multiples versions au sujet de la participation militaire dans la zone de conflit du Chiapas aux alentours d’Acteal. L’ennui, c’est que les récits ont été incomplets ou erronés. La partie la plus importante dans les documents de la DIA est en contradiction directe avec le récit officiel sur le massacre rapporté par le Président de l’époque, Ernesto Zedillo(3). Dans le rapport émis par le procureur général Jorge Madrazo(4), en 1998, intitulé Livre Blanc, sur Acteal, le gouvernement a affirmé que le « Bureau du Procureur de la République a mis en évidence l’existence de groupes civils armés dans la localité de Chenalhó, non organisés, ni formés, entraînés ou financés par l’Armée Mexicaine ni par d’autres instances gouvernementales, mais dont la gestion et l’organisation répondait à une logique interne déterminée par la confrontation entre communautés et à l’intérieur des communautés, avec les bases de soutien zapatiste. (p. 32, souligné par l'auteur)
Mais dans un télégramme adressé au siège de la DIA à Washington le 4 mai 1999, le Bureau de l’Attaché à la Défense des États-Unis au Mexique signale l’ « appui direct » de l’Armée aux groupes armés dans les zones montagneuses du Chiapas, où les massacres ont eu lieu. Le document décrit un réseau clandestin de « services de renseignements (créés à la mi-1994 avec l’approbation du président de l’époque, Carlos Salinas) qui travaillaient dans les communautés indiennes pour collecter des renseignements concernant les sympathisants zapatistes » Dans le but de promouvoir les groupes armés anti-zapatistes, les services assuraient « l’entraînement et la protection contre les arrestations de la part des agences chargées du respect de la loi et des unités militaires qui patrouillent la région »
Bien que la dépêche ait été écrite en 1999, l’attaché a pris soin d’indiquer que les responsables des services de renseignements de l’armée procédaient à l’inspection des groupes armés en décembre 1997. Le document fournit des détails jamais mentionnés auparavant dans les nombreuses déclarations de l’armée mexicaine après l’attaque. Les services de renseignements étaient essentiellement composés de jeunes officiers ayant le grade de premier ou de second capitaine, ainsi que par des sergents désignés qui parlaient les dialectes de la région. Les équipes Humint(5) se composaient de trois ou quatre personnes, chargées de couvrir des communautés sélectionnées, sur une période de trois ou quatre mois. Au bout de trois, on faisait tourner les officiers appartenant aux équipes vers une autre communauté dans le Chiapas. Le souci de la sécurité des équipes étant la raison primordiale du roulement de celles-ci tous les trois mois »
L’Agence du Renseignement pour la Défense a communiqué les documents à la "National Security Archive"(6) en 2008 en réponse à une demande en vertu de la Loi sur la Liberté de l’Information. (Un recours pour obtenir des renseignements supplémentaires est encore actuellement en attente) Les renseignements ont été collectés par les représentants de l'Agence au Mexique, fonctionnaires de l'Attaché de Défense dont la tâche principale consiste à recueillir des renseignements secrets sur les forces armées mexicaines, et à les envoyer au siège à Washington pour qu'ils soient analysés. Cette analyse est ensuite utilisée par le gouvernement afin d'aider à élaborer une politique nationale de sûreté au Mexique. Le Secrétaire de Défense américain à l'extérieur a des yeux et des oreilles au sein de l'Agence: elle est un peu comme la CIA du Pentagone.
De la sorte, la « logique interne » s’avère être celle du Sedena, sous forme d’une stratégie de contre insurrection soigneusement planifiée qui a associé des programmes d’action civile -fréquemment annoncés par le Ministère de la Défense dans des déclarations à la presse- avec des opérations des services secrets conçues pour renforcer les paramilitaires et provoquer le conflit contre les partisans de l’EZLN.
Au cours des 12 ans environ qui se sont écoulés depuis le massacre, des groupes de défense des Droits de l’Homme, des journalistes et des chercheurs ont réussi à exhumer quelques faits authentiques concernant le massacre d’Acteal, mais sans transparence de la part du gouvernement. Les demandes, d’informations issues du gouvernement, réalisées par le biais d’InfoMex, comme celle présentée par la "National Security Archive" l’an dernier, se sont heurtées au silence. La PGR renvoie le demandeur à la bibliothèque afin qu’il retrouve son rapport datant de 1998. Le Ministère de l’Intérieur répond par une copie du communiqué public émis par l’Agence cinq jours après le massacre, qui résume les « Actions Entreprises » dans l’affaire d’Acteal. Le service de renseignements du pays répond qu’il ne contrôle pas ce qui relève des archives militaires, et par conséquent ne possède pas de documents. Et le Sedena ? « Après avoir réalisé une minutieuse recherche dans les archives de ce Ministère », écrit l’institution à la "National Security Archive" (souligné par l'auteur), l’information que vous demandez n’a pas été trouvée »
Peut-être plus inquiétante encore que la soi-disant inexistence de documents au Sedena est la réponse de la Présidence aux réclamations sur Acteal. Le bureau du président Felipe Calderón a recommandé à cette personne sollicitant des renseignements de chercher dans les Archives Présidentielles de l’Archive Général de la Nation, les documents relatifs au massacre. C’est ce que nous avons fait. Nous en avons trouvé beaucoup. Tous étaient placés dans la section « Archives irrecevables », dans laquelle ont traîné pendant des années, sans réponse, des lettres, des télégrammes et autres formes de plaintes des citoyens mexicains. Les messages parvenus après le 22 décembre 1997, provenant de tous les états du Mexique, ainsi que des groupes internationaux de défense des Droits de l’Homme et d’institutions académiques, contiennent des expressions de colère, de désespoir et de condamnation de l’attaque. Ils comportent également des accusations spécifiques portées par les habitants du Chiapas concernant des incidents violents, des coupures d’électricité et l’expropriation de terres : tous des signes invitant le gouvernement à entamer une enquête de plus grande envergure sur le conflit qui ravageait la région.
Les appels lancés à la plus haute autorité n’ont pas reçu de réponse. Ils ont été inlassablement rangés dans les archives non recevables, et peuvent aujourd’hui être consultés par n’importe quel enquêteur intéressé par des recherches dans les Archives Générales de la Nation.
Jusqu’à temps que l’administration en place décide de remplir son devoir de dire à ses citoyens la vérité sur le massacre de 1997, les réclamations du peuple sur les faits resteront lettre morte dans les archives non recevables.
Et nous, il ne nous reste qu’à avoir recours aux "gringos"(7), en quête de renseignements concernant l'armée mexicaine et Acteal.
*Analyste et directrice du Projet Mexicain à la "National Security Archive" (site web: www.nsarchive.org) basé à Washington.
(1) Équivalent à la Direction du renseignement militaire en France.
(2) Ministère National de la Défense.
(3) Président mexicain entre 1994 et 2000.
(4) Avocat mexicain qui occupa le poste de procureur général dans le gouvernement Zedillo. En 1997,il traita l’affaire Acteal et fit emprisonner les "coupables", une centaine d’Indiens, innocentés en 2009, les preuves ayant été falsifiées sous le mandat de Madrazo.
(5) Human Intelligence : services de renseignements
(6) Institut de recherche indépendant et non gouvernemental installé à Washington, qui rassemble et publie des documents déclassifiés.
(7) Étranger Nord-américain pour les populations d'Amérique Latine.
Traduction : Catherine
29/08/2009
Onu: Risque de violence a Acteal, suite au jugement prononce par la SCJN - Court Supreme de Justice de la Nation -
Article de Rodrigo Soberanes
L’Organisation des Nations Unies (ONU) a demandé au gouvernement mexicain que justice soit faite sur le massacre d’Actéal et l’a averti du danger que courent les familles des victimes à la suite du jugement rendu par la Cour Suprême de Justice de la Nation (SCJN), jugement à l’issu duquel 20 indigènes accusés du massacre ont été libérés.
A la suite du jugement de la SCJN, le représentant au Mexique de la Haute Commission des Nations Unies aux Droits de l’Homme, invité par l’organisation civile de Las Abejas, Alberto Brunori, s’est rendu dans la communauté d’Actéal, municipalité de Chenahlo, Chiapas. La communauté de Las Abejas intègre en son sein des survivants du massacre.
Sur place , le fonctionnaire de L’ONU a écouté les témoignages à propos du fatidique 22 décembre 1997. Selon le communiqué, il a eu accès à du matériel photographique, à des récits et a pu percevoir les états d’âmes craintives des habitants.
Brunori a dit avoir trouvé dans la communauté un sentiment de désespoir. « Il m’est difficile de croire que presque 12 ans après le massacre, la justice n’ait toujours pas été pleinement rendue à Actéal »a-t’il déclaré.
Déjà en 2003, l’ONU avait signalé que l’assassinat de 45 indigènes tsotsiles n’avait toujours pas été éclairci, aujourd’hui la situation demeure identique. Alberto Brunori affirme que le jugement de la SCJN révèle « qu’aucune enquête à la hauteur de la gravité des faits n’a été faite et que par conséquent, la justice n’a pas été garantie aux victimes. »
« Une des conséquences du fait que les autorités d’administration et d’application de justiceaient enfreint les procédures, qui selon le Droit International des Droits de l’Homme sont indispensables pour garantir un jugement équitable, est le risque que le massacre d’Actéal demeure impuni, ce qui est admissible. »
L’ONU exige donc du gouvernement mexicain qu’il garantisse « le droit à la vérité »pour les victimes, comme le prouvent « divers instruments internationaux » et qu’il réalise une enquête « minutieuse, indépendante et partiale ».
Au regard de ce qui a été constaté par l’organisme international, la justice mexicaine n’a pas garanti le droit individuel et collectif de connaître la vérité sur les circonstances du massacre, par conséquent, il est urgent que des mesures soient prises pour que les familles des victimes obtiennent réparation conformément aux principes internationaux des droits de l’homme, « incluant l’adoption de mesures de non récidive ».
Alberto Brunori referme le communiqué sur ses préoccupations quant à une possible recrudescence de la violence dans la zone et sur un appel aux autorités gouvernementales du Chiapas à renforcer les mesures de sécurité pour garantir « la vie et l’intégrité des personnes vivant dans la région. »
Traduction: Sylvie
Communiqué de Alberto Brunori -es-: http://www.frayba.org.mx/archivo/boletines/090817_declaracion_onu_acteal_onu.pdf
28/08/2009
John Ackerman insiste sur l'urgence d'apporter des modifications aux politiques d'aide menées par les fondations étrangères
Le CIDE a utilisé ses propres fonds ainsi que des fonds étrangers pour défendre les droits des accusés du massacre d'Actéal.
Le 1er novembre 2007, des membres de l'association Las Abejas prient pour les 45 victimes du massacre d'Actéal, dont les femmes et les enfants furent les principales victimes.
Article de Laura Poy Solano pour la Jornada
Le Centre de Recherche et d'Education Supérieure (CIDE), un organisme public dépendant du Secrétariat de l'Education Publique (SEP), a envoyé 551 560 pesos (soit près de 30 000 euros) pour la défense des personnes accusées du massacre d'Actéal, défense à laquelle ont participé des enseignants et des élèves du centre d'étude juridique. La Clínica de interés públicoqui est chargée de réclamer des dédommagements devant la Cour Suprême de Justice de la Nation (SCJN) a permit la libération de 20 indigènes retenus prisonniers à cause de ce massacre commis en décembre 1997.
Sur la totalité des ressources, le CIDE a donné 239 679,86 pesos (13 000 euros) de ses propres fonds, soit 43,4 % de la somme, alors que la Fondation Hewlett a versé 266 880,16 pesos (15 000 euros), c'est-à-dire 48,3 %. Enfin, l'Open Society Institute- un institut fondé par l'entrepreneur George Soros – a fait don de 45 000 pesos (2 500 euros), ce qui représente 8,6 % des dépenses.
Déficiences du système juridique
Dans le bulletin d'information NotiCIDE, on met l'accent sur le fait que le CIDE s'est chargé de la défense des accusés du massacre de 45 indigènes (dont la majorité des victimes était des femmes et des enfants de cette communauté chiapanèque), « à cause de l'importance de cette affaire qui montre les déficiences du système juridique pénal mexicain. On espère que ce cas fasse jurisprudence afin d'améliorer la qualité du processus du système pénal au Mexique ». Il ajoute que le CIDE a assumé la défense des accusés pour les raisons suivantes : une justice rapide, le droit à un interprète, la présomption d'innocence et à un procès équitable.
Il convient de souligner que des élèves et des futurs avocats, coordonnés par Javier Cruz Angulo et Guadalupe Barrera ont participé à la Clínica de interés público du CIDE, créée en 2004. Cruz Angulo a lui aussi participé à la défense des accusés du massacre d'Actéal et dirigé plus d'une dizaine d'élèves et de futurs avocats, ainsi que le professeur Ana Laura Magaloni.
Quant à l'apport des fondations étrangères destiné à la défense des accusés du massacre d'Actéal, John Ackerman, un professeur de l'institut de recherche juridique de l'Université Nationale Autonome du Mexique et spécialiste en matière de transparence a affirmé que la Fondation Hewlett « ne fait pas un avis d'appel public à candidature afin de solliciter son financement puisqu'il y a une affectation discrétionnaire des fonds. La présentation de projet se fait uniquement sur invitation ».
Il a fait remarquer qu'une des préoccupations actuelles en matière de transparence reste celle des fondations étrangères qui apportent une aide financière aux organisations civiles ou aux institutions académiques puisque la coopération internationale « qui nous parle de la nécessité d'entreprendre des réformes urgentes de ces politiques d'aide évolue avec opacité et discrétion ».
En accord avec le centre de ressources international pour les organisations civiles AC, la Fondation Hewlett a aidé divers organismes publics et civils au Mexique. Outre le CIDE, on retrouve également la Fondation Vamos (Fondation Allons-y) ; la société mexicaine pour les droits de la femme, la fondation mexicaine de planification familiale, le centre de recherches pour le développement du Mexique, le centre Mario Molina, l'institut fédéral d'accès à l'information publique et le centre de transport durable du Mexique, entre autres.
Traduction : Veronik
17/08/2009
Contre la libération des responsables du Massacre d'Actéal
C est le lundi 10 aout 2009 que ce sont reunís sur la place centrale de San Cristobal de Las Casas un groupe d une cinquantaine d indigene appartenant a la societe civile de Las Abejas, pour denoncer la tres probable liberation de 40 paramilitaires ayant participe au massacre d Acteal le 22 decembre 1997. Ces derniers avaient ete condamnes a des peines de 30 a 40 ans de prisons et, pres de 12 ans apres la court supreme de justice nationale du mexique serait sur le point de leur rendre leur liberte
Une centaine de personnes de differents collectifs touristes ou sympathisants etaient presents des 11.00 pour la conference de presse delibree par la table directive d Acteal. Apres la lectura du communique pqr Sebastian Perez Vazquez, president de la mesa directiva, ce fut au tour des survivant(e)s de du massacre de prendre la parole et temoigner sur ce qu ils avaient vecu le 22.12, alors que le gouvernement essaye depuis 2 ans de changer les faits, decredivbilisant le scenario de la societe civile.
En effet depuis a peu pres deux ans par diferentes voix et moyens le gouvernement a essayer de faire croire que ce massacer navait pas existe et n etait qu un conflit intercommunautaire. Mais les faits sont la: ni la pólice situee a 100 m des lieux durant le massacre, mi l armee a moins de 500m n ont reagit durant les 5h de massacre. Pire encoré ces derniers ont empeches a diferentes personnalites solidaire et journalistes de se rendre sur place le temps d effacer des preuves.
Le communiquer du 10 aout presente donc dans un premier temps l histoire de la societe civile de las abejas, de sa fondation pour lutter contre la repression du gouvernement en 1992, jusqu au soutien integrals aux demandes de l EZLN, les cordons de paix et la participation de delegues durant les negociations de San Andres, et les sequestrations menaces vols deplacements de 1997 jusqu au massacre du 22 decembre
Le communique est fait de 6 declarations presentees ci dessous
1/ La liberation des 40 est un pas en arriere du peu que nous avions obtenu et un pas en avant vers l impunite.
2/ On dit que la PGR a invente des preuves et qu aujourd hui il n y en a aucune contre les paramilitaires. Les preuves sont nos temoignages, nous connaissonsles paramilitaires. LA justice veut rendre libre les complices du gouvernement
3/ Ils disent que nous n avons pas presente de preuves de la culpabilite. Mais nous l avons faitet plus qu une fois. Ils forcent les survivants a repeter encoré et encoré leur histoire des faits nous appelons ca de la torture psychologique
4/ Les communautes ne sont pas tranquilles car des rumeurs circulent comme quoi les paramilitaires se vengeront de ceux qui les ont reconnus. Le gouvernement et ces complices seront coupables si la violence revient et responsables de la vie des temoins.
5/ Nous lancons un appel aux plus hautes autorites du pays pour qu elles pensent a ce quelles Font. Si des organisations non violente et pacifique comme la notre voit que la justice et les institutions d etat sont du cote des complices du gouvernement quel chemin nous laissent ils ? Quel espoir a le peuple du Mexique?
6/ Nous n allons pas retirer notre drapeau de paix et justice. Nous allons continuer a lutter de maniere non violente. Nous n avons pas confiance au gouvernement mais en la societe civile et au sang de nos martyres.
Apres la lectura du communique, trois survivants ont donc pris la prole pour donner leur versión des faits. Un momment plein d emotions et de larme
Enfin le pere Michel Chanteau, cure de la paroisse de Chenalho durant 33 ans, a accuse le gouvernement d etre responsable direct et cela faisait parti de sa strategie pour fragiliser l EZLN. Un dicours qui en fevrier 1998 lui avait valu d etre expulse du pays durant 8 ans.
C est ainsi une situation qui nous montre l incapacite du pays a couvrir la justice, la complicite et l implication a tous les niveaux de l etat dans ce massacre. De plus cela devrait endurcir et motiver les autres paramilitaires qui savent desormais qu ils pourront jouir d une impunite totale dans leurs futurs actes.
Une decisión du gouvernement qui montre une fois de plus le desinteret face aux causes indigene et l implication de l etat dans le pouvoir judiciaire pour liberer ses complices.
Mardi 11, une journee de priere et de jeun s est effectuer sur la place centrale de san cristobal de las casas
Mercredi 12 alors qu une delegation de 50 abejas se rendra au DF la capitale du pays, la court supreme de justice donnera son verdict definitif.
Un verdit qui, sans trop d espoirm devrait rendre la liberte a la moitie des paramilitaires en prison soit au quart des paramilitaires ayant participe au massacre
Auteur el fifi
17/07/2009
L'évêque de San Cristobal de Las Casa compromis par le gouvernement
Le Père Michel Chanteau diffuse aujourd'hui un message d'indignation suite à la célébration du Mariage de Carolina Chuayffet, fille d'un des auteurs intellectuels du massacre d'Actéal, Emiliano CHUAYFFET, par l'évêque de San Cristobal lui même. Alors que Don Felipe Arismendi célèbre chaque année le 22 décembre la commémoration du Massacre d'Actéal, il se compromet aujourd'hui en
"Quelle tristesse! Quelle honte! Don Arismendi, évêque de San Cristobal de Las Casas, a célébré à Mexico, le mariage de la fille de Don Chuayffet, l'un des auteurs intellectuels du Massacre d'Actéal. Je pense que c'est une offense aux victimes et aux survivants du Massacre. Où est la firme position de Don Samuel Ruiz (ndlr : ancien évêque de San Cristobal qui continue de lutter pour les droits indigènes). Peut être est-ce une astuce du gouvernement pour faire taire la voix du diocèse, compromettant l'évêque lui même du diocès. Mais comment Don Arismendi s'est prêté à ce jeu?
TOUJOURS UNIS MALGRE LES EVENEMENTS!
Père Miguel Chanteau"
acceptant de paraître aux côtés de ceux qui en sont à l'originie. Etaient entr autres présents lors de la célébration Carlos Salinas de Gortari, ancien président des Etats Unis Mexicains de 1988 à 1994 ainsi que l'actuel gouverneur du Chiapas, Juan Sabines Guerrero.
07/07/2009
Communiqué de las Société Civile Las Abejas de Juin 2009
Aujourd'hui à nouveau nous nous rassemblons en cette Terre Sainte d'Actéal pour commémorer nos 45 frères morts le 22 décembre 1997. Leur sang répandu nous donne le force et nous rappelle que nous devons continuer de construire la justice et dénonces les corrompus du mauvais gouvernement. Pour cette raison, la semaine dernière nous avons décider d'aller à Mexico Ciudad faire une journée d'oration et de jeûne devant la SCJN afin de montrer notre indignation et inconformité dedant l'intention des ministres de libérer les paramilitaires qui ont participé au Massacre d'Actéal.
Nous avons remis en cette même instance, un rapport sur Actéal. La société civile Las Abejas et le centre fray bartolomé de las Casa a condamné cette décision exposant références et arguments pour que les ministres puissent prendre les décision qui ne porte pas atteinte au droit à la vie, à l'intégrité et à la Paix pour les peuples indigènes du Chiapas et du Mexique. Malheureusement, aucun des ministère publique n'a désirer investiguer pour mettre en évidence la vérité qui reviendrait à reconnaître que le Massacre fait partie de la stratégie de contre insurgence appliqué par le gouvernement lui même. Pour cette même raison les ministres disent qu'aucun argument ne met en évidence que les accusés sont part intégrante d'un groupe paramilitaire. Nous réafirmons que oui, ce sont bien des paramilitaires et qu'ils sont bien les auteurs matériels du Massacre parce que nos yeux les ont vu lorqu'ils tuaient nos frères ce jour là.
Actuellement, la mauvaise investigation et la mauvaise décision des juges fait partie de la stratégie d'utilisation des ministres de faire croire à la société qu'il n'y a pas de preuves démontrant que les 14 paramilitaires étaient sur les lieux des faits alors qu'il n'y aucun doute de leur participation. Frères, nous ne nous laisserons pas tromper parce le fait la seule mission qu'a la SCJN est de réviser les faits et détecter les failles et violations du ministère public et des juges. En effet, ils parlent de leur innocences lorsque ce n'est pas leur rôle.
Nous désirons également dénoncer que, silencieusement, le Samedi 6 juin, un paramitaire du nom de Lorenzo Pérez Vazquez de la communauté La Esperanza fue libéré parce que nous donnons pour responsables de quelqu'attentat à notre vie toutes les institions qui administrent la justice mexicain, le président Felipe Calderon Hinojosa, le gouverneur du Chiapas Juan José Sabines Guerrero et le président municipal de Chenalho, Enrique Ruiz Ruiz. Car au lieu de créer les conditions pour établir la paix, ils génèrent des situations qui favorisent d'autres massacres et actes de violence dans notre région.
Devant tant d'impunité dans notre pays, il est clair que nous devons unis nos forces à celles d'autres organisations et c'est pour cela que nous partageons la voix de Las Abejas lors des Rencontres Continentales Americaines Contre l'Impunité qui s'est réalisée cette fin de semain dans le Caracol 4 "Torbellino de nuestras Palabras". On a pu y écouter la voix des différentes organisation et lutte de notre pays et d'autres pays d'Amérique. Nous avons pu y réaffirmer que les mauvais gouvernements créent diverses formes de répression et d'abus de pouvoir pour affaiblir le peuple organisé et que les instances qui administrent la justice n'existent que pour les couvrir et agrandir le voile d'impunité au niveau étatal, national et mondial. Mais ces actions n'ont pas d'impact dans notre colonté. Au contraire, elles nous unissent chaque fois plus pour tisser entre les peuples une vraie justice.
La voix de Las Abejas réaffirme
NON A LA LIBERATION DES PARAMILITAIRES
D'autre part nous nous solidarisons aux souffrances de nos frères indigènes massacré au Pérou et nous nous unissons a leurs dénonciations et leurs demandes qui sont les suivantes
- Arrêt immédiat de la violence gouvernementale contre les peuples indigènes de l'Amazonie péruvienne et RESPECT de leurs droits
- Suspension immédiate des négociation du traité de libre commerce entre l'Union Européenne et le gouvernement du Pérou, de même qu'en Colombie.
Atentamente,
La voix de la Société Civile Las Abejas
Pour la Mesa Directiva
Sebastian Perez Vazquez - Presidente
Mariano Gomez Lopez - Secretario General
Pedro Jimenez Arias - Vice président
Francisco Gomez Perez - Trésorier
Francisco Perez Gomez - Sous trésorier
02/04/2009
20 ans de la Fray Ba.
Ce fut le mercredi 20 mars, que le cntre des droits de l'homme de Fray Bartolomeo de Las Casas a célébrer ces 20 ans en présence de différents protagonistes et représentants de communautés. Après une cérémonie religieuse, toutes les personnnes présentes se sont réunies au coeur de l'université de la terre, le CIDECI, dans l'amphitéâtre principal pour recevoir un reconocimiento (acte de reconnaissance) de la part du centre des droits de l'homme.
Les réprésentants de la Société Civile de Las Abejas étaient présents, et Sébastien, Président de la table directive, à avant tout remercier le centre pour l'invitation et pour ces longues années de marche ensemble. Après avoir félicité la Fray Ba pour ces 20 tannés d'existence, Sebastian a déclarer: « je suis satisfait que vous travaillez pour nous protéger et pour partager votre temps et connaissance, pour défnedre les peuples indigènes. » pour ensuite terminer par « nous continuons à travailler ensemble pour construire un monde plus juste et pour arriver à la paix ».
Différents représentants de communautés ont ensuite pris la parole, certains de Zinacantan, d'autres chamulas, certains de Huitepec, los hormigas...t ous ont eu de fort mots de reconnaissances pour les actions menées par la Fray Ba.
L'êveque Samuel Ruiz à quant à lui pris la parole pour remercier les peuples indigènes qui lui ont beaucoup appris. « Merci à vous, nous continuons d'apprendre et plus que ça avec vous, la solidartié est une force de reconnaissance des droits de l'homme ».
Après un déjeuner partager entre internationaux, indigènes, et différents responsables de différentes ONG, la journée s'est finit par une fête festive avec musique traditionnelle et danse.
01/04/2009
Interview avec l'ancien président de la Mesa Directiva de Acteal
Antonio Gutiérrez Perez, membre de la société civile Las Abejas explique lors de deux vidéos d'une vingtaine de minute difusée par le CIEPAC, la lutte pacifique de l'orgaanisation dans le contexte de la résistance civil contre les hauts tarifs de l'électricité dans l'état du Chiapas ;il revient également sur la fondation de las Abejas pour revenir sur le sujet de la divsion actuelle de l'organisation.
Discours des femmes organisées de Las Abejas (Actéal) lors de la journée internationale de la femme le 08.03.
Aujourd'hui, 8 mars, nous nous réunissons en Assemblée de femmes de la Société Civile de Las Abejas, pour tisser nos paroles que nous vous invitons à connaitre.
Nous continuons à marcher ensemble, et nous savons que nous avons l'aide des 21 femmes qui ont donné leur vie, dans ce lieu baptisé comme terre sainte, elles sont notre force
Nous avons participé aux Rencontres en dehors et dans Mexico, et nous nous sommes rendues compte que partout c'est la même: organisations divisées par le mauvais gouvernement, et les femmes continuent à être discriminées dans cette société qui nie régulièrement notre existence.
Mais nous continuons à être en Résistance, luttant pour défendre nos droits, dénonçant et exigeant justice pour nos frères et sœurs assassinées à Actéal, ce n'est pas par hasard que 21 d'entre eux étaient des femmes. Cependant les femmes réunis à Actéal affirment que nous en sommes pas mortes mais vivantes!
Il y a des femmes qui suivent le mauvais gouvernement, pensant à elles mêmes, et qui au lieu de faire forte la lutte, restent désorganisées.
Nous nous rappelons nos forces quand nous résistons et sortons l'armée de nos communautés, ainsi comme en l'an 2007, la communauté de Bach'en protégea la terre qui était menacée d'invasion par les œuvres publiques que nécessitait le gouvernement et non la communauté.
Nous restons réunies ici, car nous savons qu'il est temps de renforcer notre propre organisation avec notre forme d'être, de penser, de travailler, de sentir depuis notre cœur, car nous sommes convaincues que nous avons à donner notre parole et d'être écouter.
Une part de notre force est dans la jeunesse qui va, en marchant, en apprenant à nous organiser ensemble, car nous voulons une vie digne et avec paix dans nos communautés.
Aujourd'hui nous comptons 6 femmes qui animent notre participation et lèvent notre voix où va l'organisation pour tisser notre parole avec les paroles des femmes du monde et pour que notre lutte soit complète.
Assemblée des femmes et table directive de la SC Las Abejas
Traduction: El fifi pour Espoir Chiapas
25/03/2009
Guerre de basse intensité: Une nouvelle arme contre Actéal: La guerre Bactériologique.
Article parue dans la Jornada le 11 mars 2009, par Hermann Bellinghausen, traduction El Fifi pour Espoir Chiapas.
La Mairie Priiste de Chenalho, dénoncé ici à San Cristobal comme armant de nouveau les paramilitaires de la région, a effectué en silence mais avec effrontément une nouvelle étape dans la guerre de contre-insurrection dirigée contre les communautés et campement de réfugiés zapatistes de la municipalité autonome San Pedro Polho. De manière assez grossière mais sans être pour autant moins nuisible ils ont lancé une forme de guerre bactériologique en transformant la communauté d'Actéal et ses alentours en décharge.
Quatre à cinq fois par jour les camions de la marie de Chenalho vide tout leur contenu, des déchets de toutes sortes, des animaux morts à moins de 300 mètres du campements zapatistes et abejas d'Actéal. Ils ont ainsi transformé un pant de la montagne complet comme déchetterie pestilentiel laissant des odeurs et des fumées permanentes dans cette dite installation affectant aussi les campements et communautés de Cacacteal, Chimix et Tzanembolom.
Ces installations sont tant abondantes qu'ils ont déjà envahit l'unique ruisseau des alentours. Dans tous ces lieux, les peuples indigènes souffrent infections digestives et respiratoires à cause de l'eau et de la fumée venimeuse, ou se plaignent de constantes douleurs de tête. L'odeur pestilentiel est chronique et devient insupportable.
A cette agression c'est rajouté la mairie de Pantelho, également priiste, qui a décider de jeter ici même les déchets de sa municipalité, sans que les autorités sanitaires du Chiapas en soient informées. Cette zone est l'une des plus pauvres en matière de santé.
Malgré l'oubli de l'opinion publique, il reste encore aujourd'hui des milliers de déplacés zapatistes ou abejas qui ne sont toujours pas retournés dans leur communauté depuis 1997 lorsque la violence paramilitaire culminait avec le massacre d'Actéal le 22 décembre de cette même année. Malgré les efforts de la municipalité autonome de Polho et d'organismes civils comme Fisanim promu par l'actrice Ofelia Medina et l'hôpital de Esquipulas (dont les docteurs se disent apeurés devant l'amplitude du problème). La dénutrition, le chômage et la sécheresse sont des réalités quotidiennes pour ses paysans tzotziles, qui continuent d'être les derniers et les plus ignorés.
Le décontrôle sanitaire est tel que les déchets ne font pas que s'effondrer sur la montagne, contaminé l'eau, le sol, l'air mais obstruent le transit des véhicules sur la route.
L'attitude de mépris du gouvernement municipale de Chenalho, et le fait même d'avoir converti en décharge de déchet un endroit qui se trouve entre la mine de gravier de Majomut (polho) et Actéal nous démontre simplement, que continue par de nouveaux moyens la guerre de basse intensité contre les communautés en résistance.
Alors que le système de santé zapatiste a su se montrer capable de se soucier et de résoudre de nombreuses menaces de santé pour les indigènes, en particulier les enfants, il se retrouve aujourd'hui à devoir affronter des situations de grandes envergures hors de leur contrôle, comme cette montagne d'ordures toxiques, agression d'une municipalité prriste qui bénéficie de la complicité, du moins par omission, du gouvernement estatal du PRD.
A cela se rajoute le manque d'eau (qui dans cette période est très rare) d'aliments, et en fin de compte de maison et de terres. Étant donné que les caféiers, maisons et terrains vagues continuent d'être usurpés par les même qui ont déclaré une guerre civile virtuelle il y a une décennie. Ce sont les fruits à longs terme de l'impunité.
Traduction; El fifi pour Espoir Chiapas
15/03/2009
Un Sarkozy militariste et néocolionaliste au Mexique. Retour sur sa visite.
Le président Nicolas Sarkozy s'est rendu au Mexique du 6 au 9 mars pour une visite très attendue de l'autre coté de l'Atlantique. Outre le cas Florence Cassez, que les médias Français n'ont pas oublié de souligner, ou le réel scandale du financement du séjour du président, différentes déclarations militaristes, néocolionalistes et quelques forts accords sur la question de la sécurité ont été évoqués et signés.
En effet, le président Français a proposé au Sénat une nouvelle alliance entre le Mexique et la France. Dans un premier temps il a déclaré attendre plus de la part de Mexico en réaffirmant son soutien pour que le pays soit plus présent dans les organismes internationaux (G-14) et au sein du Conseil de Sécurité de l'ONU. Cependant pour lui, en dehors des droits que cela peut lui donner ça lui donne également des devoir: le sang des soldats. « une grande nation doit envoyer ses soldats ailleurs pour garantir la paix dans le monde » a -t-il déclaré.
A propos de la crise, le président Français a dit qu'il fallait retourner aux valeurs de l'économie de marché, « valeurs qui ont été abandonnées par la cupidité d'un petit groupe, celui la même qui génère le chômage ». Pour Nicolas Sarkozy, moralisateur, on ne peut pas résoudre les problèmes actuels avec des institutions du 20° siècle.
Il a rajouter que la France comme le Mexique doivent adopter une attitude plus réformiste et s'unir pour construire une nouvelle gouvernance mondiale.
Le président est également revenu sur l'émigration disant que, comme l'Europe il faut favoriser la migration légale et lutter contre la clandestinité. Paroles particulièrement délicates au Mexique qui est certes un pays d'immigration, mais aussi et surtout d'émigration.
Dans le même temps les deux pays ont signé un accord en matière de sécurité. Paris s'engagera donc à apporter une aide en matière de police scientifique et technique et de surveillance et interception des communications. Un projet de vidéo surveillance ne devrait tarder à voir le jour, dans les prochains mois pour la ville de Mexico. Projet qui sera assuré par l'entreprise Thalès. La France apportera « une coopération sans limite pour aider le Mexique à résoudre cette question si angoissante de l'insécurité », un thème que le président connait bien... D'autres accords sur des expertises dans les techniques spéciales d'enquêtes contre le crime organisé ou sur la gestion des carrières des policiers.
Le groupe Français EADS a conclu, quant à lui, dans ce même domaine des contrats sur la livraison de 6 hélicoptères militaires Eurocopter, et l'ouverture au Mexique d'une usine de production d'hélicoptères en collaboration avec le groupe Safran.
Alors que la guerre contre le Narcotrafic (appuyée par les USA et l'initiative Merida ressemblant étrangement au Plan Colombia – investissement de 1,6 milliards de dollars) et le crime organisé fait rage au Mexique, que les mécontentements sont de plus en plus forts, les victimes de plus en plus nombreuses (5400 morts en 2008 soit 100% de plus qu'en 2007), et la militarisation du pays en pleine effervescence (Plus de 40 000 militaires mobilisés dans tous le pays), Nicolas Sarkozy a déclaré « Je veux dès maintenant dire combien la France soutient votre combat courageux et déterminé contre le crime et contre la criminalité organisée ».
Quant à l'affaire florence Cassez, la presse mexicaine n'est pas tendre. Convaincue de la culpabilité de la Française, tant grâce aux témoignages de deux victimes de la bande du Zodiac, séquestrée et torturée en 2005, que par le schéma classique d'une française qui suit son « latino lover » dans ses turpitudes, elle dénonce également l'attitude de Sarkozy comme néocolonialiste ne faisant pas confiance à la justice de leur pays. « Comment serait il possible que la fiancée du chef de la bande de kidnappeurs ne savait rien? » s'interroge le quotidien El Universal.
Sur cette visite la Jornada dénonce une gouvernance française qui n'a de cesse de vouloir s'ériger en défenseurs de ses concitoyens qui ont enfreint la loi hors de leurs frontières comme ce fut le cas pour l'Arche de Zoé. Un esprit interventionniste et même colonialistes qui n'a plus de raison d'être.
Le président français n'a évidemment pas déclarer un mot sur le respect des droits de l'homme dans un pays où la militarisation fait rage, et où de nombreuses ONG dénoncent constamment les atteintes aux droits de l'homme dans différents états du pays.
Auteur: El Fifi
12/03/2009
Bilan de l'évènement politique, artistique, sportif et culturel "Mama Corral" pour la journée internationale de la femme.
« C'est le moment de rompre les cadenas; de rompre le silence et de dire YA BASTA! De se sentir inférieure aux hommes; C'est le temps d'agir d'attraper avec nos mains nos droits. C'est le temps de se mettre en marche. » Les commandantes Hortencia, Rosalinda, et Florinda ont diriger en tzotzil et Espagnol un intense message le 8 mars, le jour international de la femme, à Oventik lors de l'évènement Mama Corral..
« Plus de la moitié des gens dans le monde sont des femmes. Il faut que cette moitié se rebelle » ont exprimé les commandantes. « Nous ne savons pas encore combien de fois nous allons célébrer ce jour, car la guerre continue mais nous allons manifester que nous sommes vivantes ». Nous avons 3 tares « être femmes, être pauvres et être indigènes »
Des milliers de femmes indigènes de différentes ethnies venant des 5 caracoles avec quelques centaines de sympathisants internationaux se sont rendu à Oventik pour écouter les messages de leurs companeras. «
« Avec le mauvais gouvernement nous n'avons pas d'espoir qu'il change la situation de nos peuples. Les puissants attendent de nous voir mortes, comme ils l'ont fait à Actéal, Union Progreso, Oaxaca, Atenco et Guerrero. (...) mais nous n'avons pas peur de la mort. Nous sommes conscientes que le mauvais gouvernement peut nous attaquer à tout moment et nous devons être préparées. ».
Consciente que l'égalité des femmes n'est toujours pas atteinte dans les communautés zapatistes, les commandantes ont lancé un appel aux Femmes Zapatistes, particulièrement les plus jeunes, qui n'ont toujours aucune responsabilité, demandant plus d'implications de leur part, elles ont proposer de former plus de collectifs.
L'évènement culturel, sportif artistique et politique a réuni de nombreuses femmes indigènes. Le Caracol d'oventik a accueilli outre quelques internationaux une énorme majorité de femmes venus de tous les caracoles. Entre différentes interventions dans la tribune, de chants, de poésie, de discours politiques, de danse, plusieurs compétions sportives ont eue lieu.
Les zapatistes ont été parmi les premiers à revendiqués les droits de la femme. Dans la Loi Révolutionnaire des Femmes Zapatistes, publiée le 1er décembre 1993, dans le Despertador Mexicano (organe informatif de l'EZLN), le texte qui introduit les articles de cette loi manifeste: « Dans sa juste lutte pour la libération de notre peuple, l'EZLN incorpore les femmes dans la lutte révolutionnaire qu'importe sa race, son credo, couleur ou filiation politique, avec l'unique objectif de faire leur les demandes du peuple exploité et son compromis d'accomplir ou de faire accomplir les lois et règlements de la révolution. De plus nous prenons en compte la situation de la femme travailleuse au Mexique, nous incorporons ses justes demandes d'égalité et de justice dans la suivante loi Révolutionnaire des femmes »:
La Loi est constitué en 10 articles:
Article 1: Les femmes, qu'importe sa race, credo, couleur, ou affiliation politique ont le droit de participer dans la lutte révolutionnaire dans le lieu et le grade que leur volonté et capacité déterminent.
Article 2: Les femmes ont le droit de travailler et de recevoir un salaire juste.
Article 3: Les femmes ont le droit de décider le nombre d'enfants qu'elles peuvent avoir et dont elles peuvent s'occuper.
Article 4: Les femmes ont le droit de participer dans les projets de la communauté et avoir des charges si elles sont élus librement et démocratiquement.
Article 5: Les femmes et leurs enfants ont le droit à une attention première dans la santé et l'alimentation.
Article 6: Les femmes ont le droit à l'éducation.
Article 7: Les femmes ont le droit de choisir leur mari et de ne pas être obliger par la force à avoir un mari.
Article 8: Aucune femme ne pourra être battue ou maltraitée physiquement ni par des gens de sa famille ni par des étrangers. Les délits de tentatives de viole, ou les violes, seront sévèrement punis.
Article 9: Les femmes pourront occupés des charges de direction dans l'organisation et avoir des grades militaires dans les forces armées révolutionnaires.
Article 10: Les femmes auront tous les droits et obligations que signalent les lois et les règlements révolutionnaires.
Le Capise convoque de nouveau à la participation des Brigades d'Observations de la Terre et du Territoire.
Le centre d'analyse politique et de recherche sociales et économiques (CAPISE) convoque de nouveau à la participation des brigades d'observations de la terre et du territoire (BOTT).
Espoir Chiapas se joint au CAPISE pour cet appel et demande aux personnes le désirant de s'enregistrer à partir du 9 mars.
Les BOTTS rentrent dans le cadre de la campagne mondial pour la défense des terres et des territoires indigènes et paysans du Chiapas, du Mexique et du Monde lancé publiquement le 25 mars 2007.
Les tentatives d'expulsions forcées de terres récupérées, l'évacuation légale de n et la et la violence directe ou indirecte des autorités fédérales, estatales et municipales contre les peuples zapatistes est constant et soutenu. Face à cette situation, nous lançons un appel à la société civile oraganisée nationale et internationales pour participer aux brigades d'observation de Terre et territoire.
L'une des propositions des BOTT est l'observation et la documentation sur les viols des droits collectifs et des droits de l'homme sur les peuples indigènes. La documentation spécifiques et minutieuse nous permettent de développer quatre pas fondamentaux dans la création d'un frond de défense
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Défense des droits collectifs et des droits de l'homme de peuples indigènes.
Il est demandé:
Être âgé de plus de 18 ans
Avoir un minimum de 9 jours pour son séjour dans les camps
Avoir un carte valide de membre signé par une organisation, institution ou collectif. Présenter deux photocopies de celle ci.
Conter deux références personnels.
Réaliser une entrevue personnelles avec le CAPISE (lundi mardi ou mercredi).
Présenter une identification légale: passeport et visa de migration avec 3 photocopies
Présenter une photo actuelle en couleur (format passeport)
Espagnol fluide
Participer au atelier de formation les jeudis à partir de 9h30 dans les bureaux du Capise.
Espoir Chiapas a d'ores et déjà répondu à cet appel et à envoyé deux volontaires. Si vous êtes désireux de participer aux brigades, merci de contacter l'association. Pour qu'Espoir Chiapas vous délivre une carte de recommandation nous demandons:
Être membre ou sympathisant de l'association
Se rendre au siège de l'association à San Cristobal pour prouver votre réelle motivation et vos connaissances sur le thème du zapatisme.
09/03/2009
La Junta De Buen Gobierno de Oventik dénonce des survols d'avions et d'hélicoptères militaires.
La Junta de Buen Gobierno de Oventik a dénoncé le 26 février différentes actions du gouvernement.
Premièrement le 21 février un patrouille d'hélicoptère militaire ont survolé différentes communautés de la municipalité de San Andres, principalement le Caracol d'Oventik, et d'autres municipalités proches. « Ce n'est pas la première fois qu'il y a des survols d'avions et d'hélicoptères depuis le début de l'année, mais ces derniers temps ils ont augmenté les survols et les mobilisations terrestres » dénonce le communiqué.
Deuxièmement le 24 février un groupe d'éléments de l'armée Fédérale avec deux camions et une camionette sont arrivés dans la municipalité officiel Santiago del Pinar avec pour prétexte de faire une opération pour chercher des plants de marijuana.
Ce même jour, un camion de l'armée fédéral s'est arrêté et les militaires ont campé dans la communauté Tsajalo, om la majorité sont priistes. Les éléments de l'armée étaient guidé par quelques priistes qui portaient l'uniformes des soldats.
Troisièmement, le 25 février, les soldats stationné à Santiago del Pinar sont allés dans une communauté de Tivo proche des maisons des companeros des bases d'appui de l'EZLN, où clairement il n'y avait aucuns plants de marijuana.
Pour l'EZLN ces pressions ressemblent clairement à des provocations et à des prétextes pour mettre des soldats dans leur communautés afin de connaître, d'étudier, de controler les communautés en résistance.
05/03/2009
La défense des droits de l'Homme, une activité à haut risque au Mexique.
Le centre des Droits de l'Homme Fray Bartolomé de Las Casas, a condamné l'assassinat de Raul Lucas Lucia et Manuel Ponce Rosas, indigènes défenseurs des droits de l'homme dans l'état de Guerrero et s'est uni à la demande de justice pour que se réalise une recherche exhaustive, efficace et objective pour punir les autorités responsables de ces actions ou du moins pour les responsabilités d'omission dans ces actes.
Raul Lucas et Manuel Ponce, président et secrétaire de l'organisation pour le futur du peuple Mixteque (OFPM) respectivement, ont été retrouvés sans vie le 20 février dernier dans dans la municipalité de Tecoanapa dans la région de la Costa Chica du Guerrero. Raul a été retrouvé avec une balle dans la tête et Manuel avec un traumatisme crânien encéphalique. Des deux cotés ont a pu observer des signes de tortures. Ils avaient disparus le 13 février, de manière forcée par des prétendus intégrants de la police d'investigation ministérielle de l'état du Guerrero.
Selon certaines dénonciations documentées par le centre des droits de l'homme de la Montagne Tlachinollan, Raul a été détenu et interrogé illégalement en 2006 par des intégrants de l'armée Mexicaine, et en 2007 il avait été pris dans une embuscade. Cependant il a toujours continué à lutter pour les droits de l'homme et à donner des documents sur les cas de violation des droits humains dans les communautés indigènes Mixtèques et Tlapanecas, perpétrées par l'armée Mexicaine.
La OFPM comme d'autres organisations indigènes du Guerrero ont dénoncé des actes d'abus de militaires contre des communautés indigènes dans la zone Mixtèque de Guerrero comme par exemple dans la communauté du Charco, lieu où s'est perpétré en 1998 le massacre d'indigènes.
La disparition forcée et l'assassinat de Raul Lucas et Manuel Ponce est un crime de lèse humanité et une responsabilité de l'état mexicain car il n'a pas su tenir ses engagements de prévenir et protéger le droit à la vie, de ne pas apporter la protection adéquate et de ne pas avoir apporter les conditions pour éradiquer les agressions de la part des agents estataux ou de particulier contre les défenseurs des droits de l'homme.
Au Mexique les défenseurs des droits de l'homme connaissent constamment des agressions, menaces, violence, surveillance, écoute, restrictions et actions pénales comme moyen d'interrompre et d'occulter leur travail.
28/02/2009
Un anniversaire marqué par la division mais quelques signes de réconciliation.
Le 22 février fut l'occasion de célébrer les 11 ans et deux mois du massacre d'Actéal. De nombreux internationaux de tous pays étaient présents, mais les bancs réservés aux indigènes était occasionnellement bien vide. Une triste cérémonie où le président de la Mesa Directiva, Sebastian, a signalé sa peine de voir si peu de monde, et dénoncé les manipulations du gouvernement qui cherche à diviser la société Civile. Un discours conciliateur disant « Qu'importe le camp de la population, (entre ceux de Nuevo Yi'beljoj et d'Actéal) il n'y pas de mauvais et de bons », aura sans aucun doute marqué les esprits des personnes présentes.
Voici la traduction du communiqué:
A toutes les Organisations Sociales et politiques
A tous les Défenseurs des Droits de l'Homme,
A toute la presse nationale et internationale,
A tous les frères qui cherchent la paix et ...
A l'opinion publique Nationale et internationale
En ce jour du 22 février, à nouveau le sang qui a coulé nous convoque pour commémorer le douloureux massacre d'Actéal, tant cruel, devant toute l'humanité. Malgré le fait que sont passé 4 075 jours sans qu'aucun être humain, aucune institution gouvernementale n'ait put occulter ce crime honteux qui a été planifié par ce même gouvernement, dit « crime », on démontre devant le monde qu'il n'y a pas de miséricorde ni compassion pour les peuples indigènes, sans que le sang de nos grands parents, aient peint ce drapeau qui est le symbole de notre patrie, ou nous pouvons être sous son ombre protégé devant la loi et la constitution, que nous fêtons en ce mois sa promulgation. Cependant il reste claire que ce drapeau n'est pas la pour nous protégé, nous les pauvres, les marginalisés et les exclus mais pour protéger ceux qui ont payer et acheter la justice.
Mais aujourd'hui la société Civile de Las Abejas nous nous regrettons beaucoup que dans notre cher pays, il continue à couler beaucoup de sang comme ce fut le cas dans toute son histoire, et nous nous indignons de voir que les gouvernements, les fonctionnaires, ne cherchent uniquement que leurs intérêts économiques et politiques sans regarder, ni entendre, ni respecter la réalité que nous vivons dans nos communautés. Pour l'obtenir, ils achètent et corrompent des leaders et divisent les peuples organisées, dans toute la société comme ils l'ont fait avec notre organisation las Abejas;
Mais aujourd'hui, sur ces tombes des martyres d'Actéal nous déclarons que d'aucune manière nous pouvons vendre ni trahir ni conditionner le sang de nos chers frère qui ont été brutalement assassinés, le 22 décembre 1997. Malgré le fait que le gouvernement cherche des manières de nous convaincre de nous acheter nous savons clairement quel est le chemin, et ils ne peuvent ni pourront nous tromper.
Notre vision et compromis est en faveur de la PAIX, de la vie, et de la vérité?. C'est ainsi que nous nous unissons à toutes les dénonciations des Organisations, communautés, et personnes qui jour après jour travaillent et luttent pour un monde plus juste et digne et qui régulièrement reçoivent des institutions gouvernementales des pressions des menaces comme c'est le cas pour:
=> La Companera Iris Cacho Nieto (coordinatrice Opérative du CIEPAC) qui a reçut des menaces psychologiques pour être contre la violence structurelle du système.
=> Nous nous solidarisons avec la pétition pour que l'on retire les charges pénales contre Sara Lopez, Joaquim Aguilar, Guadalupe Borgas et d'autres companeros en résistance car ils appartiennent au mouvement de résistance civil de NON AU PAIEMENT DE L'ENERGIE ELECTRIQUE.
=> Nous nous solidarisons aussi avec les épouses des miniers morts dans les mines de Pasta de Conchos, dans l'état de Coalhuila il y a 3 ans, car eux aussi, demandent la justice, retrouver leur époux et les enterrer.
De p lus nous disons HALTE au massacre que réalise le gouvernement d'Israël avec l'appui du gouvernement des États Unis à nos frères de la bande de Gaza.
Frères et Sœurs qui depuis toujours nous accompagnent dans notre lutte, ceci est notre parole et nos demandes. Pour terminer, nous voulons réaffirmer que la force de las abejas continue et continuera à marcher jusqu'à rencontrer la justice, la démocratie et la paix que nous aspirons tant.
Attentamente,
La voix de la société civil de las abejas et la table directive de l'organisation.
Sebastian Perz Vazquez
Pedro Jimenez Arias
Mariano Gomez Lopez
Francisco Gomez Pérez
Traduit par El fifi
26/02/2009
Bilan de la manifestation du 20.02.
Ce sont plus de 56 véhicules qui sont partis à 5h du matin des communautés indigènes de los altos du Chiapas. Chaque véhicule fut doté d'un numéro. Le premier, le véhicule 00, qui n'est pas sans rappeler la moto du délégué zéro (Sous commandant Marcos de l'autre campagne), fut arrêter au bout d'une heure de route à Chenalho, où les autorités gouvernementales ont stoppés la caravane pour essayer d'empecher la venue de tous ces véhicules dans la capitale de l'état, Tuxtla. Mais après cette longue pause, et quelques négociations, la caravane a repris route, en étant ralentis par de nombreux contrôles, particulièrement aux abords de San Cristobal. A la sortie de l'autoroute, les péagiste ont voulu faire payer chaque voiture de la caravane chose impossible pour le convoi composer uniquement d'indigène n'ayant pas les moyens de payer les frais. Après de nombreuses négociation, la caravane a pu reprendre son chemin.
Ce sont donc plus de 1500 indigènes venant de différentes communautés des Abejas et de la municipalité de Chenalho qui se sont réunis sur la place principale, face au palais municipal pour demander à être reçut. Les autorités ont décidé d'accorder une audience et de fixer une date pour ouvrir une table de discution fixée le 26 avril.
Las Abejas ont refusé de parler avec les autorités de Chenalho, Zincantan ou de San Cristobal de Las Casas, pour aller directement au fait avec le gouvernement estatal. Une longue liste de demande exigeant que le gouvernement remplisse ses devoirs dans le domaine de l'éducation, la santé, la paramilitarisation de la région sans aucune contre partie.
En effet, les communautés de déplacés et les autres demandent toujours l'accès à l'eau potable, à l'éléctricité, à des routes pour relier leur communauté aux routes principales etc...Mais surtout et avant tout ils demandent la fin de l'armement des communautés avoisinantes. Venus avec des preuves ils espèrent voir la fin de cet armement massif, qui leur rappel les pires heures d'actéal.
La Mesa Directiva de Actéal n'a pas voulu y participer, refusant tout dialogue avec un gouvernement qui n'a toujours pas rendu justice, depuis 11 ans, et deux mois, sur les 45 victimes de l'assassinat d'Actéal.
20/02/2009
Marche de Las Abejas de Nuevo Yi'beljoj.
Dans un contexte tendu de division, les communautés ayant rejoint la table directive de Nuevo Yi'beljoj (voire articles précédents) ont organisé une marche jusqu'à Tuxtla vendredi 20 février. Ils ont prévu d'arriver vers 8h du matin (implicant une sortie des communautés vers les 4h), en face de la police Fédérale Préventive de Tuxtla pour commencer leur marche jusqu'au centre de la ville, pour faire une manifestation face au plais du gouvernement. Plus de mille personnes y ont participé. Cette marche a pour finalité d'exiger leurs droits comme peuples indigènes, la justice et l'attention ainsi que l'accomplissement total de leur demande devant le gouvernement de l'état et de montrer.
Cette marche est la première action d'ampleur de la part de ceux de Nuevo Yibeljoj. Une marche symbolique qui outre ces demandes cherche à obtenir la fin de l'armement massif des communautés priistes, le respect de leurs droits.
Cette manifestation se fait sans ceux de Actéal. Un acte qui peut etre perçut comme provocation. Le 22 le communiqué de ceux d'Actéal devrait probablement prendre en compte cette manifestation. Mariano de la mesa directiva de Actéal nous a confier "on ne cherche pas à provoquer. Nous ne devrions pas répondre à cette provocation".
Le communiqué de la mesa de Nuevo Yibeljoj termine par un appel à leur frère qui ont renoncer à leur chemin: "nous les respectons car ils sont dans leur droit mais ils ne peuvent pas nous priver de nos droits".
Auteur: El fifi
16/02/2009
Rencontre "Mama Corral" politique, Culturelle, artistique et sportive le 8 mars à Oventik.
Armée zapatiste de libération nationale.
Mexique.
Le 28 janvier 2009.
Aux compañeras de l’Autre Campagne, de la Zezta internationale et aux femmes adhérentes à la Sixième Déclaration,
Compañeras,
À l’occasion de la célébration prochaine du Jour international de la femme en lutte, les commandantes du CCRI-CG de l’EZLN organiseront une rencontre sportive, culturelle et politique les 7 et 8 mars 2009, au Caracol d’Oventik, dans les Altos de Chiapas.
Alors que les commandantes discutaient encore de l’organisation de cette rencontre des femmes en lutte, nous avons appris le décès de notre compañera de l’Autre Campagne au Chihuahua, Doña Concepción García de Corral.
Nous tous et nous toutes les zapatistes, nous appelions « Mamá Corral » cette femme mère de combattants morts au combat et elle-même fervente combattante pour la présentation en vie des disparus politiques. Elle nous avait accueillis comme ses propres enfants, étrangère aux modes, sans conditions et avec un amour sans autels ni photos souvenirs. Quand les membres de la Commission Sexta ont personnellement fait sa connaissance, nous avons senti en elle cette force qui, nous le savons, a fermement soutenu nos compañeras Mères de disparus politiques de Chihuahua, nos « mamans » dans la lutte.
Bien que cette rencontre ait été initialement prévue pour les femmes zapatistes, les commandantes ont décidé d’inviter également les autres femmes qui sont aussi nos compañeras au Mexique et dans le monde et, apprenant la mort de Doña Concepción García de Corral, elles ont décidé de donner à cette rencontre le nom de « Mamá Corral », le nom de guerre sous lequel nous l’avons connue et nous la connaissons, afin de rendre hommage à ces femmes qui sont mères et qui, en dépit de leur âge, ne se rendent pas, ne se vendent pas, ne renoncent pas.
Alors, obéissant aux ordres de nos chefs, les commandantes zapatistes, nous vous invitons à la...
Rencontre politique, sportive, culturelle et artistique « Mamá Corral ».
Qui aura lieu les 7 et 8 mars 2009, au Caracol d’Oventik, Chiapas, et dont les caractéristiques seront les suivantes :
- Seules pourront participer directement aux activités sportives, artistiques et culturelles les femmes, indépendamment de leur âge, de leur race, de leurs croyances religieuses, de leur langue, de leur nationalité ou de leur préférences sexuelles ;
- Les hommes présents ne pourront participer qu’en faisant la cuisine ou en s’occupant des enfants ou du nettoyage ou des travaux nécessaires pour aider à cette rencontre ;
- Trois sports sont prévus : basket-ball, volley-ball et baby-foot ;
- Des activités culturelles sont prévues, telles que chansons, poésies, pièces de théâtre, journaux muraux, musique dansante ;
- Pour participer, les équipes féminines qui se formeront devront s’inscrire sur le site d’Enlace Zapatista, en précisant quel sport elles ont choisi, de combien de femmes se compose leur équipe, comment s’appelle leur équipe et comment est leur uniforme si elles vont en avoir un. Tout cela pour pouvoir préparer le tournoi et programmer les matchs ;
- Les femmes ou groupes de femmes qui souhaitent participer aux activités culturelles devront également s’inscrire sur le site d’Enlace Zapatista, en précisant ce qu’elles se proposent de faire, combien elles sont et comment s’appelle leur groupe si elles ont un nom, pour pouvoir effectuer la programmation ;
- Les matchs commenceront le 7 mars 2009 sur les terrains de sport du Caracol d’Oventik et se poursuivront au besoin le lendemain 8 mars ;
- Les activités culturelles seront programmées dans la soirée du 7 mars et dans la soirée et la nuit du 8 mars, en fonction de leur nombre et durée ;
- Le 8 mars 2009, les commandantes zapatistes donneront lecture à un message de lutte.
Voilà.
Liberté et justice pour Atenco !
Liberté, justice et présentation en vie des prisonniers et prisonnières et des disparu(e)s politiques !
Des montagnes du Sud-Est mexicain.
Pour le Comité clandestin révolutionnaire indigène-Commandement général de l’Armée zapatiste de libération nationale.
Sous-commandant insurgé Marcos.
Mexique, janvier 2009.
Traduit par Ángel Caído.
Pour ceux qui veulent constituer une équipe merci de contacter Espoir Chiapas San Cristobal: espoirchiapas@msn.com
12/02/2009
Evo Morales déclare "obéir au peuple" en citant le Sous Commandant Marcos.
Morales dit "Obeir au peuple" comme appris de Marcos.
Le Président Evo Morales a dit qu’il gouverne la Bolivie "en obéissant au peuple", en recueillant les messages et l’enseignement du sous Commandant Marcos, le leader de l’EZLN (Armée Zapatiste de libération Nationale -Chiapas-).
"J’accomplis un mandat du peuple, pour cela j’ai appris par le Sous Commandant Marcos qui a dit "Diriger en obéissant au peuple" a affirmé le dirigeant de la Bolivie.
Cette déclaration a eue lieu lors d’un rassemblement de paysans dans la région andine de Orura, deux jours après la promulgation de la nouvelle constitution du pays.
Morales a rajouté : "en recueillant ce message du Sous Commandant Marcos, des Zapatistes, je gouverne, subordonné au peuple bolivien, en m’occupant de ses demandes abandonnées, oubliées et attendues."
Samedi dernier, le premier président indigène de la Bolivie depuis 183 ans a proclamé la naissance en son pays du "socialisme communautaire" malgré la résistance des partis de droite et conservateurs de quatre régions du pays.
Cette citation de Marcos, est sans aucun doute proche des voeux de Morales, bien que chef d’état. Les deux hommes semblent l’un comme l’autre, à leur manière lutter pour la défense des droits indigènes. Cependant d’après l’EZLN il semble difficile que cela puisse se faire par le pouvoir.
30/01/2008
Forte scission chez les Abejas
Le Communiqué de Mai dernier nous signalait l'exclusion de 8 membres de la Société Civile de Las Abejas, tous, anciens membres de la Mesa Directiva. Ces derniers auraient accepté une aide directe du gouvernement dans le cadre de leur fonction au sein de la commission négociatrice. Cette aide aurait été délivrée en tant qu' indemnisation quant aux 10 000 déplacés des années 1996/1997.
Cette expulsion a été immédiatement décidée par la Mesa Directiva d'Actéal.
Au bout de quelques mois, les exclus se sont réfugiés dans la communauté de Nuevo Yilbejoj, et ont formé une nouvelle Mesa Directiva alternative. Celle-ci a cherché à ré-organiser la Société Civile de Las Abejas, qui aujourd'hui est représentée par deux tables directives.
Nous nous sommes donc entretenus avec les deux représentants des Mesas Directivas pour essayer de mieux comprendre cette scission.
Le premier, Agustin Vasquez Ruiz, représentant de la Mesa Directiva de Nuevo Yilbejoj dénonce la Mesa Directiva d'Actéal de ne pas accepter les membres de la communauté de Nuevo Yilbejoj à Actéal, terre où de nombreux proches ou familles ont été assassinés par des paramilitaires en 1997. Ce dernier avoue avoir reçut une aide directe du gouvernement. Mais il déclare que c'est lui qui a demander et le gouvernement obéit. Pour lui Actéal aussi accepte des subventions du gouvernement. Mais celles ci sont indirectes (comme l'eau, l'électricité...). Il vaut mieux la prendre en main et la contrôler.
Agustin déclare ne pas vouloir rentrer dans le jeu d'Actéal et refuse pour le moment l'envoie de communiqué pour se justifier. Il lui semble que c'est une dispute entre un père et une mère et que les enfants, le peuple, ne doit pas subir les conséquences. Il déclare vouloir rentrer en contact et en dialogue avec ceux d'Actéal mais que ces derniers refusent. Il a fait mettre un drapeau PAZ sur les hauteurs de Nuevo Yilbejoj
Enfin Agustin dénonce le fait qu'Actéal ait été trop radical. En expulsant 8 membres ils se sont radicalisés et ont expulsé également de nombreuses coopératives sous prétexte que leur représentant étaient de Nuevo Yilbejoj ou de leur amis. C'est le cas de la coopérative de santé OSECAPIACH, de diverses coopératives de femmes, ou bien encore du très symbolique chœur d'Actéal.
La table directive d'Actéal lors de la scission était présidée par Antonio Gutiérrez Perez. Elle, dénonce Nuevo Yilbejoj comme sécessionniste. Le fait d'avoir accepter une aide directe du gouvernement montre un changement de cap qu'ils refusent de prendre. Pour eux, l'exclusion des coopératives précédemment citées est due à des vols de la part des membres de ces coopératives. Ils ne veulent rien avoir à voir avec ceux de Yilbejoj. Pour eux, ils ne font plus parti de Las Abejas. Leur lutte pour les martyres d'Actéal s'est éteinte, ainsi il ne font plus partie de la société civile.
Ils veulent ainsi reformer toutes les coopératives qu'ils ont expulsé dont OSECAPIACH. Coopérative de santé qui a mis 10 ans pour pouvoir commencer à prodiguer les premiers soins, et à être constitué légalement.
Une division bien délicate ou chacun se rejette la pierre l'un sur l'autre; Division qui peut, peut-être s'avérer nécessaire, mais dont les communautés sont victimes.
A l'heure actuelle, en ce mois de janvier 2009, ce sont plus de 29 communautés qui ont élu la table directive de Nuevo Yilbejoj comme représentants, et 9 communautés pour la Mesa Directiva d'Actéal.
Auteur: El Fifi
11/01/2008
Communiqué de Novembre (Las Abejas)
Terre sainte des martyres d'Actéal, Chiapas, Mexico, le 22 Novembre 2008/
Aux moyens de communications Nationaux et internationaux,
Aux organisations Sociales Politiques
Aux défenseurs des Droits de l'homme
A l'opinion Publique.
Aujourd'hui nous fêtons les 10 ans et 11 mois du massacre de nos êtres chéris, frères et sœurs, hommes, femmes et enfants, alors que nous étions en jeûne et en prière pour la paix, à Actéal, dans notre état du Chiapas, Mexico.
Lors de ces dernières semaines il y a eu diverses informations locales et nationales sur lesquels nous voulons donner notre parole.
1/ Le mercredi 12, le tribunal Électoral du Pouvoir Judiciaire de la Fédération (TEPJF) a octroyer le triomphe à Jésus Ortega à la direction nationale du PRD. Peu de jours après, au Chiapas, les députés locaux du PRD ont annoncé qu'ils rompaient avec les perdants, Alejandro Encinas et Andrés Manuel Lopez Obrador.
2/ Le lundi 17, le Gouverneur de l'état du chiapas, qui gagna l'élection comme candidat du PRD a annoncé son nouveau secrétariat de gouvernement. Le Lic. Noé Castanon Leon, “reconnu juriste” disent les médias de communications. Nous nous le reconnaissons comme “complice du PRIiste Albores” dans sa campagne de contrainsurgente de 1998 à 2000.
3/ Le mercredi 19 le Gouverneur Juan Sabines Guerrero, après avoir attendu des milliers de ACARREADOS le jour d'avant dans la route municipale a visité Chenalho et après avoir répartit poulets, moulins et les autres soutiens de d'habitude a déclaré “Je veux que nous nous unissions tous dans la construction de la culture de paix à Chenalho”.
4/Le 20, le ministère de l'énergie du gouvernement de Felipe Calderon, Georgina Kessel Martinez a annoncé que va commencer l'exploitation du pétrole situé dans la Selva Lacandona à travers d'entreprises d'initiatives privées.
5/ Le 13 Novembre passé, nous avons célébré dans la terre Sainte de Actéal, la rencontre Latino-américaine pour la vérité et la justice avec la présence de 300 personnes de 18 pays.
Ce que nous voyons dans ces nouvelles, c'est que tous les partis sont les mêmes, ils n'écoutent pas la voix du peuple, ils écoutent seulement leurs propres intérêts et celles des grandes compagnies transnationales comme celles qui veulent la privatisation du pétrole Mexicain. A ceux qui ne sont pas d'accord, comme Lopez Obrador, ils ne le sont qu'à moitié. Il les écartent de leur propre parti avec l'aide du gouvernement et veut que le peuple se maintienne muet avec l'aumône qu'ils répartissent comme soutiens alors que le grand gâteaux ils le gardent et se le répartissent entre eux. Ont ils demandé aux indigènes du Chiapas s'ils étaient d'accord? S'ils donnaient la permission d'entrer en leur territoire pour exploiter le pétrole? Non, non ils ont demandé mais ils les ont endormis avec des sols fermes et des ballons de football.
Et le gouverneur Perrediste (Du PRD) Juan Sabines Guerrero, comment veut il qu'il y ait une culture de paix à Chenalho si il met dans son gouvernement les mêmes Priiste (Du PRI) qui étaient complices de la violence dans notre municipalité et dans beaucoup d'autre dans l'état du Chiapas. Comment peut il dire qu'il n'y aura plus jamais de violence à Chenalho, alors que les auteurs intellectuels continuent de rester impuni, si l'on ne désarme pas les paramilitaires alors qu'on parle qu'ils seraient armés de nouveau? Nous voyons que son procureur spécial pour le cas d'Actéal n'a servi à rien. Même pour chercher les auteurs intellectuels du massacre d'Actéal. Ils nous ont menacé nous, car nous continuions à demander la justice. Et maintenant le procureur n'existe déjà plus. Sans n'avoir rien obtenu, et sans informer de ce qu'ils ont fait, si toutefois ils ont fait quelque chose, ils l'ont démantelés le faisant passé pour un ministère publique de plus.
Pour toutes ces raisons, nous convoquons à la rencontre latino-américaine pour la vérité et la justice. Parce que nous nous rendons compte que les gouvernements et les partis politiques ne vont rien faire pour la justice, parce que se sont eux même qui ont promut l'impunité. Pour cela, unissons notre cœur et notre voix avec celle des autres frères et sœurs qui continuent à être victimes de la répression dans leur propre pays. Parceque eux, nous ont enseigné à ne pas se fier aux gouvernement mais à leur propre force de peuple organisé. Parce qu'ils nous ont enseigné que malgré toutes les difficultés de toutes les menaces de tous les mensonges que malgré cette répression qui ne s'arrête pas il est possible de continuer à lutter pour la vérité et la justice.
C'est pour cela que nous ferons entendre nos voix toutes les fois qu'elle manquera comme elle manque maintenant pour démasquer les mensonges à travers de communiqués, de livres, de disques et films qui sont publiés, les défenseurs des paramilitaires, les prisonniers del amate (prison du Chiapas) dans la municipalité de Cintalapa de Figueroa, Chiapas, pour occulter les faits réels du massacre d'actéal. A ces défenseurs, avocats, aux messieurs Eric Hugo Flores, Hector Aguilar Camin, et Manuel Ansaldo Meneses, nous leur disons:
Le massacre était un crime de l'état Mexicain. Si parfois nous pouvions parler avec les victimes nous pourrions découvrir la vérité depuis leurs écrits, ils sauront qu'ils restent les témoignages et les preuves.
Messieurs les défenseurs des paramilitaires:
Vous ne pouvez pas enseigner vos mensonges à nos peuples du Mexique.
Vous ne pouvez enseigner à violer les lois pénales de notre pais.
Vous ne pouvez pas enseigner à maintenir l'impunité des assassins matériels et intellectuels.
Au milieu de tous ces mensonges et de toute cette impunité, l'espoir ouvre de nouveaux chemins pour que brille la vérité, pour qu'arrive la justice et la paix à Actéal, Atenco, Oaxaca, au Mexique et en Amérique Latine, en Asie, Afrique et Océanie. La solidarité des peuples soutient nos luttes.
Attentamente
Mesa directiva de Las Abejas
26/11/2008
Autonomisation de la PEMEX
Le parlement mexicain a entériné mardi dernier, de manière définitive, une réforme accordant l’autonomie financière à la PEMEX (Compagnie pétrolière Nationale, Pétroleos Mexicanos).
Au début de l’année le président Calderon, avait proposé la privatisation de la première industrie du pays provoquant un tollé dans la population et dans l’opposition. La Pemex, contribue au revenu national à hauteur de 40% du Budget. Il va donc falloir que le gouvernement trouve une nouvelle soruce de revenu. Jusque la le pays était actionnaire principal de la compagnie pétrolière. Le gouvernement dénonçait ainsi le fait que ça limitait la capacité d’investissement dans la société.
Cette loi dote la compagnie d’une autonomie financière pour ses investissements, tout en prévoyant des restrictions sur les contrats que Pemex peut désormais signer avec des sociétés privées.
La décision a été adoptée par le parlement à la majorité lors d’une scéance houleuse de plusieurs heures. Les députés du PRD ont tenté d’empêcher les débats criant, « la patrie ne se vend pas ».
C’est un premier pas vers une ouverture de la compagnie nationale aux Capitaux privés.
C’est la baisse de la productivité qui aurait amené le gouvernement à autonomiser la société nationaliser depuis 1938, afin qu’elle puisse recevoir de nouveaux investissement pour établir de nouveaux forages. Le Mexique est le 6° producteur mondial de pétrole.
16/11/2008
Crash d’avion au cœur de Mexico DF.
Le 5 novembre, un petit avion privé s’est écrasé à proximité de l’avenue Paseo de la Reforma, l’une des artères principales de la capitale Mexicaine. Dans cet avion se trouvait le ministre de l’intérieur Juan Camilo Mourino.Il n’y a aucun survivant dans l’avion et plus de 5 passants ou automobilistes ont été tués lors du crash. Morino était le responsable de la politique gouvernementale dans laquelle plus de 36 000 policiers et militaires ont été déployés dans l’ensemble du pays.
Les Etats unis ont affiché leur consternation et saluer un dirigeant courageux dans la guerre commune contre les trafiquants de drogue. Felipe Calderon a annoncé la participation de nombreux enquêteurs américains pour faire la lumière sur ce drame.
Depuis le début de l’année et de la lutte officielle contre les narcotrafiquants ce sont plus de 4000 personnes qui sont mortes assassinées ou à cause d’attentats. La psychose monte au Mexique où plus personne ne se sent en sécurité. L’éventualité d’un attentat n’a pas manqué de susciter des rumeurs. Le gouvernement a annoncé aujourd’hui ne pas avoir trouvé de trace de substance explosive et a donc écarté l’idée d’un attentat à la bombe. Il reste cependant à trouver une explication sur ce crash.
13/11/2008
Forte répression contre la grève des enseignants à Morelos
Depuis près de deux mois les enseignants de la région de Morelos sont en grêve luttant contre les accords de l’ACE (Alliance pour la Qualité de l’Education). Ce traité aurait été réalisé et signé en collaboration avec la Banque Mondiale. Les professeurs demandent également l’éducation libre et gratuite. ACE vise notamment la mise en place de tests standardisés pour contrôler le personnel enseignant, la sélection sur des bases politiques en vue de leur accès à l’emploi, la réduction de la liberté académique, l’accentuation de la sélection étudiante et, à terme, l’ouverture à un contrôle plus important de l’éducation par les intérêts corporatifs des entreprises privées. Ce projet a été lancé par le gouvernement pour contrer l’héritage du poste d’enseignant.
Aujourd’hui des groupes d’enseignants représentants les différentes zones de la région campent jours et nuits sur la place centrale de la ville de Cuernavaca, demandant toujours l’ouverture du dialogue avec le gouvernement.
Le jeudi 9 octobre une manifestation se dirigeait vers la ville de Xoxocotla où le corps enseignant avait été invité par les parents d’élèves qui bloquaient la circulation d’un axe routier en signe de protestation. En effet le groupe de parents avaient été menacés d’expulsion par les autorités locales et avaient ainsi demander le soutien pacifique des enseignants de Morelos. A leur arrivé, ce sont plus de 2000 représentants de l’ordre qui les ont encerclés. Des hélicoptères survolant de près les manifestants jetaient des bombes de gaz lacrymogènes empêchant la fuite des manifestants. Les grenadiers répondaient par la violence aux manifestants.
Chose malheureusement classique lors de tout mouvement social au Mexique, (preuve en est Atenco, Oaxaca..) plusieurs parents et enseignants furent arrêtés arbitrairement et subirent différents type de mauvais traitement et tortures par la police. ( Jusque là on a dénombré : 1 acte de viol, plusieurs personnes aux pieds gravement brûlés pour avoir été forcés par la police de marcher pieds nus sur les pneus qu’avaient brûlés les manifestants et 18 détenus souffrants de blessures provoquées par les coups reçus des policiers).
Mais l’action de la police n’en est pas restée la. Après la dispersion de la majorité des manifestants les forces de l’ordre avec l’appui de chars de l’armée firent irruption au cœur de la ville et entrèrent dans les maisons faisant preuve de violences et agressions physiques sans faire de distinctions entre les manifestants et les villageois.
Les mêmes agissements ont également eue lieu dans d’autres villages comme Jonacatepec, Amayuca, Axochiapan, Cuatro caminos, et Tres Marias.
Après ces actes de répressions aveugles, une nombreuse partie de la population locale s’est empressée de rejoindre le mouvement. Tout le pays se mobilise contre le projet de loi ACE, et demande une consultation. Les professeurs de l’état de Oaxaca ont marqué une journée de grève pour soutenir le mouvement, tandis que l’APPO était sur le point de rejoindre les revendications. Les Zapatistes et las Abejas ont également montré leur soutien.
Rencontre Internationale pour la vérité et la justice à Actéal Jeudi 13 novembre.
Ce jeudi, à Acteal, commence la rencontre pour la vérité et la justice.
L’objectif de cette réunion convoquée par Las Abejas est de rechercher l’ouverture de nouveaux chemins d’espoir pour arriver à la paix. Le programme commence à 8h du matin avec une offrende aux martyrs du massacre à travers d’une cérémonie maya et se concluera par la diffusion de vidéo durant la nuit.
Avec la participations de quelques 300 représentants de 20 pays, la Rencontre LatinoAméricaine pour la vérité et la justice commence à Actéal dans la municipalité de Chenalho.
L’objectif de cette réunion convoquée par l’organisation civile de Las Abejas est de rechercher de nouveaux chemin pour accéder à la paix et d’échanger les différentes expériences entre ceux qui souffrent des conflits armés.
Les Tzotziles ont convoqués ceux, qui dans d’autres pays, ont lutté contre la répression et le mensonge, considérant qu’en connaissant les moyens dont ils ont guéri leurs blessures, leurs chemins pour arrivés à la Vérité, et la manière d’acceder ç une justice ou une réparation de dommage l’espoir reste possible.
Le programme est le suivant :
08.00 Inscriptions
08.30 Offrende aux martyrs du massacre à travers une cérémonie Maya
09.30 Bienvenu du Président de la Mesa Directiva
10.00 Le Père Pedro Arriaga du diocèse de San Cristobal sera chargé de l’inauguration. Pendant la matinée des groupes travailleront ces thèmes avant d’arrivée à une réunion pleiniere.
10.30 La Justice Restaurée. Aucune communauté, aucun peuple, ni société qui se refuse à affronter de manière critique son passé de Violation des Droits de l’Homme, ne pourra garantir dans l’avenir, l’application correcte de la justice.
14.00 Déjeuner
15.00 Cérémonie Maya
18.00 Vidéo/débat en lien avec les 10 ans du massacre d’Actéal
20.00 Cloture et remerciements
A San Cristobal de las Casas, il y aura la présentation du livre, Santé et communauté dans « L’autre » Amérique Latine, histoire de ceux d’en bas. La présentation aura lieu au CIDECI, à 17h avec la participation de Eladio, promoteur de santé du Caracol IV, Lleni Pach du Pérou, Yeni Romero du Salvador, Ingrid Fadnes du capise et Ricardo Martinez.
L’EZLN appelle tous et toutes les rebelles du Mexique et du monde à célébrer le PREMIER FESTIVAL MONDIAL DE LA DIGNE COLERE : EN BAS ET A GAUCHE. Le festival se déroulera en trois lieux différents ;
Mexico D.F : Le 26,27,28 et 29 décembre 2008 dans l’enciente folklorique de l’association « los charros Reyes de Iztapalapa » (avenue Guelatao n°50, Colonia Alvaro Obregon)=> Grande exposition nationale et internatiuonale où les luttes, les expériences , les colères disposeront d'un espace où elles pourront installer un stand pour y exposer leur lutte et leur courage. Pour que tous et toutes nous puissions les voir, les écouter, les connaître.
JBG de Oventic : 31 et 1* janvier. la dignité et la colère se feront art et culture, musique et chant, parce que la rébellion, ça se danse aussi. Et qu'avec les mots la souffrance se muera en espoir
San Cristobal de las Casas : 2,3 et 4 janvier dans les locaux du CIDECI. ,la parole circulera pour faire naître d'autres mots et apporter force et raison à la colère
Les thémes abordés au cours de ce festival seront :
Une autre campagne
Une autre politique
Une autre ville
Un autre mouvement social
Une autre communication
Une autre histoire
Un autre art, et une autre culture
Une autre sexualité.
08/11/2008
Liberté de la presse: Lourd Bilan: 6 journalistes tués en 9 mois
C’est au début du mois que la PEC (Presse Emblème Campagne) a dévoilé à Genève le triste bilan sur la liberté de la presse. Cette organisation qui milite pour renforcer la protection des médias dans les zones de conflit et de violences internes a en effet dénoncé le Mexique et a recensé 6 journalistes tués en 9 mois dans le pays. Un bilan qui met le Mexique en 2* position au même niveau que le Pakistan, comme pays le plus dangereux pour les journalistes.
07/11/2008
10 ans après, le 2 octobre 1968 ne s'oubli pas:
Octobre 1968 rappellera sûrement pour beaucoup les Jeux Olympiques organisés à Mexico mais peut être pas assez le massacre de plusieurs centaines de personnes. En lutte depuis plus d’une centaine de jours, des milliers de mexicain s’étaient donné rendez vous à Mexico sur la place des trois Cultures dans le quartier de Tlatelolco. Très vite, le gouvernement excédé par des mois de lutte, envoya l’armée et la police. 500 tanks entourèrent la place. A 19h ils cherchèrent à disperser les étudiants qui répondirent en lançant des pierres. En quelques minutes ce furent des bruits de mitraille qui retentirent sur cette place qui vit en 1521 Herman Cortez mettre un terme à la résistance aztèque. Les autorités parlèrent de 27 morts. Aujourd’hui on reconnaît plus de 275 victimes mais il semblerait que ce chiffre soit beaucoup plus élevé (environ 500) On recensaient également des milliers de blessés, et d’arrestation. Le mouvement était brisé. La communauté internationale ne réagit quasiment pas, les jeux Olympiques étant proche. Pire encore, comme gage de confiance les occidentaux accordèrent des prêts au pays. La répression fut par la suite monnaie courante contre toute mobilisation estudiantine.
02/11/2008
Mort de 6 paysans à Chinkultic
6 indigènes de la communauté Miguel Hidalgo sont morts par balle et 7 autres ont été blessés grièvement lors d’un affrontement avec la police qui a eu lieu dans la communauté pour récupérer une zone archéologique maya dans la municipalité de la Trinitaria. Ce fut vendredi après midi que près de 200 policiers ont tenté d’expulser des indigènes Tojolabales qui en septembre dernier ont pris possession de la zone archéologique Maya Chinkultic, juste en face de leur communauté.
On dénombrerait également plus de 9 paysans blessés grièvement par arme à feu ou par coups. Depuis un mois les habitants de la communauté avaient pris possession des ruines de Chinkultic dénonçant la mauvaise gestion et l’abandon du site par les autorités. Ils avaient décidé de eux même s’occupé de la gestion et de l’administration de ces ruines, en faisant payer un droit d’entrée aux touristes de 20$ au lieu des 35$ imposés par l’INAH (Institut National d’Anthropologie et d’histoire).
La réponse du gouvernement a surpris. Les paysans espéraient une réponse par le dialogue et la négociation comme le faisait croire le gouvernement qui avait organisé la veille une réunion avec tous les protagonistes mais ce fut le lendemain matin, que entre 200 et 300 policiers arrivèrent. Ils lancèrent immédiatement des gaz lacrymogènes y compris à l’intérieur de l’école où les enfants sortirent paniqués. Les paysans se défendirent et encerclèrent 77 policiers, qu’ils désarmèrent et retinrent en otages durant plusieurs heures. La police revient en nombre dans l’après midi et des coups de feu retentirent dans toute la communauté.
Dans les rangs des forces de l’ordre on dénombrerait 3 policiers morts et 1 procureur tué, battu à mort, selon la croix rouge de Comitan. 9 policiers seraient également grièvement blessés.
26/10/08
Utilisation de Soja transgénique
" Sur onze mille hectares de soja cultivés dans le Chiapas, près de 40% sont issus de graines transgéniques" a déclaré le Président du Conseil d'Etat des Producteurs de Soja, David González Ozuna. Il ajoute qu'on utilise ces graines parce qu'elles sont génétiquement améliorées en ce qui concerne la production et la lutte contre les différents types d'épidémies.
Il précise qu'avec les onze mille hectares de soja cultivés dans la collectivité, on espère récolter un peu plus de vingt-six mille tonnes de graines, si les conditions météorologiques le permettent.
Interviewé au moment où on apportait leur recette aux producteurs, il a affirmé que les autorités et producteurs assuraient une surveillance continue à la frontière sud face à la présumée détection de rouille du soja. Le Président souligne le soutien du gouvernement de l'état qui a réussi à mettre en place un accord qui autorise l'utilisation de ces fonds en fidéicommis pour faire face à la récolte actuelle.
Il ajoute que les producteurs de soja des communes de Tapachula, Mazatán, Suchiate, Tuxtla Chico, Frontera Hidalgo et Metapa de Domínguez, on été autorisé à utiliser les ressources qui s'élèvent à quatre cent mille euros environ afin d'acheter du matériel.
González Ozuna revèle enfin que les producteurs d'une manière générale, traversent une sévère crise étant donné l'augmentation des coûts des biens de production et l'humidité excessive causée par des pluies intenses, bien que le montant des superficies sinistrées n'ait pas encore pu être évalué.
Traduction : Véronique Dupuy
23/10/08
Les immigrés mexicains aux Etats-Unis envoient de moins en moins d'argent au pays
Les immigrés mexicains envoient de moins en moins d'argent chez eux, ce qui entraîne le ralentissement de tout un pan de l'activité économique du Mexique, voire menace la survie de villages entiers, dont la moitié de la population vit et travaille aux Etats-Unis.
Ces transferts d'argent ont chuté de 2% cette année à 11,6 milliards de dollars, baisse la plus importante depuis dix ans, a annoncé la banque centrale du Mexique. Sur l'année complète, les transferts des immigrés devraient en tout perdre 2 à 3%, soit la première chute constante annuelle depuis 1995, lorsque l'institution financière a commencé à tenir des statistiques sur le sujet.
En outre, le pouvoir d'achat de cet argent est mis à mal par l'affaiblissement du billet vert, qui a perdu environ 8% de sa valeur face au peso mexicain depuis le début de l'année.
Ces transferts ("remesas" en espagnol) sont devenues aujourd'hui la deuxième source de revenu extérieur du Mexique, derrière les exportations de pétrole. Ils représentent environ 3% du PIB du Mexique.
Le ralentissement économique américain a donc des conséquences sur son grand voisin du sud, auquel il faut rajouter la multiplication des raids contre les immigrés clandestins, précisent les analystes.
Au Mexique, des secteurs autrefrois florissants, qui vendaient de tout, des briques pour la construction de maisons neuves au matelas pour les équiper, se retrouvent à licencier faute de clients, et les familles des migrants restées au pays reviennent vers l'agriculture.
Selon le président de la Banque centrale Guillermo Ortiz, environ 22% des Mexicains travaillant aux Etats-Unis sont employés dans la construction, un secteur en fort ralentissement. Environ 152.000 migrants ont perdu leur emploi dans le bâtiment en 2007, le chômage général des immigrés mexicains aux Etats-Unis ayant bondi de 5,5% à 8,4% au cours de l'année, selon les chiffres de juin du Pew Research Center.
L'époque est donc bien finie où les migrants rentraient au Mexique pour y dépenser force dollars avant de retourner les gagner aux Etats-Unis, comme pendant le boom des années 2002 à 2006.
Aujourd'hui, de plus en plus de clandestins sont arrêtés par la police américaine de l'immigration et renvoyés au Mexique sans un sou. D'autres ont décidé de rentrer au pays d'eux-mêmes.
Selon les estimations gouvernementales, dans les petites villes, une famille sur huit environ reçoit aujourd'hui de l'argent de ses proches travaillant à l'étranger.
Dans les premières années de la décennie, les transferts avaient augmenté considérablement, de neuf milliards de dollars en 2001 à près de 24 milliards en 2007.
Entre 2000 et 2004, le nombre de Mexicains passant la frontière atteignait une moyenne annuelle de 400.000, soit dix fois plus qu'à la génération précédente. Et environ les trois-quarts étaient clandestins, selon les chiffres du Conseil pour la population mexicain.
L'argent envoyé par ces migrants a ainsi fait doubler, entre 1992 et 2002, le nombre de foyers bénéficiant de la manne venue du nord.
Et la tendance au ralentissement des transferts se fait lourdement sentir dans des endroits comme Cheran: dans le Michoacan, cette petite ville de 22.000 habitants a vu 41% des siens partir pour les Etats-Unis. Jusqu'à il y a quelques mois, les "remesas" étaient la principale ressource de la ville, mais désormais, les "Américains" commencent à revenir.
Toujours dans le Michoacan, la petite ville de Coalcoman essaie quant à elle de faire contre mauvaise fortune bon coeur, et essaie de trouver du travail aux immigrés de retour au pays en se lançant dans les cultures maraîchères biologiques. "C'est un phénomène migratoire à l'envers", dit Ramiro Godinez, conseiller municipal. "Nous cherchons des alternatives". AP
nc/v
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article69673
L'éthanol tiré du maïs fait polémique au Mexique
NAVOLATO (nord-ouest du Mexique) ENVOYÉE SPÉCIALE
Non content de subventionner le carburant consommé par des milliers d'Américains, qui font le plein au sud de la frontière à un prix plus avantageux, le Mexique va-t-il aussi financer l'éthanol exporté vers les Etats-Unis et produit avec du maïs mexicain ? Flambant neuve, l'usine Biocyclos de Navolato, dans l'Etat de Sinaloa, suscite déjà une polémique dans un pays où le maïs n'est pas une céréale comme les autres, mais l'aliment sacré des Précolombiens.
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Edition abonnés Archive : L'Union européenne cherche à se délier de tout engagement sur les biocarburants
Aux yeux de ses promoteurs, cette usine apporte une solution rationnelle au problème des excédents régionaux de grains, alors que ses détracteurs y voient une entreprise immorale, voire illégale, la nouvelle loi sur les biocarburants, promulguée début 2008, interdisant de produire de l'éthanol avec du maïs, sauf en cas d'excédents sur le marché national. Or le Mexique a importé près de 8 millions de tonnes de maïs en 2007.
Financée par des capitaux privés mexicains, principalement ceux de la famille de la Vega, propriétaire du groupe sucrier Zucarmex, l'usine Biocyclos contraste, avec ses fûts de fermentation impeccables et son laboratoire d'analyse ultramoderne, avec les raffineries aussi vétustes que polluantes de Zucarmex, dont la filiale Destilmex a obtenu 50 millions de pesos (3.2 millions d'euros) de subventions publiques pour construire l'unité de Navolato.
"NOTRE VIE"
"Nous allons fabriquer 350 000 litres d'éthanol par an, à partir de 270 000 tonnes de maïs", annonce le directeur de Biocyclos, le Brésilien João Bortolussi. L'usine devait commencer à exporter en juillet vers la Californie et l'Arizona. "Mais en plus de biocarburant, nous produirons aussi quelque 100 000 tonnes de pâte de maïs à haute teneur en protéines, et nous espérons convaincre les industriels du secteur agroalimentaire de l'utiliser pour enrichir la nourriture des Mexicains", souligne-t-il.
Destilmex a des contacts avec Minsa, l'un des principaux fabricants de tortilla, la galette de maïs qui est la base de l'alimentation au Mexique. Une cuillerée à soupe de Maix - une farine de couleur sable, issue du processus de distillation de l'éthanol -, ajoutée à neuf cuillerées de farine de maïs ordinaire, permet de concocter des galettes contenant 14 % de protéines, contre 9 % pour la tortilla industrielle. Reste à séduire les Mexicains, pour lesquels le maïs, appelé "notre vie" dans certaines langues indiennes, ne saurait faire rouler les camions.
Pour le ministre de l'agriculture du Sinaloa, Jorge Kondo, l'équation est simple : "Le Sinaloa va produire cette année 5 millions de tonnes de maïs blanc, dont 3 millions pour la consommation humaine. Or cela coûte cher d'acheminer les 2 millions de tonnes d'excédents vers d'autres régions du Mexique. Il vaut mieux, explique-t-il, les transformer sur place et fournir ainsi des protéines aux vingt millions de Mexicains qui en manquent."
Cette logique ne convainc pas l'opposition. Le 2 juillet, la commission permanente du Congrès fédéral a exigé des comptes sur les aides financières octroyées par le gouvernement à Destilmex, ainsi qu'à deux autres projets d'usines d'éthanol à partir de maïs.
Après avoir visité, il y a un an, le chantier de Biocyclos à Navolato, le président mexicain Felipe Calderon a fait machine arrière, impressionné par les arguments de son compatriote Mario Molina, Prix Nobel de chimie et hostile aux biocarburants d'origine alimentaire.
Lors d'un récent sommet régional à Tuxtla, au Chiapas, le thème des biocarburants a provoqué un vif débat entre les chefs d'Etat présents. Daniel Ortega, du Nicaragua, s'est opposé à leur usage, qu'il a qualifié de "péché mortel", tandis que le Mexique, la Colombie et le Salvador s'y sont déclarés favorables. Mais, a précisé M. Calderon, à condition de n'employer que des plantes qui ne soient pas de consommation humaine, ce qui exclut le maïs blanc.
Le sujet est d'autant plus sensible que, avec la hausse vertigineuse du prix du pétrole, de nombreux automobilistes de Californie, d'Arizona ou du Texas franchissent la frontière pour remplir leur réservoir au Mexique, où l'essence coûte un tiers moins cher qu'aux Etats-Unis.
La facture devient doublement douloureuse pour le gouvernement mexicain, contraint d'importer, principalement de chez son voisin du nord, 43 % du carburant consommé dans le pays.
Joëlle Stolz
06/10/2008
Une dizaine de victimes lors d'un affrontement entre policiers et paysans
6 indigènes de la communauté Miguel Hidalgo sont morts par balle et 7 autres ont été blessés grièvement lors d’un affrontement avec la police qui a eu lieu dans la communauté pour récupérer une zone archéologique maya dans la municipalité de la Trinitaria. Ce fut vendredi après midi que près de 200 policiers ont tenté d’expulser des indigènes Tojolabales qui en septembre dernier ont pris possession de la zone archéologique Maya Chinkultic, juste en face de leur communauté.
On dénombrerait également plus de 9 paysans blessés grièvement par arme à feu ou par coups. Depuis un mois les habitants de la communauté avaient pris possession des ruines de Chinkultic dénonçant la mauvaise gestion et l’abandon du site par les autorités. Ils avaient décidé de eux même s’occupé de la gestion et de l’administration de ces ruines, en faisant payer un droit d’entrée aux touristes de 20$ au lieu des 35$ imposés par l’INAH (Institut National d’Anthropologie et d’histoire).
La réponse du gouvernement a surpris. Les paysans espéraient une réponse par le dialogue et la négociation comme le faisait croire le gouvernement qui avait organisé la veille une réunion avec tous les protagonistes mais ce fut le lendemain matin, que entre 200 et 300 policiers arrivèrent. Ils lancèrent immédiatement des gaz lacrymogènes y compris à l’intérieur de l’école où les enfants sortirent paniqués. Les paysans se défendirent et encerclèrent 77 policiers, qu’ils désarmèrent et retinrent en otages durant plusieurs heures. La police revient en nombre dans l’après midi et des coups de feu retentirent dans toute la communauté.
Dans les rangs des forces de l’ordre on dénombrerait 3 policiers morts et 1 procureur tué, battu à mort, selon la croix rouge de Comitan. 9 policiers seraient également grièvement blessés.
elfifi
30/09/2008
Méga projet touristique au Chiapas
Le projet de route et d’investissement touristique qui unira San Cristobal de Las Casas à Palenque, est d’une part discrétionnaire et formellement « inexistant », selon la Secrétaire des Communications et des Transports, et d’autre part, une source active de déclarations, réunions, études et promesses qui ressemblent plus à des compromis entre des investisseurs impatients.
Ce lundi, l’Organisation Mondial du Tourisme (OMT) a relancé une série d’étude « pour l’élaboration d’un plan de développement qui contemple la formation d’un important corridor touristique entre les municipalités de Tuxtla, Chiapa de Corzo, San Cristobal, Comitan et Palenque ». Le directeur du tourisme de Tuxtla Gutiérrez, Jorge Trujillo, a déclaré aux médias que le processus pour l’application du diagnostique a commencé en octobre 2007, quand le personnel de la fondation Themis a visité le Chiapas pour « étudier la facticité de l’étude ».
A partir de cette semaine, « trois experts internationaux et un chef de la délégation commenceront le travail de campagne dans les cinq villes ». Le plan gouvernemental Chiapas 2015 est intégré à ces recherches directes après la sollicitude formelle du gouvernement mexicain à la OMT, via la Fondation Themis.
En relation avec ces plans, la page électronique d’information Cinco Días, appartenant au groupe Prisa de España, a informé le 9 septembre dernier que quelques 240 entreprises espagnoles « ont manifesté de l’intérêt dans les quelques 50 projets d’infrastructures que le gouvernement mexicain a prévu de réaliser à la fin de cette année avec une investissement supérieure à 9 500 000 000 euros.
Entre Juillet et Septembre, l’agence ProMéxico, promouvant l’investissement mexicain, « a envoyé des missions commerciales à Madrid, Saragosse et Londres pour promouvoir ces plans ». Luis Ampudia, directeur de ProMéxico, a informé que les projets consistaient à des œuvres publiques, principalement des routes, ports et aéroport. « Les trois missions ont réussi à capter l’intérêt de plus de 300 entreprises sur ces projets, dont 80% d’entreprises espagnoles ». (cincodias.com)
Selon Ampudia, « pour quelque uns l’inverstissement sera public et pour d’autres, public et privé », soulignant entre les projets les « plus ambitieux » celui de «Punta Colonet (basse Californie), le projet de l’aéroport international de Palenque ( avec une investissement de 50 millions d’euros) et l’autoroute de San Cristobal - Palenque (avec une investissement de 532 millions d’euros).
Le directeur de ProMéxico assure que l’Espagne est le principal investisseur étranger au Mexique, et que la crise économique en Espagne est vue par les autorités mexicaines comme une opportunité de capter plus de concurrences : « c’est un moment très intéressant, parce que les secteurs les plus affectés par la contraction du marché interne espagnol sont le tourisme et l’immobilier, et dans de telles situations, l’une des options possibles est de se diversifier en investissant dans d’autres pays » conclut-il.
Le plan touristique, dont la colonne vertébral est l’autoroute mentionnée ci-dessus; est considéré par le gouvernement comme ‘le premier projet éco-arquéologique du pays », selon la Secrétaire du Tourisme et des Projets Stratégiques qui présenta le projet « Développement Touristique 2008 » en janvier dernier. Cela, après un recours « de travail » par la zone arquéologiquae de Palenque du directeur général du Fond National du Tourisme, Miguel Angel Gomez Urueta, et le secrétaire du tourisme de l’État, Roberto Albores Gleason, qui souligne l’instrumentalisation du Centre Intégral de Planification (CIP) de San Cristobal - Palenque, qui a généré le refus des communautés indigènes qui seraient affectées.
Selon les autorités, le CIP « a pour objectif de promouvoir un modèle de développement touristique suffisant ». Il cherche à « attirer des investissements productifs, générer des emplois bien rémunérés, combattre l’extrême pauvreté, instrumentaliser des processus de développement solides et impulser le développement régional ».
Article de la jornada traduit par Anthony pour Espoir Chiapas
25/09/2008
Communiqué de septembre de las Abejas
Comme tous les 22 de chaque mois, à l’occasion de la commémoration du massacre d’Actéal, Chiapas, où 45 Abejas furent tuées, les indigènes en lutte de la Société Civile de Las Abejas, lancent un communiqué. Celui ci dénonce la manière d’agir du gouvernement cherchant le tout répressif, qui n’apporte au final, que violence et victimes. La militarisation du pays ne fait qu’augmenter les violences. L’attentat de Morelia en est la preuve. L’impunité persistante, et le dénie de la justice reste aujourd’hui plus que toujours d’actualité.
Aux Organisations sociales, ouvrières, civiles, et aux peuples originaires nationaux et internationaux
Aux défenseurs des droits de l’homme
Aux peuples du monde et aux médias de communication
Frères et sœurs,
En ce mois de septembre, alors qu’il manque 3 mois pour célébrer les 11 ans d’impunité où 45 de nos frères et sœurs ont été massacré en la terre sacré d’Actéal. Ce que l’on appelle le mois de la patrie a vu une fois de plus couler le sang innocent. En réalité, nous entendons tous les jours parler d’exécution, décapitation, assassinas, mais cette fois ce qu’il c’est passé à Morelia est spécial.(Attentats) Car ce ne fut clairement pas un affrontement entre bandes, ni entre les narcotrafiquants et l’armée, ni entre l’armée et la police, ou entre différent groupe de police comme en d’autres occasion. Ce fut clairement des civils innocents, hommes femmes et enfants qui furent victimes des attentats à Morelia durant « la noche del grito » (Nuit du cri de l’indépendance, fête de l’indépendance mexicaine)
Ce fut ainsi une nuit de cri, mais pas du cri de l’indépendance que nous n’avons toujours pas car nous indépendant des transnationales et du gouvernement des Etats Unis, mais le cri de douleur des victimes et de leurs familles le cri du désespoir, du courage et de ‘l’impotence de la société devant une violence impunie.
Comment allons nous trouver une solution à cette situation ? Encore avec plus de présence militaire ? Avec des lois plus dur contre les délinquants incluant la peine de mort ? Mais nous savons que la militarisation du pays ne résout pas les problèmes mais qu’il ne fait que les augmenter, comme nous l’avons vu au Chiapas, et les lois plus dur, qui les subit ? Vont ils les appliquer à Ernesto Zedillo, au Général Renan Castillo ? (auteurs intellectuels du massacre d’Actéal),à Julio Cesar Ruiz Ferro, ou à ceux qui ont remis les richesses du pays à leurs amis ou parents comme Carlos Salinas et Vicente Fox ? Non, nous savons à qui ils vont les appliquer : aux pauvres qui luttent pour défendre leurs droits, comme ils l’ont fait il y a un mois avec les camarades de Atenco en condamnant Ignacio Del Valle au Châtiment de 100 ans de prison.
Donc, comment va t-on résoudre ? Nous ne disons pas que la solution sera facile mais nous savons par où il faudrait commencer, nous savons quel est le chemin correcte. On devrait commencer par les victimes et leur famille, car si quelqu’un a senti la douleur, si quelqu’un veut savoir la vérité et si quelqu’un exige la justice ce sont eux. C’est pour ça que nous n’arrêtons pas de nous souvenir, de dénoncer et d’exiger la justice mois après mois, alors que certains se fatiguent de notre parole qui dit toujours la même chose : « Comment allons nous changer la justice si nous continuons à l’attendre ?
Cette voix des victimes, est celle que le gouvernement devrait écouter s’il veut en finir avec la violence. Le gouvernement fait ses discours et demande l’union de toute la société, et les victimes veulent cette union mais, « comment vont ils avoir confiance au gouvernement si celui ci nie la justice, essaye d’occulter la vérité, essaye d’acheter les leaders pour qu’ils se taisent ? »
Le gouvernement vient d’annoncer que la cours Suprême de Justice va rouvrir le cas d’Actéal, mais ils ne vont pas le rouvrir pour arriver au fond du problème, les auteurs intellectuels. Nous voyons que le magistrat qui a présenté le cas à la cours a parler du sable blanc de Majomut comme cause du massacre, soit les mêmes mensonges depuis 1997. Que peut on attendre de cela ? La cours va réviser les papiers du processus et va dire qu’il y a des défauts, nous le savons déjà. Ensuite ils vont se battre entre eux comme les policiers se battent entre eux ou entre narcotrafiquants et peut être ils diront que certains prisonniers ne sont pas des paramilitaires et vont les libérer et pendant ce temps, les chefs paramilitaires et ceux qui les ont entraînés continuent à être impunis et à Chenalho on continuera a entendre des tirs d’armes à feu de jours comme de nuit. Car les paramilitaires ont été à nouveau armés d’armes à feu, car le gouvernement ne nous a jamais écouté.
Avant tout, nous n’arrêterons pas de crier, nous continuerons à nous exprimer devant le monde et pour que ainsi on prenne en compte les injustice qui se vivent dans ce monde, et nous allons a continuer à nous lier, à nous organiser pour défendre nos droits comme humains que nous sommes.
Dans cette commémoration des 10 ans et 9 mois du martyre de nos frères et sœurs à Acteal, nous voulons faire venir notre parole de solidarité ; :
*Aux familles des victimes des attentats à Morelia et à notre évêque Enrique Diaz qui sont ses connaissances et amis.
*A tous les camarade prisonniers d’Atenco et au planton permanent qui exige leur libération
*Aux victimes des ouragans à Cuba et à Haïti,
*Au peuple digne de Bolivie, spécialement les indigènes qui affronte le racisme de ce qui n’acceptent pas que le peuple décide du futur de la nation.
Liberté, Justice, Démocratie et Paix.
La Organizacion Sociedad Civil Las Abejas
Traduction : El fifi
18/09/2008
Attentat lors de la fête nationale
Deux engins explosifs auraient tués au moins 7 personnes et blessés une cinquantaine d’autres, dans la nuit de lundi à mardi, pendant les célébrations de la Fête nationale du pays, à Morelia, une ville à l’ouest du Mexique où vit la famille du président au pouvoir.
Le gouvernement déclare ne pas connaître les auteurs de cet acte mais leur première hypothèse reste la piste du crime organisé.
La fête nationale du Mexique commémore le début de la guerre d’indépendance contre l’Espagne.
Alors que le président Calderon présidait la célébration publique sur la place du Zocalo de la capitale, Andres Manuel Obrador, le chef de l’opposition a de son coté fété au même endroit l’indépendance avec des milliers de militants et sympathisants.
La politique de Calderon de lutte contre le crime organisé, semble réellement être un échec. Alors que le Mexique a déployé plus de 36 000 militaires et policiers dans le pays, la violence liée à la guerre entre cartels et trafiquants de drogue n’a cessé d’augmenter. Elle a fait plus de 3 000 morts depuis le début de l’année, dont de nombreux policiers et hauts fonctionnaires. L’EZLN dénonce dans cette politique une militarisation du pays qui augmente la pression contre les populations.
05/09/2008
La JBG de Oventic dénonce des menaces de déplacements comme conséquence du PROCEDE
Le conseil municipal autonome de Magdalena de la paz et la junta de buen gobierno de Oventic ont émit un communiqué où ils ont dénoncé les actions et les menaces du ministère agraire contre la communauté de Aldama
En effet, les autorités municipales ont annoncé vouloir expulser des 30 hectares de terrains zapatistes, les habitants de ces terres. Déjà 1 ha de champ de culture avait été envahit le 23 avril de cette même année par 25 paysans d’une communauté voisine qui s’y sont installés espérant ainsi le soutien du gouvernement contre les zapatistes pour obtenir encore plus de terre. Le gouvernement veut expulser les habitants de la communauté le 16 septembre grace à la loi du procede*. Les 30ha appartenaient « ancestralement » aux indigènes de Aldama.
Ces 30ha appartiendraient en effet à 115 personns dont 30 sont zapatistes et 85 priiste. Des accords entre les deux peuples avaient été signés en 1977 et mis à jour en 1995 accordant les terres aux zapatistes.
Lire le communiqué: (es): ici
+ d'infos sur le procede (fr): ici
04/09/2008
La JBG de Morelia dénonce une attaque de paramilitaires
La junta de buen gobierno de morelia a émit un communiqué dénonçant une série d’agressions paramilitaire contre la base d’appui zapatiste de K’an Akil le 29 et 30 aout 2008. Un blessé grave a été laissé pour solde, blessé par balle à l’abdomen. Le communiqué détaille le nom des paramilitaires ayant participé à ces actions.
Alors qu’un groupe d’indigène zapatiste se rendaient sur les terrains récupérés de K’an Akil, des paramilitaires de l’OPDDIC sont arrivés en groupe et ont tiré à balles réelles blessant gravement l’un d’eux. Les victimes de cette agression n’étaient pas armés et étaient juste venus sur place pour prendre des mesures. Ils n’ont évidemment pas pu riposter aux tirs. 3 embuscades ont été menées par les paramilitaires.
L’un des paramilitaires, Jorge Vilchis Lopez, a été reconnu par les zapatistes. Celui ci est fonctionnaire des œuvres publiques dans la municipalité de Chilon.
« Comme JBG nous continuons a être attentifs et unis pour lutter pour la vie et pour lutter ensemble contre la mort parce que l’attitude du mauvais gouvernement avec ces groupes paramilitaires nous délivre un message de mort. »
Les MST du Brésil dénoncent la répression au Chiapas et annoncent leur soutien à l'EZLN
Le mouvement des sans Terre du Brésil ont souligné leur indignation et leur refus total des récentes incursions militaires dans les communautés zapatistes.
« Nous craigons qu’une guerre ouverte puisse commencer, que l’état mexicain tente de légitimer, mais dont le vrai but est de détruire l’EZLN. »
Le secrétaire des relations internationales du MST a rapporté que « au moyens de nombreux rapport des organismes civils, nous savons que le harcèlement contre les communautés zapatistes n’a pas cessé et que depuis l’année passée il a augmenté. »
Le mouvement dénonce aussi le gouvernement étatique et fédéral comme vilant la loi pour le Dialogue, la Conciliation et la Paix Digne au Chiapas, à la constitution Mexicaine (Art. 29), à la Convention Américaine des Droits de l’homme (Art. 21 et 29b) et à la convention Internationale sur les Droits Civils et Politiques (Art. 14 et27). De plus l’organisme dénonce fortement l’utilisation d’organisations paramilitaires et des institutions comme le Secrétariat de la Réforme Agraire (SRA).
Dans son manifeste public, le MST prévient que « si le gouvernement mexicain continue d’attaquer les communautés zapatistes nous utiliserons tous les moyens à notre portée pour engendrer des mobilisations en solidarité avec nos compagnons zapatistes, et en répudiation à la politique militaire et répressive de l’Etat Mexicain. »
Le MST s’inquiète principalement du changement de la stratégie contre zapatiste et pour l’intégrité physique et psychologique de nos frères indigènes zapatites.
Le MST souligne que "les justes demandes des peuples zapatistes sont menées de forme pacifique, et à partir de la Sixième déclaration de la Forêt Lacandone, ces pétitions sont organisées avec d’autres peuples, villes ou Etats de la République Mexicaine, dans le mouvement national, civil pacifique de l’Autre Campagne".
"Les permanentes agressions et le harcèlement contre les communautés zapatistes montrent clairement que le gouvernement mexicain n’a pas la volonté et la capacité de résoudre ces demandes, et, au contraire, qu’il cherche seulement des mesures répressives pour apaiser les voix qui exigent leurs droits les plus fondamentaux."
Le mouvement des Sans Terre exige au gouvernement fédéral, "représenté par Felipe Calderon Hinojosa, qu’il retire les forces armées postées stratégiquement dans la zone de conflit du Chiapas". Et il exige au gouvernement de l’Etat du Chiapas "la cessation immédiate des agressions et du harcèlement que la police de l’Etat réalise contre les communautés zapatistes".
Hermann Bellinghausen, La Jornada, 15 juillet 2008.
http://www.jornada.unam.mx/2008/07/...
Traduit par http://amerikenlutte.free.fr
17/07/2008
Communiqué de Las Abejas pour les ONG
La table directive de Las Abejas a envoyé un communiqué le 8 juillet à destination des ONG qui tra2008
vaillent avec elle pour donner des précisions quant à la cission de membres de leur groupe.
A la société civile Nationale et Internationale,
Aux organisations sociales, paysannes, ouvrières et indigènes,
L’organisation de la société civile de las abejas d’Actéal se dirige vers vous, les organisations fraternelles qui nous ont toujours accompagnées dans notre lutte pour vous dire notre parole face à la situation des ces derniers mois. Un groupe de frères n’a pas voulu accepter l’autorité de la Table Directive, légitimement élue par les abejas, et ont prétendu former leur propre organisation en usurpant le nom des Abejas. Pour faire ceci, ces frères ont compté sur l’appui du gouvernement estatal qui leur a offert des appuis pour tromper les gens et les faire sortir de la lutte et de la résistance. Ces frères ont préféré taire la voix de la dénonciation des Abejas, pour quelques miettes offertes par le gouvernement. Ces frères avec à leur tête Agustin Vazquez, qui fut candidat du PRD l’année passée, ont commencé à se ranger du chemin de la résistance depuis leur campagne pour la présidence municipale, ils n’ont jamais exigé une punition pour les coupables du massacre d’Actéal, en échange ils ont offert leur soutien aux familles des paramilitaires pour gagner leur vote
Beaucoup se sont diviser par les tromperies du mauvais gouvernement. Mais nous, ceux qui restent ici, de la légitime organisation Las Abejas de Actéal, nous nous promettons de surveiller la terre sacrée où sont mort 45 de nos frères. Nous nous promettons de continuer la lutte contre l’impunité comme nous l’avons fait en décembre de l’année passée lors de la rencontre nationale contre l’impunité que nous avons célébré à Actéal à 10 ans du massacre. Pour réaffirmer l’esprit que nous avons toujours eu comme Abejas, et reprendre avec fermeté notre chemin nous avons convoqué une journée de jeun et de prière.
Aujourd’hui nous sommes arrivés à la conclusion que cette journée de jeun et de prière, pour demander à dieu le père et mère, le pardon pour nos erreurs que nous avons commises dans notre petit chemin de nos 15 ans et 6 mois de lutte comme organisation et les 10 ans et 6 mois de la mort de nos 45 frère, mais aussi pour demander à Dieu qu’il nous redonne la force pour continuer le chemin de la vérité dans notre lutte pacifiste comme nous sommes venus chercher le chemin de la paix de la justice de la démocratie de la liberté de la dignité de tout le peuple marginalisé.
Mais aussi pour demander à dieu, pour le peuple des abejas, que bouge le cœur de chacun, pour ceux qui se sont divisés à cause des idées du mauvais gouvernement, qu’ils se convertissent et reprennent le chemin, pour ceux qui sont toujours dans le chemin, qu’ils ne se découragent pas et aient une nouvelle force pour continuer à lutter.
De l’autre coté, nous autre de Las Abejas, demandons à toutes les organisations non gouvernementale, amies et solidaires, pour que vous ayez connaissance, et que vous ne nous oubliez pas, que les abejas n’ont pas terminé malgré le mauvais gouvernement qui cherche à nous terminé. Premièrement il nous ont déplacé de nos terres, après ils ont massacré nos frères et sœurs à actéal, et aujourd’hui ils nous divisent. Comme toujours le mauvais gouvernement offre de l’argent aux leaders et des miettes aux gens de l’organisation. Mais malgré tout ce qu’il a voulu faire, il n’a pas pu, car notre Reine, la vierge du massacre, nous a crié dessus quand elle a vu que nous étions sur le point de nous perdre. Nous sommes comme ça et c’est pour ça qu’aujourd’hui nous faisons pour offrande à Dieu le plan de nos activité que nous allons réaliser bientôt, par les visites des communautés qui constituent notre organisation des Abejas, pour tout cela nous demandons que vous continuiez à nous appuyer avec pour objectif notre lutte
Aussi, nous demandons à dieu des forces pour continuer nos demandes avec tous les peuples originaires qui luttent et qui résistent pour qu’ainsi nous ayons des liens pour continuer le bien être du peuple opprimé.
Pour finir, nous déclarons que les divisions que nous avons vécue ne viennent pas de nos vœux mais c’est le mauvais gouvernement qui a profité des besoins du peuple, c’est pour ça que, nous, les abejas sommes claire, que l’unique chose que fait le gouvernement c’est ouvrir la brèche pour ses projets néolibéraux et ainsi ouvrir l’exploitation de toutes les ressources naturelles qu’a notre madre tierra.
Frère et sœurs, nous allons être en contact pour continuer de vous informer des avancées des activités que nous allons réaliser…
11/07/2008
Lettre ouverte de Espoir Chiapas aux Abejas
Suite à la trahison de quelques membres de la Société Civile qui ont négocié auprès du gouvernement du Chiapas (voir articles précédents) des accords sans l'aval des membres des communautés, ni même de la table directive, Espoir Chiapas a voulu montrer son soutien indéfectible à l'organisation. Voici ci dessous la lettre que nous leur avons adressé peu de temps après l'annonce de la trahison.
A la table directive de la Société Civile de Las Abejas,
Aux membres d’OSECAPIACH A.C, Coopérative de santé,
Aux membres de MAYA ANTSETIC, coopérative des femmes
Aux membres de MAYA VINIK, coopérative de café
Aux membres de RADIO CHANUL POHM, coopérative de diffusion
Et a tous les membres de l’organisation Las Abejas
Sœurs et frères,
Nous, de l’association Française Espoir Chiapas, plus que jamais, voulons soutenir tous les membres de la Société Civile de Las Abejas dans cette période difficile pour votre organisation.
Nous savons qu’en ces moments la situation au Chiapas, à Chenalho est particulièrement difficile. Nous avons vu que 8 membres de Las Abejas ont trompé d’une manière incorrecte, influencé par un gouvernement qui veut donner vos terres aux transnationales capitalistes, sans se préoccuper des peuples originaires dignes et orgueilleux. Nous restons également vigilant aux menaces qui s'insenfient par le biais du mauvais gouvernement ou plus particulièrement par le procureur de la République.
De tout notre cœur, nous voulons dire, que nous autre de l’association Espoir Chiapas, avons aujourd’hui, comme hier, et comme demain une grande confiance en vous mais nous savons aussi que vous avez entre vos mains le bon chemin. Le chemin de la résistance face à un état qui ne respecte pas les droits de l’homme et la justice.
Cette lutte n’est pas facile. Il est unique au monde de voir un peuple lutter ainsi, et pour cela, nous avons un grand respoect pour toutes les abeilles qui continuent à lutter pour de meilleurs jours et pour que justice soit.
La pression du mauvais gouvernement s’intensifie et chaque fois est plus perfide. Nous avons que la situation est de plus en plus compliqué et pour cela, vous devez savoir, qu’ici, en France, nous sommes nombreux à croire en votre lutte, a croir que ce que les abeilles, de notre terre mere, butine, finira par donner un resultat exemplaire pour le monde.
De tout notre cœur, nous sommes tous des abeilles !
Atentamente,
Le Président
La Co-Présidente
Le Trésorier
Les membres de l'association
04/07/2008
Communiqué des Abejas du mois de juin
Aux défenseurs des Droits de l’homme nationaux et internationaux,
Aux gouvernements du monde,
A la société civile nationale et internationale,
Aux organisations Sociales, Paysannes, Ouvrières et Indigènes,
A la presse Nationale et internationale,
Frêres et Sœurs,
Les pas du père Soleil et de la mère Lune, nous ont appris à marcher et à déchiffrer le temps, et c’est ce qu’il se passe dans nos vies aujourd’hui. C’est la sagesse de nos grands pères et de nos grands mères, qui reste vive chez nos peuples et dans nos consciences, pour nous défendre des puissants qui sont si peu, mais avec de grandes ambitions et de méchanceté comme les messieurs de l’inframundo. Ils ont inventé des formules vénéneuses pour laver la conscience des peuples originaires du Mexique, en arrachant la dignité et en négociant ses droits, en les substituant par les obligations des gouvernements.
Quand nous dénonçons ces injustices et critiquons les politiques néo libérales des gouvernements, ça les dérange et les rend nerveux. Leur réponse est la répression ;
Nous ne parlons pas que des gouvernements PRIiste, mais ils sont en train de continuer à pratiquer les repressions. Il y a quelques jours, nos frêres et sœurs zapatistes dans les territoires des municipalités autnomes de la Garrucha, ont dénoncé le 4 juin dernier l’armée Fédérale qui entra dans leur communauté avec pour prétexte la recherche de drogues. Ainsi le 18 juin dernier, la police Estatale préventive a réalisé une opération pour expulser de force les populations de la communauté Cruston de la municipalité de Venustiano Carranza, avec le pretexte que ces populations sont des envahisseurs de terres, alors qu’en réalité il la possède légalement depuis 1988.
Ceci sont quelques références de nombreux autres cas de répression de la part de l’Etat dont les communautés zapatistes et non zapatistes souffrent. Ceci est le traitement que reçoivent les hommes et les femmes qui résistent contre les plans néolibéraux et de ceux et celles qui ne vendent pas leur dignité.
Mais quand ces plans ne sont pas effectifs, ils utilisent d’autres stratégies plus jolies et bien déguisées comme l’achat de conscience de ceux qui restent. Alors, quand un mouvement se trouve très fort et est menacé par des plans néolibéraux comme par exemple la privatisation de la PEMEX, c’est le moment de faire rentrer en action cette stratégie.
La privatisation de PEMEX aux mains de capitalistes néolibéraux et aux transnationales, fait partie de la vente du patrimoine national, du territoire et de la souveraineté, comme la concession récente d’exploration de mines au Chiapas, où un contrat a été signé sur l’usage de milliers d’hectares en faveur de certaines personnes. Et comme nous connaissons déjà ces entreprises transnationales comme ayant une complicité avec les gouvernants, cela ne nous étonnes pas, ils ne respecteront pas nos droits de terres et de territoires qui sont plus important que le pétrole. Nous les hommes et les femmes du maïs, notre priorité est le maïs, et le maïs ne grandit à l’air mais dans la terre, et que cela reste clair à Calderon et aux législateurs.
Si nous nous mettons à penser avec notre cœur, les gouvernements sont très rusés, car quand on demande quelque chose à une institution gouvernementale qui se doit d’y répondre, elle ne le fait pas. Par contre quand une situation que le gouvernement sait bénéfique politiquement pour tromper les gens, là, ils y réponde. Nous nous référons à la dénonciation qu’a fait la communauté Tzajalch’en, dans la municipalité de Chenalho, le 17 juin dernier, quand deux personnes de cette dite communauté, furent emporter accidentellement par le courant du fleuve à cause des fortes pluies de ces derniers jours. Pour chercher les corps de ces personnes noyées par les eaux de la rivière, nous avons demandé le secours de la protection Civile de l’état du Chiapas, cependant cet organisme n’a jamais prêté ses services dans cet événement lamentable.
Nos cœurs sont préoccupés car nous voyons que nos territoires sont remis aux mains de quelques riches puissants. Là dedans, le gouvernement ne s’occupe pas des demandes de vérités des peuples, ni du respect des peuples orginaires, de la justice pour le massacre d’Actéal, ni de l’éclaircissement de la disparition de Minerva Guadalupe, indigène Chol, depuis l’année 1996 par le groupe paramilitaire Paix et Jusitce dans la zone nord du Chiapas, ni de la répression à Atenco et à Oaxaca, ils ne sont meme pas dans leur agenda politique, car ça leur donne honte d’enquêter sur lui et de se punir eux mêmes. Si nos grand pères et grand mères mayas comme les jumelles Junajpu et Ixbalanqué, ne se sont jamais dit vaincus par les messieurs de Xibalba, pourquoi nous devrions nous laisser vaincre ?
Si dans notre sang coule cette sagesse sacrée ancestrale, et si nous sommes les propriétaires originaires de ces terres, alors par droit et devoir nous exigeons :
Peines judiciaires aux auteurs intelectuels du massacre d’Actéal, à Ernesto Zedillo, Julico Cesar Ruiz Ferro, Gral. Renan Castillo et ses complices
Peines judicaires aux auteurs intellectuels des repressions d’Oaxaca et d’Atenco
Halte aux répressions et affrontement contre les communautés zapatistes et non zapatistes
Rejet total de la privatisation du pétrole, déguisée en réforme énergétique.
Liberté, Justice, Démocratie et Paix.
Attentamente
L’organisation Société Civile Las Abejas
Traduction: El Fifi pour Espoir Chiapas
01/07/2008
Incursion et violence policière dans une communauté
Le 18 juin dernier, les forces de police sont arrivées massivement dans la communauté Cruzton, pour exproprier les habitants qui occupent ces terres depuis plus de 3 générations. Dans le cadre du PROCEDE (voir article), l’état cherche à se réaproprier ces terres qui se trouve sur la route panamericana, route de haute importance dans le cadre du Plan Puebla Panama.
Le centre des droits de l’homme Fray Bartolomé de Las Casas, a signalé que le mardi 18 juin vers 15h30 quelques 70 élements de la police estatale préventive (PEP) appuyées de 30 personnes en civil identifiés comme des habitants de l’ejido San José Cerro Grande, accompagnés par le procureur de la république du ministère public, d’un délégué du gouvernement et de son secretaire, sont arrivés avec 4 camion de la PEP, 3 véhicules de 3 tonnes et 8 chevaux dans les terres de Cruzton.
Dans la propriété de Cruzton quelques habitants travaillaient alors la terre, ilqs ont signalé que la police et les civils ont coupé le grillage qui protège leur propriété et les ont entourés en criant. Les habitants propriétaires légitimes de ces terres se sont opposés à cette action de police, en repoussant les policiers de manière pacifique.
Les forces policières sont entrées par la suite dans la propriété détruisant les champs de maïs de la communauté, seul moyen de subsistance de ces habitants. Pointant leurs armes sur les membres de la communauté, les civiles et policiers n’ont cessé de se moquer d’eux.
Selon les fonctionnaires du gouvernement de l’état du Chiapas, cette opération de police avait pour but de restituer la terre à qui elle appartient légalement.
Le centre des droits de l’homme a dénoncé ces menaces et affrontement demandant au gouvernement de privilégier la résolution de ce conflit par le dialogue et la négociation, en évitant les actes de violence et l’usage disproportionné de la force publique.
La communauté de Cruzton se situe dans la municipalité de Venustiano Carranza (entre San Cristobal et Comitan, sur la route Panaméricaine), non zapatiste, les habitants de la communauté sont toutefois membres de la Otra Campana, adhérents de la sixième déclaration de la Selva Lacandona. La communauté défend sa terre soutenant légitimement son droit à la propriété étant donné que c’est la troisième génération à vivre dans cette communauté et à travailler ces terres. Ce sont en effet, les plus vieux de la communauté qui ont participé à la construction de cette communauté comme ouvriers agricoles aux ordres d’un grand propriétaire. Celui-ci, comme indemnisation a remis les terres à ces derniers mais dans le meme temps il l’a aussi vendu au Gouvernement du Chiapas qui a son tour l’a remis à un groupe de paysans de l’Organisation Campesina Emiliano Zapata. Ceci a évidemment provoqué des confrontations entre les deux groupes par la sutie.
En avril passé, le centre des droits de l’homme avait déjà dénoncé qu’environ 500 éléments de la police et de civils armés, étaient venus dans la communauté Cruzton pour exécuter les ordres d’appréhension contre les habitants de cette communauté accusés de spoliation.
On connaissait les talents de communication des Zapatistes, principalement par le biais d’internet. L’une de leur force majeure. Pour les 10 et 15 ans du massacre d’Actéal, les Abejas nous avaient présenté leur premier blog. Aujourd’hui c’est un site internet qui voit le jour. Un nouveau moyen d’expression qui s’ouvre à tous les continents. Encore en construction, ce site présente l’historique de l’organisation, ces différents communiqués, et une galerie photographique exceptionnelle.
Bientôt sera mis en ligne une présentation des différentes coopérative avec un bref descriptif.
Las Abejas dénoncent les menaces du procureur spécial pour la cas d'Actéal
L’organisation Civile Las Abejas ont affirmé que le procureur pour le cas d’Actéal, Noé Maza Albores, a menacé d’enfermé les dirigeants du groupe s’ils ne suspendaient pas les dénonciations publiques qu’ils réalisent le 22 de chaque mois, à la mémoire des 45 indigènes assassinés par des paramilitaires le 22 décembre 1997.
« Il nous a dit que les travaux (les recherches sur le cas Actéal) commenceront avec lui et pas dans un autre lieu, et il nous a averti : ‘celui qui fait une dénonciation publique comme vous le faites chaque moi, je veillerait personnellement à le punir de prison conformément à la loi » déclare la société civile.
Dans un communiqué diffusé pendant la célébration religieuse qui a eu lieu ce jeudi dans Actéal, l’organisation Las Abejas, a ajouté que le précédent est arrivé le 16 mai passé dans les bureaux de Maza Albores, où se sont présentés les dirigeants par invitation du fonctionnaire étatique.
« Le motif de l’invitation de Maza Albores était pour nous dire que nous ne devions pas faire savoir devant les hautes institutions des droits de l’hommes, les ONG, qu’au Mexique, la justice ne s’applique pas » assure l’organisation.
Le procureur spécial a dit, selon les abejas, que cette année « recommençait le processus et les déclarations des familles des victimes. Celles ci peuvent avoir lieue à San Cristobal de Las Casas ou à Actéal, et que les déclarations qui sont rendues après le massacre devant la Procuratie Générale de la République, restent occultes, elles ne seront pas prises en compte.»
Cela signifie que « l’on a perdu du temps durant 10 ans à éclaircir ce qui est arrivé le 22 décembre 1997. Ils n’essaient rien de plus que de nous manipuler et de nous tromper pour rallonger le temps, mais nous ne permettrons pas que la justice s’allonge encore 10 ans, mais nous demandons qu’elle s’applique contre les auteurs intellectuels connus sous le noms de : Ernesto Zedillo, Emilio Chuayffet, Julio Cesar Ruiz Ferro et le général Mario Renan Castillo.
Traduction: El fifi pour Espoir Chiapas
28/05/2008
Dénonciation de la CCIODH
La CCIODH (commission civile d’observation pour les droits de l’homme), a récemment présenté son rapport sur la situation des garanties individuelles au Chiapas, Oaxaca et pour Salvador Atenco, dans l’état de Mexico.
Le rapport de 500 pages, a été présenté par le porte parole de l’organisation, Ignacio Garcia Garcia, au cours d’une présentation publique devant le Club de Presse du Mexique.
Le document dénonce qu’il prévaut une situation d’impunité, faute de justice et de volonté pour juger les responsables de faits lamentables, dans lesquels des personnes innocentes ont perdu la vie et se sont vues appliquées des condamnations de manière injuste.
Le porte parole a commenté qu’il attend, après avoir connu ces informations, que les gouvernements estatale et fédéral donnent une réponse positive et agissent conformément au droit pour éliminer l’impunité et que justice soit faite dans le cas des victimes d’Actéal, des professeurs d’Oaxaca et des citadins de San Salvador Atenco.
Dans une réunion antérieure, Garcia Garcia a précisé que les intégrants de la commission resteront à Mexico jusqu’au 7 juin, pour remettre le rapport aux autorités du Chiapas, d’Oaxaca, de l’état de Mexico, et au gouvernement en place au niveau fédéral.
De plus, ils remettront ce rapport à l’Organisation des Nations Unies (ONU), et à quelques parlementaires européens, Italien et Espagnol. Enfin il sera distribué auprès de toutes les personnes qui ont communiqué et appuyé son élaboration.
Il a précisé également que le document et les témoignages ont été obtenus au cours de 265 entrevues effectuées du 30 janvier au 20 février 2008.
Ignacio Garica a manifesté sa confiance pour que le gouvernement fédéral prennent en compte les recommandations et les observations du rapport, en ajoutant qu’il a de sa responsabilité d’appliquer la justice et d’éliminer l’impunité dans ces cas.
La CCIODH a souligné sa forte préoccupation d’une nouvelle escalade de la violence, non seulement au Mexique mais aussi dans d’autres nations du monde.
L’organisme avait agit pour la première fois au Mexique en 1997 après le massacre d’Actéal. 10 après les résultats et les changements sont peu probants. (cf article recommandations et actions du CCIODH ci-dessous). La CCIODH est intégrées par des citoyens de plus de 50 pays à travers le monde.
Traduction: El Fifi pour Espoir Chiapas
Lien: CCIODH
27/05/2008
Dénonciation de la Fray Ba: Attaque militaro policière contre une communauté zapatiste.
OPÉRATION MILITARO-POLICIÈRE A SAN JERONIMO TULIJA
San Cristobal de Las Casas, 20 mai 2008
Bulletin de presse N°9
Opération fédérale commune à San Jerónimo Tulija, Chilón.
Des militaires et des policiers pénètrent dans la communauté indigène, et agressent des habitants.
On craint une persécution des zapatistes.
Les militaires sont toujours sur place au jour d'aujourd'hui.
Hier, lundi 19 mai, notre Centre a reçu une information des habitants de San Jerónimo Tulija (communauté officielle de Chilón et Communauté Autonome Zapatiste "Ricardo Flores Magón") dans laquelle ils dénonçaient une intrusion militaire, dans cette communauté indigène. C'est pourquoi des membres de notre Centre se sont rendus, le jour même, à la communauté en question, pour rendre compte des faits. Les témoignages rapportent que:
Le 19 mai, à onze heures du matin, les habitants se sont aperçus qu'un hélicoptère militaire les survolait. Vers trois heures de l'après-midi, ils ont perçu le rapprochement d'un convoi motorisé, composé de véhicules de l'Armée Mexicaine, et de l'Agence Fédérale des Enquêtes (AFI)
De ce convoi, onze véhicules de divers corps armés, sont entrés dans la communauté de San Jerónimo Tulija. Quelque temps après, les membres de ce convoi sont descendus de leurs véhicules, portant des armes de gros calibre, et, sans mandat de perquisition, ont violé trois domiciles, dont deux étaient des Bases de Soutien Zapatiste, l'autre, celui d'un militant du PRI.
Les témoignages indiquent qu'au cours de la descente militaire, le 19 mai, les effectifs militaires étaient accompagnés d'un habitant de la communauté, un dénommé Narciso Morales Gutiérrez, soi-disant membre d'un Bataillon d'Infanterie en détachement à Cancun, et qu'on l'a vu désigner les autorités du Conseil Autonome Zapatiste et leurs demeures.
Les militaires et les policiers ont menacé verbalement les personnes qui se trouvaient à l'intérieur, et dans les rues. Dans l'une des maisons des Bases de Soutien Zapatiste, un Agent Fédéral des Investigations (AFI) a attrapé par le cou une jeune fille de 21 ans (son nom n'est pas cité à la demande des dénonciateurs, afin de protéger son intégrité), qui tenait dans ses bras un bébé de deux ans, tandis que d'autres Agents fédéraux lui criaient "allez, tue-la ".
Suite à l'intrusion militaire et policière, et après avoir forcé les habitations, les membres de ce convoi ont quitté la communauté de San Jerónimo Tulija vers les six heures du soir, sans avoir arrêté personne.
Le risque demeure
Aujourd'hui, 20 mai, à 8h05, les membres de Frayba qui se sont rendus sur le lieu des faits, ont remarqué qu'à l'entrée de la communauté de San Jerónimo Tulija, des véhicules et des membres du 18e Bataillon d'Infanterie de l'Armée Mexicaine, de la Police d'Etat de Prévention (PEP) et de l'Agence Fédérale des Enquêtes (AFI) étaient à nouveau postés.
Les défenseurs, membres de Frayba, ont repéré la présence d'au moins 11 véhicules: 3 de type Torton (environ 50 individus chacun), une camionnette pickup, un véhicule de type Hummer, et une camionnette Suburban, appartenant tous à l'Armée Mexicaine, 3 camionnettes pickup de la PEP, deux camionnettes, une rouge et une blanche, apparemment de l'AFI. Le véhicule militaire de type Hummer se trouvait en travers de l'entrée de la communauté, bloquant l'accès à la population. Globalement, à bord des véhicules se trouvaient environ 300 membres des corporations mentionnées ci-dessus.
Lorsque des membres de notre centre se sont approchés pour s'informer (prendre des notes, des photos et filmer) un certain "Capitaine Loyola", qui se trouvait à bord du véhicule Hummer, immatriculé 0818141, les a rejoints pour les interroger sur la présence des défenseurs de Frayba. Ce à quoi il lui fut répondu qu'on s'occupait de la plainte déposée par des habitants de San Jerónimo Tulija quant à la descente militaire et à la violation de la communauté, survenus un jour avant; faits que le militaire n'a pas reconnus.
Alors que les membres de notre Centre tentaient de l'interviewer, le Capitaine Loyola a indiqué que la mobilisation et la présence des policiers et militaires étaient dues à une reconnaissance de routine. Toutefois, alors qu'on tentait de poursuivre l'interview, il a reçu l'ordre de ne pas faire de déclarations, mais de s'éloigner; il s'est exécuté sur le champ.
Avant que les véhicules ne se retirent de l'entrée de la communauté de San Jerónimo Tulija, des policiers et militaires ont pris des photos et ont filmé les personnes présentes dans la communauté, y compris les membres de notre Centre. Cependant ce retrait a été partiel dans la mesure où ils n'ont reculé que d'un kilomètre, et jusqu'à la publication de ce bulletin, ils demeurent aux abords de la communauté, dans un endroit appelé El Graval (la carrière de graviers)
Des habitants de San Jerónimo Tulija ont dénoncé la descente militaire et policière, disant qu'aucun motif ne justifiait la violation ni la présence des membres des forces armées. Néanmoins, il n'est pas exclu qu'on ne se serve de n'importe quel prétexte pour attaquer la Commune Autonome Rebelle Zapatiste "Ricardo Flores Magón", qui appartient à "Caracol de la Garrucha".
Notre Centre des Droits de l'Homme exprime son inquiétude devant la présence des effectifs militaires, compte tenu du risque potentiel de nouvelles agressions sur la communauté de San Jerónimo Tulija, et exige des autorités fédérales et des états:
- Que l'intégrité physique et morale des habitants et des défenseurs des droits de l'Homme soit respectée,
- Le retrait immédiat de l'Armée de cette communauté, tant à cause de la dangerosité, que du caractère illégal de sa participation dans des actions policières.
Notre Centre des Droits de l'Homme continuera à donner des informations sur les évènements à venir, jusqu'au retrait des forces armées de la communauté, et jusqu'à ce que soient rétablies la sécurité et la paix des habitants de San Jerónimo Tulija.
Sur demande expresse, et face au danger, les habitants de San Jerónimo Tulija réclament la présence des adhérents à "la Otra Campaña", et des moyens de communication alternatifs, pour rendre compte des faits ici dénoncés, et éviter ainsi une nouvelle descente militaire.
Aux ONG nationales et internationales,
Aux défenseurs des droits de l’homme,
Aux organismes solidaires,
Aux groupes religieux,
A l’opinion publique,
L’organisation de la Société Civile, Las Abejas, vous fait prendre connaissance que dans la réunion du 16
Avril à Actéal, nous nous sommes séparés des personnes suivantes :
Domingo Santiz Santiz, représentant de la communauté de Nuevo Yi’beljoj,
Pablo Vazquez Ruiz, de la esperanza,
Alonzo Pérez Pérez et Antonio Gomez Perez de Nuevo Canolal.
Mais aussi, ceux qui étaient à la tête de la Commission Négociatrice, Jose Vasquez Guttiérrez de Xoyep, Pedro Gomez Henandez de Yaxjemel, Pedro Vazquez Gutierrez de Los Chorros, et principalement Agustin Vasquez Ruiz de Nuevo Yibeljoj qui s’était auto nommé Coordinateur Général des Organisations Sociales du Chiapas, groupement qui n’existe pas, et ils ont ainsi divisé par cela notre organisation.
Ces personnes ont fait cette séparation car ils étaient contre et ne voulaient pas marcher avec les ONG, pour obtenir la justice sociale dans nos peuples. L’objectif de leur séparation était de former une autre organisation avec leur autorités pour se consacrer à manipuler la société civile, promettant des appuis et des programmes d’accord avec le même gouvernement et ses plans néolibéraux, qui ainsi divisent les organisations des peuples indigènes. C’est une tête du gouvernement, qui s’est mis dans notre organisation.
L’organisation de la Société Civile de Las Abejas, déclare que nous n’avons jamais permis aux personnes déjà mentionnées de parler au nom de notre Organisation, ni n’avons permis qu’ils utilisent le sceau, Las Abejas. C’est un délit parce qu’il le font sans notre autorisation.
Ce qui nous fait le plus souffrir, c’est qu’ils ont oublié la cause d’Actéal, car nous, nous continuons à lutter contre l’impunité pour que justice se fasse. Ceci est la voix des survivants et celle des victimes d’Actéal. Nous continuons avec notre jeun et nos prières.
Nous continuerons à nous organiser, pour obtenir la justice, la paix, comme société civile Las Abejas, et espérons que vous continuerez à nous soutenir, vous, les groupes et les organisations solidaires.
Attentamente,
Por la Organizacion de la Sociedad Civil Las Abejas
Antonio Gutiérrez Perez
Président,
Manuel Perez Jimenez,
Vice président
Nicolas Arias Cruz
Secrétaire
Alberto Ruiz Pérez
Trésorier.
22/05/08
Tromperie chez les Abejas
L’organisation de la Société Civile de Las Abejas a désavouer 8 ex dirigeants de différents niveaux, les accusant de participer a une commission de négociation avec le gouvernement.
C’est la première division interne au sein des Abejas depuis le 22 décembre 1997, quand 45 indigènes de ce groupe furent assassinés par des paramilitaire priistas.
Dans un communiqué signé par Antonio Gutierrez Perez et Manuel Perez, respectivement président et secrétaire
Las Abejas expliquent que leur décision de « désavouer » les ancien dirigeants a été prise durant une réunion effectuée en avril dernier à Actéal.
L’organisation a responsabilisé les dorénavant anciens membres des Abejas « d’être contre eux, et de ne pas vouloir marcher avec les organisations non gouvernementales pour obtenir la justice sociale au sien de nos peuples. »
Assurant que leur objectif est « de former un autre groupement avec ses autorités pour se consacrer à manipuler la société civile, en leur promettant des appuis et des programmes conformément au le même gouvernement et ses plans néoliberaux, pour diviser les organisations des peuples indigènes. C’est une tête du gouvernment qui s’est mis dans notre organisation ».
Une nouvelle étape semble donc avoir été franchit dans la guerre de basse intensité menée de plus en plus fermement par le gouvernment.
21/05/08
Communiqué de la société civile de Las Abejas , Avril 2008
La Mesa Directiva de la Société Civile de Las Abejas a dénoncé lors de son dernier communiqué du 22 avril, lors de la cérémonie d’hommage aux 45 victimes du massacre d’Actéal, qui se déroule chaque mois depuis plus de 10 ans, la mort d’une « abeille », et la volonté du gouvernement de privatiser le pétrole.
Alors qu’un conflit de terre faisait de plus en plus l’actualité au Chiapas entre la municipalité de Chenalho et de Chalchihuitan (l’une, bastion des Abejas, l’autre à la solde du gouvernement), un drame est arrivé le 7 avril dernier aboutissant à la mort d’une abeille, Antonio Jimenez Ruiz. Pour les Abejas, nul doute que la gestion de la crise par le gouvernement ne pouvait laisser aucune autre sortie de crise que celle ci. Dans leur communiqué ils dénoncent les actions du gouvernement qui cherche à monter les indigènes entre eux par coup de corruption et de promesses vaines.
D’autre part la table directive dénonce le fait que le gouvernement veuille laisser aux multinationales capitaliste le pétrole mexicain, tout en rappelant que la PEMEX ne leur rappel pas de bon souvenir étant donné que cette dernière a participer à l’évacuation par la force de nombreuses communautés.
Aux organisations sociales, paysannes, ouvrières, civiles et aux peuples originaires nationaux et internationaux,
Aux réseaux des défenseurs des droits de l’homme
Aux Peuples du monde et aux moyens de communication,
Sœurs et frères,
A 10 ans et 4 mois du massacre de nos frères et de nos sœurs de la communauté d’Actéal, nous nous réunissons de nouveaux, pour demander et exiger une fois de plus, notre droit à la justice pour défendre notre dignité comme être humains et comme peuple, mais aussi pour réaffirmer la posture de notre lutte pour la paix, la justice et la construction d’un monde plus juste et égalitaire.
Notre principal vœu comme Peuple Originaire de cette belle terre, où notre créateur a voulu qu’on naisse, nous a laisser pour héritage notre terre où nous pouvons la travailler pour nous maintenir tant que nous sommes en vie. Lamentablement, cette terre qui nous a été donné par notre créateur pour que nous vivions, comme frères, n’est pas respectée, une fois de plus, comme nous l’avons vu, il y a plus de 10 ans avec le Massacre d’Actéal, on a recommencé à la tâcher avec le sang de l’un de nos frères de Chenalho, assassiné par les frères de Chalchihuitan pour un problème de terre. Ici, comme pour le cas d’Actéal, nous voyons la culpabilité du gouvernement dans le conflit entre Chenalho et Chalchihuitan car c’est un problème qui a existé depuis beaucoup d’années et le gouvernement a refuser de le résoudre, malgré que nous l’ayons demandé de nombreuses fois.
Ce que nous voyons, c’est que le gouvernement ne s’intéresse pas à notre peuple, ni à la madre tierra, rien de plus ne l’intéresse que faire du commerce avec elle en la remettant aux transnationales capitalistes, comme maintenant ils le font avec le pétrole. Mais nous voulons aussi dire qu’il ne suffit pas que l’on dise que le pétrole est de la nation si le droit des peuples indigènes à ses ressources et à son territoire n’est pas respecté. Car nous savons que plusieurs fois la PEMEX a violé les droits des peuples indigènes en se mettant dans leur terre sans leur permission, et détruisant ses récoltes, et contaminant la madre tierra. Maintenant se vont être les transnationales pétrolières celles qui violent nos droits mais nous le peuple va continuer d’être opprimé.
Quand le peuple s’organise comme nous nous organisons depuis 1992 pour exiger la justice, le gouvernement a voulu arrêter notre trotte le 22 décembre 1997, le gouvernement Municipal, Estatal et Fédéral, a organisé quelques personnes de notre même race, en les préparant comme paramilitaires pour nous faire taire, nous attaquer avec des armes à feu. Comme ils n’ont pas pu nous faire taire, aujourd’hui le gouvernement use d’autres armes comme celle de la corruption pour nous diviser. Nous faisons responsable le gouvernement de l’état de la division d’un groupe de Las Abejas qui veut aller avec le gouvernement et ses promesses de soutien. Mais aider le peuple n’intéresse pas le gouvernement, seulement le diviser.
Les communautés sont marginalisées, opprimées, depuis plus de 500 ans. Jusqu’à aujourd’hui, nous continuons à vivre, résistant, contre les gouvernements alliés avec les grandes entrepreneurs capitalistes d’autres pays, qui ont l’idée de continuer avec l’impérialisme du monde.
Nos 45 frères martyrs d’actéal continuent de nous guider dans notre chemin, pour cela nous dénonçons une fois de plus l’absence de justice
NOUS EXIGEONS DU GOUVERNEMENT JUSTICE
1) Pour les acteurs intellectuels du massacre d’Acteal
2) Pour les auteurs de l’assassinat de Antonio Jimenez Ruiz, le 7 avril dernier
3) Pour le conflit de terre entre Chenalho et Chalchihuitan, qui est égal à beaucoup d’autres conflits dans l’état du Chiapas que le gouvernement ne résout pas, car il veut seulement voir comment les utiliser pour diviser le peuple.
4) Nous exigeons aussi respect au droit de la nation à ses ressources naturelles comme le pétrole, mais aussi le droit des peuples indigènes à leur terre et ressources comme c’est écrit dans les Accords de San Andrés que le gouvernement n’a jamais respecté.
Attentamente
La Société Civile de Las Abejas de Actéal.
19/05/08
Déclaration finale de la rencontre européenne en défense aux peuples zapatistes.
DÉCLARATION DE LA RENCONTRE EUROPÉNNE EN DÉFENSE DES PEUPLES ZAPATISTES ET POUR LA LUTTE À LEURS CÔTÉS
Athènes, le 11 mai 2008.
À la société civile internationale,
Aux adhérents à la Sixième Déclaration de la forêt Lacandone et de la Zezta Internationale,
Aux moyens de communication internationaux,
Aux conseils de bon gouvernement, aux communes autonomes, aux communautés et aux bases de soutien zapatistes, à l’EZLN,
À l’Autre Campagne mexicaine,
Réunis dans la Grèce solidaire, nous toutes et nous tous, membres d’organisations et de collectifs et individus à titre personnel, de cette Autre Europe en lutte qui cherche des chemins de solidarité entre les peuples,
Nous manifestons que :
Les zapatistes ne sont pas seuls et nous ratifions notre engagement à rester vigilants afin de pouvoir dénoncer les graves violations des droits individuels et collectifs qui ne cessent d’avoir lieu au Chiapas et dans tout le Mexique.
1. Nous allons répondre, dès maintenant et à l’avenir, à toutes les agressions commises par le gouvernement mexicain, par son armée et par les paramilitaires, visant l’Armée zapatiste de libération nationale et ses bases de soutien ainsi que les personnes engagées dans l’Autre Campagne mexicaine.
2. Nous poursuivrons notre chemin aux côtés des nations, peuples et tribus indigènes qui sont en résistance et qui construisent leur autonomie.
Nous dénonçons :
1. La non-application par le gouvernement mexicain des Accords de San Andrés, accords qu’il avait signés, ainsi que l’exclusion sociale et économique dont les indigènes sont toujours victimes, qui les condamne à vivre dans des conditions d’extrême pauvreté alimentaire, sanitaire et culturelle.
2. L’alarmante recrudescence de l’offensive déclenchée contre le mouvement zapatiste dans le Sud-Est mexicain, offensive nettement visible dans l’augmentation des activités de contre-insurrection et la réactivation des groupes paramilitaires.
3. Les très graves et intolérables agressions commises par ces paramilitaires contre les observateurs et les observatrices des droits humains. Nous en tenons pour responsables Felipe Calderón Hinojosa, président de la République mexicaine, et Juan Sabines Guerrero, gouverneur de l’État du Chiapas.
Nous exigeons :
1. Le respect du développement et du droit à la libre détermination des nations, peuples et tribus indigènes.
2. L’arrêt immédiat des expulsions des terres reprises par les zapatistes, l’arrêt immédiat des agressions et des persécutions commises par le gouvernement, les policiers, les soldats de l’armée fédérale et les paramilitaires à l’encontre des communautés indigènes en résistance.
3. La suppression de l’impunité dont jouissent ces groupes paramilitaires et leurs auteurs intellectuels.
4. Le retrait immédiat des troupes fédérales du territoire indigène et zapatiste.
5. L’arrêt de la répression visant les mouvements sociaux mexicains et l’Autre Campagne mexicaine.
6. La libération inconditionnelle de tous les prisonniers et de toutes les prisonnières politiques au Mexique, l’annulation des mandats d’arrêt en suspens, ainsi que la présentation en vie des disparues et des disparus et le retour chez elles des populations déplacées.
Nous annonçons :
1. Notre participation commune à la Campagne européenne de solidarité pour l’autonomie zapatiste et contre le monstre hideux de la guerre au Chiapas.
2. L’organisation d’une caravane en soutien à l’autonomie des communautés zapatistes, qui se veut un lieu où partager des résistances et des luttes qui construisent un rêve d’espoir allant de l’Autre Europe anticapitaliste à l’Autre Mexique d’en bas et à gauche. Cette caravane entamera son périple le 27 juillet en partant de Mexico, pour s’achever le 12 août en territoire zapatiste.
3. Nous lançons un appel à la société civile internationale, à ses luttes et à ses résistances anti-néolibérales pour s’unir à la caravane et aux autres initiatives qui seront réalisées dans le cadre de cette campagne.
Pour terminer, nous voulons dénoncer l’attitude des services de l’immigration du Royaume-Uni, qui ont refusé l’entrée en Grande-Bretagne à Juan Haro, membre du Movement for Justice in El Barrio de l’Est-Harlem de New York (adhérent à la Sixième Déclaration de la forêt Lacandone et à l’Autre Campagne), qui effectue une tournée européenne dans le cadre de la Campagne internationale pour la défense du Barrio.
Athènes, le 11 mai 2008.
Sol@s no podemos, y de cualquier manera no vale
Traduit par Ángel Caído.
18/05/08
Bilan Rencontre européenne de solidarité avec les zapatistes et l'autre campagne à Athènes. Journée 3.
CHRONIQUE DU TROISIÈME ET DERNIER JOUR DE LA RENCONTRE EUROPÉENNE DE SOLIDARITÉ AVEC LES ZAPATISTES ET L’AUTRE CAMPAGNE MEXICAINE
Le dernier jour a débuté par la mise en commun des réflexions des deux groupes de travail et l’organisation des détails de la Caravane vers le Chiapas ainsi que des autres activités et mobilisations communes envisagées pour les prochains mois, notamment la quinzaine zapatiste qu’il est prévu d’organiser du 14 juin au 5 juillet et pendant laquelle on insistera particulièrement sur la campagne d’information concernant la situation réelle au Mexique adressée aux gens qui visiteront ce pays
Une « Déclaration de la rencontre d’Athènes » a été rédigée
Pour terminer, l’assemblée a débattu la nécessité de consolider un réseau européen et, dans un premier temps, d’organiser dans ce but une Deuxième Rencontre, qui devrait se tenir à Barcelone, fin 2008. Au programme, effectuer un bilan de ce qui a été fait et décider comment poursuivre, mais aussi réfléchir ensemble à ce qu’est la solidarité, en s’appuyant sur la Sexta, et sur la manière de pouvoir relier la solidarité et d’autres luttes sociales.
Nous avons achevé cette rencontre par des remerciements sincères envers les compañeras et les compañeros de Grèce qui nous ont si chaleureusement accueillis dans cette Autre Athènes et par quelques paroles de Don Juan Chávez, qui parie sur la continuation, toutes et tous ensemble, sur cette voie vers un avenir de vie et non de mort, en nous sentant frères de cœur des indigènes et des zapatistes.
Une spirale humaine en hommage aux Caracoles zapatistes et le cri de « Zapata vive, la lucha sigue » ont conclu ces journées de travail et de réflexion.
Parce que la lutte pour un monde nouveau est liée à la culture, au divertissement, à la joie et à la danse, les rires et la confraternisation nous ont accompagnés lors du concert qu’ont donné les groupes solidaires Turtle Ramblers, Kochise et Pink Tank Project.
Traduit par Ángel Caído.
18/05/08
Bilan Rencontre européenne de solidarité avec les zapatistes et l'autre campagne à Athènes. Journée 2.
CHRONIQUE DU DEUXIÈME JOUR DE LA RENCONTRE EUROPÉENNE
La journée a commencé par la présentation des collectifs participants (voir la liste à la fin de ce document [1]) et de leurs propositions.
Les collectifs ont exposé leurs expériences de lutte, qui consiste essentiellement à organiser des protestations, à diffuser des informations, à promouvoir la formation de brigades de solidarité et à réaliser des projets de collaboration et de coopération.
Un riche débat a eu lieu quant à la nécessité d’unir, dans l’actuel climat politique, la solidarité et les luttes locales.
Résumé des propositions présentées :
– Élaborer un manifeste, la « Déclaration d’Athènes », qui fasse connaître nos objectifs ;
– Dynamiser la caravane, que l’on considère comme une tâche prioritaire ;
– Maintenir et renforcer le site Internet ;
– Organiser des mobilisations et des actions communes, dont la campagne d’information aux gens qui vont au Mexique, dans les offices de tourisme, les agences de voyage, etc.
Après un repas délicieux cuisiné par les compañeras et les compañeros de la coopérative La Semilla, à qui nous sommes toutes et tous reconnaissants, nous avons repris notre travail et défini tous ensemble les caractéristiques et objectifs de la caravane, puis, divisés en groupes de travail, nous avons préparé la caravane ainsi que d’autres actions et activités envisagées.
Plus tard, la CCIODH est intervenue et nous a rapporté les conclusions de son sixième séjour au Mexique, en portant une attention particulière à la question des prisonniers et des prisonnières, aux femmes et aux conséquences psychosociales de la répression, pour terminer en affirmant que la situation des droits humains n’a pas progressé, bien au contraire, au cours des dernières années, qu’il n’y a pas de volonté politique réelle d’en finir avec les violation systématiques de ces droits et qu’aucune réponse juridique n’est donnée à la fragilisation des droits fondamentaux.
La dernière intervention a été faite par Juan Haro, membre du Mouvement pour la justice du Barrio (quartier new-yorkais de l’Est-Harlem), organisation adhérente de l’Autre Campagne, qui a informé de la lutte qui y a été menée contre l’expulsion d’un grand nombre d’immigrés mexicains sans papiers que la mairie de New York voulait chasser de leurs logements pour construire un quartier résidentiel aisé.
S’inspirant du zapatisme, le mouvement est organisé en comités d’immeubles et effectue des rencontres et des consultations afin de consolider la résistance contre les propriétaires, dans un premier temps, et contre une compagnie immobiliaire internationale ensuite.
Ce compañero a été interpellé par la police de l’immigration, alors qu’il se rendait au Royaume-Uni, et n’a pas pu effectuer ce séjour. Un acte arbitraire et raciste qui a fait que nous puissions entrer en contact et l’inviter à la Rencontre d’Athènes.
Après cela, concert… avec les groupes Turtle Ramblers et Kochise (venus de France) et le groupe grec Pink Tank Project.
[1] Liste des collectifs (réseaux, plates-formes, etc.) participant à la Rencontre :
Allemagne : Réseau Ya basta.
Danemark : Forum international.
Espagne : Commission Chiapas du syndicat CGT ; Centre de documentation sur le zapatisme ; Groupe IRU ; Plate-forme de solidarité d’Aragon ; Plate-forme de solidarité avec le Chiapas, l’Oaxaca et le Guatemala de Madrid ; Collectif de solidarité avec la rébellion zapatiste de Barcelone, Catalogne ; Plate-forme basque de solidarité avec le Chiapas, Pays basque.
France : Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte, Paris.
Grèce : Assemblée ouverte de solidarité avec les zapatistes et contre la répression au Chiapas ; Collectif Farma ; Coopérative de commerce solidaire et alternatif La Semilla.
Italie : Communauté Amici de Chiapas de Trente, membre de la Campagne « Les zapatistes ne sont pas seul(e)s » d’Italie ; Association Ya basta ; Comité Chiapas « Maribel » de Bergame ; Comité Chiapas de Turin ; Consulat rebelle du Mexique de Brescia ; Comité Chiapas de Brescia ; Coordination toscane de soutien à la lutte zapatiste ; Mani Tese Lucca ; Fondation Neno Zanchetta ; Carta ; Réseau de soutien au Chiapas rebelle ; Projet Dignité rebelle.
Norvège : Groupe Amérique latine (LAG).
Suisse : Solidarité directe avec le Chiapas et Café Rebeldía ; Collectif zapatiste de Lugano ; Union mexicaine (UMES).
USA : Movement for Justice in El Barrio (East Harlem, New York).
Mexique : Congrès national indigène (CNI) ; Centre d’analyse politique et de recherches sociales et économiques (CAPISE).
Bien que n’ayant pas assisté à la Rencontre d’Athènes, des collectifs de plusieurs pays nous ont envoyé leurs propositions :
Belgique : Collectif Chiapas CZI et CafeZ de Liège.
Écosse : Edinburgh Chiapas Solidarity Group.
Espagne : Sodepaz.
France : Collectif Chiapas Ariège.
Grande Bretagne : Réseau britannique de groupes de solidarité avec le Chiapas.
Suède : Réseau Latina sin Fronteras.
Traduit par Ángel Caído.
17/05/08
Bilan Rencontre européenne de solidarité avec les zapatistes et l'autre campagne à Athènes. Journée 1.
Suite à la rencontre organisée à Athènes, le 9,10 et 11 mai, dans le cadre de la campagne internationale avec le Chiapas et l'autonomie Zapatiste, nous vous proposons de retranscrir sur le site, les chroniques quotidiennes du CSPCL. Au total, ce sont plus de 27 délégations de plus de 10 pays qui étaient réunies pour discuter, partager et créer. Espoir Chiapas n'a malheureusement pu se rendre sur place faute de moyen.
CHRONIQUE DU PREMIER JOUR DE LA RENCONTRE EUROPÉENNE
Pour cette première journée de la Rencontre européenne de solidarité avec les zapatistes et avec l’autre campagne mexicaine, l’École polytechnique d’Athènes, un des symboles de la lutte contre la dictature des colonels, a accueilli des personnes venues de huit pays et de dix-sept collectifs différents.
Cette première journée a débuté sur le salut de bienvenue de l’« Assemblée ouverte de solidarité avec les zapatistes et contre la répression au Chiapas » de Grèce, hôte de la rencontre, avec un hommage aux quatorze ans de résistance indigène zapatiste et de solidarité internationale, et sur le rappel des objectifs déclarés de cette rencontre et de la campagne européenne dans laquelle elle s’inscrit : œuvrer en commun pour stopper la guerre au Chiapas et manifester clairement que l’Europe résiste elle aussi à travers la solidarité.
Lecture a été donnée à plusieurs messages, reçus de la coordination de l’Autre Campagne de la Vallée de Mexico, du Comité des anciens prisonniers politiques et des prisonniers injustement incarcérés du Chiapas, des prisonniers politiques La Voz de los Llanos, adhérents à l’Autre campagne, du Comité des citoyens en lutte contre la construction des usines de gazéification de Basse-Californie et du collectif des femmes de la Sexta.
Après quoi est intervenu Ernesto Ledesma, le directeur du CAPISE, qui a remercié l’Assemblée ouverte d’Athènes pour son travail de préparation de cette rencontre et expliqué qu’après le circuit qu’il a effectué dans treize pays et quarante-trois villes européennes, un grand pas a été fait pour tenter de briser le blocus informatif concernant l’Autre Campagne mexicaine et la lutte zapatiste. Dans toutes les villes où il a séjourné, il a rencontré des réseaux de soutien aux zapatistes et l’idée qui sous-tend cette rencontre est de faire un pas supplémentaire pour parvenir à des accords concrets et des plans d’action entre nous.
Ensuite, c’est don Juan Chávez, du Congrès national indigène (CNI), qui a donné une conférence intitulée « La lutte des indigènes pour leur autonomie et contre le capitalisme ».
Il a expliqué qu’« avec les réformes de la Constitution mexicaine de 1992, le gouvernement cherche à éliminer la souveraineté nationale en livrant les ressources de notre pays au multinationales et en adoptant des réglementations affectant de grandes étendues de terre et le mode de vie des peuple originels et de l’ensemble du peuple mexicain ».
« Cela se fait par le biais de réglementations telles que la Loi des zones naturelles et de la protection, qui entraîne la privatisation de ces zones livrées de la sorte à la voracité des multinationales ; la Loi de bioprospection, afin de voler les savoirs traditionnels et de pouvoir breveter les connaissances ancestrales de nos peuples ; la Loi en matière de santé et d’éducation, qui vise la privatisation de ces services publics ; ou encore la Loi de prospection minière, qui cédera des concessions minières aux grandes entreprises, et ainsi de suite.
« La réforme agraire revêt sur ce plan une importance cruciale car, à travers des programmes nationaux tels que le Procede et le Procecom, c’est la suppression de la propriété collective qui est visée, notamment en créant des “ejidos” dans les territoires repris par les zapatistes qui pourront être vendus ensuite, grâce à la nouvelle réglementation. »
Juan Chávez évoque également « les réformes en matière d’énergie, l’Alena (l’Accord de libre-échange nord-américain – TLC, en espagnol), l’ALCA et le Plan Puebla-Panama », qu’il qualifie de simples « instruments du néolibéralisme pour abolir toute souveraineté nationale des peuples ».
« Ceux qui s’opposent à de tels plans, comme le font les bases de soutien zapatistes, s’exposent à une répression féroce : on les exproprie, on leur refuse l’accès à l’eau, on détruit leurs maisons et leurs champs, et tout cela en fabriquant de fausses accusations à seule fin de les jeter en prison et en maintenant la militarisation de leur territoire (sept soldats sur dix de l’armée fédérale mexicaine sont basés en territoire zapatiste). »
« Quand surgit le ¡Ya basta! zapatiste, le 1er janvier 1994, la lutte pour l’autonomie redémarre et s’enrichit de la vision indigène, pour qui la terre est la mère : elle ne se vend pas et ne peut faire l’objet d’un commerce.
« Pour les cultures indigènes, tout ce qui se trouve sur terre fait partie intégrante de la vie de l’humanité. On doit le respecter et en prendre soin. Les méthodes de production et de commercialisation néolibérales ravagent tout et concentrent la richesse dans les mains de quelques-uns, provoquant la misère et la douleur de l’émigration. De cette façon, le génocide n’est pas seulement culturel mais aussi physique, qui fait réellement disparaître les peuples indiens.
« En 2001, après la marche jusqu’au DF, le Congrès mexicain approuve une contre-réforme qui refuse de reconnaître les peuples indiens et définit les communautés indigènes en tant qu’entités d’intérêt public et non en tant qu’entité de droit public, comme objets et non comme sujets, ce qui signifie purement et simplement la négation du droit à l’autonomie et le droit à aliéner et à vendre les terres indigènes.
« Les zapatistes lancent un message au Mexique et au monde, réaffirmant le droit historique d’exercer son autonomie, ce qui aboutira en 2003 à la création des conseils de bon gouvernement émanant des communes autonomes rebelles, les peuples se dotant de leur autonomie et de leurs instances de gouvernement autonome dans les faits et sans demander permission à personne.
« La Sixième Déclaration de la forêt Lacandone signifie la construction d’un nouveau projet de nation, d’une nouvelle Constitution, et la mise en pratique du “mandar obedeciendo” (commander en obéissant). En 2006, le CNI rejoint l’Autre Campagne et ratifie son adhésion à la Sixième Déclaration. »
Après un intéressant colloque, Ernesto Ledesma clôt cette journée en déclarant que la « Sexta » trouve son origine chez les peuples indigènes, dans leur libre détermination et l’application de leur autonomie. La libre détermination est par nature « antisystème » et anticapitaliste. L’objectif de la Sexta est de rassembler les luttes de tous les secteurs et mouvements de l’en bas et à gauche. À mesure que progresse la Sexta, la répression se déchaîne, mais plus on nous réprime, plus nous réagissons. Il faut poursuivre dans cette voie et comprendre qu’une part fondamentale de la formation des mouvements sociaux est d’écouter, et cela nous l’apprenons de nos compañeras et compañeros indigènes.
Pour terminer, Ernesto Ledesma propose que la rencontre d’Athènes ait un caractère résolutif [que les décisions qui y seront prises engagent les comités de solidarité avec les zapatistes – NdT].
Et oui, petite pause des deux webmaster en partance pour le Yémen! Pas d'actualité jusqu'au 13 mai....Cependant l'association continue ces activités, avec un programme du mois de mai particulièrement chargé, voir la rubrique agenda, les différentes adresses mails de l'association restent actives, et en cas de questions ou coups de téléphone n'hésitez pas à appeler Tony au 06 20 96 14 80 ou Elodie au 06 25 03 22 90.
N'oubliez pas tous les rendez vous du mois de mai, tant à Aix, Marseilles, Carvin, Roubaix, Paris et toute l'île de France...
22/04/08
Liberté des prisonniers en grêve de la faim, la tromperie du gouvernement
La liberté coûte chère pour les 12 tzeltales de l’ejido Busiljá (municipio d’Ocosingo), libérés du centre de réadaptation social (Cereso) 17 de Playas de Catazajá la semaine dernière, après une grève de la faim en lien avec une trentaine d’autres prisonniers des prisons de Cintalapa et de San Cristobal de Las Casas. Tout porte à croire qu’ils perdront leurs terres, parce que le gouvernement de l’Etat du Chiapas ne pourra garantir leur sécurité face aux menaces des membres de l’OPDDIC qui, après avoir assassiné un des leurs, les ont laissés être accusés à tort.
Bien que le gouvernement a reconnu leur innocence (ils était accusés d’enlèvements), il a posé certaines conditions à leur libération. Tavita Sánchez Gómez, porte-parole du groupe des ex-prisonniers et aujourd’hui déplacés, révèle que Juan Jesús Moray Mora, coordinateur des Cereso de l’Etat du Chiapas, « les a fait signés sur un document qu’ils ne pouvaient rentrer pour aucun motif valable, parce que les habitants de Busiljá sont des paramilitaires de la OPDDIC, qui ont déclarés que, si ils revenaient, ils allaient se faire justice eux-mêmes ».
La femme, qui a signé cet « accord » comme témoin, a demandé que le gouvernement fasse justice, parce qu’il n’est pas acceptable que les délinquants de la OPDDIC, surtout l’ex député Pedro Chulín Jiménez, soient libres, bien que d’autres innocents, comme les compagnons qui continuent d’être enfermés à El Amate et Los Llanos, soient accusés à tort de graves délits qu’ils n’ont pas commis.
Elle ajoute : « les paramilitaires veulent rester sur les 151 hectares que nous avons dans l’ejido. Et comme le gouvernement a accepté la libération des compañeros à condition que nous ne retournions pas à notre terre, nous étions donc obligés d’accepter, parce que, avant tout, ce que veut ma famille, c’est sa liberté ».
Le secrétaire du Gouvernement, Jorge Antonio Morales Messner, l’a exprimé hier de manière plus euphémique : « Le respect à la légalité est et continuera d’être une des bases fondamentales pour la saine cohabitation dans l’ejido ». Cela, selon un communiqué, « en faisant un appel aux personne libérées à ne pas rentrer dans leurs communautés d’origine, tout du moins pas avant que les conditions nécessaires soient présentes ».
Devant la « supposée menace » que les indigènes de Brusiljá agressent les libérés, Morales Messner a demandé « de rester calme et à ne pas de ne pas recourir à leur communauté ». Le Ministère du Gouvernement « réalise des actions de rapprochement pour que, par le dialogue, ce problème se solutionne, mais je demande que ne soit pas favorisé des actes qui transgresserait la loi ». Le même communiqué assure : « le chargé de la politique interne du Chiapas a précisé que personne ne pouvait faire justice de son propre chef, et que dans ce cas-là, la loi s’appliquera à tous ceux qui la violerait. Il se détache que la remise en liberté de plus de cent prisonniers a démontré la nette volonté du Gouvernement de faire justice à ceux qui restent emprisonnés pour des délits qu’ils n’ont pas commis ».
Le 2 avril, le Gouvernement a notifié « une désertion » au sein de la OPDDIC, après le léger éclaircissement quant à l’impunité de certains militants, en Nazaret (Ocosingo). Carlos Morenos Hernández, dirigeant de l’organisation, a annoncé la création d’une « OPDDIC Indépendante », sans omettre sa reconnaissance à son fondateur et leader moral comme « compagnon de lutte », dans une assemblée tenue le 28 mars de 200 indigènes (le gouvernement en a comptabilisé mille), dont le témoin était le sous-délégué du Gouvernement, Germán de la Rosa. Selon des enregistrements de correspondants locaux, Moreno Hernández a soutenu que Cholín « n’était pas notre ennemi », mais qu’avec les accords pris avec le gouvernement, « ce dernier s’était séparé du mouvement ». Bien qu’au sens strict, les séparatistes soient les « déserteurs ».
Auteur: La Jornada
Traduction: Stéphane B. pour Espoir chiapas
21/04/08
Nouvelle hausse du prix de la tortilla
Le président de l’Unión Nacional de Industriales de Molinos y Tortillerías prévoit une nouvelle augmentation du prix de la tortilla qui s’accentuera à partir du mois de mai. Il affirme qu’alors que la tonne de tortilla coûtait 2.600 pesos en Janvier 2008, celle-ci coûte déjà 3.400 pesos en Avril. Reconnaissant que la situation n’est pas aussi critique qu’il y a quelques mois, il souligne cependant les préoccupations du secteur et les répercussions possibles sur d’autres secteurs de l’économie mexicaine. La toritilla est l'aliment de base du Mexique. Aujourd'hui alors que le prix du maïs s'est envolé, la tortilla devient pour les citadins un véritable luxe, dont ils doivent se passer provoquant ainsi des crises de la faim. La hausse du prix des matières premieres à travers le monde (Provoquée par divers facteurs comme la crise des Subprimes et la spéculation en forte hausse sur les matières premieres, mais aussi sur le bioéthanol) est une vive source d'inquiétude et a des répercussions immédiate sur le quotidien de millions de personnes dans le monde.
15/04/08
Rencontre Européenne de solidarité avec les peules zapatistes
Cette année, dans le cadre de la campagne internationale avec le Chiapas et l'autonomie Zapatiste, est organisé une rencontre Européenne de solidarité avec les peuples zapatistes à Athènes, le 9, 10 et 11 mai prochains.
Différents objectifs:
1. Face à la nouvelle offensive déclenchée par l'État mexicain contre les
peuples zapatistes, élaborer de propositions et de plans d'action à court,
à moyen et à long terme qui leur permettent non seulement de résister à un
nouvel assaut mais aussi de poursuivre pleinement le projet global
zapatiste dans le cadre de la libre détermination en tant que peuples
indigènes.
2. Face à l'offensive de l'État mexicain contre le mouvement national de
l'Autre Campagne au Mexique, élaborer des propositions et des plans
d'action à court, à moyen et à long terme qui lui permettent non seulement
de résister à un nouvel assaut mais aussi de poursuivre pleinement la
formation et l'organisation de ce mouvement national en construction.
3. Trouver une manière de perpétuer ce réseau qui s'organise. Chercher les
prochaines étapes à effectuer. Faire en sorte de pouvoir réaliser une
deuxième rencontre et/ou autres idées et initiatives coordonnées.
Nicolas Sarkozy sera en visite au Mexique le 14 et 15 mai prochain. Biensur ce dernier ne viendra pas plaider la cause des droits de l'homme sur place, ni même souligner l'inquétante recrudescence des violences et des actes de repressions dans l'état de Oaxaca et contre les communautés indigènes du Chiapas, mais viendra bel et bien parler économie. Il sagit en effet de donner un nouvel essor aux relations bilatérales franco-mexicaines, particulièrement dans le domaine de l'aéronautique, de l'agro-alimentaire, du développemebnt durable ou des infrastructures.
Le thème du développement durable nous fait envisager le pire, principalement dans le développement de projets d'écotourisme sur place. Fer de lance du nouveau gouvernment Mexicain, la France suit de très près tout ces projets. Elle a été l'initiatrice du premier FITS (Forum international pour le tourisme solidaire), et était particulièrement présente lors du second à Tuxtla, Chiapas.
Auteur: Espoir Chiapas
10/04/08
La production d'éthanol menace le Golfe du Mexique
Une étude canadienne tire la sonnette d'alarme. La production d'éthanol, faite à partir du maïs, aux Etats-Unis menace l'écosystème du Golfe du Mexique. Les engrais azotés utilisés dans la production de maïs sont déversés dans les cours d'eau, sous forme de nitrates. Ces engrais favorisent le développement d'algues, qui, en se décomposant absorbent l'oxygène dissous dans l'eau et rend donc impossible la vie aquatique.
Les engrais, utilisés dans les Etats de l'Illinois, l'Iowa, le Nebraska ou le Wisconsin, sont une des causes de la pollution du Mississipi, qui se jette ensuite dans le Golfe du Mexique.
Le déversement de nitrate a créé, dans le Golfe du Mexique, une étendue d'eau dépourvue d'oxygène. Observé il y a plusieurs dizaines d'années, ce phénomène prend de l'ampleur et atteint aujourd'hui environ 20 000 km². L'étude démontre que si les Etats-Unis continuent leur plan en matière de production d'éthanol, la pollution augmentera de 34 %.
En 2007, George W. Bush avait fixé comme objectif de production annuelle 1 300 milliards de litres d'éthanol pour réduire les dépenses pétrolières.
09/04/08
Libération de 133 prisonniers
Les autorités mexicaines ont annoncé la libération d'une centaine de prisonniers dans le sud du Mexique après avoir déterminé qu'il existait peu ou pas de charge contre eux.
Le ministre de la Justice de l'Etat du Chiapas Amador Rodriguez a expliqué que le gouvernement local a passé en revue 360 dossiers soumis par des groupes religieux ou d'agriculteurs, et en a conclu qu'il y avait peu ou pas d'éléments dans 133 cas.
Une cinquantaine de ces prisonniers n'avaient pris que de l'eau au miel pendant 38 jours pour protester contre ce qu'ils qualifient d'emprisonnement politique. Des évêques locaux et des défenseurs des droits de l'homme avaient organisé des manifestations pour réclamer leur libération.
07/04/08
Le Mexique approuve la plantation de mais OGM
Alors que la France est en plein débat sur le sujet des OGM, cherchant à pénaliser les faucheurs volontaires et à encadrer plutôt qu'interdire leur production, le Mexique lui a déjà choisi.
En effet, Mexico a approuvé la plantation expérimentale de cultures génétiquement modifiées dans certaines régions du pays. Pourtant de nombreux agriculteurs s'opposent à la culture d'OGM car ils craignent qu'ils ne modifient le contenu génétique des espèces d'origine.
Le Mexique, qui est un des lieux de naissance du maïs, a déclaré mercredi qu’il commencerait à autoriser la plantation expérimentale de cultures génétiquement modifiées (OGM), malgré la résistance de certains agriculteurs qui s’interrogent sur la sécurité de telles pratiques et redoutent un effet contamination d'ores et déjà prouvé sur les cultures dites saines.
Les régulations publiées dans la gazette officielle du gouvernement sont la dernière étape nécessaire pour mettre en vigueur une loi adoptée par le Congrès du Mexique en décembre 2004 qui autorise la plantation contrôlée d’OGM.
03/04/08
Privatisation du pétrôle Mexicain
C'est en 1938 que le général Lazaro Cardenas, alors président du Mexique, décida de la nationalisation des hydrocarbures.
Aujourd'hui la PEMEX (Petroleos Mexicanos) représente la seule entreprise exploitant le pétrôle sur le territoire Mexicain, 7* producteur mondial de pétrôle, 9* de gaz naturel. Au Mexique la PEMEX est partout. Jouissant d'un monopole sur la production, le transport et la distribution, il est rare, voire unique de voir d'autres stations services que celles de la PEMEX dans le pays. Une véritable institution, née de l'héritage révolutionnaire. Une fierté patriotique.
Aujourd'hui ce sont 140 000 personnes qui sont employées par la multinationale. La PEMEX assure l'essentiel du budget de l'état (40%) et sert à financer la plupart des réformes sociales et économiques.
Malgré tout, l'état semblerait vouloir chercher à privatiser une partie de l'entreprise. Sous la pression de ses grands voisins et donc de l'ALENA (accords de libre échange entre les Etats Unis, le Canada et le Mexique, signé en 1994) afin de garder sa compétitivité, la PEMEX aimerait s'ouvrir aux opérateurs privés.
L'entreprise aurait besoin d'apports financiers extérieurs pour financés au plus vite de grandes structures d'exploitation pour de nouveaux gisement. Au rythme actuel, le Mexique n'a plus qu'une dizaine d'années de productions pétrolière.
Felipe Calderon, s'est lui déclaré favorable à une association de la Pemex avec d'autres entreprises pour l'exploration en eaux profondes. Cependant le problème reste vaste, car la nationalisation de la PEMEX avait été inscrite dans la constitution du pays, il faudrait que les 2/3 du parlement vote pour cette privatisation. Ainsi le gouvernement cherche à trouver une parade, et proposerait de donner à Pemex, un nouveau cadre légal lui permettant de lever les entraves à son développement sans céder de souverainetén i de propriété sur les hydrocarbures.
Andres Manuel Lopez Obrador, chef de file de l'opposition, a lancé depuis plusieurs semaines une campagne contre la privatisation de la société. 10 000 personnes ont manifesté récemment à titre préventif (voir article ci dessous).
Auteur: Espoir Chiapas
31/03/08
Le mouvement de grève de la faim des prisonniers Zapatistes et Abejas s'étend.
Un total de 15 indigènes incarcérés à la prison Lic. José Patrocinio Gonzalez Garrido, dans les municipalité de Playas de Catazaja, mais aussi à la prison de haute sécurité d’El Amate et de Cintalapa, ont rejoint le mouvement de grève de faim de 22 autres indigènes incarcérés dans différentes prisons du Chiapas.
Ils sont déjà 37 à exiger leur libération après avoir clamé leur innocence. Ils disent avoir été accusé à tort de graves délits. Dans cet enlèvement et extorsion, il s’agit rien de plus qu’une vengeance infondée de membres de l’organisation priiste pour la défense des droits indigènes et paysans contre des bases de soutien sympathisantes zapatistes.
12 de ces nouveaux grévistes, prisonniers au Cereso 17 de Catazaja, au nord de l’Etat, sont originaires de la communauté de Busilja, et au moins un d’eux a été témoin d’un assassinat / règlement de comptes entre priistes de l’OPDDIC. Il fut ensuite victime d’une balle dans la tête et donné pour mort. Il a passé 8 mois à se remettre et fut finalement emprisonné pour un homicide qu’il n’avait pas commis. Une fois de plus, avec la complicité du ministère public et des juges.
Déplacés depuis 1997, harcelés et menacés pendant des années, et finalement capturés par des membres de la Sécurité Publique et de l’OPDDIC, ils purgent des peines de prison sur des fausses accusations malgré le fait que les assassins (eux aussi priistes) de 2 priistes courent toujours.
3 autres indigènes, reclus au Cereso 14 d’El Amate à Cintalapa, se sont aussi unis à cette grève de la faim qu’a initialisé Zacario Hernandez Hernandez, catéchiste de la localité de Tres Cruces , municipio de San Juan Chamula.
Il s’agit de Ruben Jiménez Pablo, Enrique Lopez Hernandez, Pavel Vasquez, du Mouvement paysan régional indépendant (MOCRI-CNPA), qui ont été emprisonnés par le gouvernement de Pablo Salazar Mendiguchia.
Las Abejas de leur côté, ont prévu d'organiser une marche de protestation jusqu'à la prison del amate pour protester contre ces détentions injustes, dès le début du mois d'avril.
Auteur: La jornada
Traduction: Stéphane pour Espoir Chiapas
30/03/08
L'ONU dénonce la police Mexicaine dans ses actions contre les migrants.
Alors que la corruption des forces policières de l'état du Mexique n'est pas contestable les Nations Unies, par le biais de son rapporteur spécial sur les droits des immigrants Jorge Bustamante, dénonce les agissements des policiers Mexicains au Chiapas et dans le Yucatan.
De plus en plus de clandestins venus d'Amérique Centrale seraient en effet enlevés puis rançonnés par des policiers Mexicains alors qu'ils tentent de se rendre aux Etats Unis. Cet extorsions de sommes d'argents aux clandestins est bien plus lucratif pour des policiers corrompus que la collaboration avec les réseaux de trafiquants de drogues. On savait que la situation pour les migrants était particulièrement difficile, surtout dans l'état du Chiapas et particulièrement dans la ville de Tapachula, à cause des Bandes, les Maras. Ces derniers particulièrement bien organisés, sévissaient dans toute la région et pillaient les migrants sur le trajet.
Mais depuis l'ouragan Stan et la fermeture du Chemin de Fer, ainsi qu'avec la hausse de la présence policière dans les différentes villes, il semblerait que ces derniers se soient calmés.
La police a donc pris le relais. Jorge Bustamante explique:
"Ils enlèvent des immigrants, les interrogent sur leurs proches, leurs numéro de téléphone, puis ils extorquent de l'argent aux familles". Cette pratique impliquerait tant les policiers locaux que fédéraux.
Des dizaines de milliers de ressortissants d'Amérique Centrale tentent chaque année de traverser le Mexique pour rejoindre par la suite les Etats Unis. Beaucoup d'entre eux sont brutalisés et rançonnés par les bandes criminelles et les policiers.
Auteur: Espoir Chiapas
28/03/08
Affaire Brad Will, désaveu pour la justice Mexicaine
La dernière semaine de février, Kathy et Hardy Will les parents de Brad Will, se sont rendus au Mexique et ont été reçus au ministère de la Justice. A leur sortie, peu convaincus, ils ont annoncé vouloir confier l'enquête à des enquêteurs indépendants. Caméraman de l'agence Indymedia, Brad Will a été assassiné le 27 octobre 2006, lors de la crise de Oaxaca.
Le jeune journaliste américain a été mortellement blessé par une balle lors d'affrontements entre les membres de l'APPO (assemblée populaire des peuples d'Oaxaca) et la garde rapprochée du gouverneur de l'état, Ulises Ruiz Ortiz. En dépit des témoignages mettant en cause les hommes de mains du gouverneur, l'autopsie effectuée sur le corps du cameraman a cherché d'accréditer la thèse selon laquelle la balle aurait été tirée à courte distance, et serait donc de la responsabilité des militants de l'APPO. La justice locale a également remis en liberté deux paramilitaires proches du gouverneur, considérés comme les principaux suspects.
Quatre experts de l'ONG américaine Physicians For Human Rights, doivent se rendre à Oaxaca à la fin du mois de mars pour effectuer de nouvelles expertises.
Auteur: Espoir Chiapas
25/03/08
Grêve de la faim de prisonniers Abejas et Zapatistes
La grève de la faim collective des indigènes continue de s’étendre dans les prisons du Chiapas. On peut déjà compter 36 personnes qui protestent de cette manière en demandant leur libération. Onze prisonniers du Centre de Réadaptation Social (Cereso), et de celui de José Patrocinio González Garrido dans la commune de Playas de Catazajá, au nord du Chiapas, s’ajoutèrent ce dimanche à la protestation que soutiennent 22 prisonniers des prisons de Cintapala et de San Cristobal de las Casas.
Sans compter trois des prisonniers de El Amate, à Cintapala, qui se déclarèrent également en grève de la faim. Il s’agit de Rubén Jiménez Pablo, de Enrique López Hernández et Pavel Vázquez Cruz, du Mouvement des Paysans Régionaux Indépendants (Mocri-CNPA), qui furent emprisonnés par le gouvernement de Pablo Salazar Mendiguchia.
Les prisonniers de Catazajá se disent accusés de faux délits graves. Leurs charges sont séquestration, extorsion, et dans certains cas, homicide, ce qui ressemble plus à une vengeance sans fondement légal de certains membres de l’Organisation priiste pour la Défense des Droits Indigènes et Paysans (Opddic) contre les bases d’appui zapatistes sympathisantes.
Les douze nouveaux grévistes, confinés dans le Cereso de Playas de Catazajá, proviennent de la communauté Busiljá. L’un d’entre eux assista à un assassinat entre Priistes de la Opddic, et fut laissé pour mort d’une balle dans la tête par la suite. Il survit de si peu qu’il mit huit mois pour récupérer. Et pour finir, il fut emprisonné pour un homicide qu’il n’a pas commis, comme pour dans beaucoup de cas, par la complicité des Juges et du Ministère Public.
Persécutés depuis 1997, menacés durant des années, et finalement capturés par la police de la Sécurité Publique et des membres de l’Opddic, ces hommes de Busiljá purgent une sentence pour de fausses accusations, tandis que les assassins des deux Priistes se retrouvent en liberté et impunis.
Le premier prisonnier indigène à avoir commencer la grève de la faim, Zacario Hernández, du centre de Tres Cruces (à San Juan Chamula), catéchiste de Pueblo Creyente, va bientôt atteindre son mois de privation alimentaire à El Amate.
Les indigènes originaires de Busiljá et prisonniers à Catazajá sont Pablo, Timoteo, Fausto, José, Felipe, Esteban, Elías (père) et Elías (fils) Sánchez Gómez, Pablo Gutiérrez Hernández, Javier Sánchez López et Fidencio Sánchez Gutiérrez. Une femme de ce même groupe, Amapola Gómez Pérez, se trouve dans le centre pénitencier de San Cristóbal et ne put confirmer son adhésion à la protestation.
Pour leur part, les prisonniers politiques de la Voz del Amate, adhérents de l’autre campagne, accusent les autorités pénitentiaires d’harcèlement et « faire obstacle » à leur mouvement. Ils se plaignent de « manque de respect » aux membres de leur famille qui leur rendent visite. Les gardiens « viennent sur le lieu où nous faisons notre grève de la faim et mangent devant nous, afin que nous nous sentions mal. Ils ont essayé de nous soumettre, de nous interdire d’aller aux toilettes et de nous emmener dans d’autres endroits, où ils nous incitent à la violence et la maltraitance ».
Ils dénoncent des agressions et des « anomalies » dans la zone pour femme, où se situe leur camarade María Delia Pérez Arizmendi, ainsi que la présence du corps spécial Lobo dans les environs de la cour de la prison. Ils accusent le directeur et le gouverneur Juan Sabines « d’incessante maltraitance ».
Source: La Jornada
Traduction: Anthony pour Espoir Chiapas
23/03/08
Intensification des violences...2008 année noire!
Rarement la répression au Chiapas n'a été aussi forte. Le nouveau gouvernement de Calderon (élu en 2006) semble vouloir intensifier les pressions face aux rebelles indigènes du Chiapas en installant des forces spéciales dans cette région. Pas une semaine ne passe sans que l'EZLN n'envoi des communiqués alarmistes.
Officiellement, ni l'armée ni la police ne devraient pouvoir intervenir dans la région pour ne pas rompre la trêve signée avec l'EZLN. Pourtant, on constate une forte hausse des actes d'intimidations, de répressions, de pressions et d'expulsions, depuis environ un an. Les 79 camps militaires permanents au Chiapas sont en plein regain d'activité. 56 de ces camps sont concentrés autour du territoire indigène et particulièrement autour des 5 caracoles Zapatistes. Plusieurs organismes dénoncent le fait que c'est dans ces camps que seraient formés et entrainés les paramilitaires, (indigènes non zapatistes, encouragés en nature par le gouvernement pour participer à des exactions: lire l'article de Michel Chanteau sur ce thème).
Le CAPISE dénonce fortement ce regain de tension. Ces pressions, affirme l'organisation par le biais d'Ernesto Ledesma recemment à Paris pour un cycle de conférence, s'inscrivent dans le Plan Puebla Panama, plan régional économique intégré à l'Alena (Cf PPP).
Recemment encore, en Aout 2007, des indigènes des villages de Montes Azules ont été expropriés de leur terre, par l'armée arrivée en hélicoptère de combat. Après leur départ, les maisons et les champs étaient brulés, et les poules, cochons volés.
Aujourd'hui de lourdes menaces sont encore présentes et pèsent sur le village de Bolon Ajaw en haut des cascades d'Agua Azul (Incendie de Maisons, menaces, agressions...). Ernesto Ledesma, alarmiste, a souligné que cette situation ressemble d'un peu tropprès à la situation telle qu'elle était au moment du massacre d'Actéal.
Las Abejas sont également victime de ces actes de pressions. Leurs communiqués mensuel n'ont pour cesse de le rappeler. Meme si les pressions sont moins physiques, l'intellect et le pouvoir estatal semblent tout faire pour diminuer la société civile.
L'EZLN, face à cela, a donc décidé en septembre dernier de confirmer l'annulationd e la tournée de l'Autre Camapgne. En décembre pendant le colloque en mémoire d'André Aubry, Marcos a fait ses adieux aux médias internationaux, en rappelant 'limportance de son rôle militaire. Les zapatistes ont aussi décidé de renforcer leurs projets d'autonomie.
Une situation particulièrement inquiétante qui ne semble aller dans le bon sens. Le dialogue semble être devenu completement impossible, le gouvernement Mexicain ne tolère plus la présence zapatiste et semble vouloir donner un point d'arret, au développement autonome des communautés indigènes pro zapatistes. Pourquoi, car des projets de grandes ampleurs, touristiques, biotechnologiques semblent prévaloir à la cause indigène.
Auteur : Espoir Chiapas
18/03/08
Manifestation contre la privatisation du pétrole
Le dimanche 24 février, environ 20 000 mexicains ont manifesté devant le siège de PEMEX a Mexico pour exprimer leur désaccord avec le projet de privatisation de l’entreprise propose par le gouvernement de Felipe Calderon. Cette manifestation avait lieu à l’appel de la coalition de gauche emmenée par Lopez Obrador (actuel chef de l’opposition mexicaine).
Historiquement, le pétrole a été l’un des principaux soutien de l’économie mexicaine depuis sa nationalisation par Lazaro Cardenas en 1938. En fondant PEMEX Larzaro Cardenas voulait assurer la souveraineté et l’indépendance économique du Mexique face aux grandes compagnies pétrolières, notamment américaines.
Aujourd’hui le petrole est l’un des piliers de l’économie mexicaine et représente 40% du budget du Mexique.
Pour justifier la privatisation, le gouvernement explique que la structure de PEMEX est obsolète et corrompue. La privatisation permettrait donc la modernisation du parc pétrolier et plus de transparence.
Ce que le gouvernement passe sous silence, c’est comment la corruption au sein de PEMEX, loin d’avoir été combattue par les institutions publiques a largement été alimentée afin de faciliter l’octroie de dessous de table et autres contrats de complaisance.
Dans le même temps, en 25 ans pratiquement aucun investissement visant a l’entretien des installation ou a la pétrochimie n’a été réalise. Ainsi, sur les 335 millions de dollars du petrole perçu sous les sextennat de Vincente Fox, pratiquement rien n’a été réinvesti dans l’entreprise PEMEX.
Dans le même temps, une large partie des activités complémentaires au commerce du petrole étaient confiées a des entreprises privées dont entre autre a des proches de l’actuel secrétaire du gouvernement Juan camillo Mouriño…
Par ailleurs l’actuelle polémique sur la nationalité de J. Camillo Mouriño (né a Madrid) relance de vive manière dans l’opinion publique la question de l’indépendance économique du Mexique déjà très largement soumis au marche américain et espagnol.
Le pétrole est une entreprise hautement profitable pour la nation Mexicaine, tout comme sa vente est un commerce hautement lucratif au niveau mondial (extraire un baril de petrole coûte 3 dollars quand sa revente peut atteindre plus de 100 dollars….)
Or, cette soudaine volonté de privatisation du pétrole au Mexique ne peut pas ne pas être mise en parallèle avec la politique actuelle de Washington et des grandes puissances occidentales en matières de ressources pétrolières. Politiques dont l’application se fait le plus souvent au détriment des populations des pays producteurs de pétrole.
Aujourd’hui vouloir privatiser le pétrole est anticonstitutionnel au Mexique mais le gouvernement semble détermine a aller jusqu’au bout de son projet de reforme, y compris si cela implique une reforme constitutionnelle et sans exposer clairement quels seront les mesures économiques visant a compenser la perte de son patrimoine pétrolier.
A l’heure actuelle 30 % des mexicains vivent dans une extrême pauvreté et le Mexique se situe parmi les pays les plus inégalitaire en terme de répartition des richesses…Au fil de la libéralisation de l'économie mexicaine et des privatisations les conditions de vie de la population se sont dégradées inexorablement. On peu alors comprendre les doutes qu’ont aujourd’hui les mexicains sur les éventuels bénéfices qu’ils pourraient tirer de la privatisation de l’une des seule entreprise mexicaine hautement rentable...
references : El Chamuco, numero 141, 28 Enero de 2008
17/03/08
8 Mars, journée de la femme au Chiapas
Le 8 mars, journée internationale de la femme, n'a peut être pas un grand symbole en France mais au Chiapas, particulièrement, celle ci prend un tout autre sens. Les Femmes indigènes Zapatistes et des Abejas se sont fortement émancipées dans un pays franchement machiste. C'est l'une des première fois que dans un mouvement de lutte à travers le monde, l'une des première revendication était le droit de la femme. Depuis 1994, cette revendication reste toujours à l'ordre du jours, alors que les dernières rencontres entre les zapatistes et le reste du Monde, Fin décembre 2007, était en l'honneur des femmes.
Ainsi, le 8 mars, des centaines de femmes ont marché dans les rues de San Cristobal. Femmes indigènes, Femmes de "l'autre campagne", Syndicalistes, travailleuses domestiques et d'autres y ont participées. Beaucoup ont pris la parole au micro...
Auteur: Espoir Chiapas
14/03/08
Dénonciation de Las Abejas
Le 11 mars, l'organisation civile de Las Abejas ont dénoncé dans un communiqué les responsables de la Commission Nationale pour le Developpement des Peuples Indigènes. Luis Hector Alvarez et le Secrétaire du Développement Social Ernesto Cordero sont venus "sans autorisation "au centre cérémonial de la communauté d'Actéal.
"Ils veulent nous tromper et acheter notre conscience de lutte pacfiste avec des miettes pour nous faire taire et dire qu'ils ont enfin eu une relation et la confiance." annonce le communiqué.
Ce dernier a également soutenu que les gouvernements fédéral et estatal allaient faire une "conférence de presse pour tromper et confondre l'opinion publique" pour faire croire qu'enfin ils ont obtenu des résultats sur leurs recherches autour du massacre d'Actéal.
"Le 6 mars passé, ils sont arrivés à Actéal, sans aviser ni même sans avoir de permis pour entrer, Luis Hector Alvarez et Ernesto Cordero" ce qui a provoqué "beaucoup d'incoformité chez les Abejas. (...) Ce n'est pas possible de permettre l'entrée de la zone sans connaitre les avancées de la demande de justice. Luis H Alvarez nous a répondu qu'il n'y avait pas d'avancées parcequ'il ne savait pas ce que demandait le peuple et a dit que les fonctionnaires ont apporté des programmes...Nous avons répondu que ce n'était pas ses miettes que demandait notre organisation"".
Conférence débat du CAPISE, "Retour sur la repression au Chiapas", le 13.03
Ernesto Ledesma représentant du CAPISE, Centre d'Analyses Politiques et de Recherches Sociales et Economiques, sera ce jeudi 13 mars à 17h à Sciences Po, sur le thème de l'augmentation récente des agressions envers les communautés indigènes zapatistes au Chiapas. Le chercheur Mexicain nous livrera une analyse politique et sociale de la situation au Chiapas.
Jeudi 13 Mars, 17h
Sciences Po Paris
13 rue de l'université,
Amphitéâtre Erignac, 1er étage
106 organisations et 563 individus exigent l'arrêt de la repression à Oaxaca
Ce sont donc plus d'une centaine d'organisations et un demi milliers d'individus de 31 pays, qui ont signé dans de courts délais la dénonciation émise par le CIEPAC. Merci à ceux qui ont pu réagir rapidemment. La situation au Mexique est alarmante. Le gouvernement de Calderon intensifie la répression le contrôle et les exactions militaires et paramilitaires tant à Oaxaca qu'au Chiapas.
Ces exactions sont comises sous couvert de grands projets énergétiques et de lutte contre le narcotrafic. Une politique qui a déjà fait ses premières victimes.
Auteur: Espoir Chiapas
Liens vers la pétition et les signataires (es): CIEPAC
08/03/08
Signez contre la répression à Oaxaca, Atenco, Chiapas
Peu après la publication des conclusions de la VI visite de la CCIODH, le CIEPAC dénonce à son tour la répression, les violations réccurentes de droits de l’homme, l’injustice, l’impunité, la violence au Mexique. Appel à signatures!!
A tous nos amis, organisations et collectifs solidaires du CIEPAC,
Face à la situation de répression chaque fois plus forte de l’état de Oaxaca, un ensemble d’organisations a décidé de lancer cet appel pour faire connaitre la situation et condamner la gravité des faits
Nous essayons de récolter la plus grande quantité d’adhésions pour obtenir un quelconque effet médiatique. Si vous êtes d’accord avec ce que nous proposons, vous pouvez signer :
Aller sur le site du CIEPAC (www.ciepac.org/oaxaca) et inscrivez vos coordonnées au bas de la page ou ecrivez apoyo@ciepac.org en indiquant vos coordonnées
Vous pouvez signer AU PLUS TARD JUSQU’AU LUNDI 10 MARS A 23H
Nous vous remercions par avance de quelque geste de solidarité que ce soit pour la situation que traversent les organisations amies de l’état de Oaxaca.
Atentamente Equipo de CIEPAC
A L’OPINION PUBLIQUE NATIONALE ET INTERNATIONALE, AUX ORGANISMES DE DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME NATIONAUX ET INTERNATIONAUX, A LA PRESSE NATIONALE ET INTERNATIONALE
Nous avons reçu avec beaucoup d’inquiétudes des informations sur de violents actes d’agressions qui répondent à une nouvelle offensive de répression contre les mouvements populaires de Oaxaca. Alors même qu’en novembre dernier une vague répressive s’est détachée contre les participants à ces luttes sociales. Parmi les faits les plus graves, nous relevons les suivants :
Les menaces, disparitions et assassinats à San Pedro Yosotatu dans la région mixtèque de l’état de Oaxaca. Plus récemment, l’assassinat de Placido Lopez, leader paysans et fervent défenseur de la terre qui est aujourd’hui entre les mains de caciques régionaux couverts par le gouvernement de l’Etat.
Le 1er décembre dernier, Nancy Mota, membre de la Coordination des femmes Oaxaquena fut agressée sauvagement par des sujets couverts de passe montagnes qui l’interrogèrent et la réveillèrent avec violence. Après avoir été retenue plusieurs heures, elle fut libérée.
Depuis le 6 février dernier, des companeros et companeras du mouvement social de l’Isthme de Tehuantepec, en particulier des membres de l’Union des communautés indigènes de la zone Nord de l’ Isthme (UCIZONI) ont soufferts de harcèlements et de persécutions. Ce jour là, Pedro Sanchez fut détenu et le 7 février ce fut le tour de Luiz Fernando Canseco, membre de la section 22 de la SNTE et Dora Avila, membre de Naxwwin. 42 ordres d’appréhension contre des membres de l’UCIZONI ont été ordonnés.
Durant ces trois derniers mois, des membres de l’association civile "Iñ Cucä" et du centre d’étude de la région Cuicateca (CEREC) de la municipalité de San Juan Tepeuxila ont reçu de graves menaces de la part de l’entreprise Minera Zapata, SA, de la Procureur Agraire et des autorités locales et ce, suite à la dénonciation d’une concession minière de 3500 hectare sur les terres communales de Tepeuxila.
Des cas de harcèlements sanglants ont été enregistrés sur des membres de la municipalité autonome de San Juan de Copala. Ils vont de la fabrication d’ordres d’appréhension et la détention arbitraire jusqu’à des disparitions et assassinats. Il faut mentionner la disparition des sœurs Daniela et Virginie Ortiz Ramirez.
Devant cette recrudescence de répression dans l’état de Oaxaca, nous, organisations et personnes signataires de ce document, exigeons :
1. L’arrêt de tout acte de harcèlement, d’agression et de répression contre les luttes populaire dignes et justes de l’état de Oaxaca.
2. L’annulation de tous les ordres d’appréhension dirigées contre les participants aux luttes sociales ainsi que l’arrêt de la criminalisation de la protestation sociale. 3. La vérité sur les assassinats ainsi que la réapparition vivant des disparus.
4. Que les responsables matériel et intellectuel de ces faits soit punis et que cesse l’impunité.
5. Liberté inconditionnelle et immédiate à tous les prisonniers et prisonnières politiques de l’Oaxaca et de tout le Mexique.
Organisation et personnes signataires :
Centre d’appui communautaire d’union au travail Union des communautés indigènes de la Zone Nord de l’Istme Centre d’Etude de la Region de Cuicateca Front des peuples de l’Istme en Défense de la Terre, Oaxaca Réseau de Radios et télévisions Communautaires du Sud Est du Mexique Union des peuples Indigènes de Sochiapan, Veracruz Conseil Indigène d’Uxpanapa, Veracruz Centre d’investigations Economiques et Politique d’Action Communautaires Esperanza Chiapas (Asociacion Civil francesa)
Auteur: CIEPAC
Traduction: SF Espoir Chiapas
Lien: CIEPAC
09/03/2008
2ème communiqué de Las Abejas, Victimes de Actéal
Terre Sacrée des martyres d’Actéal, 14 février 2008
A l’attention de José Juan Sabines Guerrero, Gouverneur du Chiapas
Aux organisations Sociales et Politiques
Aux organisations non gouvernementales
A l’opinion publique
Depuis 1997, et malgré la demande des victime du massacre d’Actéal, le gouvernement fédéral et estatal n’ont pas rendu la justice sur les auteurs intellectuels Ernesto Zedillo Ponce de Leon, Julio Cesar Ruiz Ferro et Emilio Chuayffet entre autres.
Durant les 7 années de négociation sur l’application de la justice, le gouvernement a fait l’omission de ce cas et, en accord avec la Commission de Négociation, en a profité pour manipuler le peuple et inciter La société civile Las Abejas à la séparation.
Les membres de la Commission de Négociation ont fait pression sur les membres de las Abejas pour qu’ils signent un document validé par le gouvernement ne tenant pas compte de la parole du peuple.
Nous, Communauté des Victimes du Massacre et Survivants d’Actéal, adressons directement à Monsieur le gouverneur José Juan Sabines Guerrero la pétition pour que la Commission de Négociation cesse de faire pression sur nous. Nous ne sommes absolument pas d&rsq