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Las Abejas aujourd’hui

 

Pour ces 10 et 15 ans, la Société civile Las Abejas invite la communauté internationale à participer à la commémoration pour se rappeler et jusqu'à ce que justice soit faite.

Invitation aux 1ères rencontre Las Abejas - Peuples du monde à Acteal (.jpeg)
Le programme (.doc)

Aujourd’hui plus que jamais, la Société Civile de Las Abejas demandent justice. Tant pour les auteurs matériels, les paramilitaires, que pour les auteurs intellectuels, le gouvernement. Ils réclament aussi la paix, et la fin des activités des groupes paramilitaires, et la démocratie. Des droits et une reconnaissance de leur culture.

Tous les 22 de chaque mois, c’est l’occasion de se rappeler, et une cérémonie de commémoration à lieu à Actéal, ouverte à tous. A cette occasion, un communiqué est lu. De plus en plus engagé et revendicatif, « Las Abejas » réclament justice et élargissent leur champ d’action au niveau national.

Il regarde dorénavant vers l’avenir. Pour cela ils s’organisent par la création de diverses coopératives. Tant dans le domaine de la santé, que commercial et artisanal.

En 1998, peu de temps après le massacre, cette organisation recevra le prix national des droits humains « don Sergio Mendez Arceo » prix attribué « pour reconnaître et stimuler les organisations, les groupes et les personnes qui se ressentent par leur valeur dans la défense et la promotion des droits humains » à Mexico.


En 2001, ils reçoivent le prix des droits de l’homme à Paris. Cette récompense est remise aux groupes qui se distingue dans la lutte en faveur du respect des droits Humains.

Alors que la majorité des membres de la société civile de Las Abejas vit dans des campements de réfugiés, depuis 1997, « Las Abejas » se renforcent. Ils refusent l’aide du gouvernement tant que les auteurs du massacre ne seront pas punis.

En 2001, nombre d’entre eux (environ 2000) tentèrent un retour dans leur village d’origine. Les conditions de vie dans les camps devenaient de plus en plus sommaire. Manque de nourriture, de bois, d’eau potable, de suivi médical, les ont forcés à retourner sur leur terre, malgré le fait que ni la paix ni la sécurité ne régnaient au Chiapas.

Aujourd’hui Las Abejas représentent plus de 44 communautés. Ils n’ont aucun contact avec le gouvernement depuis des années. Ils réclament leur autonomie.

En 2007, lors du mouvement initié à Oaxaca, ils ont organisé une caravane de paix, apportant des soins et un message de paix. Donnant des fleurs, aux policiers de la PFP (Police Fédérale Préventive), surarmés, continuant ainsi leur soutien aux nobles causes indigènes, et cherchant toujours une manière pacifiste de mettre fin aux conflits.

A cette caravane le gouvernement n’a fait aucun commentaire, mais a « acté » auprès de la Mesa Directiva. Le gouvernement n’a pas fait d’action repressive ni contre la caravane ni même contre les communautés, « cependant ils ont fait sentir leur désaccord » nous déclare le président de la Mesa Directiva.

« le problème cest le changement tous les 2 ans ont perd toutes les leçons de l’école de la vie »

Espoir Chiapas : En 2007, Espoir Chiapas a fait appel à vos dons pour financer une partie de la caravane organisée sur Oaxaca.

Las Abejas et le mouvement Zapatiste.

Difficile de faire une différence entre les deux organisations. A Actéal, fief de la Société Civile de Las Abejas on peut voir des panneaux Zapatistes qui déclarent Actéal sous la protection de l’EZLN. Cependant plusieurs différences existent entre ces deux mouvements bien que très proches. La meilleure façon de les exprimer restent leurs paroles :

«De la même façon que notre corps a deux yeux, deux mains et deux jambes, la société doit avoir ses deux jambes. L’EZLN en est une et nous comme civils, sommes l’autre. Nous ne sommes pas de l’EZLN parce que nous ne répondons pas à ses ordres. Nous devons continuer la lutte pacifiquement et non pas avec les armes.»

« Nous n’avons pas d’arme mais la parole »

Les Zapatistes quant à eux, respectent le chemin emprunté par « Las Abejas », parce que pour eux, « la participation de la société civile est très importante ».

Las Abejas font également partis du FZLN, front national de libération nationale. Ce soutient est assumé. Les conséquences qu’ils ont subies en sont la preuve. Ils partagent les mêmes objectifs que les Zapatistes mais cherchent une manière différente d’y accéder.
« Nous sommes le tampon entre le gouvernement et les Zapatistes…, si ce tampon se rompt, il est plus facile pour le gouvernement d’attaquer nos frères zapatistes. »

L’éducation

Avec peu de moyen, la société civile de Las Abejas n’a pas pu construire d’école autonome et profite donc des rares écoles installées dans des communautés difficile d’accès. Peu d’enfant peuvent se rendrent à l’école faute de distance et de travail. Ils acceptent les écoles du gouvernement « Car si on accepte pas l’éducation du gouvernement, on restera toujours derrière, et ils nous domineront. » précise le président de la mesa directiva.

Aujourd’hui ils réclament un meilleur équilibre des cours. En effet, aujourd’hui, seulement 25% des cours sont effectués dans leur langue maternelle, le tzotzil. (et c’est un mieux que depuis 2000 où aucun cours n’étaient dispensé en Tzotzil). « Nous voulons une proportion de 50/50, c’est notre droit ! Qu’on nous prenne en compte ! »


Coopérative de santé OSECAPIACH

La coopérative de santé OSECAPIACH organisée en Association Civile a vu le jour pour mettre fin aux problèmes de santé et à l’isolement qui sévissaient dans les hauteurs de San Cristobal. Avec le soutien de Médecin Du Monde, une vingtaine de promoteurs ont été formé en trois ans. Ces derniers aujourd’hui œuvre bénévolement. Ils savent prodiguer les premiers soins, et les maladies bénignes. Entre infirmier et docteur leur service est primordial.
6 d’entre eux ont le talent de multiplicateur. Ils peuvent ainsi assurer une formation à d’autres membres des communautés (environ une vingtaine) qui voudraient devenir promoteurs. Ceci permet donc l’autonomie à long terme de leur système de santé.

La formation se fait en 3 niveau et donc en trois ans. Les deux premiers niveaux sont purement théorique. C’est une formation longue qui demande un réel investissement tant pour les multiplicateurs que pour les futurs promoteurs. Les deux premières année, ces derniers ne peuvent exercer, c’est seulement au bout de la troisième année qu’ils peuvent faire leur première consultation.

Une douzaine de maisons de santé ont été financée et construire dans autant de communautés. Ces dernières bénéficient de médicaments achetés par une « caisse solidaire » ou par le don de médicament d’ONG.

Les soins premiers sont donc établis au sein meme de chaque communauté bénéficiant d’une mini infirmeries. Pour les cas plus grave, ils doivent alors se rendre à San Cristobal ou Tuxtla Guittiérez. Les frais de transport sont très important et le promoteur doit être présent auprès du patient pour pouvoir traduire d’Espagnol à Tzotzil. Ce sont des frais qui étaient jusqu’alors assumés par les promoteurs.

Un grand problème a donc été mis en exergue ces derniers temps. Etre promoteur de santé, c’est donné de l’argent, mais aussi donné du temps. En effet, lorsque les promoteurs sont en villes, ou lorsqu’ils font des consultations ou des campagnes de vaccinations, ils ne peuvent s’occuper du travail du gens. Souvent ils sont aidés par les familles des patients mais il est rare que cela suffisse. C’est donc leur femme ou leurs enfants qui travaillent à leur place. Cette situation devient problématique car plus que du bénévolat c’est un vrai don de temps et d’argent. De moins en moins de personne veulent devenir promoteur.

Pour soutenir OSECAPIACH : => Faites à don à Espoir Chiapas

Espoir Chiapas : travaille depuis 2005 avec la coopérative. La première année nous avons financé la construction, l’aménagement et les médicaments pour deux casas de Salud.
Grâce à des départs de touristes solidaires au Mexique, nous acheminons des médicaments sur place, par un relais terrain situé à San Cristobal.
Depuis septembre 2007, nous soutenons les promoteurs, en finançant leurs frais de déplacement et leur frais de bouches quand ces derniers se rendent dans les hopitaux des villes. Ainsi leur tâche bien que très lourde, est allégée, du moins financièrement parlant.


Coopérative Maya Vinik

Lors des terribles déplacements de populations, Las Abejas ont tout de même cherché à s’organiser. En 1999 il forme leur coopérative de café Maya Vinik (Homme Maya). Aujourd’hui ce sont plus de 417 membres qui en font parti. Tous récoltent du café et le revendent à leur coopérative. Ils viennent de 3 municipalités différentes : Chenalho, Pantelho et Chachihuatan.

Le processus du café se fait en trois processus. Le premier est l’humefaction, celui-ci s’opère au sein des communautés, ensuite il faut sécher le grain, pour cela des entrepots ont été construits près de la communauté de Quetchik, et enfin pour ce qu s’agit de la torréfaction, Maya Vinik dispose de bureau à San Cristobal.

Cette coopérative est la première et presque l’unique source de revenu organisée au sein de Las Abejas. Leur production de café n’est pas suffisante par rapport à la demande. C’est pour cela que récemment Maya Vinik s’est lancé dans la production de miel avec le même principe.

Les bénéfices sont donc redistribués de 3 manières.
1° Une grande partie revient directement aux 417 associés
2° Une partie plus faible sert à entretenir les machines
3° Près de 50% va dans des œuvres sociales pour les membres des communautés de Las Abejas.

En effet l’argent peut être distribué tant à la Mesa Directiva (Table directive) si celle-ci le demande soit à des projet spécifique.
Maya Vinik dispose d’un comité éducation pour donner des explications aux associés mais aussi pour les enfants de ces derniers. En collaboration avec des ONG ils proposent des cours tels que le coopérativisme, la relation à la terre, la diversification, l’économie indigène…

Maya Vinik dispose donc de deux chemin comme nous disait « luis » l’un des dirigeants.
« Nous avons deux chemins, le premier est commercial car nous avons besoin d’argent, le second est social pour renforcer nos collaborateurs .On ne peut pas croître notre production si le social ne croit pas. ».

Maya Vinik développe aussi des projets écologiques en faisant attention à leur terre. Leur production est d’ailleurs 100% bio. Ils développent des programmes de production d’agriculture différentes et variées, afin de s’auto produire et auto consommer leurs aliments.
Un premier pas vers l’autonomie.
Pour acheter du café issu de Maya Vinik => Association Arabejas

Espoir Chiapas, cherche à trouver des partenaires ou des associations en France pour essayer de créer un nouveau marché pour leur miel équitable.


Coopérative Mayantsetic

En 1998, les femmes décident de s’organiser et de former une coopérative. Celle ci s’appellera Mayantsetic (Femme Maya). Ensemble elles comptent élaborer leur artisanat, pour ensuite le vendre, et obtenir une source de revenu.

Leur seul et unique point de vente est sur Actéal, communauté clé de la société Civile. L’artisanat proposée provient de différentes communautés et propose un choix varié. Les femmes ont à leur charge l’achat des matières premières, et lors de la vente d’un de leur article bénéficie de l’intégralité du prix de la vente.

Faire une tunique coûte beaucoup de temps. On compte environ 2 mois de travail à raison de 3/4 Heures par jours.

Aujourd’hui la coopérative souffre. Maria, présidente de la coopérative nous le dit :
« Nous n’avons pas de marché ou de lieu où vendre, notre seul lieu de vente est ici, à Actéal. C’est difficile aussi pour nous de gérer la coopérative. Nous n’avons reçu aucune formation. Peu d’entre nous parle espagnol. »

Pour soutenir la coopérative Mayantsetic : Contactez nous !

Espoir Chiapas soutient la coopérative des femmes en vendant leur artisanat en majorant les prix fixés sur place, toutes les recettes iront pour le développement de la coopérative.
D’autres part nous cherchons des associations ou des partenaires afin d’élaborer un réel contact et des débouchés en France ou sur San Cristobal