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«Las
Abejas» expliquent leur nom de cette façon : «nous
nous sommes unis en 1992 parce que nous sommes une multitude et que nous
voulons construire notre organisation comme les abeilles construisent
leur ruche, une organisation où nous travaillons tous, en collectif,
et nous sommes contents des mêmes résultats, produire du
miel pour tous. Tout comme les Abeilles, nous marchons unis, nous ne nous
divisons pas et nous suivons notre reine qui est le Règne de Dieu.
Nous savions depuis le départ que le travail allait être
lent mais sur.»
Il existe également une autre interprétation quant à
ce symbole de l’abeille «C’est un petit animal qui pique.
Notre lutte est une lutte de piqûres pacifiques».
Depuis leur premier succès, «las Abejas» continuent
à s’organiser. Elles sont désormais présentes
dans 25 communautés de Chenalhó et ont 4000 membres, la
grande majorité, des catholiques. Durant ces cinq années
d’existence, «las Abejas» ont renforcé d’autres
organisations dans la région : comités de santé,
de droits humains, d’alternative pour la commercialisation et le
stockage du café, des groupes de femmes et des groupes musicaux.
D’un autre côté, «las Abejas» se maintiennent
en résistance civile : ils ne payent pas l’électricité,
ni l’impôt foncier, et ils ont décidé de ne
recevoir aucun appui de la part du gouvernement tant que les Accords de
San Andrés ne seront pas respectés et qu’il n’y
aura pas une paix avec justice et dignité au Chiapas : «nous
n’obéissons pas non plus aux gouvernements municipal et de
l’état parce que nous ne les avons pas élu et qu’ils
ne rendent pas la justice». |
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