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L’histoire
de «Las Abejas» a commencé en 1992, quand un conflit
de terres entre membres d’une même famille a eu lieu dans
la communauté de Tzanembolom, municipalité de Chenalhó.
Un lot de terre reçu en héritage devait être partagé
entre un frère et ses deux sœurs. Le frère n’a
pas voulu partager avec ses sœurs pour être des femmes et il
a voulu que celles-ci renoncent à leur droit héréditaire
sur cette terre. Comme c’est la coutume, la communauté a
réalisé une assemblée et a pris la décision
de répartir la terre en trois parties égales. Le frère
n’était pas d’accord avec la décision et il
a promis une partie de la propriété à certains de
ses amis (y compris d’autres communautés) s’ils l’aidaient.
Ce groupe a commencé à menacer violemment le reste de la
communauté.
En réponse, les habitants de Tzanembolom ont pris l’initiative
de visiter les communautés voisines pour leur proposer de former
une organisation qui leur donnerait la possibilité de se défendre
en cas de possibles attaques. Le 9 décembre 1992, des représentants
de 22 communautés se sont réunis à Tzajalchen pour
former l’organisation «Las Abejas». Après la
réunion, trois personnes furent attaquées par des hommes
armés. L’une d’entre elles mourut et les deux autres
furent gravement blessées. Au lieu d’arrêter les agresseurs
présumés (le frère non conforme et ses amis), les
autorités arrêtèrent cinq personnes qui avaient participé
à la réunion sans mandat d’arrestation, les accusant
d’être les responsables de la violence dans la région.
Les prisonniers furent conduits à San Cristóbal de las Casas.
«Las Abejas» organisèrent alors un pèlerinage
jusqu’à San Cristóbal où ils réalisèrent
un sit-in sur la Place Cathédrale. «Pendant cinq jours, nous
nous sommes rendus jusqu’à l’endroit où les
prisonniers se trouvaient entre prières et musique autochtone.
Après, cela d’autres frères et sœurs de Simojovel,
San Andrés, Chalchihuitán et Pantelhó se sont joints
à nous». Finalement, le bureau du Procureur de la Justice
de l’état s’est vu dans l’obligation de relâcher
les détenus pour faute de preuves.
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