Une violence incessante

   
 
Au cours de l’escalade de violence qui a caractérisé la municipalité de Chenalhó au cours des derniers mois de 1997, «las Abejas» ont peint sur leurs murs : «société civile, zone neutre». Pour eux, le mot neutre signifie qu’ils ne veulent pas faire partie de la violence entre ceux du PRI et les zapatistes. Ils ont agi ainsi parce que «nous ne voulons pas de problèmes, nous ne savons pas porter des armes, nous voulons dialoguer. Nous connaissons d’autres façons de lutter. Mais ceux du PRI ne nous ont pas respecté. Ils ont brûlé nos maisons et détruit notre récolte».

La majorité des membres de «las Abejas» ont du abandonner leurs foyers et leurs communautés du fait des menaces, harcèlements et agressions de la part des paramilitaires. Ils vivent désormais dans les campements de déplacés d’Acteal, X’oyep, Tzajalchen et de San Cristóbal de las Casas. Ils refusent l’aide humanitaire offerte par le gouvernement. Ils affirment qu’ils veulent que les auteurs du massacre soient d’abord punis.
   

Le vol de "Las Abejas"

Histoire

Las Abejas

Las Abejas et les zapatistes

Une victoire incessante

Les martyres d'Actéal